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Tu le sais toi-même : vous n’êtes pour les Américains que l’arme qu’ils déchargent contre la Russie

Lettre à un ami ukrainien

Mon cher Oleksandr,
Lorsqu’un ami est frappé par le malheur, le premier réflexe est la compassion. Mais ensuite doit venir la réflexion, puis les mesures propres à résoudre et à réparer. L’ami vrai est celui qui dit la vérité, même et surtout si elle n’est pas agréable à entendre.

Cette guerre est pleine de paradoxes. Le pays qui vous frappe aujourd’hui est justement celui qui vous est le plus proche historiquement et géographiquement, le seul où l’on vous comprend et vous aime par tous ces millions de liens familiaux, professionnels, linguistiques, culturels. Ironie de l’histoire, c’est ce dernier pays d’Europe à commémorer comme il se doit la Seconde guerre mondiale et le seul conscient réellement de l’horreur absolue qu’est la guerre, qui a déclenché l’irréparable. Ce pays qui vous frappe est celui qui souhaitait le plus ardemment éviter cette guerre, celui qui l’a sentie mûrir au fil des années et a déployé toutes les ressources de sa diplomatie pour infléchir le cours de l’histoire et éloigner l’inévitable.

Bien sûr aujourd’hui il t’est plus doux de te mirer dans les trésors de commisération qu’on vous adresse depuis le chaud cocon européen, d’écouter les larmoyants trémolos de ces frères démocrates et leurs promesses d’aide administrative, d’espérer les armes qu’ils se promettent de vous livrer (à crédit ?) jusqu’au premier coup de canon russe dans leur direction. Tu sais, sans l’admettre, que vous ne représentez pour eux qu’une « immigration de qualité » dont ils espèrent « tirer profit ». C’est humain, vous vous accrochez aux déclarations de moins en moins tonitruantes de vos maîtres à penser d’Outre-Atlantique, ces pacifistes capables d’oblitérer sans ciller des pays entiers mais considérant comme la pire épreuve de leur histoire l’effondrement de deux immeubles. Tu le sais au fond de toi-même : vous n’êtes pour eux que l’arme qu’ils déchargent contre la Russie. « Guerre à la Russie jusqu’au dernier Ukrainien »... est-ce là votre ambition ? Votre intérêt ? Votre destin ?

Mon cher Oleksandr, tu le sais mieux que moi : ton pays paie aujourd’hui le prix dramatique de ses erreurs. Hélas, elles ont été nombreuses et ce prix sera élevé, car l’histoire est sans pitié. N’espérez rien de la chorale des Européens et Etasuniens qui interprète votre héroïque agonie comme une Chanson de Roland moderne. Votre descente dans l’enfer d’aujourd’hui a été longue. Et il n’a pas manqué en chemin de signaux avant-coureurs ni de sonnettes d’alarme.

Indépendants, vous n’avez pas su cueillir les fruits de votre indépendance. Pourtant des fées s’étaient penchées sur votre berceau : en 1991, vous étiez l’un des pays nouvellement indépendants les plus prometteurs. Le riche héritage industriel et minier de votre passé soviétique, une géographie idéalement propice à l’agriculture, des ressources touristiques inégalées dans l’ex-URSS vous assuraient un PIB par habitant supérieur à la moyenne de la CEI (1). Sans compter une population éduquée, des infrastructures routières, ferroviaires et gazières les plus développées et la proximité des marchés est-européens. Ce n’est pas tout : des accords avantageux avec votre grand voisin vous assuraient une rente confortable sur le transit du gaz vers l’Europe et des tarifs imbattables sur le gaz, l’électricité et les matières premières russes qui auraient pu et dû conduire à un décollage économique spectaculaire (2). Cette situation de potentialité prometteuse s’est prolongée, avec des hauts et des bas, jusqu’en 2004 environ.

Naïfs, vous avez alors cédé au chant des sirènes de l’UE et des USA. Vous vous êtes laissés séduire par leurs promesses creuses d’amitié éternelle et d’intégration future, vous vous êtes laissés contaminer par leur russophobie congénitale. A partir du premier Maïdan, vous avez commencé à vous construire non pas en tant que nation, mais comme théâtre d’affrontement entre prorusses et antirusses.

