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Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation

Photo : Foccart & Houphouet-Boigny, les pères fondateurs de la françafrique
Mawuna Remarque Koutonin

Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à tous les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des Élites Africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.

Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

  • Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.
  • Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance
  • Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

Nombre de Coups en Afrique par pays

Ex colonies françaises   Autres pays africains  
Pays Nombre de coup d’état Pays Nombre de coup d’état
Togo 1 Egypte 1
Tunisia 1 Libye 1
Cote d’Ivoire 1 Equatorial Guinea 1
Madagascar 1 Guinea Bissau 2
Rwanda 1 Liberia 2
Algeria 2 Nigeria 3
Congo – RDC 2 Ethiopia 3
Mali 2 Ouganda 4
Guinea Conakry 2 Soudan 5
sous-TOTAL 1 13   
Congo 3   
Tchad 3   
Burundi 4   
Central Africa 4   
Niger 4   
Mauritania 4   
Burkina Faso 5   
Comores 5   
sous-TOTAL 2 32   
TOTAL (1 + 2) 45 TOTAL 22

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.

En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré :

« Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ] “

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que : « Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”

En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré : « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la France colonisation

Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays

La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé « Francophonie » qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve

Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France

Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?

La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu’à quand “

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.

Mawuna Remarque Koutonin

Article original : http://www.siliconafrica.com/france-colonial-tax/

Traduit par l’équipe communication du Collectif Map http://www.collectifmap.org/

https://www.facebook.com/dossou.gaglozoun

 http://www.mondialisation.ca/le-saviez-vous-14-pays-africains-contraints-par-la-france-a-payer-limpot-colonial-pour-les-

COMMENTAIRES  

01/03/2014 08:06 par Eyrin

Merci infiniment monsieur Mawuna Remarque Koutonin et les traducteurs pour cet article.

Je savais que l’exploitation coloniale par les gouvernements français des pays africains étaient bien plus violent que tout les autres anciens empires coloniaux et n’avaient jamais cessé car l’indépendance est un gag, on voit bien les coups d’états qui mettent toujours en place des défenseurs de la France MAIS même dans le pire de mes cauchemars j’aurai pu imaginer que ça allait si loin, pourtant je suis un gros pessimiste.
Je suis sur le point de vomir tellement j’ai honte.

Au final quand on regarde le comportement US si souvent décrié en Amérique du Sud et dans certains pays arabes il est juste une copie de ce système d’esclavage de pays entiers pour les intérêts d’une minorité de riches français ou plutôt apatrides comme BHL et la société familiale par exemple.
Pas étonnant que ces pays ne puissent pas évoluer, on ne laisse aucun progressiste à leurs têtes et de toutes manières on pille toutes ses richesses et après la cerise sur le gâteau on vient "pleurer" que les immigrés africains nous envahissent...alors qu’ils se font exploiter une fois de plus par les plus riches...

Une fois de plus on voit que l’Onu ne sert strictement à rien tant qu’elle restera sous le contrôle de cette saloperie de conseil de sécurité.

C’est aux peuples occidentaux de se révolter contre le traitement qui est fait à nos frères africains qui vivent un enfer depuis des centaines d’années à cause de notre rapacité, de notre absence total de moral et de notre cynisme.

01/03/2014 14:28 par le fou d'ubu

@eyrin
" C’est aux peuples occidentaux de se révolter contre le traitement fait à nos frères africains ..."

Grandement d’accord avec cela, sauf que ...les "peuples occidentaux" ont cédé sous les pressions énormes de la propagande occidentale, à tel point que chaque peuple n’est plus la somme de ses individus.... L’individualisme forcené de la pensée libérale à installé la guerre de tous contre tous et les "occidentaux" n’investissent la rue que pour défendre quelques maigres intérêts corporatifs où sociétaux qui les concernent de très près seulement . Intérêts qu’ils n’arrivent même plus à comprendre ni à conserver d’ailleurs ... Le monde ouvrier fait peine à entendre tellement il est proche de l’analphabétisme politique (mêmes slogans et même genre de "luttes" depuis un demi siècle devant des cortèges de plus en plus épars et séparés où l’on peut entendre en "canon" le fameux " tous ensemble" qui les rend si pathétiques en ces occasions) et ce, quelque soit les secteurs ...
"Aujourd’hui quand il y a une grève en France, personne s’en aperçoit ..." Vous vous rappelez ? Dixit l’agité du bocal qui nous revient par la grande porte, en sauveur. Avez-vous vu des millions de gens investir le pavé face à telle provocation ? !!!!!! Avez-vous vu des millions d’ouvriers, mettre deux minutes à faire ce qu’il faisait en une seule ? ...Que nenni, mes amis. Rien ! Nada ...
La contre révolution oligarchique en cours ne rencontre aucune résistance en occident, bien au contraire, elle surfe sur la crétinisation générale des peuples distillée par des "boites à mensonges design" ...
Alors j’ai bien peur qu’il faille dire aux africains de ne pas attendre les " gardiens de prisons" que sont devenus les "peuples occidentaux" pour s’affranchir de la tutelle mortifère de nos dirigeants "élus démocratiquement "....

01/03/2014 14:35 par Lionel

C’est de la même manière que nous avons créé la Nation la plus pauvre du monde ( sa place varie entre la 5e et la 3e... ) en rançonnant la première République Noire de 180 millions de Francs-or, ramené part la suite à 90 millions, ce qui représente la coquette somme de 17 Milliards d’€ !
C’est le prix de leur indépendance, bien qu’ils aient fichu une sacrée pâtée à l’armée française, ces gueux armés de vieux fusils ( à moins que ce soit pour "laver" l’affront ).
C’est la raison de l’éviction de J.B. Aristide qui insistait un peu trop sur l’aspect odieux de cette dette, sûr que le Pt actuel formé à l’école étasunienne ne se rendrait pas coupable d’un tel crime de lèse-majesté.
Nous leur devons cet argent, au titre des réparations, nous avons donné bien plus pour "sauver" les banques.
Je parle de Haïti, anciennement "Perle des Antilles", aujourd’hui au palmarès des plus grandes souffrances...
Certes la France vit en parasite aux dépends des pays africains ( Areva au Niger qui exploite l’Uranium depuis 50 ans à vil prix ) mais n’oublions jamais que la grande fortune de la France vient en droite ligne du commerce triangulaire, l’esclavage pour lequel nous nous sommes tant illustrés.
C’est le commerce des Humains qui a permis de lancer l’industrialisation, les chantiers navals, l’acier.
Sans l’esclavage nous ne serions rien de plus qu’un pays parmi d’autres.

01/03/2014 19:19 par MARTIAL Eliane

Et l’assassinat de Thomas Sankara ???

01/03/2014 20:18 par Torsade de Pointes

Lionel a écrit :

« (...) mais n’oublions jamais que la grande fortune de la France vient en droite ligne du commerce triangulaire, l’esclavage pour lequel nous nous sommes tant illustrés. C’est le commerce des Humains qui a permis de lancer l’industrialisation, les chantiers navals, l’acier. Sans l’esclavage nous ne serions rien de plus qu’un pays parmi d’autres. »

Absolument, et les ouvriers, paysans, mineurs français, tous des feignants n’est-ce pas, ne sont pour rien dans la prospérité de la France. Et les autres pays européens, Angleterre, Hollande, Portugal, Espagne, ne se sont pas du tout illustrés dans la traite négrière, ou en tout cas beaucoup moins que « nous ».

Comme quoi cet article, que je n’aime pas, débouche sur l’habituel exercice de french-bashing vulgaire et grossier, propre à procurer une intense jouissance à ceux qui endossent volontiers les torts des générations françaises passées et les turpitudes de la classe possédante de leur pays pour ensuite se payer le hautain plaisir de l’auto-flagellation.

Pourquoi je n’aime pas cet article ? Parce qu’il exprime insidieusement le point de vue anglo-saxon, c’est-à-dire de l’ancienne métropole de l’auteur, qui apparemment est nigérian. Les pays africains anciennement colonisés par l’Angleterre sont tout autant sous la coupe de l’occident, même si sans doute les modalités de la domination sont différentes, et peut-être moins voyantes. Mais le résultat est partout le même : pauvreté, dictature, sous-développement. Du reste, tout ce qu’expose cet article est archi-connu, et porte même un nom bien spécifique : la Françafrique.

Plus particulièrement, je n’ai pas apprécié cette fierté que ressent l’auteur, et que l’on perçoit çà et là, d’appartenir à la toute puissante sphère anglo-saxonne ; sans doute espère-t-il naïvement bénéficier ainsi d’une petite parcelle de cette puissance, d’être bien au chaud du bon côté de la barrière — bien à tort d’ailleurs, car les individus de son genre, et de notre genre, ne doivent pas trop compter être quelque jour introduit dans le sérail. Mais plus particulièrement encore, je n’apprécie pas cette attaque que l’auteur a cru bon de porter contre notre langue, qui serait d’après lui imposée aux anciennes colonies de la France et ne servirait à rien. D’où l’auteur tient-il ce chiffre de seulement 4% du savoir humain auquel le français serait capable de donner accès ? Tous les savoirs, que je sache, sont enseignés dans les établissement d’enseignement francophones ; des traités et des manuels existent en français dans toutes les matières. Quoi, 96% des connaissances seraient inaccessibles à qui ne connaît que le français ? Quelles connaissances exactement ? Le mysticisme chiite ? Je reconnais que pour le mysticisme chiite, il vaut peut-être mieux connaître le persan.

En résumé : un article censé dénoncer le néo-colonialisme ne dénonce en fait que le néo-colonialisme de la France, tout en ménageant complaisamment celui des anciens maîtres de l’auteur, et se transforme de fait en un article visant la France en tant que telle. Il est clair qu’avant tout l’auteur hait la France. Je hais donc cet article.

02/03/2014 02:33 par Bruno

Je lis cet article et je reste sans voix. Je le fais passer en relais à tout mon réseau militant. Nous saurons nous en servir.

A l’heure où nous nous bouffons l’ Euro Fort ( le Mark )et tandis qu’on nous traite de débiles lorsque nous émettons l’idée d’en sortir, comme le comité ATAC France réfléchit à un retour au Franc et à une réelle politique d’emplois & d’investissements en France, personne ne lève le lièvre du.... "Franc CFA" !

Qui a dit que le Franc était mort ? Nos amis africains meurent encore pour lui...(!) Pour le "Franc CFA" tandis que nous-même avons abandonné le Franc !

Je leur souhaite vite de sortir du même étau monétaire dans lequel nous nous sommes fourrés avec "l’Euro fort" , ce Mark qui ne dit pas son nom...

Il est temps pour tout le monde de rebattre monnaie et de rebattre les cartes politiques. La liberté des peuples d’Afrique et du peuple de France sont à ce prix. Que les peuples africains abandonnent le " Franc CFA " comme demain, nous, nous abandonnerons l’ Euro dit "fort "( le Mark) qui nous tue à petit feu....

02/03/2014 10:02 par Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais

Relisons ensemble de discours de Dakar de Sarkozy du 26 juillet 2007, pour comprendre cette absurdité française post coloniale... qu’est la françafrique du sinistre Jacques Foccart...


à lire sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_Dakar

02/03/2014 14:12 par Dominique

Merci pour cet article qui présente une bonne synthèse des méfaits de la France Afrique.

Contrairement à ce que prétend Torsade de Pointes qui devrait parler pour lui, je ne connaissais pas le quart de la moitié de ce qui est dit ici par Mawuna Remarque Koutonin. Parler du Mali et faire le rapprochement avec l’uranium et Areva est une chose, mais cet article propose une courte mais remarquable synthèse des tenants et aboutissants de la politique française en Afrique, laquelle est de plus argumentée avec des chiffres précis et imparables.

02/03/2014 14:44 par Taliondachille

Si vous lisez, par exemple, les livres des deux grands historien que sont Howard Zinn et Edward Thompson, vous vous apercevrez dans les bibliographies de fin de volumes que quasiment rien n’a été traduit en français. Suffisance et nombrilisme des historiens français, frilosité des éditeurs, censure, auto-censure... En tout cas ça n’atteint pas les 4%. La volonté de crétinisation des masses et des intellectuels ne date pas d’hier...

02/03/2014 20:09 par Torsade de Pointes

La Françafrique a été décrite en long et en large par François-Xavier Verschave depuis belle lurette. D’ailleurs, est-ce que chacun des ouvrages de Verschave a été traduit en anglais ? Et plus généralement, est-ce que les travaux des historiens allemands, italiens, brésiliens etc. ont tous été traduits en anglais ? J’en doute fort, et un anglophone à penchants masochistes pourrait en conclure que pas même 3% des connaissances et des idées ne lui sont accessibles. Les auteurs anglo-saxons ont, statistiquement, beaucoup plus de chances d’être traduits en allemand, français et italien, que l’inverse. Ou serait-ce que seuls les ouvrages rédigés en anglais valent la peine d’être lus ?

Mais l’anglophone masochiste, bien sûr, n’existe pas. L’autodénigrement, la manie de s’emparer de chaque occasion pour débiner son pays, est un phénomène typiquement français — la seule véritable exception culturelle française. Paradoxalement, cette attitude n’est nullement une manifestation de modestie, mais tout le contraire : c’est de l’arrogance à la puissance deux, procédant d’une volonté de se distinguer de la masse des ploucs, de planer bien haut au-dessus de la foule des Dupont-Lajoie arriérés qui s’identifient encore à la France, surtout à ce qu’elle a de mieux.

D’autre part, les Africains dits francophones ont (ce qui semble dépasser complètement les Africains anciennement britanniques) un réel attachement sentimental à la langue française. Car la France, ce n’est pas seulement la France à fric, le colonialisme et le néocolonialisme, c’est aussi l’anticolonialisme, c’est aussi des auteurs comme Sartre, Fanon, Alleg etc., qui tous ensemble doivent quand même représenter un sacré paquet d’idées, qui, s’ils ne totalisent peut-être pas 4% de toutes les idées de la planète, ont quand même drôlement aidé les Africains à s’émanciper.

02/03/2014 20:36 par Feufollet

Je ne connais pas M. Mawuna R. Koutonin
Si tout ce qu’il dit ici est crédible et vérifiable, pourquoi si longtemps pour savoir tout ça ?
Mais où sont planqués les journalistes et les historiens d’investigation ?
Où est planquée la France des Lumières et des Droits de l’Homme ?
Et les politiciens d’obédience humanistes sont ils incultes de ces choses ?
J’en savais un bout, j’en pressentais un autre bout, mais autant que ça, je ne savais ni ne pressentais
C’est pas difficile de pressentir comment corrompre un dirigeant africain à la solde
Mais imaginer un tel niveau de spoliation des peuples africains, les contraindre à la misère endémique
Pour finalement les considérer comme incapables en à peu près tout
C’est quelque chose que je ne pouvais pas faire.
Dormez en paix. L’oubli sélectif veille !

02/03/2014 22:46 par Zap Pow

@ Torsade de Pointes

Contrairement à ce que vous croyez, et à ce que vous croyez avoir décelé dans l’article de Mawuna Koutonin, ce dernier n’est pas du Nigeria, mais du Togo, et a fait une partie de ses études en France, à Lille.

03/03/2014 06:03 par Eyrin

La langue française n’est pas un énorme problème comparé aux restes des 10 points qui sont proprement scandaleux et qui on le voit bien ont inspirés l’empire US.

