10 

Les Algériennes 50 ans après… (Elwatan.com)

Soumia Salhi

Cinquante ans après, qu’en est-il des Algériennes ?

Soumia Salhi, militante féministe fait le point sur le formidable bouleversement survenu dans la vie des femmes algériennes.

Nous sommes loin du discours néocolonial, démultiplié par internet qui dit que rien n’a changé et qu’il existe, dans les pays du Nord opulent, une espèce humaine supérieure au sein de laquelle les femmes auraient échappé à toute oppression.

J’aime à me promener dans le centre d’El Harrach, le quartier du Collège Laverdet de mon adolescence, celui du lycée Ourida Meddad de ma jeunesse studieuse. Et je ne me lasse pas de m’émouvoir du formidable bouleversement de notre vie de femmes que j’y constate à chaque fois.

Dans mon enfance, les femmes ne sortaient pas, elles ne fréquentaient pas les lieux publics. Je ne parle pas de l’ordre traditionnel rigoureux de notre village au pied de l’Akfadou, mais des grandes villes d’Algérie et notamment d’El Harrach, à Alger, où je suis née. Aussi, je suis toujours agacée par le matraquage du discours néocolonial, démultiplié par internet, ce discours qui dit que rien n’a changé et part du principe suggéré qu’il existe, dans les pays du Nord opulent, une espèce humaine supérieure au sein de laquelle les femmes auraient échappé à toute oppression.

Un véritable mépris pour toutes les luttes féminines, une insulte au bon sens. Il me suffit de comparer le sort de ma mère, disparue il y a quelques années à 90 ans, avec le sort de ma fille titulaire d’un master qui rêve de recherche scientifique. Il n’y a rien de comparable avec le vécu de la décennie 90, ni avec l’enfermement massif des premières années de l’indépendance, ni avec l’arriération de notre société sous la botte coloniale.

Les fruits de l’indépendance

L’indépendance fut l’occasion d’un premier bond en avant pour la femme algérienne. Mais sa situation demeurait paradoxale, l’égalité constitutionnelle n’empêchait pas l’enfermement domestique pour l’écrasante majorité des femmes. L’urbanisation massive, inéluctable, détruit les bases sociales de l’ordre ancien mais les mentalités rurales envahissent la ville. L’égalité proclamée ne disposait pas des conditions économiques et sociales pour s’imposer. Le bouleversement significatif vient de l’irruption massive de lycéennes et d’étudiantes qui s’emparent de l’espace public. C’est en leur sein que va se développer un mouvement féministe. Adossés aux mouvances de la gauche clandestine, des cercles clandestins apparaissent à Alger, Oran, Constantine et Annaba déjà en 1977. On passe ensuite à des activités publiques, dont les plus significatives sont les ciné-clubs féminins. En 1980/81, ce sont des collectifs qui se mettent en place.

De l’ouverture à la menace de régression

Après ces années de maturation, c’est un vaste mouvement qui prend la parole à partir de 1988 et nos coordinations commençaient à traquer les dispositions inégalitaires du code de la famille dont nous exigions l’abrogation et c’est contre un rassemblement, très féminin, devant le premier ministère que s’organise la marche d’eddaawa, en décembre 1989. En réponse, le 8 mars 1990, nous sommes vingt mille à descendre vers l’APN. La victoire du FIS aux élections locales stoppe net notre élan. Nous étions toujours là mais bien moins nombreuses. Cette fois, les télés et la presse nationale et internationale sont au rendez-vous pour couvrir nos activités symboliques. Au quotidien, les femmes résistent massivement et le triomphe du FIS aux législatives de 1991 est moins ample.

La résistance

Au cœur de l’adversité, l’école et l’université sont restées mixtes ! Les statistiques scolaires inversent le ratio sexuel, 60% des bacheliers, deux tiers des diplômés sont des filles. Les diplômées occupent des emplois qui valorisent désormais le travail féminin dans la famille et la société, y compris celui des autres catégories moins instruites. Le mariage n’interrompt plus l’activité professionnelle.