Sous prétexte de vous arracher d’un passé soviétique auquel vous aviez pourtant ajouté bien peu de réalisations récentes (3), vous avez ressuscité de plus que douteuses figures de la collaboration avec les nazis et des pogroms de la Seconde guerre mondiale. Témoin ces avenues Stepan Bandera, ces stades Choukhévitch, ces milices « SS Galicie » et surtout ce cri de guerre « Gloire à l’Ukraine ! Gloire à ses héros ! » que l’on a entendu résonner aux plus hauts niveaux de l’Etat. Évidemment, ça n’a pas été unanime. Bien sûr, il s’est trouvé des gens pour protester, pour refuser de renoncer à ces acquis et à ce voisinage si fructueux en échange du plat de hamburgers sauce bruxelloise que l’on vous faisait miroiter.

Tandis que les hautes sphères de l’Etat se perdaient dans une corruption absolue (4), que les oligarques se livraient au trafic d’armes et de matières premières, que Hunter Biden détournait, avec le soutien de son vice-président de père, des millions de dollars (5), ton beau pays s’enfonçait dans sa lutte fratricide. Le second Maïdan, moins idéaliste que le premier, signait dans le sang le début d’une guerre civile dont nos médias n’ont jamais rendu compte. Il y eut les brûlés vifs d’Odessa (6), puis le blocus du Donbass, et l’on comprend que la Crimée, russe de cœur et plus privée d’investissements encore que le reste du pays, ait voté son indépendance puis son rattachement à la Russie. Ce premier choc a-t-il provoqué une salutaire prise de conscience, un changement de cap ?

Evidemment non.

Encouragé par les « sanctions » unanimes du camp occidental qui s’appliquent à la Russie quoiqu’elle dise ou fasse, votre establishment s’est alors lancé dans une surenchère mortifère au Donbass, coupant tous les approvisionnements aux républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk (routes, eau, électricité, pensions) et pilonnant sporadiquement les villes et villages par-dessus la frontière intérieure qui se matérialisait. Les accords de Minsk 1 puis 2, qui dessinaient un possible modus vivendi entre l’Ukraine et ses provinces russophones, n’ont jamais été respectés par Kiev, la propagande maccartyste de l’Occident se chargeant d’en rendre responsable la Russie (7), tandis que la déclaration de guerre intérieure du président Porochenko, « nos enfants iront à l’école, les leurs se terreront dans les caves » (8) prenait un tour sinistrement pratique.

Mais c’est à Volodymyr Zelenski, ce « héros » chanté par Emmanuel Macron, que revient la plus lourde responsabilité. Russophone, élu sur une plateforme d’anticorruption et de retour à la paix, il s’est rapidement révélé le jouet de forces qui le dépassaient. D’une part celles qui, depuis Washington, l’encourageaient à poursuivre une meurtrière politique de siège du Donbass opportunément couverte par l’omerta médiatique en Occident, d’autre part celles des milices néo-nazies qui terrorisaient en toute impunité les populations russophones et se pavanaient, étendards à croix gammée au vent, sur les avenues de ton malheureux pays.

Au fil des ans, ces forces ont méthodiquement écarté toute issue pacifique. Vladimir Poutine a développé un effort diplomatique intense mais infructueux, impuissant qu’il était à imprimer sa vérité dans l’espace médiatique dominé par les narratifs occidentaux. Ses « lignes rouges » (garantie de neutralité de l’Ukraine, de non-implantation de bases de l’Otan aux frontières de la Russie, etc) soigneusement calibrées, éminemment raisonnables et surtout conformes à l’intérêt général qui est de prévenir une guerre mondiale, ont été rejetées avec mépris par un Occident campé sur d’abstraits « principes universels », habitué qu’il est à les imposer par le fer et par le feu aux récalcitrants. Tandis que les livraisons d’armes made in USA et made in UK vers l’Ukraine s’accéléraient, Zelenski-le-héros se payait le luxe de jeter de l’huile sur le feu, menaçant de revenir sur l’engagement de non-prolifération de son pays (9). Dès lors le drame était noué : le pistolet sur la tempe, il ne restait à la Russie qu’à capituler ou frapper vite et fort, par surprise. Nous voici au 24 février.

Tout cela, tu le sais parfaitement, et mieux que moi. Mais, endormi par le chant des sirènes occidentales, tu préfèrerais l’oublier. Quel chemin pour sortir de l’impasse ?