Quant au 4% de connaissances il me fait également bien rire.
Alors si on prend ce % j’ose pas imaginer les pays africains qui n’utilisent ni le français ni l’anglais mais des dialectes locaux qui eux doivent avoir encore moins de traduction, comme si l’intelligence ne pouvait que se transmettre avec une langue occidentale depuis des manuels occidentaux...
En cela je sens également une attaque contre le français avec bien entendu derrière l’anglais qui n’a aucun de ses torts et surtout pas celui de vouloir se rendre incontournable...la seule différence c’est que l’anglais on l’assomme sur le monde entiers !
Mais bref une langue n’est pas un tort en soi, toutes permettent de penser librement, de se révolter et si il y a bien une langue qui soit orwelienne depuis longtemps c’est l’anglais à la différence du français qui ne subit cette restructuration que depuis 15-20ans (chômeur-demandeur d’emploi, clochard-sdf,...) et sous la pression des affiliés de la finance internationale qui elle est anglophone à 100%.
Pour ce qui est du tort des autres ex empires coloniaux je ne m’en fiche pas mais j’en suis moins indirectement coupable.
En attendant on est tous sous l’empire apatride us et sur ça je rejoint entièrement le fou d’ubu (comme souvent) sur notre pathétique société égocentrique au comble du pathétique surtout du côté des "syndicats" haut lieu de la corruption et de la collaboration de classe la plus nauséabonde, je parle des dirigeants bien entendu.

Pour reprendre Reiser : On vit vraiment une époque formidable !

03/03/2014 22:28 par Torsade de Pointes

D’accord avec Eyrin. Je ne conteste pas les faits exposés (sauf le fameux 4%), mais je regrette qu’ils soient ainsi placés dans une optique qui me semble anti-française au lieu qu’elle devrait être anti-classes dirigeantes françaises. On me dit que l’auteur est Togolais et qu’il a fait une partie de ses études en France. Peut-être est-il lié à la bourgeosie d’affaires des pays anciennement colonies françaises dont j’ai pu constater plus d’une fois qu’elle est fascinée par le monde anglo-saxon et qu’elle souhaite ouvertement basculer dans l’aire anglophone. Ou peut-être l’auteur a-t-il simplement voulu présenter ses données à un public anglophone, ce qui est tout à fait louable, et alors c’est moi qui ai piqué une crise d’hystérie sur un ton d’une virulence déplacée. En ce cas, mes excuses à M. Remarque Koutonin.

Mais je voulais revenir sur la question des historiens étrangers non traduits et sur les raisons de cette situation. Le nombrilisme et la suffisance supposés des historiens français n’y sont évidemment pour rien (d’ailleurs le rôle des historiens n’est pas en premier lieu de traduire les ouvrages de leurs collègues étrangers), cependant une petite phrase que je trouve dans un article d’Annie Lacroix-Riz suggère que des motifs idéologiques sont susceptibles parfois d’influencer la politique de traduction des éditeurs ; elle écrit (l’article traite de la famine en Ukraine en 1932-33, Lacroix-Riz y réfutant la thèse complaisamment entretenue selon laquelle cette famine aurait été provoquée ou aggravée délibérément par les autorités soviétiques à des fins génocidaires) : « La famine n’avait pas été génocidaire, ce qu’admettent tous les historiens anglo-saxons sérieux, tels R.W. Davies et S. Wheatcroft, non traduits en français, à la différence de Robert Conquest, agent des services secrets britanniques devenu prestigieux chercheur de Harvard, idole de la faminologie française depuis 1995. » Des réticences politiques pourraient donc expliquer une partie des défaillances traductiques. L’article de Lacroix-Riz, du reste fort interessant au regard de l’actualité, est consultable en ligne ici :
http://www.historiographie.info/holodomor08.pdf

03/03/2014 22:29 par Ogotemmêli

Vraiment flippant la mauvaise foi d’aucuns ici, qui de surcroît sont estampillés de "gôche"...!?
Un article soutient que depuis 60 ans, plus 60% des coups d’Etat survenus en Afrique se sont déroulés dans le "Pré Carré" français. Que dans ce Pré Carré, les moyens publics de l’Etat français sont régulièrement employés à des fins les plus criminelles pour le bonheur de multinationales qui ne sont même plus françaises (au regard de leur actionnariat "global"...)...
Que répond-t-on à ces faits si accablants ?
1- Bof, tout le monde le sait depuis bien longtemps. Ya qu’à lire F-X Verschave ! Le pauvre Verschave, si sévèrement combattu de son vivant par TOUT l’eshtablissement !!! A l’instar d’Yves BENOT, ou encore de Louis Sala Molins...
Mais si tout le monde sait cela, qu’en Afrique la France assassine régulièrement des leaders souverainistes africains pour les remplacer par des bidasses ou des barbouzes façon Bokassa, Eyadéma, Bongo, Ahidjo, etc., et que personne n’en fiche rien du tout ; alors tout le monde en France est complice d’un crime séculaire perpétré contre l’Afrique à l’insu de son plein gré, et qui aujourd’hui profite surtout à une minuscule oligarchie occidentale au pouvoir économique hypertrophique dans une Gaule en voie de paupérisation accélérée...

2- Bof, c’est des propos haineux contre la grande France, championne des Droits de l’Homme (mâle, blanc, plutôt bourgeois) !?
Si rapporter des faits aussi graves, et documentés, c’est haïr la France, alors cette France tombera de très haut lorsque les millions d’Africains qui commencent à comprendre de mieux en mieux la rapacité gauloise en Afrique accèderont aux affaires sur le Continent-Mère et qu’ils jetteront dehors tout ce qui ressemble de loin, a fortiori de près, à l’héritage colonostalgique français...

Gare à vous, car ce temps arrive à grande vitesse : même le français sera abandonné comme langue officielle par les pays auxquels la France a imposé un monolinguisme gaulois assassin de leurs propres richesses linguistiques millénaires !!!

A propos du français :
Inutile de tirer argument spécieux du pourcentage fantaisiste (4%) évoqué dans l’article ; sauf à prendre l’ombre pour la proie.
En effet, il reste que la diffusion internationale des connaissances scientifique passe de moins en moins par le français ; y compris en France même où :
- un chercheur qui veut imprimer une portée internationale à ses recherches est obligé de publier ses travaux en anglais ; voire carrément (comme JL MONTAGNIER) à s’exiler aux EUA pour poursuivre ses travaux ; faute de crédits et autres conditions de recherches adéquates dans son propre pays...
- les anglicismes infestent le langage de l’élite : banch marking, go between, retailer, field coaching, marchandising, fund raising, food coast, forwarder, etc.

En ce qui concerne l’Afrique, la connaissance scientifique de l’histoire de l’Afrique commande absolument à tout amateur qui tient vraiment à se mettre au courant de fréquenter l’anglais.
- D’abord, parce que les premiers textes écrits en Occident par des esclaves africains (Ottoba Cugoano, Olaudah Equiano, etc.) l’ont été en anglais.
- De même, les premières universités occidentales fréquentées par des Africains (Tuskegee, Howard, etc.) sont anglophones.
- Ensuite, parce que la littérature panafricaniste (et non pas africaniste...), qui a deux siècles d’âge, est très largement d’expression anglosaxonne (Padmore, DuBois, Garvey, Delany Robinson, Mona George, etc.).

En sorte qu’effectivement, pour la connaissance scientifique des questions ayant trait à l’Afrique, la langue française est désormais d’un secours dérisoire (Cf. Didier Dongola, Africanisme, la crise d’une illusion). N’en déplaise !

Or, là encore le système colonial français s’est évertué à empêcher l’accès du français à une écrasante majorité d’Africains, ne réservant l’usage de cette auguste langue dite de Molière à ses seuls auxiliaires et affidés nègres ; nécessairement ultra-minoritaires. C’est pourquoi, après 100 ans de règne linguistique sans partage dans le Pré Carré, le français est parlé et écrit par à peine 10% d’Africains, et qu’il est ultra-minoritaire dans tous les pays africains où pourtant c’est souvent la seule langue officielle, langue du pouvoir, langue de l’enseignement, mais pas celle du peuple...

Bref, voici des ignorants du rôle toxique de la France en Afrique qui tentent piteusement ici de défendre l’indéfendable ! Un Africain vous rappelle que la France est une (grande) partie du problème en Afrique ; elle n’y a JAMAIS été une quelconque solution. Tant pis, si vous prenez cela pour de la haine !
1 million de morts au Biafra
1 million de morts au Rwanda
500 000 morts au Cameroun
100 000 morts à Madagascar
...
Tout cela n’a certainement rien à voir avec de l’amour distillé en Afrique par la présence militaire criminelle de la France...

03/03/2014 22:33 par Dominique

Je ne suis pas d’accord sur les langues. Une langue est bien plus qu’une façon de dire les choses, c’est à la fois une façon de penser et une partie de la culture d’un peuple. C’est donc une partie intégrante de l’identité de quelqu’un, surtout la langue maternelle.

L’expression à la mode vis-à-vis des étrangers est que l’on veut les assimiler. Cela me fait penser à une amibe qui phagocyte sa proie. Pour avoir vécu à l’étranger, je sais qu’un étranger ne s’assimile pas car il garde sa culture d’origine jusqu’à sa mort. Il en adopte une nouvelle et se retrouve ainsi avec deux cultures. Je ne suis pas africain, mais je pense que beaucoup d’africains doivent ressentir cela, car dans beaucoup de pays d’Afrique, les gens parlent leur langue maternelle, celle de leurs parents, mais à l’école ils apprennent une culture étrangère en étant obligés de parler la langue de l’ancien colonisateur. Ce qui fait qu’ils doivent parfois se sentir comme des étrangers dans leur propre pays.

03/03/2014 23:43 par Paracoua

Cet article est un bel exemple de l’anticolonialisme d’opérette, caractérisé par l’inculture historique, l’enflure verbale et l’absence de toute analyse sérieuse, qui se répand de nos jours.

"Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !" Non, je ne le savais pas, et j’en devine la raison probable : ledit impôt n’existe pas. Si l’auteur avait des preuves, il les donnerait au lieu d’avouer piteusement : "Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons"...

Eh bien, bon travail, mais commencez par réviser l’histoire. Parce que, entre autres :

- Après son coup d’état, Kérékou avait instauré au Bénin un régime marxiste. Le présenter comme un pion français frise donc le ridicule.

- Les troupes françaises, et le futur putchiste Lamizana avec elles, n’ont évidemment pas combattu en Indonésie, qui était une colonie hollandaise. Visiblement, l’auteur confond avec l’Indochine. Bandoeng et Dien Bien Phu devraient pourtant lui dire quelque chose...

- L’inventaire des coups d’état n’est pas très rigoureux : il y en a eu 2 au Togo, 3 au Mali et au moins 2 à Madagascar. Plusieurs aussi au Ghana, bizarrement oublié du tableau.

- Le Rwanda, le Burundi et le "Congo-RDC" n’ont jamais été des colonies françaises. Les deux premiers furent successivement allemands puis belges. Le troisième était à l’origine la colonie personnelle du roi Léopold II, annexée ensuite par la Belgique (le gouvernement français l’a bien revendiqué en février 1960, mais s’est fait poliment éconduire par la Belgique. Les détails ici en page 2 : http://www3.dekamer.be/digidocanha/K0058/K00582276/K00582276.PDF ).

- L’indépendance de la Guinée a été suivie du retrait des fonctionnaires français puis d’une tentative d’inonder l’économie guinéenne par des faux billets, mais il n’y a pas eu, comme le prétend l’auteur, de politique de la terre brûlée. Nombre de bâtiments coloniaux sont toujours debout, les offices du tourisme de Dalaba et de Conakry (ou à défaut un guide de voyage) peuvent en témoigner.

- L’usage du français n’a pas été, que je sache, imposé par l’ex-métropole, d’ailleurs même Sékou Touré l’a adopté comme langue officielle. De nombreuses raisons d’ordre pratique militaient en faveur du français : il était parlé ou compris par la plupart des gens, donnait accès (quoi qu’en dise l’auteur de l’article) à une part importante de la culture mondiale, et facilitait les communications, au moins entre états francophones. Personne n’aurait songé à l’anglais, inusité localement, et comme aucun pays n’était linguistiquement homogène, l’adoption de langues locales était difficilement envisageable. Le Venezuela ou le Mexique, pour des raisons du même ordre, parlent toujours espagnol : qui s’en étonne ?

- "le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays". En appelant les troupes françaises ? (cf. plus bas) Et en confiant le terminal à conteneurs du port d’Abidjan à Bolloré ?

- "la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006" Raté, c’était en 2004.

- "la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France." Sans blague !!!! Des romantiques au ministère des finances ????

- "je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?" Et bien, c’est un peu grâce à votre ami Gbagbo, qui a appelé les troupes françaises au secours en septembre 2002. Cela n’avait d’ailleurs pas trop gêné les "anticolonialistes" de service, soudain métamorphosés en carpes. Le message de voeux de Gbagbo en 2003 mérite d’être lu, sur http://mpcicoteivoire.free.fr/archives/societe/012003/soc212003103646.html ou pour les abonnés sur http://fr.allafrica.com/stories/200301020049.html (on peut aussi le trouver dans Fraternité Matin, journal d’état, du 2 janvier 2003).

Deux autres éléments qui me paraissent peu crédibles :

- "le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission." L’ambassade française payait donc ses primes en dollars ??? Et 612 dollars pour un coup d’état, ce n’est pas très cher payé...

- sur le franc CFA, on pourrait dire beaucoup de choses, mais je n’ai pas entendu dire que ce système était dénoncé par l’UE.

Un petit mot enfin à propos de Gary K. Busch, cité dans l’article. Ce personnage mi-journaliste, mi-hommes d’affaires (voir http://thinkafricapress.com/author/dr-gary-k-busch ) a entre autres exploits défendu la société Trafigura, impliquée en 2006 dans le dépôt de déchets toxiques à Abidjan ( http://calumcarr.blogspot.com/2010/05/dr-gary-k-busch-some-background.html ). Tout ce qui vient de lui est, par principe, douteux ; ses attaques contre certaines sociétés françaises laissent supposer une rivalité d’intérêts.

04/03/2014 01:54 par mary

dommage que la video soit un jolie fake,

j’ai presque crue à l’article...

04/03/2014 02:16 par legrandsoir

 ??? mais encore ???

04/03/2014 09:19 par gérard

Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

Après cette phrase pour le moins manichéenne, j’ai failli arrêter la lecture de cet article et la suite m’a conforté dans cette idée...
Est cité dans cet article Dr Gary K. Busch, soit.
En tant que profane voyons ce que dit ce Monsieur, car cet article fait curieusement abstraction des Anglo-saxons :
http://smallwarsjournal.com/jrnl/art/the-united-states-and-the-lord%E2%80%99s-resistance-army
« The US is at war in Africa.
It has been at war as an integral part of the Cold War. It has had practical experience in African wars. America has been fighting wars in Africa since the 1950s »
Les USA sont en guerre en Afrique, ils ont été en guerre tout au long de la guerre froide, ont des expériences pratiques de guerre en Afrique. les États Unis combattent en Afrique depuis 1950.
Et en plus Mawuna Remarque KOUTONIN ne dit rien au sujet de la "Perfide Albion",... la Grande Bretagne.
Pour qui travaille donc Mawuna Remarque Koutonin ?
http://fr.igihe.com/education-culture/apres-le-rwanda-le-senegal-remplace-le-francais.html
Texte original en anglais par Mawuna Remarque KOUTONIN
Non, décidément, ce que j’ai retenu du peu que je connais de l’Afrique que c’est un sujet trop sérieux et surtout trop complexe pour être réduit à ce style de prose...

