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Une utopie concrète andalouse qui étonne le monde.

Les petits matins de Marinaleda

Merci à Jean Ortiz, de retour de Marinaleda, d’avoir bien voulu écrire ce beau texte pour Le Grand Soir.

Merci à José Garcia de nous avoir confié les photos que nous publions ici.

Et merci, aux habitants de ce village "modeste et génial".

LGS.


Peut-on construire le socialisme dans un seul village ? Provocatrice, la question n’est cependant pas gratuite...

Marinaleda, un village andalou "pas comme les autres", à 80km de Séville. Marinaleda, une tâche rouge perdue dans un océan d’oliviers noueux, fruit de "la terre silencieuse, du travail et de la sueur" (Miguel Hernandez), mais propriété privée (les "cortijos") des "terratenientes", cette oligarchie agraire qui monopolise ici la terre depuis toujours. Propriétaire de droit divin, et prête à écraser le prolétariat agricole s’il ne reste pas à sa place...

A Marinaleda l’insoumise, jadis village crève la faim de "jornaleros" (ouvriers agricoles), la plupart des esclaves d’hier construisent une "utopie vers la paix", comme le proclame l’écusson de la commune. Car commune il y a. La commune de Marinaleda.

Marinaleda : vu, de nos yeux, vu...

Pour accéder à ce coin perdu de la "Sierra sur" de Séville, il faut traverser une Espagne "libéralement" sinistrée, en voie de dé-civilisation. On accourt de partout à Marinaleda parce que le village serait à l’abri de la crise vertigineuse qui saigne et casse l’Espagne. On revoit dans les rues de Madrid, de Séville, des scènes des années 1960-1970, des demandeurs d’aumône, des gamins qui fouillent dans les poubelles... Et la plupart ne sont pas "Gitans" comme voudrait le faire croire le néo-franquiste "Parti Populaire". Au pays des "cantaores", de ce chant profond d’un peuple depuis toujours persécuté, marginalisé, stigmatisé, la droite entretient encore un racisme anti-Gitan, comme jadis. Mais elle se pâme à la Feria de Séville, s’y travestit, enfile les typiiiiques "batas de cola" (robes à volants), et se rend aux arènes de la Maestranza comme on va au Moulin Rouge.

A Marinaleda, nous n’avons croisé aucun "m’as tu vu". Lorsque l’on s’y livre à un micro-trottoir un brin rentre-dedans, on vous remet vite en place, et on vous le répète avec fierté : "Ici, nous sommes debout, fiers d’être révolutionnaires". Le chômage, hier inexistant, est aujourd’hui inférieur à 5%. Dans le reste de l’Andalousie, il atteint 36,7% selon le "Diario de Sevilla" du 23 avril 2013, soit plus de 1 500 000 chômeurs (31% de la population active) ; parmi les 3 millions d’Andalous pauvres, un million ne touchent aucune indemnité, aucune allocation... Alors, à Marinaleda, les habitants ont conscience de vivre dans une espèce d’oasis, une enclave d’utopie concrète, certes menacée par la crise, mais qui n’en connaît pas les affres les plus dévastatrices. La crise, selon Esperanza, adjointe au maire, nous oblige à serrer les coudes, à partager davantage. Le "dieu marché" déprécie le prix des produits agricoles dont nous vivons (artichauts, petits poivrons rouges, huile d’olive...), et entraîne également la diminution du volume horaire de travail. Ces heures de travail sont désormais partagées par tirage au sort, entre "cuadrillas" (équipes), qui travaillent chacune à son tour.

Marinaleda n’est pas une construction purement intellectuelle : nous sommes nés "d’une extrême nécessité". Juan taille les oliviers, qui produisent ici une des meilleures huiles au monde. "Tu dois comprendre que Marinaleda incarne la lutte séculaire des ouvriers agricoles andalous pour la terre, sur un fond de traditions libertaires. En Andalousie, la réforme agraire reste à faire. Nous, nous l’avons arrachée au système, imposée de haute lutte."

Près du stade, un campement accueille les "touristes politiques" : on vient désormais à Marinaleda, de loin, pour visiter "une curiosité" ou pour se ressourcer, reprendre confiance. Ici, tout respire la dignité, la révolte, l’insoumission. Dans le bureau du maire, à la place de la photo du roi, trône un portrait de Che Guevara. Trois drapeaux flottent : le drapeau andalou (vert et blanc), le drapeau de Marinaleda et le véritable drapeau espagnol, celui de la République, aux trois couleurs : jaune, rouge et violet. A Marinaleda, ce qui est légitime ne saurait être illégal. Et la légitimité, c’est le peuple.