Dans le monde du travail, on retrouve une femme sur trente en 1966 et une femme sur 6 dans les années 2000. Elles réalisent la parité dans les secteurs de l’enseignement et de la santé, dans l’administration. Elles sont mêmes majoritaires dans l’encadrement de base. Elles sont un tiers des juges, ce qui n’est pas rien. Ces années sont aussi faites de luttes pour faire respecter la femme travailleuse. La dynamique de la Commission nationale des femmes travailleuses de l’UGTA concerne 200 000 adhérentes et les implique dans des campagnes qui s’étendent à travers tout le pays. La campagne la plus spectaculaire est celle menée contre le harcèlement sexuel qui débouche sur sa criminalisation en 2004. Mieux ! L’adhésion à cette campagne s’étend aux milieux islamistes.Le droit des femmes à travailler est acquis.
Le hidjab, qui est venu s’opposer à notre liberté est plus commode que le haïk d’antan, puisqu’il libère les mains et le mouvement et par une ironie de l’histoire il a facilité l’accès à l’espace public à des milliers de femmes. On peut, de même, observer une coquetterie vestimentaire assumée, en fait une relativisation du message du voile, celui de la soumission des femmes. Le schéma qui nous est proposé par le discours néocolonial dominant est celui d’une essence, d’une nature arriérée de notre peuple. On lui oppose la perfection génétique des peuples d’Europe.

Ainsi, lorsque nous dénonçons un cas de harcèlement sexuel, les commentaires désignent le "coupable" : le pouvoir algérien et ses représentants ou alors on accusera la nature barbare de l’Algérien, inapte au progrès. Non ! Tous les pouvoirs de la terre baignent dans les valeurs patriarcales. Le patriarcat est plus radical dans notre pays, mais le harcèlement débute, et il se développe avec l’essor de la précarité et de la misère, avec les contrats temporaires et le travail au noir qui multiplient les occasions de chantage.

J’ai posté sur facebook des statistiques sur les viols commis en Algérie. Et de nouveau le couplet essentialiste. L’Algérie, l’Algérie.

Encore non ! L’oppression patriarcale, les violences c’est le sort commun des femmes du monde entier. Il y a un viol toutes les 35 secondes aux USA, un viol toutes les sept minutes en France. Pour les violences conjugales : tous les cinq jours, deux femmes sont tuées en France par leur compagnon. Ce n’est qu’en 1969 que les françaises ont eu le droit d’avoir un chéquier, ce n’est qu’en 1974 que le dernier canton suisse a accordé le droit de vote aux femmes. Sait-on que le droit coutumier britannique autorisait le mari à battre sa femme. Qu’y a-t-il donc de spécifique qui nous donne cette évidence d’un sort moins favorable chez nous ? L’abolition des pratiques sociales désuètes et des mentalités rétrogrades tarde à la mesure des retards du développement. Il s’agit d’examiner avec objectivité notre situation et ses particularités. Si notre analyse de notre propre réel est erronée, on ne pourra pas avancer.

Alors, cinquante ans après, qu’en est-il des Algériennes ? Un immense bouleversement est survenu, mais nous voulons plus et mieux. Nous avons connu des joies et des larmes. Nous avons eu beaucoup d’espoirs, nous avons conquis beaucoup de positions et résisté à l’adversité. Les blessures de la régression sont encore là. Les stigmates de la vague rétrograde sont encore présents, mais la vie a refleuri. Le combat a repris et nos filles continueront à monter à l’assaut du ciel.

Soumia Salhi
Militante féministe, syndicaliste.

Source : elwatan.com

 http://www.michelcollon.info/Les-Algeriennes-50-ans-apres.html

COMMENTAIRES  

08/12/2013 17:59 par gérard

« Les femmes disposent du droit de faire ouvrir un compte personnel, un compte de dépôt, ou un compte de titres, et peuvent donc émettre un chèque, sans l’autorisation de leur mari, depuis la loi du 13 juillet 1965, nouvel article 221 du Code Civil. »
Ce qui ne retire rien de la pertinence de cet article.
A connaître, dates importantes dans l’histoire des Femmes en France :
http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/femm/datesfemmes.htm

08/12/2013 18:31 par Safiya

A l’auteur,

J’apprécie, à juste titre, euh, votre coup de gueule dirais-je, humblement je ne sais si je dois dire article ou analyse. Sauf :