04/03/2014 09:58 par Ogotemmêli

@ Paracoua ;
Vous êtes un exemple encore plus gerbant de la mauvaise foi de certains colonostalgiques gaulois !
Tant d’acrimonie en raison des imprécisions que vous pensez avoir décelées dans le texte, mais rien en revanche sur les faits avérés qu’il rapporte, et qui sont pourtant tellement accablants, tellement inacceptables, pour toute personne sincère (et humaniste)...

Au fond, l’auteur dit que la France a violé une fille. Et vous lui rétorquez : pouah, c’est faux ; il s’agissait seulement d’un petit garçon. Ahurissant !!! Un viol est un viol, une connaissance imparfaite des moindres détails de ses circonstances ne le transforme pas en autre chose que ce qu’il est...

1- Sur les coups d’Etat, j’avais vaguement l’impression de reconnaître le tableau présenté : je viens de vérifier, il est effectivement extrait d’un article daté de 2010 dont je suis l’auteur. Je m’empresserai de le soumettre à LGS, car malgré les imprécisions que vous y relevez, ce tableau (dans mon article) prouve à satiété ce que l’auteur voulait dire : le rôle militaire toxique de la France en Afrique saisissable dans le fait que les pays où elle est massivement présente sont ceux où il y a eu le plus grand nombre de coups d’Etat depuis 60 ans. Que quelques pays africains manquent à ce tableau ne change rien à la conclusion inéluctable : plus de 60% des coups d’Etat en Afrique se passent avec la complicité directe des officines (publiques ou para-publiques) françaises, dont Bob Dénard était la plus emblématique figure...

2- sur la Guinée Conakry
Comme vous parlez de références, je vous renvoie aux ouvrages d’un Guinéen : SIDIKI KOBELA-KEITA...
Vous prétendez que les Français n’ont pas commis des actes de vandalisme avant de quitter la Guinée qui avait eu le seul tort d’avoir voté "NON" à une consultation électorale organisée par la France elle-même ? C’est faux, quel mensonge !!! -> Cf. SIDIKI KOBELE-KEITA...

Mais à supposer que ce fût vrai : vous reconnaissez par ailleurs que les officines barbouzardes de la France ont effectivement inondé la Guinée de faux billets de banque. La France a donc perpétré une agression monétaire caractérisée contre ce pays qui avait seulement exprimé électoralement - donc démocratiquement - sa volonté d’indépendance politique pleine et entière.
Pis, la France a organisé ou participé à une vingtaine de tentatives d’assassinat d’Hamed Sékou Touré : toutes activités criminelles qui vous laissent de marbre !!!

Ce fait, que vous reconnaissez, n’est-il pas au moins aussi grave que celui dont vous niez la véracité ? Quelle conséquence en avez-vous tirée ???
"anticolonialisme d’opérette" ; "inculture historique" ; "enflure verbale" ; "absence d’analyse sérieuse" : vous êtes pathétiquement ridicule à vouloir jouer les professeurs revêches dans une matière où votre propre contribution est si aride et myope. Dégoulinant de mauvaise foi...

Ces crimes économiques ou militaires sont commis en Afrique par la France au nom d’une population française qui ignore ces faits dans 99% des cas. Les activités militaires de la France en Afrique ne font pas débat au parlement français, puisqu’elles sont du "domaine réservé" de Grand Bwana, sous étroite obédience de l’oligarchie : Côte d’Ivoire, Mali, Centrafrique ; les activités criminelles du pompier-pyromane se poursuivent sous vos yeux faussement incrédules...

Bref, l’on peut dénoncer les nombreuses imperfections de cet article ; mais c’est malhonnête de tirer argument de ces imperfections pour nier la véracité du fond du propos de l’auteur : oui, au moins 80% des réserves de devises des pays africains de la zone CFA sont siphonnés par un pays, la France, qui n’est même pas membre de cette zone monétaire ; bien qu’elle conserve un droit de véto dans toutes ses plus hautes instances de décision !!!

NON, le montant annuel des réserves ainsi pompées n’est nullement de 500 milliards de dollars comme écrit dans cet article un peu mythomane. Ce montant est largement inférieur à 10 milliard d’€uros, mais comme c’est un secret jalousement gardé par quelques fonctionnaires du Trésor Français ; les Africains qui n’ont même pas droit de regard sur leurs propres réserves de devises peuvent seulement s’essayer à des calculs spéculatifs. Cette servitude monétaire imposée par la France depuis 60 ans est un véritable crime économique perpétré contre des millions d’Africains. Un crime que Paracoua ne saurait voir, sauf si on lui en rapporte tous les détails.
Même dans ce cas, je doute encore qu’il y trouve à redire...

04/03/2014 15:28 par mary

Concernant la vidéo
A quel occasion Chirac a parlé de ça à quelle occasion ???? 0 source juste des liens youtube qui trainent dans les même réseaux.

Bref c’est du fake à 99%. Certains disent issue de canal , mais j’ai pas pu retrouver l’original .

Est ce que vous croyez vraiment Chirac, un pro de la françafrique, a pu tenir ces propos ? une sorte de confession sur un lit de mort à la limite.

Discours novateur de sarko :
http://www.wat.tv/video/vrais-faux-voeux-2011-nicolas-39j9r_2ey61_.html

Quand on donne dans un article des informations fausses facilement vérifiable, qu’est ce qui prouvent que les autres informations sont vrai ?

04/03/2014 15:54 par legrandsoir

Et vue d’ici, vous n’avez prouvé la fausseté de rien du tout.

04/03/2014 18:00 par Dominique

À voir aussi, les vraies raisons de l’assassinat du guide libyen Kadhafy, qui parle entre autre du franc CFA.

04/03/2014 21:41 par Torsade de Pointes

Prière à Ogotemmêli de cesser de croire, ou de feindre de croire, que toute critique de cet article serait une tentative de nier l’horrible réalité du néo-colonialisme français. Je ne nie pas les turpitudes de la France coloniale et néo-coloniale ; elles me révulsent comme elles révulsent chacun des intervenants ici, et nul, il me semble, n’a ici cherché à se dérober. Cessons donc de faire semblant de penser que ce serait là la raison des réserves qui ont été formulées. J’espère que nous sommes au moins d’accord sur ce point.

Le problème avec cet article, c’est qu’il donne l’impression assez désagréable, et plus ou moins diffuse, que sous couleur de dénonciation (tout à fait légitime et nécessaire, je le répète) du néo-colonialisme, c’est le procès de la France en tant que telle qui est fait, et que ce qui est visé est sa présence même en Afrique. Alors, plusieurs intervenants, dont moi-même, ont réagi à leur manière, peut-être quelquefois maladroitement. On a le sentiment, peut-être à tort, que cet article s’inscrit, délibérément ou non, dans une tentative globale, insidieuse, de substituer à la présence française, culturelle, économique, éducative et autre, celle anglo-saxonne, en mettant à profit la honte qu’éprouve tout Français honnête face aux susdites turpitudes et la pudeur qu’il aura ensuite à se défendre. La présence française, globalement très délétère, ne se justifie pas, me direz-vous, mais la présence anglo-saxonne pas davantage. Une fois encore : j’admets parfaitement que l’on critique le néo-colonialisme français, je ne cherche pas à me soustraire à une conscience claire des méfaits qui se sont commis et se commettent encore en Afrique du fait des intérêts français, mais je refuse que cette critique, pour légitime qu’elle soit, serve insidieusement d’autres fins, soit instrumentalisée. L’article en question, dont je remarque que la version originale a été mise en ligne sur un site nigérian où règne ostensiblement une petite ambiance très business à l’américaine, apparaît clairement biaisé en ce sens qu’y est mis en cause le seul néo-colonialisme français, en laissant hors champ les protagonistes d’autres nationalités. L’angle d’attaque est grosso modo de deux ordres :
1) Rabaisser la langue française, en contester l’utilité, l’associer systématiquement au colonialisme. Le français est toujours imposé, au détriment des langues africaines (ce qui est exact), alors que l’anglais est adopté avec joie et enthousiasme dans les anciennes colonies anglaises et n’altère en rien la vivacité des langues vernaculaires. Cela aboutit à ce stupide 4%, à quoi certain commentateur crut bon d’ajouter une louche en déclarant « dérisoire » le rôle du français dans la vie intellectuelle en Afrique ;
2) Démontrer que la France fut la pire des nations colonisatrices, la pire dans la traite négrière, la pire dans les coups tordus du néo-colonialisme. Les Britanniques, qui n’étaient pas des enfants de chœur non plus, faut pas exagérer, envoyaient tout même leurs Africains à l’université, organisaient l’enseignement pour tous, construisaient des infrastructures, apprenaient les Africains à jouer au cricket et à bien se tenir à table. Tant pis si tout cela est contredit par ce qu’on a lu dans Lopès, Ahmadou Hampâté Ba ou Féraoune, et par le fait que Senghor fréquentait l’université parisienne dès les années vingt. Et voilà maintenant cette entreprise inepte de comptabiliser les coups d’État — inepte car, après tout, Chávez est arrivé au pouvoir par un coup d’État, et la révolution des Œillets fut un coup d’État —, conduisant à la construction d’un tableau effarant où les putschs commis dans les anciennes colonies belges sont portées à l’actif de la France, et où, oh miracle ! la plupart des pays issus de la colonisation britannique manquent. Diantre ! il n’y aurait donc eu aucun coup d’État en Tanzanie, au Kénya, en Zambie etc.? Décidément, tout baigne dans l’huile dans les ex-colonies anglaises. On a toujours filé un bonheur parfait en Afrique du Sud et en Rhodésie, qui en doute ? La Somalie, qui fut pour moitié une colonie anglaise, nage dans l’opulence, le Libéria et le Sierra Leone ont toujours été des parangons de paix civile. Mais : le million de morts au Biafra (Nigéria) ? C’est aussi la faute à la France, comme on peut le lire dans un des commentaires ci-dessus. Trève de plaisanterie : il y a une évidente mauvaise foi dans le bilan dressé par M. Kotounin, car on imagine mal que cela soit le produit de l’erreur. J’aimerais par conséquent connaître les motivations réelles de ce monsieur.

Dénonciation du néo-colonialisme, oui, cabale contre la France, non.

05/03/2014 09:56 par gérard

@ Ogotemmêli
Sérieux, les bonnes intentions ne font pas les bons arguments...
Dénoncer les méfaits du colonialisme on est tous d’accord, mais sous cette forme là, il y a de gros soucis en perspective à se faire, dont surtout celui de ne pas être rigoureux dans ses arguments...
En premier ce n’est pas en un article qu’on résume des siècles d’histoires d’un continent aussi vaste que l’Afrique, avec des Pays dont les frontières ont été taillées à la serpe par les anciens colons, ce qui a eu pratiquement toujours comme résultat pour ces Pays d’être, au sortir de la colonisation, sans cohésions nationales, historiques, linguistiques, ethniques, religieuses et j’en oublie certainement...
J’avais noté cette idée (j’ai oublié de qui...) :
« La démocratie est un résultat davantage qu’une cause de développement. Dans l’histoire, l’identité nationale a toujours précédé l’établissement de la démocratie faute de quoi la guerre civile est assurée. »
Le manque d’identité nationale a été la porte grande ouverte aux népotismes des africains eux-mêmes (il faut avoir le courage de le dire), trop contents de remplacer leurs anciens "maîtres" et d’en tirer profit, faisant ainsi le jeu de leurs anciens "maîtres" qui en tirait profit...Le "cercle infernal"....
Si la France n’a pas été exempte de ces sinistres opérations, TOUTES les sociétés ont à un moment de leur histoire par exemple pratiqué l’esclavagisme la forme aiguë du colonialisme, si elle n’est pas tout simplement identique...
Qu’on se comprenne bien, loin de moi l’intention de minimiser les responsabilités de la France dans les exactions coloniales (exaction...le mot est faible !) mais elles furent et il continue d’être générales à tous les colonialismes et notamment maintenant par le pillage des terres agricoles, où même la Chine s’y met et que l’AFRICOM (américain) a repris le flambeau de l’empire britannique suite à son effondrement au sortir de la seconde guerre mondiale, mais avec plus de cynisme encore, car c’est plus discrètement, insidieusement au travers de la Finance Internationale que ce néo-colonialisme s’impose...
Quant à faire l’apologie de la langue anglaise, c’est extrêmement dangereux, car une langue véhicule une culture et des orientations politiques...
Si la culture "américaniste" ou/et anglo-saxonne ne vous semble pas véhiculer une culture impérialiste et s’orienter vers un Nouvel Ordre Mondial Totalitaire, il faut absolument mettre des lunettes...
Quelques exemples d’autres "néo-colonialismes" :
- Terres à prendre en Éthiopie
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html
Et en Europe :
- Roumanie éleveurs porcins à terre :
http://www.youtube.com/watch?v=ih0n89h0c30

05/03/2014 09:57 par Ogotemmêli

@ Torsade de Pointes,
Entendons-nous bien : je ne défends pas les erreurs et omissions de cet article, ni ne le tiens pour le plus pointu que j’ai jamais lu sur le sujet...

Mais, je maintiens qu’il rapporte des faits avérés, qui sont inconnus de 99% des citoyens français. Et que ces faits là (Franc CFA + Coups d’Etat) sont suffisamment accablants pour susciter bien plus que de la simple "révulsion" : depuis des lustres, votre chère France se comporte en Afrique comme un vulgaire Etat voyou étatsusien le fait en Amérique Latine. Des crimes économiques et militaires que vous nommez délicieusement "turpitudes"...

Cela fait très "extrême gôche" en France de dénoncer les EUA en Amérique du Sud (Allende, Cuba, Condor, etc.), mais trop peu d’attention est portée sur les activités françaises tout aussi criminelles en Afrique : on finasse, on pinaille, on s’indigne de cet "anti-colonialisme d’opérette" qui n’est que "France Bashing" (pour le dire en franglais)...

Si les trop rares Français qui savent, tant soit peu, ces faits se contentent d’être "révulsés", alors ce serait seulement par miracle que la politique criminelle de la France en Afrique changerait. Sauf si de futurs Toussaint Louverture et autres Jean Jacques Dessaline mettaient la France dehors de l’Afrique, en rompant définitivement avec elle : ce risque vous pend au nez, si vous continuez de fignoler avec la gravité des crimes commis en Afrique en votre nom ; au profit (quasi exclusif désormais) d’une oligarchie impérialiste, et si fière de l’être...

Par ailleurs, inutile de chercher à faire diversion en convoquant le cas de la colonisation britannique : ce débat est fort désuet, car l’impérialisme occidental est systémique. On peut en considérer les protagonistes distinctement (France, Belgique, GB, EUA, etc.), mais tous participent d’un même système (ie un ensemble dont les éléments s’articulent entre eux pour réaliser le même objectif). Et c’est évidemment ce système qu’il s’agit de dénoncer, de combattre : Bulle papale, Traité de Tordesillas, Code Noir, Conférence de Berlin, Code de l’Indigénat, Club de Londres, Club de Paris, etc. ce sont autant d’actes qui établissent indéniablement que lorsqu’il s’agit de piller l’Afrique les Occidentaux arrivent toujours à s’entendre sur l’essentiel...