La réforme agraire n’est pas tombée du ciel

Tout a commencé, nous raconte le maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, barbe fournie et inamovible foulard palestinien autour du cou, un matin de 1979, en pleine "transition" pseudo démocratique. J’avais dix huit ans... Avec plusieurs centaines de "jornaleros" sans terre, nous occupâmes le "cortijo" (grande propriété) El Humoso, à quelques kilomètres de Marinaleda. La demeure du maître, éclatante de blancheur, est arrogante, crânement belle. Plusieurs centaines de parias y campèrent pendant dix ans. Dix ans d’occupation sous les coups, la répression, les intimidations, les procès, les emprisonnements, le déchaînement des "médias-tenientes"... L’immense domaine improductif (17 000 hectares) appartient au quatre fois "grand d’Espagne", le Duc de l’Infantado, ami personnel du roi. Ce grand duc a même fait appel à des milices contre cette "populace" assoiffée de terre.

Les occupants multiplièrent les actions "coups de poing", coups de colère et de cœur : barrages routiers, "encierro" de trois mois à Séville, grève de la faim de 700 personnes en août 1980, marche de 1 000km, piquets pour empêcher les tracteurs d’entrer, occupations de banques, de l’aéroport de Séville...

3 600 jours d’un bras-de-fer avec lequel sympathisent les dizaines de milliers d’ouvriers agricoles andalous qui ne travaillent que deux mois à l’année, contraints à la vache enragée ou à l’émigration, ce qui revient au même. Aujourd’hui encore, après plusieurs alternances de gouvernements socialistes et de droite, 38 ans après la mort de Franco, 2% des propriétaires possèdent en Andalousie 50% des terres cultivables. Et y dictent leur loi.

Par peur de la "contagion", acculés, duc et gouvernement finirent par trouver un accord, et 1 200 hectares furent cédés aux "sans terre" de Marinaleda. Les droits ne se gagnent que par la lutte. Sur cette terre désormais "de tous", le collectif des "jornaleros" s’est engagé il y trente ans à faire vivre des options anticapitalistes... Les résultats, concrets, témoignent de cet "autre choix".

Marinaleda : une enclave anticapitaliste

Paroles de coopérativistes : ici on vit bien des valeurs nouvelles. On a combattu aussi bien l’austérité "de gauche" que celle de droite ; voter PSOE ou PP, nous répète-t-on, "c’est voter capitaliste". "Les classes dominantes continuent à monopoliser le pouvoir".

Retraité, Miguel a connu les uns et les autres : "chat blanc ou chat noir, c’est pareil, ils mangent tous des souris". Les Marinalédiens ont utopisé, rêvé l’impossible pour qu’il devienne possible. L’utopie, comme le prônait René Char dans "Feuilles" (dédiées à Camus), a "servi de lanterne".

Marinaleda, cette "utopie les pieds sur terre", autogérée, agit, irradie, sème. Mais faut-il que le monde aille mal pour que l’on considère "utopie" l’ensemble des droits que devrait avoir chaque être humain !

"Ici, insiste Antonio Cabello, chargé de production à la coopérative, les solutions ne pleuvent pas d’en haut. Nous devons lutter avec constance. La constance est révolutionnaire". Militant de "Izquierda Unida", il a participé à toutes les luttes depuis 1979. A 17 ans, j’étais militant du Syndicat des ouvriers de la campagne (SOC), très combatif, dont notre maire fut l’un des fondateurs". Il nous fait visiter la conserverie, en "temporada" (saison) de l’artichaut. Nous produisons des conserves de cœurs d’artichaut, avec label et traçabilité, comme pour le petit poivron rouge ("de piquillo"), qui mobilise 150 personnes pour la cueillette et 100 pour la mise en boîtes.

La conserverie fait partie, tout comme le moulin à huile, les terres, et le "cortijo" (devenu "Terre-Utopie"), de la Coopérative agricole-populaire "El Humar-Marinaleda" (700 emplois). Elle autofinance ses emplois et réinvestit tous les bénéfices pour créer de nouveaux postes de travail. Chacun vous explique que la terre est ici "publique", "collectivisée", non "spéculable", et que Marinaleda lui donne toute sa "fonction sociale". Et lorsque l’on demande : et la PAC de Bruxelles ? Réponse sans nuances : "Una gran mierda", une "escroquerie", "la mort des petits". Ici, c’est la people-issime Duchesse de Alba (35 000 hectares) qui reçoit le plus d’aides au titre de la politique agricole commune.

A la coopérative, gérée collectivement, chacun gagne 47 euros quotidiens pour 6,5 heures de travail aux champs ou 8 heures à l’usine, et quel que soit le poste de travail occupé. Le salaire mensuel des Marinalédiens ne dépasse pas 1 200 euros. L’Etat et le gouvernement andalou versent quelques maigres subventions à la mairie et quelques indemnités dans le cadre du PER (plan emploi rural).