L’indépendance fut l’occasion d’un premier bond en avant pour la femme algérienne. Mais la situation demeurait paradoxale, l’égalité constitutionnelle n’empêchait pas l’enfermement domestique pour l’écrasante majorité des femmes

Là, je m’inscris en faux. Mon vécu est que ma mère, morte à cent un ans en 2008, qui, à part sa sortie hebdomadaire pour aller au hammam ou ce jour, qu’elle racontait comme être le plus beau de sa vie, ce jour d’octobre 1960 où elle sortit manifester et l’autre où elle avait voté pour la première fois de sa vie pour le référendum de l’indépendance, une fois cette dernière acquise, sortait quotidiennement faire le marché chose qui jusqu’à là était l’apanage de mon père, elle aimait aller jouer à la "Tombola" qu’elle découvrait pour la première fois, se ruinait en vaines babioles, faisait de longues escapades à M’Dina Jdida ancien village nègre, elle découvrait la ville et tout était prétexte à sortir. Idem pour mes grandes soeurs mariées et mères de famille.

Dans les marchés, les rues et même au cinéma et au théâtre débutant, les femmes étaient en nombre conséquent et pour leur majorité encore enveloppées dans le haïk ancestral. Etaient-elles à vos yeux invisibles de par ce fait, le haïk ? Sinon leur absence du monde du travail avait pour cause pour les unes, l’analphabétisme et, pour d’autres, l’illettrisme... Est-ce cela qui vaut chez vous enfermement ?

L’urbanisation massive, inéluctable, détruit les bases sociales de l’ordre ancien, mais les mentalités rurales envahissent la ville. L’égalité proclamée ne disposant pas des conditions économiques et sociales pour s’imposer.

J’avoue ne pas saisir ce passage. Auriez-vous préféré que les bases sociales de l’ordre ancien perdurent et voulez-vous dire par là que c’est l’urbanisation massive et les mentalités rurale qui en sont venues à bout et non l’indépendance de haute lutte reconquise ? Ou bien encore que ces "mentalités rurales" sont venues malencontreusement enrayer les bases sociales de l’ordre bourgeois ?

Le hidjab* qui est venu s’opposer à notre liberté est plus commode que le haïk d’antan, puisqu’il libère les mains et le mouvement et par ironie de l’histoire il a facilité l’accès à l’espace public à des milliers de femmes

Il y a là contradiction, comment le hidjab qui est venu s’opposer à notre liberté peut en même temps permettre l’accès public à des milliers de femmes et donc à les faire sortir de l’enfermement peut-il s’opposer à notre liberté ? Je ne saisis pas non plus le sens, il y là mystère qui dépasse mon entendement.

Pour ma part, je sais que nombre algériennes, au fur et à mesure de la réappropriation de leur histoire propre occultée par les avatars coloniaux, à mesure qu’elles découvraient que l’Islam ne se résumait pas à ces cinq principes. De plus en plus mal à l’aise confusément et ne se sentant pas véritablement libérées en continuant à singer l’Européenne, désirant vivre plus en adéquation avec ce qu’elles sont au profond d’elles-mêmes et qui n’étaient ni enfermées, ni analphabètes ou illettrées, qui occupaient l’espace public et le monde du travail aussi bien que les écoles et les universités, optèrent pour le port du khimmar*. Le hidjab restant lui l’apanage des femmes salafistes et d’ailleurs qui tend à disparaître de plus en plus du paysage.

Quant à la Melh7fa* chaouiya, Lem’laya constantinoise ou la Fotta* kabyle elles continuent d’être fièrement portées comme par les temps anciens. Sauf pour le haïk qui a été désavantageusement remplacé par la Djellaba* aussi bien à Alger qu’à Oran pour ne citer que les grands centres.

*Hidjab espèce de long et large habit recouvrant l’ensemble du corps
*Khimmar vouloir ou fichu recouvrant la tête
*Melh7fa haïk typique de la région des Aurès qui laisse le visage découvert
*Lem’laya ample haïk typique du Constantinois agrémenté d’une voilette qui recouvre le visage
*Fotta large tissu bariolé qui ceint à partir de la taille les femmes kabyles et qui laissent découvert le haut de leur robe, la tête est ceinte d’un simple foulard noué et qui découvre le cou.
*Djellaba sorte de manteau long et fermé avec une cagoule conique propre à certaines régions du Maroc

08/12/2013 21:22 par Safiya

Je viens de relire mon post et constate un drôle de vouloir à la place de foulard pour expliquer *Khimmar ??? Faut que j’en parle à mon psy.