C’est pourquoi, parler ici de la France pour ce qui la concerne particulièrement, ce n’est pas nier ou occulter tout ce qui revient à ses alter ego en impérialisme que sont les EUA, la Grande-Bretagne, etc. La France n’est pas pire, ni meilleure en matière d’agression des peuples non-blancs pour voler leurs ressources. Mais les Français savent-ils que leur Etat n’est pas mieux en matière de délinquance internationale ??? Visiblement, ce secret de polichinelle continue d’être bien gardé (par AFP, RFI, TF1 et consorts) ; surtout lorsque ceux qui le savent s’empêtrent dans des circonlocutions pour ne surtout pas tirer aucune conséquence politique "concrète" de ce qu’ils savent...

Au sujet de la langue française
Le français s’est "rabaissé" tout seul en Afrique :
- en 100 ans de règne, cette langue officielle de tant de pays africains est encore ultra-minoritaire dans ces mêmes pays !
- Nabotléon, pendant son mandat, a fait démanteler le réseau des CCF (Centre culturel français) qui prescrivait l’offre d’activités culturelles dans les pays où il sévissait
- depuis les années 1990, la chasse aux étudiants africains en France, tenus pour des "clandestins", a détourné des milliers de jeunes africains vers d’autres horizons culturels, où l’herbe n’est pas moins verte...

Mais, surtout à titre personnel : d’où je parle, à savoir depuis le Panafricanisme, la question des langues officielles en Afrique est quasiment résolue.
1/ Toutes les langues étrangères (français, portugais, anglais, etc.) seront progressivement abandonnées comme langues officielles, afin que les langues africaines prennent toute leur place dans la Renaissance civilisationnelle des nations nègres.
2/ Le swahili et le Kreyol comme langues officielles fédérales, panafricaines, dans le cadre des Etats-Unis d’Afrique ;
3/ des langues régionales : ex. Bambara en Afrique de l’Ouest ; Kikongo en Afrique centrale, etc.
4/ des langues internationales : anglais, espagnol (pour communiquer avec l’Amérique du sud hispanophone à forte population panafricaine), chinois, indi, arabe.
5/ Mais point de français, une langue en voie de provinçialisation, qui a eu 100 ans pour se "mondialiser", mais est demeurée globalement "en deçà des Pyrénées". Une langue que mêmes ses locuteurs maternels parlent de plus en plus mal...

05/03/2014 11:26 par mary

Parfaite logique dans cette réponse.

la base du travail journalistique est quand même un travail où on vérifie ses sources, vous faites assez souvent ce genre de remarques, que je trouve justifié, concernant les journalistes des médias mainstream.

Maintenant je demande juste une preuve de la véracité de cette vidéo pas grand chose, quand où et par qui elle a été tourné, c’est quand même je pense un minimum. En gros qu’est ce qui me prouve que ce n’est pas un simple doublage de la voix ???? rien donc pourquoi je devrai la croire.

Je demande pas une réponse t’as pas de preuves qu’elle n’est pas fausse.
Je trouve ça grave que c’est à moi, qui n’est pas fait l’article, que l’on demande de vérifier les sources, et non à l’auteur de dire d’où sort cette vidéo.

05/03/2014 15:05 par legrandsoir

D’abord, la plupart d’entre nous faisons ce travail bénévolement, à nos heures perdues pour ainsi dire. Les journalistes mainstream sont des "professionnels" payés pour ça et qui sont censés faire "ça" toute leur journée. Leurs lacunes sont infiniment plus condamnables pour cette raison. Le jour où les médias alternatifs auront les moyens à la hauteur du combat, on en reparlera. Mais avec nos moyens, disons que nous nous défendons pas mal du tout. Et même plus : heureusement que nous sommes là. (le "nous" désignant toute la sphère alternative, évidemment).

Vous remettez en doute une vidéo sans indiquer la moindre raison de cette doute. Et jusqu’à preuve du contraire, les auteurs publiés ici et les administrateurs de ce site sont "crédibles". J’ai d’ailleurs trouvé le documentaire d’où est tiré cet extrait. Ce n’était pas bien compliqué non plus. Si je mets le lien, vous allez probablement demander d’où sort ce documentaire. Etc, etc.

Un doublage des voix se vérifie assez facilement en examinant le mouvement des lèvres, soit dit en passant. Dans cet extrait, il y a un léger décalage qui ne facilite pas l’examen, mais dans le documentaire en question, la synchro est parfaite et ne prête à aucune confusion.

05/03/2014 15:28 par Dominique

Tout à fait d’accord pour dire que le colonialisme est systémique en occident. Si mon pays, la Suisse, ne fait pas partie du club des anciens colonisateurs, c’est uniquement parce qu’il n’a pas d’accès à la mer. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, cela a duré jusqu’en 1515, année où les suisses s’en sont tellement pris plein la gueule à Marignan qu’ils ont renoncé à leurs rêves de conquêtes. Ensuite, la Suisse de l’époque étant très pauvre, ils se sont mis à faire les mercenaires pour les autres, généralement des nobles français. Lors de la révolution française, les gardes suisses se sont même faits massacrés, ils ne devaient pas avoir choisi le bon coté... Avec la Suisse moderne, elle devient neutre, une bien curieuse neutralité qui lui voit fabriquer armes et munitions pour les nazis et échanger de l’or dont nous connaissons la provenance contre des devises avec les nazis, et aujourd’hui geler les seuls avoirs de Lanoukovitch en Suisse comme s’il était le seul oligarque corrompu d’Ukraine.

Il faut aussi dire que le colonialisme est né avec le capitalisme, qu’il n’est qu’une forme d’impérialisme, et qu’aujourd’hui avec un capitalisme globalisé, l’impérialisme s’est généralisé à toute la planète, et que malgré les dettes des pays occidentaux et un capitalisme qui se reproduit aujourd’hui essentiellement grâce au crédit, l’impérialisme occidental est toujours, et de loin, l’impérialisme dominant. Dans ce contexte, les gauchistes qui disent qu’il ne faut pas prendre parti ne font en fait que laisser faire l’impérialisme du plus fort, et ainsi ils sont complices de ceux qui soutiennent BHL.

05/03/2014 15:36 par legrandsoir

(6 commentaires postés aujourd’hui. Il faut en laisser pour demain...)

05/03/2014 19:12 par Safiya

@ Ogotemméli

Salut Ami, mon frère panafricain...

Merci à vous de remettre les pendules à l’heure. Quant à ceux qui ergotent et s’indignent par-ci, par-là, essayant de justifier l’injustifiable, je ne sais quoi leur dire tant j’essaie de surmonter la nausée que ça provoque en moi.

J’espère vous lire plus souvent sur LGS donc à bientôt !

05/03/2014 21:45 par Torsade de Pointes

Je doute qu’il vaille la peine de répondre à ce nouveau déluge d’insanités. Nous voilà à présent, dans cette violente diatribe contre la France, taxés de provincialisme. À la limite, tout ce fatras anti-néocolonial, systématiquement à charge de la France et grotesquement biaisé, n’est qu’un prétexte, une couverture pour laisser libre carrière à une haine viscérale, irrationnelle de la France en tant que telle. Dont acte. Ce que je subodorais à ma première lecture rapide de l’article, se confirme : c’est bien cette haine-là qui sous-tend les misérables écrits tant de Kotounin que du nommé Ogotemmêli, et qui explique les innombrables erreurs factuelles, et les quelques énormes bourdes, qu’on y trouve.

Ensuite le susdésigné Ogotemmêli nous régale d’un invraisemblable exposé sur le panafricanisme — position officielle du mouvement, ou interprétation haineuse toute personnelle, je ne saurais dire. Un des objectifs serait la constitution des États-Unis d’Afrique, dit-il. En tant qu’Européen de l’ouest, j’aurais envie de dire : pour ce qui est d’unifier un continent en dépit de toute logique, on a déjà donné. Du reste, ces États-Unis d’Afrique incluent-ils l’Afrique du Nord ? Dans la négative, sur quelle base l’Afrique subsaharienne devrait-elle unifiée ? En vertu de la teinte de l’épiderme ? Imaginez que l’on propose d’unifier tous les pays où vivent des blancs, c’est parfaitement inepte. D’ailleurs, ladite teinte varie fortement. La variabilité humaine en Afrique subsaharienne est beaucoup plus grande qu’en Europe : les Bantous n’ont rien de commun avec les peuples du Sahel ; les habitants du Sénégal p.ex. sont éloignés des Zoulous autant qu’on peut l’être — historiquement, culturellement, linguistiquement, anthropologiquement. Il faut être insensé pour mettre tout ce beau monde dans un même pays. C’est un point de vue de blanc, finalement : pour un Européen, les Africains (ou les Chinois) forment une masse indistincte, à mettre tous dans le même sac, ou dans le même État.

Totalement abracadabrante est la politique linguistique que, du moins aux dires du susdésigné, ces États-Unis d’Afrique seraient amenés à mettre en œuvre, avec le créole et le souahéli comme langues panafricaines. Pour commencer : quel créole ? Les différents créoles ne sont pas intercompréhensibles. De surcroît, HORREUR ! ils dérivent du français et sont un pur produit du colonialisme. Le souahéli est une langue bantoue, sans la moindre parenté démontrable avec les langues du Sahel p.ex. Apparemment, on mise sur une solidarité d’épiderme pour faire accepter une mesure absurde, pensant donner de la dignité aux Africains en haussant artificiellement le statut d’une langue africaine arbitrairement choisie, sous prétexte qu’elle est parlée, et surtout utilisée (comme langue véhicule), par des gens au coloris vaguement semblable. Particulièrement faux-cul est la proposition de fiche à la porte les langues des anciens colonisateurs, sauf… l’anglais. Et de nous fourguer maintenant cet autre argument : le français n’aura pas droit de cité, pour la raison qu’il n’est pas assez puissant ! C’est vrai quoi : les Français se sont vu généreusement accorder 100 ans pour s’imposer mondialement, mais qu’ont-ils fait, ces gros bêtas ? Ils ont glandouillé pendant tout ce temps, et voilà donc leur langue confinée en-deçà des Pyrénées. Malheur aux vaincus, que le plus fort gagne.

Baste. Décidément, la haine rend bête.

05/03/2014 21:52 par Torsade de Pointes

Safiya, indiquez-nous avec précision, quand et où, quelqu’un a tenté ici de justifier l’injustifiable. Pas d’accusation à tort et à travers, non, nous indiquer dans quel passage, dans quelle phrase, un intervenant aurait cherché à minimiser les méfaits du colonialisme ou du néocolonialisme. Votre nausée doit bien venir de quelque part, n’est-ce pas ? alors parlez.

06/03/2014 01:23 par Safiya

Alors parlez

Je m’exécute Missiou Torsades de pointe !

N’est-ce pas une manière détournée de justifier l’injustifiable en parant la dénonciation de l’atrocité coloniale d’un : La présence française, globalement très délétère par exemple et en cherchant à la dédouaner en invoquant celle anglo-saxonne. Il est entendu pour nous ex-colonisé(e)s-néo-colonisé(e)s que les empires, aussi bien français que britannique, qui s’étaient partagés notre Continent, sont ex-aequo dans l’horreur...

Quant au manque d’identité nationale a été la porte grand-ouverte au népotisme des africains (sans A majuscule à Africain comme de bien entendu) eux-mêmes, avoir ce courage-là de le dire et faire l’impasse sur la responsabilité coloniale dans l’effritement de l’identité de l’indigène colonisé revient à rejoindre un certain et son Africain qui ne serait pas encore entré dans l’histoire...

Ma nausée vient de là et non de quelque part.

Ai-je satisfait à votre injonction ?

06/03/2014 11:48 par Ogotemmêli

Ceci sera mon dernier post sur ce fil de discussion qui vrille en free style...
Slt Safiya, mes amitiés panafricanistes !

@ Torsade de Pointes,
Je vois que vous ne savez rien du panafricanisme : ce qui est fort compréhensible, puisque ce courant de pensée pluriséculaire est maintenu dans la stricte clandestinité académique en France - et dans les pays africains sous obédience française - où j’imagine que vous avez étudié. En tout cas, le fait que vous psalmodiez ici les lieux communs africanistes français m’incline à cela...

Je ne voudrais pas parasiter davantage cette discussion, en fourguant ma came panafricaniste ; mais si vous ouvrez un débat dédié, je suis votre homme...

Voulant croire que le sujet du panafricanisme vous intéresse sincèrement, je vous mets quelques références : allez donc les consulter et revenez en discuter en bonne connaissance de cause, parce qu’à présent vous n’y êtes pas du tout.
- Le panafricanisme au XXè siècle - Recueil de textes, éd. OIF -> vous pouvez trouver ce document en format PDF sur la Toile
- Oruno Lara, La naissance du panafricanisme - Les racines caraïbes, américaines et africaines du mouvement au XIXè siècle, éd. Maisonneuve Larose
- George Padmore, Panafricanisme ou communisme ?
- Kwame Nkrumah, L’Afrique doit s’unir, éd. Présence Africaine

S’agissant du docteur Nkrumah, premier président du Ghana indépendant : il fut le secrétaire du Vè Congrès Panafricain qui a eu lieu en 1945 à Manchester. Il épousa une Egyptienne ; l’une de leurs enfants (Samya Nkrumah) est aujourd’hui leader du parti crée par son père au Ghana. L’Afrique dite "blanche" avec celle dite "Noire" ne vous ont pas attendu pour travailler à s’unir politiquement (Cf. Bourguiba, Nasser, Ben Bella, GPRA, etc.)...

Sur l’africanité du créole, je préfère vous renvoyer au travail de quelqu’un qui a fait une thèse de doctorat à la Sorbonne sur le sujet :
Mari-Josée Cérole (aka Ama Mazama), Langue et identité en Guadeloupe - Une perspective afrocentrique, éd. Jasor
Savez-vous que les premier phénomènes de créolisation ont eu lieu en Afrique même, dès le XVè siècle ? Sur les côtes atlantiques (ex. Rio Pongo) et sur les îles comme Cap Vert, Sao Tome, etc...

Bref, vous devriez vous renseigner davantage avant de parler de ce dont vous ne savez pas grand chose : par exemple, que Ayiti est devenu membre plénipotentiaire de l’Union Africaine depuis 2012. Ce qui signifie que des pays comme la Jamaïque, Cuba ou Trinidad et Tobago peuvent positivement postuler ; conférant tjrs plus de réalité à l’idéal panafricaniste des Etats-Unis d’Afrique formulé pour la première fois par des Africains de la diaspora (ex. Henry Sylvester Williams)...

En tout cas, un Français ne devrait pas être si dérouté par un tel projet de fédéralisme intercontinental, car Wallis et Futuna n’est pas plus près de Paris que Port-au-Prince d’Addis Abeba...

Si vous tenez vraiment à vous informer sur le panafricanisme, je peux y contribuer volontiers.
Mais, en réalité, ce qui vous chiffonne ici, c’est que l’on vous mette le nez dans m...e que sème la France en Afrique depuis des lustres. Cela ne correspond pas du tout à la si haute opinion que vous vous faites de ce si beau pays de Navarre...