Un village suréquipé

Marinaleda est sans doute le village européen où les travailleurs jouissent du plus grand nombre d’équipements sociaux, collectifs, culturels, sportifs, gratuits ou à bas coût... Des jardins d’enfants, une crèche (12 euros par mois), deux foyers, une maison de retraites, un dispensaire médical, des stades, un interminable jardin public, un gymnase Che Guevara, une Semaine culturelle (qui remplace la Semaine sainte), des ateliers d’initiation à l’emploi, un service gratuit de portage à domicile, un accès gratuit à Internet, tous les niveaux scolaires jusqu’au lycée Saramago, des rues Neruda, Lorca, Boabdil, Jean 23, Solidaridad, une radio et une télé locales, des "dimanches rouges" de travail volontaire. On y sue pour "la cause", pour nettoyer le village... Les fresques murales font parler les murs. "Eteins la télé et ouvre ton esprit"... Pas de police locale... On préfère éduquer. La municipalité a calculé que "chacun reçoit 54 fois ce qu’il donne".

Marinaleda garantit le droit sacré au logement (inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme) et quel logement ! Ici pas de SDF, d’expulsions (de "desahucios"), de logements réquisitionnés et revendus par les banques, de sans-toits, de dettes illégitimes pour des décennies, de familles ruinées par les banques après l’explosion de la "bulle immobilière spéculative"...

Le terrain à bâtir est municipal, donc gratuit. Avec l’aide matérielle et technique des maçons et de l’architecte de la mairie, chacun peut construire sa maison et rembourser ensuite 15 euros par mois. Le système d’auto-construction, d’urbanisme solidaire, a doté le village de 350 nouvelles maisons, coquettes, spacieuses. A Marinaleda l’accès au logement s’avère le moins cher d’Europe. La maison peut être transmise à un enfant mais la vente en est interdite.

La réussite de Marinaleda repose sur la combinaison de la démocratie politique, sociale et économique.

La démocratie directe

L’équipe du maire, figure emblématique (Sanchez Gordillo) a gagné les élections municipales du 19 avril 1979, contre l’UCD (centre-droit d’Adolfo Suarez) et gère la mairie depuis, réélu sans interruption. Le maire a créé un petit parti (CUT : Candidature unie des travailleurs), "à la gauche du PCE", mais en alliance avec lui au sein de la coalition "Izquierda Unida".

Bien avant Porto Alegre, Marinaleda pratique le "budget participatif", élaboré avec la population, quartier par quartier. La démocratie permanente, "directe", "participative", presque en temps réel, prédomine sur la démocratie représentative.

L’Assemblée populaire (environ 70 par an), ouverte à tous, constitue le vrai gouvernement collectif du village, en même temps qu’une "université populaire". On y vote le plus souvent à main levée et on y décide de tout, de la voirie, des investissements, du niveau (stagnant depuis des années) des impôts locaux.... Le conseil municipal ratifie ensuite les décisions de l’Assemblée, souveraine.

Pour le maire : "nous sommes partis d’un outil syndical, le SOC (devenu SAT, Syndicat Andalou des Travailleurs) et nous avons construit un contre-pouvoir politique, une sorte de pouvoir de ceux qui n’en ont pas, pour subvertir l’ordre établi et transformer la réalité là où nous vivons. Cela a également permis une régénération éthique de la politique. Aucun élu n’est rémunéré et il peut être révoqué à tout moment. Par écrit, l’élu s’engage à être le premier dans la lutte et le dernier à bénéficier des acquis, par exemple d’une maison. Nous pratiquons le "référendum vinculante" (qui implique chacun). Mais cela n’immunise pas totalement contre les conflits, les contradictions, et les tentations du capitalisme. Il faut sans cesse prêcher d’exemple, alerter, mener la lutte idéologique..."

Le maire "populiste" et "dictateur local"

La bourgeoisie a l’art d’asséner partout les mêmes mensonges dès lors que son pouvoir, fût-il local, est menacé. De Caracas à Marinaleda, elle ne se renouvelle guère. Un maire, professeur, réélu 9 fois depuis 1979, qui fut le plus jeune d’Espagne, qui fait ce qu’il dit, qui fournit toit et droits aux "administrés" (formule ici erronée), qui reste fidèle à ses idéaux, avec altruisme, qui est toujours au premier rang des luttes, qui l’a payé cher, ne peut être qu’un vulgaire "populiste", un "dangereux cacique local", "le dernier des communistes", réélu à la majorité absolue avec 73% des voix. Donc de surcroît un fraudeur ! Rue Neruda, il a subi un attentat. C’était l’époque où des bandes fascistes attaquaient le village...