09/12/2013 00:39 par Leo Lerouge

Merci au GS pour cet article qui dément la doxa néocoloniale raciste, qui veut que toutes les femmes des pays à dominante musulmane soient des potiches endoctrinées, mais à qui il faut, par-dessus le marché, enjoindre de suivre nos propres règles.
Si leur tâche est rude face à une opposition qui peut être violente, elles ne baissent pas les bras, comme on le voit.

Dans nos contrées, les luttes des femmes pour l’égalité des droits sont actuellement opportunément occultées par la question du voile, qui permet à ceux qui les combattent de laisser croire que les femmes occidentales, elles, ne sont plus soumises aux diktats patriarcaux et que les féministes (les vraies, pas celles d’opérette qui remportent les suffrages même chez les beaufs) mènent, donc, un combat d’arrière-garde, car tout est déjà acquis.

Même si les chiffres, que rappelle Soumia Salhi, sont là pour démontrer le contraire.
Même si, d’autre part, quand on s’intéresse un peu à l’histoire, on sait bien que rien n’est définitivement acquis et que les classes dominantes revanchardes chercheront toujours à reprendre ce qu’elles ont été obligées de céder.
La destruction du Programme du Conseil national de la Résistance actuellement en œuvre en est la preuve flagrante.
La suppression des maternités de proximité et de centres d’IVG en sont une autre.

Merci, Safiya pour toutes ces précisions instructives, sur les femmes algériennes et sur les divers vêtements qu’elle peuvent porter, ce dont on ne parle jamais, du moins, pas ceux qui savent, peuvent témoigner et enrichir nos connaissances.

Pour ce qui concerne la phrase sur l’urbanisation, je n’ai pas compris la même chose, mais je peux me tromper.
D’abord, il ne me semblait pas que c’était une critique, mais une explication sur le fait que les femmes, en général, n’aient pas profité aussitôt de cette liberté nouvelle.
J’ai donc compris qu’à la suite de l’urbanisation massive, et bien que ce phénomène conduise automatiquement à "détruire les bases sociales", les populations rurales qui se sont installées dans les villes ont perpétué les traditions ancestrales, ce qui a freiné l’évolution vers cette égalité toute récente.
Cela, à cause des "conditions économiques et sociales", car, d’abord, il y avait tout à construire, et, je suppose, que l’égalité hommes-femmes n’était qu’un des problèmes à résoudre parmi tant d’autres (comme l’alphabétisation, d’ailleurs), ensuite, ces femmes n’avaient, comme vous le dites, probablement pas l’instruction nécessaire pour entrer dans le marché du travail et s’imposer.
Ce qui les réduisait inéluctablement aux tâches domestiques uniquement (ce que je comprends dans l’idée exprimée d’"enfermement").
La phrase suivante indique bien que c’est la jeune génération qui, instruite, va pouvoir profiter de cette liberté constitutionnelle et faire valoir ses droits.
Mais j’extrapole peut-être. La personne qui écrit a sans doute voulu économiser les mots et, donc, ces phrases-là sont ambigües, en effet.

En tous cas, ces échanges sont bien plus intéressants que les commentaires traditionnels partiaux et ignorants qu’on retrouve systématiquement quand il s’agit des femmes dans le monde musulman.

09/12/2013 13:10 par Safiya

Bonjour Léo Lerouge

Vous avez, sans nul doute, raison, j’ai pris "enferment" dans son sens premier. Comme les femmes, post indépendance, ne restaient pas confinées à l’intérieur de la maison, leur confinement à la sphère domestique m’est passé par dessus la tête. Sauf que je persiste et signe, après la libération, la majorité des femmes étaient analphabètes sinon illettrées, l’obligation d’aller à l’école pour les filles ne fut établi qu’en 1956 ; 57 ou 58, je ne sais plus et même après, personne ne se déplaçait pour vérifier si toutes les filles étaient bel et bien inscrites et fréquentaient l’école. Celles qui y allaient le doivent à l’entêtement de leurs parents et leur désir qu’elles accèdent aux études. Et de toutes les manières, il y avait une règle infaillible, à laquelle n’échappaient que les filles et fils de nantis qui se comptaient sur les doigts d’une seule main, dès le certificats d’études, garçons ou filles étaient irrémédiablement blackboulé(e)s doué(e)s ou non. Seule notre génération échappa à cet arbitraire laminoire...