Dommage, vous devrez vous y faire de plus en plus, car de très nombreux Africains, qui découvrent ces faits en même temps que vous, et s’y intéressent encore plus que vous, présenteront la note tôt ou tard...

En effet, je parie que les relations de la France avec l’Afrique connaîtront une grande remise en ordre avant la fin de la décennie 2020. Juste le temps d’en finir avec les vieillissants affidés nègres de Bwana qui peinent de plus en plus à maintenir 1 milliard de jeunes Africains sous l’éteignoir au profit de leurs parrains impérialistes occidentaux...

AREVA ne volera pas indéfiniment l’uranium du Niger, tandis que 15 millions de Nigériens n’ont pas d’énergie ; et qu’ils savent que sans énergie, pas d’industrie. déjà les mouvements populaires de protestation contre ce pillage se multiplient en s’intensifiant...

TOTALFINAELF ne pourra plus financer une guerre civile au Congo Mfoa pour imposer Sassou et ainsi continuer de piller le pétrole de ce pays qui ne compte aucun hôpital public digne de ce nom. Ni université, ni réseau routier. Rien !

Des traîtres à la cause africaine comme Sassou (Bongo, Houphouët, Senghor, etc.) seront de plus en plus difficiles à recruter par Bwana, qui a passé 2 décennies de "lepénisation des esprits" (1980, 1990) à cracher sur les Bamboula ; jusqu’au fameux brouet de Dakar ("L’homme africain n’est pas rentré dans l’histoire")...

Courage, la remise en ordre n’a même pas encore commencé !

06/03/2014 13:38 par Lionel

Torsades, maintenant que la discussion a passé son pic d’agressivité je me sens un peu plus de latitude pour intervenir à propos du créole en risquant un peu moins d’être traité de si haut !
Tout d’abord et pour effacer les ambiguïtés, je suis créolophone et je pense en connaître assez pour infirmer ce que vous dites de façon si péremptoire.
Vous avez raison sur un point, la créolisation des langues est une gageure autant que l’adoption de l’espéranto, mais ce n’est pas vrai que les créoles sont étanches les uns aux autres ; il y a des mots qui diffèrent sensiblement mais les constructions restent communes qui rendent compréhensible ce qui est dit.
Le créole n’est pas une langue d’origine spécifiquement française, les très nombreuses langues des esclaves ainsi que les langues des maîtres ( tous les maîtres, espagnols, anglais, portugais et français. Élément important j’allais oublier l’influence caraïbe, qui ont accueilli nombre de "marrons" ) l’ont construit et il m’est arrivé à de nombreuses reprises d’échanger avec des anglophones, ça n’a pas posé de problème.
Pour une raison qui est l’objet de recherches et n’a pas encore fait l’objet de consensus, le créole est parlé dans toutes les contrées ayant été terres d’esclavage sans que les populations concernées aient eu le moindre contact, de la Louisiane à l’Île Maurice.
Le créole n’est pas et n’a jamais été la langue des maîtres, c’est la langue des esclaves qui ont cherché avant tout à ses comprendre puisque les origines ethniques et culturelles étaient mélangées pour déshumaniser les victimes.
Rares, très rares, excessivement rares sont les blancs à pratiquer cette langue, y compris parmi les békés qui ne le pratiquent un peu que pour ceux qui ont fréquenté l’école publique, jamais une telle vulgarité ne pénétrerait au sein du foyer des blancs-purs.
D’autre part, l’originalité d’une langue vient de la volonté de se démarquer de son voisin dans sa spécificité culturelle, sans doute les esclaves avaient aussi la volonté de se parler sans que le maître puisse les comprendre.
Voilà pour le créole, à présent concernant le colonialisme, comme il a été dit, c’est avant tout une entreprise de démolition et c’est la principale erreur commise de ne penser la chose qu’en termes économiques.
Vivant dans une colonie française c’est chaque jour que je suis témoin du désastre, que je vois se déliter les liens sociaux et culturels, donc familiaux et amicaux en raison de la mort du créole.
En taillant à la hache, on peut dire que seules les familles très pauvres et peu cultivées pratiquent encore le créole comme langue maternelle, imaginez l’impact sur des enfants d’entendre les grands parents ou même les parents se parler dans une langue dont ils saisissent à peine le sens et les concepts.
C’est ce qui s’est passé aussi avec le breton et qui a provoqué très directement un tel désastre social, avec les suicides en masse, l’émigration et donc une forme de génocide par substitution des populations.
Sans parler de l’alcoolisme qui est légendaire, réel et pas d’origine génétique...
Voir à ce sujet « Changement de langue et traumatisme psychique » J.-J. Kress ( Chef de service en psychiatrie, Brest ) in Psychologie médicale 1984.
C’est en cela que je parle de la France comme modèle, les espagnols se sont distingués par leur cruauté, les anglais ont laissé la misère absolue en partant, les portugais ont laissé peu de traces, mais les français avaient ( ont ) la détermination de soumettre les peuples de façon durable par consentement et identification au colonisateur en adoptant leur langue et réduisant à rien les langues locales et ça avec en étendard l’accès à la modernité, au monde civilisé, le bienfait de ces populations !
Les andins se sentent toujours et plus que jamais andins , les indiens ne se sont jamais départis de leur culture mais partout où a régné l’Empire français les peuples sont délités, perdus à eux-mêmes, ils renient leurs cultures et donc l’ensemble de leur héritage en aspirant à ressembler au Blanc de la Patrie de la liberté et des Droits Humains.
Donc j’estime que parler à ce moment de la françafric est en quelque sorte un détournement, les bouleversements traumatisants à jamais ( un traumatisme se transmet ) ayant eu lieu sont infiniment plus importants que de simples et banales relations économico-mafieuses qui ne sont que le but recherché.
Quand je parle de réparer l’affront que l’armée "de gueux" a infligé à la France, je ne suis pas le seul à le penser, de nombreux historiens le voient comme ça !
Et ce n’est pas de "l’anti-France", c’est juste commencer par balayer devant sa porte avant, longtemps avant de regarder chez le voisin.
Donc il n’est pas question un seul instant de mettre la France au poteau comme seul coupable mais il se trouve que seule la France possède encore des colonies à travers la planète, mais comme elles sont un peu plus maquillées en départements, c’est si facile de se dire que dans le fond, ce sont des France d’Outre-Mer, ben oui, quoi, ils nous ressemblent tellement ces gens, maintenant l’indépendance n’a plus de sens...
Je sais ce que vous pensez dans ce domaine, comme tant d’autres vous clamez "non mais et puis quoi, pourquoi pas l’indépendance de la Bretagne aussi ? " et hop, c’est parti sur le thème de la République "Une et indivisible"...
Rien à battre, ce qui m’intéresse ce sont les problèmes humains et donc la souffrance des peuples que nous avons induites, après viennent les discours.

07/03/2014 00:50 par Torsade de Pointes

En me mêlant à cette discussion, je savais bien que je me jetais dans un piège. J’ai voulu émettre un réserve, faire toucher du doigt une certaine malveillance dans l’article en litige, malveillance manifestée en particulier dans le tableau comparatif, qui est une falsification flagrante et même grossière. Cet article constitue donc non seulement un légitime réquisitoire contre le néo-colonialisme, mais aussi — mais SURTOUT, suis-je tenté de dire — une attaque dirigée spécifiquement contre la France. Soupçon d’ailleurs confirmé par quelques commentateurs exégètes, dont la thèse est en substance : la France est mauvaise en elle-même, elle ne peut être tout entière que colonialiste, massacreuse, exploiteuse, rien ne peut la racheter, il n’y a pas en France d’hommes de bonne volonté. Symptomatiquement, un intervenant a cru bon exhumer la fameuse phrase de Sarkozy, en semblant l’imputer à l’ensemble des Français, et en me la jetant à la figure, comme si elle représentait mon opinion, et cela en dépit du fait que la quasi-totalité des Français s’est accordée à trouver cette phrase stupide.

Bien mal m’en prit donc : cette mienne petite réserve a suffi à me faire soupçonner de tiédeur envers la Françafrique, voire de chercher à la « dédouaner ». Mon tort est aussi d’user de termes insuffisamment boursoufflés, de lésiner sur les superlatifs : ‘turpitude’ est un mot bien trop faible, ‘délétère’ un vocable à l’eau de rose, ‘révulsé’ un superlatif pas assez superlatif. Il y a là de quoi, effectivement, susciter la nausée. Quel fut le tort de Gérard ? D’avoir oublié la majuscule à ‘Africains’, signe incontestable qu’il méprise ceux-ci. Et d’avoir osé évoquer le népotisme, alors que cela n’existe absolument pas en Afrique.

Je rappelle à toutes fins utiles que je ne suis pas Français et que je ne vis pas en France. Le français n’est que mon autre langue maternelle. Je n’ai jamais mis les pieds dans une université française.

La France donc est hautement coupable en tant que telle, et il est impératif qu’elle soit sévèrement punie. Elle seule mérite de l’être parmi les nations esclavagistes et colonisatrices.

La Hollande ne doit pas être punie.

Le Portugal ne doit pas être puni.

L’Angleterre ne doit pas être punie.

L’Espagne ne doit pas être punie.

La France par contre doit être punie, et tous les Français sans distinction doivent être punis et humiliés. Comment ?

Les songe-creux vindicatifs du panafricanisme ont trouvé le moyen, l’arme suprême. Outre ce dessein monstrueux de créer des ‘États-Unis d’Afrique’, c’est-à-dire un gigantesque État de plusieurs centaines de millions d’habitants, ensemble composite de peuples n’ayant rien en commun entre eux sauf l’aspect de l’épiderme, et qui engloberait même les Antilles (Cuba ? Haïti ? La Rép. dominicaine ? Les populations sont-elles d’accord ? Pourquoi pas la Goutte d’Or et le neuf cube ?), outre ce dessein politique, dis-je, ce mouvement a distillé un programme linguistique totalement délirant, dans lequel une place est accordée à une brochette plus ou moins arbitraire de langues : le créole (langue tout à fait vénérable, nul n’en doute, mais quelle pertinence aurait son apprentissage en Afrique du Sud p.ex.?), le chinois, le hindi (pourquoi diantre le hindi, langue des super-blancos du nord de l’Inde, et pas le tamoul ?), etc. etc., mais d’où le français est délibrérément et systématiquement écarté. Bien vu les gars, si vous vouliez nous blesser, c’est réussi. J’espère que vous êtes satisfaits.

07/03/2014 12:07 par gérard

@ Safiya,
S’il vous plaît pas de "Je m’exécute Missiou", pas ici !
En plus cette espèce de "dérision", c’est le meilleur moyen de pourrir toute discussion...
Si une majuscule fut oubliée de ma part à Africains, ce n’est que le résultat d’un simple oubli et pourtant j’essaye d’être rigoureux dans mes commentaires. Il me semble pourtant qu’à une entité d’habitants d’une contrée ce n’est pas une faute que de ne pas mettre de majuscules, ce serait pour ainsi dire un adjectifs utilisé entant que nom (dans ce cas il est question des "habitants africains") on peut écrire tout aussi bien les "africains" sans majuscule..., mais à "l’Afrique" là il faut une majuscule...La preuve en est que la correction automatique n’a rien signalé à "africain" sans majuscule...

Il est entendu pour nous ex-colonisé(e)s-néo-colonisé(e)s que les empires, aussi bien français [avec un F pour suivre votre remarque précédente !] que britannique [idem, un B...et avec un s à la fin !], qui s’étaient partagés notre Continent [là, il faut un petit c, continent est considéré comme une chose], sont ex-æquo dans l’horreur...

(nota mes remarques concernant l’orthographe ne sont là que pour prouver...qu’il ne faut pas en faire !)
Mais dans le fond, on est d’accord, TOUS les colonialismes se valent puisqu’ils "sont ex-æquo dans l’horreur !
Mais ce n’est pas du tout l’angle adopté par l’auteur de cet article dont je dois rappeler que l’original de son article a été écrit en anglais, car il n’aborde que l’aspect français du sujet...
....En continuant ce matin ce commentaire je ne peux que m’associer en tous points au commentaire de Torsade de Pointes, et je n’ai rien y à ajouter sinon que moi aussi compte tenu de mes origines, ce n’est vraiment pas la "fibre patriotique" qui parle...
J’avais commis cet article sur LGS dénonçant le néo-colonialisme "anecdotique" du poulet classe A
http://www.legrandsoir.info/le-fabuleux-destin-du-poulet-classe-a.html
Voir aussi cette vidéo de ARTE http://www.dailymotion.com/playlist/xxatj_jackochoco_invasion-poulet-d-europe-en-afrique/1#video=x8y0kw.
Et il existe plein d’autres sujets de ce style, dont un documentaire qui est carrément un film d’horreur sur le recyclage de nos déchets électroniques sur une côte Africaine, mais je n’ai plus les références...
Nier ou occulter le népotisme c’est tout simplement nier et occulter la lutte de classes...

07/03/2014 14:15 par Leo Lerouge

C’est tout de même regrettable que, pour une fois qu’on évoque les crimes de la France en Afrique (qui, contrairement à ce qui est dit, ne sont pas "archi-connus" - les documents authentiques sont rares, marginalisés, voire censurés, et les autres sont sujets à caution), on nous balance "mais les Anglais et les US aussi !", du même genre que quand on parle de l’esclavage organisé à l’échelle mondiale avec le commerce triangulaire par l’Europe et les Amériques, il y a toujours quelqu’un qui vient dire "oui, mais il ne faut pas croire, les Arabes aussi !".
C’est-à-dire que nous ne voulons rien savoir, nous ne voulons pas reconnaitre, car, au fond, nous les cautionnons, les crimes contre l’humanité commis en notre nom, et nous les minimisons sous prétexte que, après tout, d’autres le faisaient aussi.
Une réaction acceptable chez un gamin de cinq ans, pas chez un adulte.

Pas étonnant que, même dans les milieux de gauche, on accepte les guerres d’invasion à répétition : on est dans la même logique.
"Oui, c’est vrai, on est allés massacrer le peuple libyen, mais tu comprends, Kadhafi, moi, ce qui lui est arrivé, je vais pas pleurer", ou encore : "d’accord, la Syrie, c’est malheureux pour les Syriens, mais, tu dois admettre qu’El-Assad, c’est un salaud qui tire sur son propre peuple".
Et cela se décline à l’infini.
Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en Ukraine actuellement où c’est Poutine qui est diabolisé par la "communauté internationale’ qui ne voit pas la poutre nazi dans son œil de faucon.

S’il est de bon ton, en France, de dénoncer les crimes des Etats-Unis et de leur satellite anglo-saxon, les crimes de la France doivent être exclusivement discutés entre Français, et entre ex-colons, évidemment, parce que tous ces métèques qu’on a pourtant si bien traités, ne disent ça que par "haine " de la France.

Et c’est ainsi qu’on perpétue la propagande, tout en disant qu’on ne nous la fait pas, à nous, mais, dès qu’on gratte, on constate qu’on n’est pas loin du "l’Africain n’est pas encore entré dans l’histoire", même si on ne le dirait pas comme ça parce que c’est sarkozy qui l’a dit et que ça ferait désordre.

"On ne va pas s’auto flageller", est-il dit.
C’est bien ce que disait la droite en demandant l’abrogation de la clause de la loi Taubira qui invitait à « accorder à la traite négrière et à l’esclavage la place qu’ils méritent  » dans les programmes scolaires, et qui voulait y introduire, à la place, le "rôle positif "de la colonisation.