Ce chemin, hélas, c’est la partition. Huit ans de guerre civile et de déclarations criminelles aux plus hauts sommets de l’Etat rendent illusoire la réconciliation entre Ukrainiens. Seule l’amputation de ces territoires, « gangrénés » selon la terminologie des autorités de Kiev (10), permettra à l’Ukraine de se constituer en nation et, il faut l’espérer, de renouer avec la prospérité.

Les exigences de la Russie concernant l’Ukraine n’étaient pas délirantes. Neutralité, fédéralisation, dénazification, absence de bases et de missiles otaniens/étasuniens en Ukraine. Après tout, les mêmes règles s’appliquent tacitement au Mexique, au Canada et à tous les Etats insulaires proches des côtes étasuniennes : ils ne font pas partie d’un bloc militaire dominé par la Russie, ils n’abritent pas d’arsenal ni de bases militaires russes, aucune milice armée d’obédience néo-nazie (ou communiste) n’y est tolérée. Depuis que le conflit s’est radicalisé, la solution préventive d’une fédéralisation doit forcément être remplacée par celle, curative, de la partition. Ce n’est qu’au prix d’une autodétermination, région par région, de l’Ukraine entre sa composante nationaliste et sa composante russophile, que les plaies pourront guérir et le pays aller de l’avant. La difficulté pratique, même si elle n’est pas théoriquement insurmontable, étant d’organiser un contrôle international qui rendra sa conduite transparente et ses résultats indiscutables pour toutes les parties. Cette solution pragmatique, si elle pouvait s’imposer à la place d’un conflit économico-militaire mondial, aurait pour mérite subsidiaire de mettre fin à une guerre civile qui, selon Vladimir Poutine, tournait au génocide.

Nationaliste ou russophile, à toi, mon cher Oleksandr, de choisir ton avenir que j’espère dans un cas comme dans l’autre prospère et serein.

Christophe TRONTIN

Notes.

1 Ces notes renferment des informations connues de tous les Ukrainiens, elles sont destinées à éclairer les lecteurs français à qui ces données ont généralement été tues. Environ 7000$/hab. Celui de la Russie avoisinait les 8000$/hab (source Wikipedia). Le PIB par habitant (en PPP) n’a crû que de 37% en Ukraine, contre 265% en Russie entre 1991 et 2018.

2 Pour prendre l’exemple emblématique du gaz, la Russie a commencé par garantir à l’Ukraine un tarif égal à 50$ par milliard de m3 pendant les années 1992-2005 ; ensuite une politique d’alignement progressif sur les tarifs mondiaux a été suivie entre 2005 et 2015 ; depuis 2015 l’Ukraine, refusant d’acheter du gaz au « pays agresseur » se fournit en gaz (principalement russe) auprès de fournisseurs européens au tarif le plus élevé d’Europe.

3 Difficile de parler en part de PIB, mais l’essentiel de l’appareil productif de l’Ukraine actuelle hors agriculture et agro-alimentaire (nucléaire, aéronautique, sidérurgie, chimie, mines, transports) repose sur des équipements, souvent obsolètes, hérités de la période soviétique.

4 Avis de spécialiste : Alexei Navalny, pourfendeur à juste titre de la corruption en Russie, constate qu’elle est « bien pire encore » en Ukraine (Навальный об украинских выборах, 6 avril 2019).

5 En 2016, le vice-président américain Joe Biden menaçait le président ukrainien Porochenko de le priver d’un crédit d’un milliard de dollars s’il refusait de limoger un procureur s’intéressant d’un peu trop près aux affaires de la holding gazière Burisma, dans laquelle pantouflait son fils Hunter Biden.

6 Le 2 mai 2014, un incendie criminel a provoqué la mort de 42 manifestants prorusses enfermés dans un bâtiment. L’enquête n’a jamais désigné de coupables.

7 La Russie n’étant, au même titre que la France et l’Allemagne, que le garant d’accords passés entre Kiev, Lougansk et Donetsk.

8 Discours d’Odessa du 27 octobre 2014.

9 Déclaration du 22 février. Avec son complexe nucléaire et ses capacités en matières de missiles, l’Ukraine est bien plus avancée que des pays tels que l’Iran et pourrait rapidement développer une « bombe sale », estiment les autorités russes (commentaire de M. Choïgou, ministre de la Défense, lors de la partie télévisée de la conférence du Conseil de sécurité russe du 21 février 2022).