Je persiste à dire que ces sorties à but domestiques étaient en soi une indéniable émancipation.

Parmi les travailleuses et les travailleurs, l’égalité de salaire et de traitement faisaient que tout le monde étaient sur le même bateau. Si à côté, il y avait des revendications spécifiquement féministes, tant mieux.

Perso, pour nous pré-adolescentes à la libération, nous voulions être traitées comme l’étaient nos frères. Nos revues "phares" d’alors étaient "Salut les Copains" et "Mademoiselle Age Tendre". Ah ! les guerres au sein des familles. Plus l’adolescence s’affirmait et plus s’affirmait avec elle notre refus de "servir" le frère. Nous revendiquions les mêmes droits. Un fait continue à me marquer durablement. J’avais décidé de parler à mon père, suis entrée dans sa chambre et tout de go lui avait dit "les filles ont le même droit que les garçons, moi aussi je veux sortir le soir et avoir des copains". Il m’avais regardé longuement puis, sans un mot, a quitté la pièce. Ma soeur (7 ans de plus que moi) qui était devenue infirmière scolaire et travaillait à la DDS (Direction départementale de la Santé) vint me voir et me dit "qu’est-ce que tu as dit au père ; il vient de me dire : ’je crois que ta soeur est devenue folle’". Mon premier sursaut...

En 1965, "Salut les Copains" et "Mademoiselle Age Tendre" furent interdit et notre premier poste télé pénétra notre foyer. Ma prise de conscience "algérienne" débuta-là. Deux ans après, j’avais intégré un centre de formation. Nos revendications à nous filles allaient toujours s’affermissant mais avec un bémol, en prenant en compte la réalité de notre pays... Voilà

Je vous avoue, cher Léo, que mon coup de sang concernant les ruraux me vient surtout d’avoir trop entendu. les Algériens et les Algériennes du cru mettre tout sur le dos des ruraux et des rurales, si ça ne va pas bien c’est la cause de la "rurbanisation" comme ils et elles disent au lieu de pointer la source réelle des maux. Et j’y vois aussi le déni de l’apport de ces dit(e)s-ruraux et rurales à la lutte de libération nationale. Il y a là un mépris "citadino-bourgeois" que j’abhorre et qui me fait colère et comme cette dernière est mauvaise conseillère...

Amitiés

09/12/2013 18:24 par Leo Lerouge

Merci, Safiya, pour toutes ces précisions passionnantes et si rares.
Je comprends, d’autre part, votre réaction envers l’allusion aux "ruraux", ce qui ne m’a pas interpellé, leur participation active et les souffrances et atrocités subies lors de la guerre de libération étant acquises pour moi au même titre que celles des "urbains".

09/12/2013 20:08 par mandrin

l’élite de femmes Algérienne n’est pas récente, on trouve des pilotes de chasse femme depuis plus de trente ans dans l’Armée de L’air Algérienne et se n’est qu’un exemple des corps de métier auquel elles appartiennent.

http://www.forum-algerie.com/parlons-en/78864-femmes-algeriennes-48.html
(copier coller)
"Les femmes sont déja présentes dans l’armée de l’air Algérienne, en tant que pilotes depuis plus de 30 ans..
Par comparaison, la première femme pilote de chasse en France, le fut en 1999, soit 19 ans plus tard qu’en Algérie.."

09/12/2013 20:37 par Dwaabala

Il me semble, vu de très loin évidemment, que sur le plan de la défense des femmes, comme sur bien d’autres, l’Algérie, comme l’était la Tunisie de H. Bourguiba, est un État progessiste.

10/12/2013 00:19 par Safiya

@ mandrin

Super ton lien ! Merci et bisou.

11/12/2013 13:30 par Sheynat

Merci Safiya, Léo Lerouge et Mandrin pour tous ces échanges qui enrichissent cet article déjà très intéressant par lui-même.

(Commentaires désactivés)