D’autre part, s’il y a eu des "torts" passés de la part de la France, il y a également ce qui se fait sous nos yeux encore aujourd’hui, sous une autre forme, certes, mais tout aussi cruelle, et dont le résultat est d’empêcher par l’intimidation, la corruption, les assassinats, les viols et les massacres l’émancipation des peuples, et de piller leurs ressources.
Dire que les ouvriers français "ont participé à la prospérité de la France", c’est occulter que les usines tournaient, et tournent encore, pour celles qui restent debout, grâce, en grande partie, au pillage des pays africains.

Aujourd’hui, la Centrafrique, par exemple, est riche en ressources minérales, comme les diamants, l’or, le pétrole et l’uranium.
Où, en France, trouve-t-on de telles ressources ?
Ce qui est la raison pour laquelle si la France, malgré le courage de ses forces vives, lâchait ses anciennes colonies, elle ne serait plus qu’un pays du tiers monde, ce qui explique, donc le maintien de ses bases et ses campagnes militaires, avec une armée de métier, désormais, ce qui permet de faire ses petites affaires entre soi.

Et là, que nous explique-t-on, en filigrane ?
Que, si on punit la France, parce qu’elle n’a pas été très gentille, il faut aussi punir les autres. C’est vrai, ça, c’est tout le monde ou personne.

Et je me demande d’où vient également cet acharnement contre le panafricanisme.
En quoi cela nous regarde-t-il ? Les Africains n’ont-ils donc pas le droit de réfléchir à un projet qui engloberait l’Afrique et au-delà, sans que le petit occidental de base ne vienne s’en mêler et ironiser ?

Pourtant quand on voit comment on s’est fait rouler dans la farine avec ’l’Europe’ en attendant la manne des oligarchies européennes et US, quand on voit qu’on les a laissé faire sans mettre notre nez dedans, en attendant d’eux l’"Europe sociale", alors que l’oligarchie se préparait, de toute évidence, à se créer un vivier d’esclaves issus d’Europe et à détruire les acquis sociaux pour se répartir les profits générés par ces mesures, on n’a aucune raison de pavoiser et de faire la leçon aux autres.
Et puis, peut-être que les "Panafricains" sauront intégrer et soutenir leurs propres Grecs, Polonais ou Espagnols, au lieu de les livrer aux charognards du FMI et de la BM. 

Quant à la langue française, là non plus, je ne comprends pas comment on peut s’indigner qu’elle disparaisse comme langue officielle en Afrique. Car, oui, c’est la langue officielle qui a été imposée par le colon et parlée uniquement par les classes dominantes, ce qui servait à maintenir les populations dans l’illettrisme, voire l’analphabétisme.
Le français n’est pas plus utile aux Africains dans leur immense majorité que le népalais le serait en France.
Les échanges vernaculaires se font dans bien d’autres langues. Quant aux échanges internationaux, ils se font, en effet, en anglais, espagnol, chinois et autre langue de grand pays. A quoi servirait le français quand les transactions commerciales en France se font elles-mêmes en anglais par la volonté d’une caste ?

Le français (pas de majuscule, nom de langue), devenu marginal, ne sera rien de plus qu’une langue provinciale, comme le dit, à juste titre, Ogotemmêli.

En Europe, personne ne trouve à redire que les différents peuples qui la composent parlent des langues différentes, de même en Chine ou en Inde, pourquoi donc, serait-ce un problème pour les Africains ?

Quant à la France, ce n’est qu’un pays en décadence maintenu sous assistance respiratoire par les grandes puissances actuelles qui lui laissent encore un peu une partie de son terrain de jeu en Afrique.
Ses usines ferment, et pratiquement plus rien n’est complètement "made in France", son agriculture est assujettie aux diktats de Bruxelles, ses services publics disparaissent, livrés à la sous-traitance privée, les investisseurs étrangers s’emparent de son patrimoine et de ses quartiers, que va-t-il lui rester ?

Et puis, à voir le mépris avec lequel la France et les Français traitent les Africains, à voir les difficultés que rencontrent les citoyens africains et moyen-orientaux à venir en France, que ce soit pour étudier, pour des échanges culturels ou pour y trouver asile, on ne peut pas leur en vouloir de chercher à couper définitivement les ponts.

La France a accueilli en son temps les réfugiés fuyant les dictatures : tout cela est terminé. Nous restons entre nous et ce sont les vieux inactifs qui décident pour le reste de la population.

@Torsades
"Je rappelle à toutes fins utiles que je ne suis pas Français et que je ne vis pas en France" : alors, ne parlez pas en notre nom, il y a déjà suffisamment d’avocats haineux du colonialisme français ici, en France, pour qu’on ne vienne pas surenchérir si on n’est pas directement concerné.

@gérard, si on veut donner des leçons de grammaire FRANCAISE, oui, Mossieu ! Il faudrait la connaître.
Les noms de nationalité en français, prennent une majuscule, alors que les adjectifs, toujours en français, quels qu’ils soient, n’en prennent jamais.
Ainsi, on dira, par ex, "les Africains congolais", mais les "Congolais africains".
Encore faut-il distinguer un substantif d’un qualificatif. Et Safiya, qui n’a pas besoin de cours de langue française, avait parfaitement raison.

@lionel, merci pour cette explication linguistique rare et passionnante sur le créole.
Les langues ne sortent pas brutalement comme des champignons mais se développent selon un processus plus ou moins étendu géographiquement, selon les besoins langagiers et ceux que nécessitent la circulation des informations et des échanges commerciaux . Si le créole permet de communiquer, pourquoi choisir une langue factice et rare à la place ?

@Ogotemmêli : j’apprécie non seulement votre connaissance parfaite de la langue française, mais votre flegme face à tant d’inculture et d’arrogance.

07/03/2014 15:55 par mandrin

hier des marocain passaient le détroit de Gibraltar pour un maigre salaire dans des taches exténuante et souvent bien mal considéré par l’employeur prétendument civilisé, aujourd’hui c’est l’espagnol qui traverse a son tour pour trouver du travail avec une différence, il est traité sans mépris.

08/03/2014 01:01 par latitude zero

Léo Lerouge,

Merci pour ton commentaire que j’approuve totalement .

08/03/2014 09:58 par Leo Lerouge

@latitude zero Merci

08/03/2014 16:57 par gérard

Il est possible que cet article soit passé sur LGS, car j’ai été un moment coupé du monde internet (j’ai survécu !) :
« On vit une époque formidable : une invasion ne fait plus la Une et le mensonge hollywoodien vous mène en bateau
John Pilger »
Traduit par Viktor Dedaj
« Une invasion à grande échelle est en train de se dérouler en Afrique. Les USA sont en train de déployer des troupes dans 35 pays africains, en commençant par la Libye, le Soudan, l’Algérie et le Niger. »...La suite :
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=10208
Qu’on se comprenne bien et je le redis, je suis à des années lumières de dédouaner le(s) gouvernement(s) français de toute responsabilités néo-coloniales, mais un article sur le sujet se doit d’être exhaustif et non pas parcellaire.
Il est certes bien plus pratique de se mettre à l’anglais pour comprendre "his master’s voice" !

08/03/2014 18:28 par legrandsoir

Il est possible que cet article soit passé sur LGS

Ben tiens : http://www.legrandsoir.info/l-invasion-silencieuse-de-l-afrique-et-les-mensonges-de-hollywood.html

08/03/2014 17:28 par mandrin

@Léo le rouge

Suite a votre commentaire si dessus je viens a m’ interroger sur la conclusion de votre com qui dis ...

" La France a accueilli en son temps les réfugiés fuyant les dictatures : tout cela est terminé. Nous restons entre nous et ce sont les vieux inactifs qui décident pour le reste de la population."

Pourriez vous m’en dire d’avantage et comment votre réflexion vous amène a ce constat et tout particulièrement (ce sont les vieux inactifs qui décident pour le reste de la population) qui pour moi fait écho au génération 68tarde avec le cadre des trente glorieuses le plein emploi le plein sociale la retraite a 60 ans sans oublié les transmission patrimoniale et qui pour beaucoup ont beaucoup de mépris pour les générations qui suivent.

merci de votre réponse et compliment pour votre com.

09/03/2014 03:31 par Leo Lerouge

M. Gérard découvre l’eau tiède. Il n’y a guère, il prétendait que si Hollande était allé bombarder le Mali, c’était par souci humanitaire et à cause de la gabegie laissée par sarkozy, et niait que les Etats-Unis aient été de connivence dans cette affaire.
Maintenant que ce n’est PAS LE SUJET, il nous bombarde de liens pour nous dire que les US se sont installés en Afrique, et nous parle de poulets, de déchets nucléaires et de je ne sais quoi d’autre pour faire diversion.

Tout le monde savait tout cela déjà bien avant. Déjà, en 2012, Nick Turse expliquait les manœuvres d’Obama pour installer des troupes un peu partout en Afrique, car la coalition US –UE s’inquiétait de l’influence croissante de pays comme la Chine et d’autres pays émergents et voulait reprendre la haute main.

Quant à l’AFRICOM, il n’a pas été créé après la II° Guerre Mondiale, mais par Bush jr, et n’a pu s’installer officiellement qu’en 2007. C’est Obama qui a renforcé le nombre de troupes sur le terrain et a investi des bases pour y installer ses avions, hélicoptères, drones et autres engins.

Mais, je le répète, cela n’est pas le sujet de l’article : le sujet, c’est la Françafrique et les pays sous influence française.

Il y a de quoi faire, rien qu’en étudiant le parcours de certains de ces gens-là, mis en place par la France, ou à la suite d’élections truquées (aussi organisées par la France) :
Omar Bongo (Gabon), 42 ans au pouvoir ; Gnassingbé Eyadéma (Togo), 38 ans ; Paul Biya (Cameroun), au pouvoir depuis 1982 ; Denis Sassou-Nguesso (Congo), 13 ans "président", puis à nouveau président depuis 1997 ; Blaise Compaoré (Burkina Faso), au pouvoir depuis 1987, soupçonné d’avoir fait assassiner Sankara ; et Idriss Déby (Tchad) ; "président" depuis 1991 après avoir renversé Issène Habré. Etc.

Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, on a tous pu entendre dire récemment qu’il y avait conflit entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, chacun se proclamant vainqueur des élections.
Sarkozy, refusant tout recomptage des voix, a fortiori de nouvelles élections, avait envoyé l’armée pour faire arrêter Gbagbo et donner le pouvoir à Ouattara, son ami de longue date.

D’autre part, si on part du principe qu’un étranger n’a pas à se mêler des affaires des autres, on commence par se l’appliquer à soi-même.

@Mandrin : bonne question. Je pensais aux Latino-Américains qui étaient venus en France pour fuir leur pays dirigé par un dictateur.
Je pensais aussi qu’il n’y a encore pas si longtemps que cela, le statut de réfugié était plus facile à obtenir. Aujourd’hui, avec la politique de fermeture des frontières de l’UE, c’est catastrophique.
Et, d’autant plus ignoble que beaucoup de ces demandeurs d’asile y ont été contraints à cause des crimes commis de diverses façons dans leur pays par la France (entre autres).
Ainsi, sur les 3 millions de réfugiés syriens, la France a promis d’en accepter 500..
Aujourd’hui encore, une famille de Rroms a été expédiée au Kosovo.

Quant à la seconde partie (je ferai moi-même une digression pour répondre à votre question) : en disant les " vieux inactifs", je pensais aux professionnels de la politique qui squattent toutes les institutions et décident à la place de la population, qui sont encore là à des âges canoniques, et qui finissent par passer la main à leur descendance.

Je n’aime pas le terme de "68tard", car, il ne veut rien dire : parmi ceux qui ont lutté contre le pouvoir, la majorité d’entre eux était sincère et a continué de lutter sur le terrain pour préserver les acquis. Reprocher à tous ceux qui ont lutté à l’époque ce qui a lieu actuellement, c’est un peu trop expéditif.
68, c’était il y a longtemps. Les générations suivantes n’ont pas non plus beaucoup réagi contre les "réformes" successives qui nous ont menés jusqu’à aujourd’hui.

Si certains qui se sont illustrés en 68 se sont trouvé une bonne planque (qu’ils auraient trouvée sans cela, d’ailleurs), il y en a bien plus qui ont repris le chemin de l’usine, des bureaux, ou de la fac. Et je doute que, parmi ceux-là, leur objectif était de casser les acquis du CNR et de dire "après moi, le déluge".
Ils ont, comme les générations précédentes et suivantes, été bernés par les pouvoirs en place, c.à.d., les notables.

Après, parmi les 68tards, il y avait aussi, sans doute, ceux dont cela serait le seul acte de "rébellion" et qui rejoindraient bien vite les partis institutionnels.
D’autre part, il y avait également, en 68, des conservateurs parmi la jeunesse (et les moins jeunes), qui étaient complètement opposés au mouvement.
Il n’est pas impossible, même, que ce soient ceux-là qui, issus de la bourgeoisie et formés dans les écoles d’élite, sont les plus nombreux aujourd’hui à des postes à responsabilité.
Tôt ou tard, les dominants reprennent ce qu’ils ont été obligés de céder.
Le CNR était une épine enfoncée dans leur pied. Il fallait l’en extraire complètement.

26/03/2014 01:21 par zaza

j ai 25ans et je te remercie pour ton article

01/05/2014 20:15 par Hicham

Pfffff tout ce qui est décrit c’est du pipi de chat la France a commis bien pire contre ces pays la mais ce qui n’est pas dans les livres à lecoles ou ne passe pas à la télé, c’est bien connu c’est faux.
Chacun est lesclave de quelquun vous croyait que les français sont libres comme tous les peuples de cette terres ils sont soumis intellectuellement et la propagande leur faire croire ce qui est bon ou pas. Nous payons nous aussi je me compte aussi dans lhistoire les esclaves des temps modernes, esclaves de la finance de la politique et de la pire i nvention de ce siècle la television

01/05/2014 21:26 par Berthie

Comme le signale Paracoua, il y a de grosses désinformations dans l’article. Je ne reviendrai que sur la RDC, le Burundi et le Rwanda qui n’ont jamais été colonies françaises. C’est dommage, il est connu que les Français sont plus néo-colonialistes que d’autres. De leur incapacité à s’autocritiquer, il résulte un réel retard dans leur coopération au développement au plan conceptuels, et donc a fortiori au plan de la participation des populations qui pourraient en "profiter".

07/05/2014 19:37 par siliconafrica

@Ogotemmêli
Je suis l’éditeur du site SiliconAfrica.com
Est-ce vous qui avez écrit l’article qui suit sur les coups d’états en Afrique : http://afriqueindependance.wordpress.com/2010/06/10/coups-detat-en-afrique-le-role-toxique-de-la-france/

je l’ai référencé dans un de mes articles et je souhaite en discuter avec vous s’il vous plaît.
Voici mon adresse email : linkcrafter@gmail.com / Skype : linkcrafter

@legrandsoir
Merci d’avoir partagé l’article ici et d’offrir ce lieu à ce débat très enrichissant. Merci pour votre sympathie et votre compassion pour la souffrance des peuples opprimés.