Gérée par la CUT (9 conseillers sur 11) la mairie fait fonction d’outil politique et citoyen ; elle participe à cette "expérience alternative de libération", construite d’en bas. Et si d’autres l’imitaient ? La droite et les oligarques font feu sur "les rouges". 700 membres du Syndicat andalou des travailleurs (SAT) sont poursuivis pour "violences", "occupations illégales"...

Sur le maire, que son immunité parlementaire de député "Izquierda Unida" au parlement andalou protège pour l’instant, pèsent de lourdes peines...

Pour le journal "La Razon" du 20 avril 2013, le maire, "autodésigné" (le Nicolas Maduro local !) ne distribue l’emploi qu’aux membres du syndicat et du parti ; il fait régner "la loi du silence par peur de représailles" dans ce "sanctuaire du communisme" où "tout tourne autour du maire", même le soleil. L’opposition municipale (deux élus) n’a rien à envier à l’ultra-droite... Et pourtant elle se dit "socialiste". Hipolito Aires Navarro dénonce la "farce de Marinaleda". Le PSOE, rallié au néo-libéralisme, combat avec plus d’énergie "les alternatifs" que la droite délétère et prédatrice.

Le "petit Chavez local", Juan Manuel Sanchez Gordillo, jouit, et ils ne le supportent pas, d’une grande autorité morale et d’une reconnaissance populaire impressionnante. Elles émanent naturellement de son engagement politique radical, transparent, propre.

Marinaleda : une utopie concrète menacée

L’avenir de Marinaleda, de son économie solidaire, restera fragile tant que l’on ne changera pas de modèle économique, répond sans ambages, Maria Pilar, adjointe au maire. Il est difficile aux coopérativistes de contrôler l’intégralité de la chaîne économique. Malgré les efforts de commerce de proximité, de vente directe ou à d’autres coopératives, de recherche de nouvelles pistes de commercialisation, l’essentiel de la production est vendue sur le marché national, et reste tributaire du capitalisme... La coopérative envisage de diversifier les cultures, en priorisant celles qui créent le plus d’emplois, d’acquérir de nouvelles terres, de développer les "cultures bio" (36 hectares expérimentaux pour l’instant)... Pour certains, l’économie locale demeure trop dépendante de l’agriculture. La productivité s’émousse... "Les travailleurs, propriétaires de l’outil de travail, des moyens de production, ont parfois tendance à ralentir le rythme", nous confie un militant communiste. Quelques uns ne mesurent pas bien nos acquis, le travail presque toute l’année...

A Marinaleda, depuis 30 ans, la transformation anticapitaliste s’appuie sur un changement qualitatif des consciences. Beaucoup d’habitants ont participé à la récente opération "d’expropriation" de produits alimentaires de bas dans deux supermarchés, pour les confier à des ONG, aux pauvres. Une action conduite par Sanchez Gordillo, qui a déchaîné, dans un étrange consensus, la haine politique et médiatique contre ses auteurs, poursuivis devant la justice. Une action "illégale, mais légitime". Pour les Marinalédiens, c’est la pauvreté qui est hors-la-loi. Chacun doit avoir le droit de manger tous les jours à sa faim. Si non, la liberté ne vaut rien.

Marinaleda n’est viable que dans une dynamique permanente de lutte. Le premier mai dernier, pour la deuxième fois, le maire et des dizaines d’ouvriers agricoles ont occupé une grande propriété improductive (quelques chevaux sur des milliers d’hectres) appartenant à l’armée : "Las Turquillas de Osuna". Ils en ont été rapidement chassés. L’été 2012, ils l’avaient déjà occupée quelques mois durant. Depuis, 53 militants sont poursuivis pour "dommages et usurpations". A chacun son dû.

A Somonte, à 80 kms de Marinaleda, depuis 9 mois, 70 familles occupent héroïquement une propriété de 40 000 ha. Marinaleda, ce "référent", ce rêve collectif devenu réalité concrète, est-il un modèle transposable ? Construit par la lutte, porté et géré collectivement par toute une communauté, il implique un engagement de chaque instant et un haut niveau de conscience politique. Ici, le "peuple pour soi" existe. On invente les formes d’un autre monde possible. Mais à 2 kms, le village "El Rubio" semble bien soumis. Marinaleda reste certes dans le cadre du "productivisme", mais garantit aux "jornaleros", aux familles, une répartition équitable, assure la dignité ainsi que le "protagonisme" des travailleurs, et satisfait l’essentiel des besoins de tous. L’exemple (ou contre-exemple) devient donc dangereux pour le système. Alors, comme l’on dit en Afrique : on ne jette des pierres qu’aux arbres qui portent des fruits. Comme les petits matins de Marinaleda.

Jean Ortiz,

pour le Grand Soir.

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