26/01/2015 07:10 par jean claude Huchin

Ne soyons pas naïfs. Tous les pays défendent ce qu’ils croient être leurs intérêts et qui n’est pas forcément l’intérêt de leur peuple. Leur image n’en sort pas souvent grandie. Pour prendre un exemple que je connais bien, celui de la Côte d’Ivoire, je dirais que Gbagbo Laurent a été un opposant courageux à la politique d’ Houphouet Boigny. Cependant une fois arrivé au pouvoir de graves exactions ont été commises. Son image en a été écornèe, je le regrette. L’épreuve du pouvoir est redoutable et peu de dirigeants en sortent grandis. De Gaulle a sauvé l’honneur de la France en 1940 mais sa politique africaine est condamnable, peu de gaullistes le savent.
Malgré tout je reste optimiste et je trouve que les choses évoluent plutôt dans le bon sens.
Dirigeants méfiez vous d’internet. La vérité finit toujours par se savoir

26/01/2015 13:55 par Emilio

il faudra bien plus qu internet pour en finir avec la France-afrique et sa politique coloniale de massacres. Un effondrement de la maison mere , oui , et c est tres probable et seule issue . La France tire toutes ses richesses de l Afrique , c est son fromage … des herbes marocaines jusqu aux mines d uranium , tout . L Afrique a essaye maintes fois de se liberer de cette annexion coloniale totalitaire, impossible , verrouiller par la force toujours.

Un ami français , marie avec une ivoirienne, a vecu 20 ans en Cote d Ivoire , il a quitte dans les annes 90 .. il me disait , quand la France donne un franc pour ses aides humanitaires , il en rentre 100 en France. Tous les marches publiques , contrats miniers etc.. doivent etre imperativement signes avec des compagnies françaises , mais surtout l apport massif de richesses vers la France se fait par le controle de la monnaie le Franc CFA , “ qui controle la monnaie controle le pays “. Et le jeu des dettes a rembouser rentre dans ce cadre.

L Afrique sous imperialisme français , c est la vache a lait de cet empire . Ce qui fait douter d une possible alternative de gauche en France territoriale, etre honnete et rejeter cette richesse de vol de la Republique , c est mettre la realite en face , plus de financements donc le possible se reduit drastiquement. Aucun Syrisa grec ou Podemos espagnol de possible , et les français n accepteront de perdre leurs joyaux republicains que par l effondrement financier economique ou de guerre europeene , ou les 3 en 1. Pas par bon vouloir mais contraints.

fin de l histoire , pour toujours, de cet empire si malfaisant pour l Afrique et les Simon Bolivar africains renaitront de leurs cendres , pour construire leurs pays et que leurs richesses profitent enfin a leurs peuples pas a un peuple europeen .. qui ne cesse de les mepriser par ailleurs .. c est juste question de rapports de forces entre parties et de conditions requises , mais c est historiquement ineluctable .

les temps changent, et ils changeront pour l Afrique quand le maitre absolu français n aura plus les moyens de faire sa politique de barbares conquerants. Un copie colle de ce qui s est passe avec l empire colonial espagnol de 3 siecles pour son amerique latine. Simon Bolivar a reussit parce que les conditions de puissance de l Espagne n etait plus garantie .. epuise et ruine par les guerres napoleonniennes.. Avant , c eut ete impossible et des Simon Bolivar , anonymes , il y en a eu ..mais elimines par l empire , sans concessions.

D ailleurs cet axe , Afrique Amerique latina – Caraibes etait fortement souhaite par Chavez … et c est une relation equilibree cette fois avec les memes sequelles memorielles de colonialismes. Si tout va bien , c est a dire pas de destruction totale du monde mais juste des colons du nord , c est ce qui se fera en toute logique historique , et la un nouveau monde solidaire será possible .. Il n y a aucune raison que les defis enormes de l Afrique , comme sa pauvrete extreme, ses pillages ne soient resorbes , ils le sont en Amerique latine , c etait aussi chose impensable il n y a qu une quinzaine d annees … C est le socialisme latino dans sa forme cubaine liberee d abord , puis de revolutions socialistes progressistes unies qui ont permis ce possible .. qui est evident aujourd hui pour tous … Il n y a que la solidarite socialiste dans sa version XXI eme siecle qui permet ces possibles ..aucuns regimes d ex coloniaux n a pu le faire avant> de retrouver sa dignite , alors patience aux nombreux camarades africains qui revent ,pour le moment, de ces possibles realisables … Bientot les portes de votre prison republicaine fantoche , capitaliste française, s ouvriront definitivement … et les camarades socialistes du continent latino , tres africain de culture aussi , vous tendront la main , soyez en persuades ..l internationalisme socialiste ce ne sont pas des mots creux d entraides capitalistes de devoyes , mais des actes de partage entre adultes qui ont de la memoire . de ce qu ils ne veulent plus et une affirmation claire de ce qu ils veulent
HASTA SIEMPRE LA VICTORIA
VENCEREMOS
VIVE L AFRIQUE LIBEREE

09/06/2015 21:49 par Kanda

Les francais, c est les plus raciste et les plus arrirer des blancs, donc cest normal que leur colonies soit les pays les plus dégueulasse

06/07/2015 06:34 par Kiri Koo

Je presume que Kadafi qui voulait changer le systeme bancaire de l’Afrique en creeant une banque pour financer l’Afrique a fait les frais de ses initiatives. il a ete lui aussi neutralise comme par coincidence.

06/07/2015 22:12 par Hasna

Il n’est question dans cet article que des "aniennes" colonies françaises alors c’est bien normal que l’auteur se soit focalisé sur la france et non sur les autres grandes puissances americaines anglaises et autres. De plus je ne vous informe pas en precisant que les pays africains anciennes (et toujours) colonies françaises sont bien plus pauvre et beaucoup plus dependentes que les autres pays africains anciennes colonies anglaises allemandes et autres. Vous ne vous êtes jamais posé la question ? Par exemple toutes les grandes ccompagnies appartiennent aux ressortissants francais et à la france dans les ex-colonies francaises alors que cette sitiation est beaucoup moins critique dans les pays anglophones et cela se remarque aisément par leur niveau de développement, le fait qu’ils aient leur propre devise, la privatisation et nationalisation de la majorité de leur grandes entreprises. Alors oui c’est bien le procès de la france et de ses dirigeants en particulier qui sans ces pays africains n’aurait plus cette puissance et cette richesse.

03/03/2016 10:09 par David

Certain pays cités comme étant d’anciennes colonies françaises étaient des colonies belges (Burundi Rwanda et RDC), comment la France aurait pu les obliger à quoi que ce soit ?
Merci de donner de vraies infos, autrement comment ne pas douter de la crédibilité de vos révélations ?

03/03/2016 14:06 par Maxime Vivas

Les articles du GS sont faits par les auteurs et parfois améliorés par les lecteurs. La preuve.
Merci David

10/03/2016 15:30 par Chapes

NE RATONS PAS LE COCHE
10 mars 2016
L’état du monde actuel est grave, délétère et dangereux
Les dirigeants d’au moins 80 pays* après tant de Nations et de peuples agressés par eux, s’en sont pris massivement à la Syrie dès 2011, par la pratique terroriste incluse ; terrorisme, qu’ils ont créé, armé, auquel ils ont recours dans toutes ses versions, certains parmi eux ayant au moins entériné ces faits. Tous sont couverts, par la plupart des pouvoirs et des organisations politiques existant dans le monde*.
Essayons d’y voir plus clair !
Et bien qu’ils soient de plus en plus démasqués et repoussés par les populations, conduits par leur nature profonde, ces pouvoirs persistent, accroissent et généralisent leurs rapines coloniales ; eux-mêmes terroristes, condamnés à pratiquer le pire, ils cherchent y compris à répandre le terrorisme sur la planète.
Les terroristes ont bien au-delà, outrepassé leur temps !
Préalablement à leur mise en œuvre du terrorisme, nous avions été pourtant prévenus, dès les années 1960, par ce qu’ils ont appelé la révolution verte : L’introduction des engrais chimiques et des pesticides dans les terres cultivées. Mais l’efficacité de leurs crimes à l’encontre de l’humanité, n’ayant pas été jugée suffisamment radicale, leur sale coup réussi, les a encouragés à poursuivre plus loin et plus gravement encore. Ils ont transposé les chambres à gaz des nazis mis en selle par leurs homologues de l’époque, à l’unique gigantesque chambre à gaz, qu’est l’atmosphère terrestre : Depuis les années estimées 1995, leurs avions équipés spécifiquement, sillonnent nos cieux en y pulvérisant des matières toxiques et mortelles**, toujours dans un large et inquiétant accompagnement, qui aurait dû donner depuis longtemps à réfléchir, sur la nécessité d’entreprendre les mesures qui conviennent !
On peut mettre dans Google : « les vidéos de Claude Bourguignon » et Chemtrails et morgelllons » Ne soyons pas étonnés si Google est sans cesse inquiété par la grande canaille !
Les peuples ne peuvent en aucun cas, attendre de ces dangereux et obsolètes parasites, de leur système le capitalisme, de ses tenants essentiels, qu’ils fassent machine arrière et amende honorable en quoi que ce soit.
Il y a plus, leur criminalité de longue date, sans cesse plus globale et plus grave, s’exprime y compris, par la destruction, voire par l’élimination envisagée par eux, de la vie-même sur terre ! Constatons aussi les multiples dispositions qui visent à protéger le système fautif : Le capitalisme, rarement en clair nommé, envisagerait de ramener la population terrestre, à 500 millions d’habitants.
Le capitalisme recherche le pouvoir, pour le profit exclusif de ses tenants essentiels. Dans l’optique de sa compétitivité et du fait de son dévoiement systématique des connaissances et de la science, il est incapable de créer le seul emploi qui vaille, celui qui respecte absolument l’intérêt général. En conséquence, depuis de nombreuses années, considérant la population en surnombre, il a fait en toute conscience, le choix diabolique, d’éliminer massivement les populations. Il espère trouver suffisamment de larbins, d’inconscients surtout, parmi ceux qui survivront !
A certaines conditions, il y loin pour lui de la coupe aux lèvres des obsolètes.
Les mesures qui conviennent, il était temps !
Les génocidaires doivent donc être reconnus et contraints, c’est possible, depuis que la Russie enfin, l’Iran, les Kurdes syriens, et quelques autres, s’attaquent réellement au terrorisme. Dans le respect de la souveraineté des Nations reconnue par l’ONU au moins dans les textes, soit ici, en accord avec le pouvoir légal* et le peuple syrien !
* La cote populaire du Président Bachar al Assad, n’a rien à voir avec celle des Hollande et de ses prédécesseurs, mesurée peu de temps, après leur prise du pouvoir !
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France et bien ailleurs, un ménage de fond s’impose dans ces républiques de canailles ! Les seules républiques qui ont values, ont été, elles seront forcément des républiques populaires !
Ne soyons donc pas étonnés, des accusations mensongères à l’encontre de la Russie, pour la raison que depuis le 30 septembre 2015, elle s’est attaquée au terrorisme, mais en aucun cas* aux populations. Ce qui est l’inverse de la part du capitalisme !
* Comment n’y aurait-il pas eu des bavures, la faute incombe auxquels ?
Il existe une contradiction de la part de la Russie, qui se présente plutôt pro capitaliste ! C’est bien parti toutefois concernant ce très grave sujet, si la Russie poursuit vraiment, renforcée de ceux qui sentant le vent tourner, prendront le train en marche, (se souvenir de la 2ième guerre mondiale), jusqu’à l’éradication totale du terrorisme* sur notre planète, c’est une condition incontournable.
La Russie bénéficiera alors d’une confiance et d’un soutien grandissant de la part des populations, c’est le processus en cours, qui constituera de plus en plus gros obstacles, pour ceux qui sont les créateurs, armateurs, praticiens et utilisateurs du terrorisme, et qui s’acharnent à aggraver la situation* Ils sont coincés, avec leur système le capitalisme, ils ne peuvent être autres que ce qu’ils sont sur le fond.
* La contrainte exige donc d’être menée à son terme ! Voyons-le, l’éradication du terrorisme enfanté de A à z par le capitalisme, impose conjointement de débarrasser la planète du capitalisme. Il n’est pas amendable, preuves surabondantes à l’appui depuis Thermidor !
Comprenons aussi le statisme des peuples, qui sont conduits, trahis depuis de nombreuses années, essentiellement par des pouvoirs, partis, syndicats, organisations faillis, qui ont été achetés, infiltrés, décapités. Voir par exemple en France, les débris du PCF, le gauchisme…, faussement populaires, ils sont accompagnateurs du capitalisme, tels le trotskisme, le tandem Mélenchon Tsipras…
Les peuples sont manipulés, exploités, trahis et détruits par bien plus que les 80 pouvoirs. Car à côté de ceux-ci, comment ont réagi les autres pouvoirs dans le monde ?
En réalité, la nature, la vie sur terre, les peuples, sont les victimes du capitalisme !
Nos démocraties ? La démocratie sera toujours fiction et leurre, aussi longtemps que les peuples, ne retrouverons pas les moyens de prendre enfin, leurs affaires en main ! Il y a eu maintes tentatives, ils en subsistent ici et là, étudions toutes les expériences, allons de l’avant, ne perdons plus de temps, c’est la seule bonne option !
Observons les dites primaires, ces pantomimes permettent aux meilleurs parleurs tricheurs parmi eux, de se mettre en avant ; triés et supportés par les médias, (ils doivent avoir l’aval préalable du capitalisme), à peine élus, ils tournent le dos à leurs promesses, quels que soit leur tactique personnelle, leur profil apparent !
Les apparences sont trompeuses, les peuples ont pratiquement toujours été mis en touche, d’où le résultat. Aux élections actuelles en France, couramment 50% + 10 à 12 % de non-inscrits, s’abstiennent. Cela se comprend, on comprend aussi, pourquoi et de quelles manières, le capitalisme a réussi à disposer des moyens qui lui permettent, sous une apparence de démocratie (ses primaires, ses votes piégés, son bipartisme, ses partis et ses syndicats faillis convergents…), de parvenir à être toujours plus asocial, avec l’objectif d’enrichir sans cesse sa caste. Ce qui conduit la grande racaille, à être toujours plus totalitaire, dictatoriale, terroriste, criminelle ! CQFD.
Il doit être acquis, que le capitalisme est le système qui par la guerre, sous toutes ses formes à l’encontre des populations, le terrorisme découlant de lui dans toutes ses moutures, s’empare, accapare, exploite et détruit, les ressources et la vie ! Ceci dans ses fondements, se trouve ici concentré dans une catégorie*, en quelque sorte dans ses gènes primitifs en toute conscience conservés et exacerbés par elle, ne pensons pas gènes animaux, ils sont sans aucune retenue, toujours plus maltraités et détruits par le capitalisme, comme le sont par lui la nature et la vie en général ! Ce qui le met forcément hors-jeu !
Le capitalisme, ne tournons pas autour du pot, doit être partout reconnu, étudié, expliqué, désigné ; en conséquence, il doit-être combattu et battu, en même temps un tout autre monde peut et doit-être édifié**. Comme quoi, les peuples doivent être les plus forts !* Hypothèse importante fort probable qui doit être pour autant examinée : Le terrorisme a pour source, non l’espèce humaine en général, mais une catégorie de notre espèce, qui est actuellement le capitalisme.
Reprenons au début de ce document : Les dirigeants d’au moins 80 pays ; il s’agit effectivement des pouvoirs qui sont en place dans chaque pays. Il doit toujours être examiné au mieux cas par cas, la nature réelle de la relation pouvoir-population.
**Levons nos têtes, les chemtrails sont visibles, pratiquement partout au quotidien ! Les organisations qui expliquent et dénoncent ces traînées, agissent pratiquement toujours à fleuret moucheté, il y a donc anguille sous roche !
Dans le contexte présent, les faits dénoncés par la plupart des organisations dans pratiquement tous des domaines, ne sont ni repris ni exploités sérieusement, ils sont au contraire soigneusement étouffés** !
Dans ces conditions, ne soyons pas étonnés du délitement et de la gravité croissante de la situation mondiale contemporaine !
** Les peuples doivent obligatoirement trouver et mettre en place, leurs enfin propres leaders et organisations politiques. C’est une procédure incontournable, qui exige confiance et probité, soit une maturité suffisante de notre espèce ; En sommes-nous là après nos 4 milliards d’années d’évolution ? Pourquoi pas !
UN TOUT AUTRE MONDE EXISTE, IL POURRAIT ÊTRE L’HEURE DE NOUS Y METTRE, ALORS NE RATONS PAS LE COCHE…


Pour en finir avec les chemtrails
Appel aux habitants des Ulis et du monde entier
Les populations de nombreuses régions de la planète, dont celles des Ulis, sont depuis plus de dix années, fréquemment soumises à d’intenses pulvérisations de particules gravement toxiques, mortelles même pour certaines. Elles sont contenues dans les traînées particulières nommées chemtrails, de certains avions volant à haute altitude, équipés pour accomplir ce qui n’est rien d’autre qu’un génocide planétaire, un crime contre l’humanité entière !
Il est impossible que ces actes barbares, aient pu échapper à l’attention des populations, soit aussi bien sûr, à celle des autorités, politiques et autres à tous leurs niveaux. Ces actes significatifs de la gravité de la situation mondiale, doivent être dénoncés et cesser immédiatement pour toujours.
Les populations doivent avoir l’exigence que les auteurs de ces crimes et de tant d’autres contre l’humanité, qui sont les plus hauts responsables du système capitaliste, soient désignés, reconnus, mis hors d’état de nuire, jugés et condamnés comme il se doit.
Soyons clairs, le capitalisme, principe de déchéance de l’humanité, par les pires moyens, partout accapare, exploite et détruit la vie. Nuisible et obsolète, Il doit être combattu, battu et remplacé par une autre société !
Partout, les organisations politiques et autres, leurs adhérents, les élus, tous ceux qui réprouvent ces horreurs, doivent-être sollicités.
Leur intérêt fondamental, est de se prononcer et d’intervenir sans attendre.
Seuls, l’engagement de chacun et l’action collective, organisée et conjuguée dans le monde, permettra de sauver la vie sur terre, actuellement menacée !
En ouvrant des perspectives d’avenir enfin positives, pour ses habitants.

OMV Organisation Mondiale à venir
A venir, après avoir défini les objectifs et s’être donner les moyens pour les atteindre
Les Ulis le 11 décembre 2011
Reproduisons cet appel et diffusons-le massivement !

Avertissement : Si cet appel propriété de son auteur, ne peut être reproduit et diffusé que non modifié, il peut-être bien sûr librement commenté et exploité, pour continuer le combat, jusqu’à la victoire !

03/06/2016 08:23 par Touré

Bonjour,
C’est tellement surprenant cet article, j’ai une question à vous posé : êtes sûre de votre source Mr Mawuna Remarque Koutonin ?
Si c’est le cas c’est grave.
J’aimerais bien vous rencontrer, juste pour info je suis un simple citoyen.
Bien à vous.

03/06/2016 21:41 par Paul Bertoni

A mon avis, la seule conclusion qui s’impose face à tous les constats d’impérialisme de l’occident sur le reste du monde et "sur lui-même", qu’il sagisse de la France ou autres, et les constats d’inégalités extrême entre lui et le reste du monde, est qu’il s’agit du résultat à l’échelle du monde du rapport dominant/dominé qui a existé dans toutes les sociétes humaines à toutes les époques et qui avec la "mondialisation" progressive (le frottement de sociétes entre elles) s’est étendu tout naturellement.

Il reste à savoir si les "alternatifs", dont je me réclame, pourrons proposer une nouvelle logique alternative à ce rapport dominant/dominé et si surtout nous pourrons l’imposer au monde. Je vois difficilement comment imposer à des dominants (mais imposer aussi aux dominés qui l’avons intériorisé depuis tellement de millénaires), par la logique ou la réthorique, la morale ou la justice, en tout cas par des méthodes qui diffèrent de celles du modèle dominant, une alternative qui rejette le modèle dominant/dominé alors même que les agents de ce modèle voudront à leur tour imposer la leur par la force, conformément à leur modèle. Pourrons nous vaincre avec des idées un soldat armé qui lui cherche à nous vaincre avec des balles ? Un soldat qui n’a pas d’âme ni de morale car ce n’est pas d’hommes dont nous parlons mais de systèmes.

L’empire et sa justice, sa démocratie, son égalité et autres "lumières", qu’il prétend défendre depuis des siècles, s’est toujours arrangé des pires coups de force pour conserver ses privilèges et il en sera ainsi pour les siècles et les siècles à venir, que nous nous en indignions ou pas, que nous l’analysions bien ou pas, bonnes preuves, fausses preuves, aussi longtemps que nous resterons prisonniers de son double standard qui nous empêche de frapper sous peine d’être accusés et condamnés pour crimes pendant qu’il nous suce le sang.

Lorsque nous aurons frappé, sous les accusations, et que nous aurons frappé encore, et encore, et encore pour qu’il nous lache, l’empire ne nous regardera pas faire. Il cessera de nous accuser, il ne s’en indignera plus, ne nous traitera plus de barbares, mais arretera de nous sucer le sang pour....revenir nous tuer ! Car son modèle consiste à tuer ou être tué et il ne "percoit" qu’à travers son modèle et les armes sont entre ses mains ! Pourquoi devrait-il devenir soudainement "raisonnable" et lâcher prise, et se laisser mourir, privé qu’il serait de notre sang qui le maintient en vie ? A ce moment là, oserons nous aller jusqu’au bout de notre révolte ? Le tuerons nous, par la force ?

La Francafrique et autres Africom ne cesseront jamais d’exister tant que leur contraire n’existera pas. La seule facon de la combattre est d’être plus fort qu’elle, de la dominer et de devenir dominant. L’empire le sait. Sans Afrifance, il y aura toujours la Francafrique ! Dominer, maintenir l’adversaire en position défavorable sans cesse, et instaurer "l’ordre" qui est nous est favorable. Là est la vraie clé. Quiconque le nie joue le jeu de l’ennemi !

Y aura-t-il un jour une Afrifrance ? Pourra-t-elle dominer sans être dominante ?

04/06/2016 17:35 par chapes

La condition pour en finir avec le terrorisme
Les populations, victimes du capitalisme, lui-même source et praticien exclusif du terrorisme dans toutes ses variantes, ont toujours été et elles ne peuvent qu’être les victimes du terrorisme !
En finir avec le terrorisme, passe en conséquence, par la nécessité inexorable et conjointe, d’en finir avec le capitalisme.


En nombre croissant, les populations actuelles, affluent pour l’essentiel de pays où a sévi et où sévit toujours plus gravement le capitalisme, par sa pratique terroriste incluse. Ces populations chassées des Balkans, de l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Afghanistan…, ne sont pas des migrants, ce sont des populations déportées, elles sont victimes de nul autre que du capitalisme, de sa rapine colonialiste et du terrorisme dont il est la source et le praticien exclusif !
http://www.mondialisation.ca/la-presidence-francaise-maintient-une-liste-de-personnes-a-assassiner/5470253
http://fr.awdnews.com/soci%C3%A9t%C3%A9/r%C3%A9v%C3%A9lations-la-france-a-mis-en-place-depuis-2007-un-syst%C3%A8me-de-surveillance-massive

La ficelle est grosse, dans le lien ci-dessus, ce n’est nullement la-France* qui a mis en place …, mais ce sont ses dirigeants, des usurpateurs largement corrompus, couverts et servis par pratiquement la totalité du panel politique. Ils se sont portés aux avant-postes de l’horreur contemporaine et ils aggravent la situation dans tous les domaines ! Ce n’est en aucun cas le peuple français* soit la France Réelle, qui est à mettre en cause ; pour le malheur du pays et de son peuple, c’est le capitalisme ! Flanqué de ce système criminel, anachronique et obsolète, largement sur la planète, déployant les pires moyens dont le terrorisme dont il sont la source et les praticiens exclusifs dans toutes ses variantes, de manière sans cesse plus globale, sauvage et accélérée, les capitalistes s’emparent et accaparent, exploitent, et ils détruisent systématiquement et de manière toujours plus diversifiées et accélérées, les ressources, les hommes, la vie, la nature. La cop 21 dans le contexte, est une opération poudre aux yeux de plus. Du vent, pire, les rapaces ne visent qu’à plumer toujours plus profondément les populations, voir l’objet et l’effet réel de la taxe dite carbonne ! Ce qui intéresse les racailles, c’est de taxer, plumer, soit d’exploiter sans cesse davantage les populations ! Ce qui les conduit au pas de charge, aux destructions accélérées en cours, par le terrorisme inclus dans toutes ses variantes ! CQFD

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=youtube+le+vid%C3%A9os+de+Ayssar+midani+

01/09/2016 09:10 par leblond

500 milliard c’est plus que le budget de la France qui est a 373 milliards ????

19/10/2016 01:30 par bill

Bonsoir !!! Freres et soeur. Cet article et sans nul doute choquant. La france n’etais n’est et ne sera rien sans les africains, je vous posez une question les cher defendeur de la france : quel est votre sentiment quand vous voyez vous freres et soeur africains tues , denigre, insulte pour le seul interet de la france ?? Et si singor ou autre emant intellectuel noir ecrive et insite a connaitre le francais c dans l but de mieux combatre la france. Pour aller au terrain de combat il faudrais connaitre les armes de l adversaire mieux que lui meme.

20/11/2016 17:12 par BERTELOO

Je partage pour dénoncer ce genre de "Le saviez-vous ? " Donc je vais vous poser une question similaire sur Mr Mawuna Koutonin : " Que savez-vous de lui ? Que savons-nous de lui pour accréditer ses dires ? "
Rien si ce n’est qu’il a 41 ans donc né 14 ans après l’indépendance de son pays le Togo . Il est rédacteur en chef d’un journal ? Il semblerait qu’il s’agisse d’un blog....Il se dit Entrepreneur mais de quoi ?
A travers ses propos on sent son animosité envers la France où il a passé 15 ans de sa vie et où il a certainement connu comme nous tous des marques de racisme et il se fait le grand défenseur de l’Afrique .
Il omet de nous dire que le Togo était une colonie germanique , traité passé entre le Roi Mlapa III comme protectorat de l’Allemagne de 1884 à 1918 .Après la première guerre mondiale le Togo a été partagé entre la France et la Grande Bretagne (la France n’est pas à l’origine de cette guerre ne lui en déplaise ) .
Il omet de dire que le Président Sylvanus Olympio après l’indépendance le 27/04/1960 a " refusé " l’intégration de 626 vétérans de l’armée française au sein des forces de sécurité togolaises qui étaient au nombre de 300 .
Il oublie de dire que le coup d’état a eu lieu le 13 janvier 1963 avec à sa tête le sergent Gnassingé Eyadema qui a revendiqué la mort du président et que celui-ci a été ensuite président de 1967 à 2005 .
Il oublie de dire que si le français est une langue officielle (bien que seulement 39% de la population soit francophone) , dans quelle langue s’adresserait-il lui au monde entier ? En éwé ? En kabiyé ?Les 2 langues nationales , les parle-t-il lui même ou parle-t-il un des 42 parlers nationaux ? Les langues européennes sont le moyen de pouvoir communique plus facilement il devrait le savoir lui qui a eu la chance de venir faire ses études en France.
Et dernier point il est le mieux placé pour pouvoir dire à tous ses lecteurs qu’en 2011 la France a effacé(enfin) la dette du Togo soit 100 millions d’euros ce qui représente 65 milliards 595 millions 700 000 francs XOF .
Alors je vous mets en garde contre ces personnes qui sèment le trouble dans vos esprits , allez creuser un peu plus sur ce monsieur et vous verrez qu’il considère (alors que le Togo est animiste à 50%) que ses compatriotes chrétiens (26%) ont une religion inférieure en comparaison au Vaudou( qui n’en est pas une ).
Ce monsieur sème la haine et se sert de la toile pour arriver à ses fins.
Pour terminer les français auraient détruit plus de 100 villes ou villages avant de retourner en France . C’est la goutte qui fait déborder le vase .
Assez de tous ces semeurs de haine !

04/12/2016 14:06 par Desmaths

"En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises."

Non

Cela signifie que 61% des pays dans lesquels il y a eu des coups d’état sont d’anciennes colonies françaises.
Si on se réfère au tableau, et l’on suppose que les données sont exactes (pas le temps de vérifier), s’il y a eu 45 coups d’état dans des anciennes colonies françaises sur un total de 67 dans toute l’Afrique, alors cela représente 67,2% de tous les coups d’état.

Toutefois, 67 coups d’état dans toute l’Afrique me paraît peu

"Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire."

Les unités SVP ? euros ? CFA ? autre ?

19/01/2017 09:05 par JBL

"Comme démontré dans cet article" (l’anglais favorise l’internationalisation mieux que le français), il manque le lien de l’article original :
http://www.siliconafrica.com/following-rwanda-senegal-to-replace-french-by-english-to-develop-the-country-faster/

Le sujet manque cruellement de sources, n’hésitez pas à pointer vers des données fiables si vous en connaissez ! Merxi beaucoup

06/08/2017 14:03 par dan

n’importe quoi !

je vous invite, pour votre bien, à sortir de ces fantasmes stériles qui n’aboutissent qu’à éviter de faire quoi que ce soit dans la vie (et à en faire opportunément porter la responsabilité de ses échecs personnels à d’autres)
https://actucameroun.com/2017/03/21/afrique-zone-franc-sortir-des-fantasmes-du-franc-cfa/

30/09/2017 15:43 par Killian Verdure

L’« impôt colonial » est clairement identifié comme un hoax par les différents médias...
Ce qui est vrai en revanche, c’est que les pays de la Zone Franc (qui utilisent le Franc CFA) sont contraints de verser à la BdF 50 % de leurs recettes d’exportations.

09/03/2018 18:57 par Assimbonanga

Bonilo et emilie, c’est une blague ? Une petite louche de france-à-fric ? Ou une baisse de vigilance de la modération ? Ou c’est pour voir si on suit ? Ou alors LGS touche une petite commission sur les transactions ?

09/03/2018 19:21 par legrandsoir

Hum... ça fait beaucoup pour une baisse de vigilance (il y en avait d’autres). Des spammeurs qui auraient trouvé le moyen de passer outre la modération ? Ca promet... Merci de les avoir signalés.

16/12/2020 15:55 par rouge

’’Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.’’
Certe mais pourquoi ne pas avoir mentionné le nombre de ceux qui se battaient AVEC les facistes et nazi ? Oubli de l’histoire ? Manque d’infos à ce sujet ?

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