10 L’expression, employée par l’écrivain lauréat du prix Chevtchenko Vassil Chkliar dès 2011, est régulièrement reprise depuis par des députés et des ministres ukrainiens.

COMMENTAIRES  

02/06/2022 20:18 par bostephbesac

Rien à redire, le texte ferait bien d’ être lu par une majorité "des intéressés" coté Ukraine occidentale- et même chez nous (!) - mais nes merdias occidentaux ne le permettront pas, évidemment.

Nouvelles du front : 21 frappes de "précision" (missiles balistiques en général - Iskander, Kalibr, Onyx) sur des "concentrations de troupes et matériels" dans la région de Kharkov . Quelque chose à venir dans le secteur ?

02/06/2022 21:21 par bostephbesac

Severodonesk contrôlé/libéré à 80% par les Russes (20 Minutes).

02/06/2022 23:11 par bostephbesac

Je n’ ai pas retrouver la source (forums de RI (Gudtchnek sans doute)), mais il était dit que la Russie,.en coulant 2 vedettes rapides près d’ Odessa, a bloqué la préparation d’ unr attaque sur L’ Ile des Serpents. Une hose certaine : ces derniers jours, plusieurs drones uknazis ont été abattus près de cette île.

03/06/2022 00:36 par Vania

Texte extraordinaire. À diffuser largement !

03/06/2022 13:36 par Safiya

Merci Christophe TRONTIN. Vos mots touchent et la tête et le coeur. Rarement lu un texte aussi limpide. Un papier qui vaut d’être lu par le plus grand nombre.

03/06/2022 13:50 par CAZA

Bonjour
L’auteur s’adresse à l’ "ami " comme si ce dernier avait été stupidement aux abonnés absents , voire même complaisant avec les nazis, de la compréhension de ce qui se passait ( tramait ) dans son pays , le plus corrompu de l’Europe .
Un peu comme les allemands de 1933 qui ont assistés à la montée du nazisme , où les bandes armées faisaient la loi et assassinaient dans la rue , et restaient planqués chez eux pour sauver leur peau ou émigraient .
C’est exactement ce qui s’est reproduit en Ukraine où les opposants sont en sursis (prison et torture ) dans leur propre pays
C’est pas les citoyens qui ont fait des erreurs car ils ont voté pour un candidat qui avait la paix avec la Russie dans son programme .
Alors c’est qui le responsable ?
Bien connu ici c’est toujours le même : Le capitalisme occidental jamais économe de crimes pour sa prospérité .
Héhé j’ai quand même fais suivre à quelques connaissances BCBG de la bande à JL .
Comme pour les yougourts ils envoient à la corbeille sans lire .
Mais ils ne m’envoient plus rien sur le contrôle social en Chine . Ouf

03/06/2022 14:11 par CAZA

RE
Camarade si tu as un ou des doutes n’hésite pas à demander à ceux qui tchèkes les quoidefaux pour t’aider gracieusement à piger .
Ils vont t’expliquer comment ça marche une démocratie sponsorisée par le vrai "ami " américain .

https://www.liberation.fr/checknews/volodymyr-zelensky-a-t-il-suspendu-onze-partis-dopposition-ukrainiens-20220324_32PCSM7A4NGN7KF7OQN7OSHMYM/

04/06/2022 11:47 par bostephbesac

En suite à mon post du 2/06 (23 h 11) : dans l’ un de ses récents textes ("la stratégie du quitte ou double" (Réseau International)), Erwan CASTEL confirme pour la destruction des 2 patrouilleurs uknazis - dans le port de Ochakov, connu comme base de l’ OTAN.

04/06/2022 16:59 par bostephbesac

Réseau International annonce la première - officielle - mort d’ un mercenaire Français tué au combat en Ukraine, près de Kharkov plus précisément.

05/06/2022 16:56 par len

Poutine et son entourage sont arrivés un peu tard en politique *** Car même à la fin des années 70’, moment où le gang des multi-milliardaires qui règnent sur l’otaneuro zone a un ascendant économique et stratégique sur une très grande partie de la planète, le clan Poutine, dans une URSS affaiblie, aurait fait les meilleurs choix pour éviter la dissolution du pays, et permettre à l’Union Soviétique de dépasser à tous les niveaux l’oncle sam, le plus grand territoire otanien, et propriété exclusive de la jet set *** Poutine et Xi, même s’ils ne le disent pas, n’ont pas rompu avec le socialisme *** Ils veulent seulement utiliser le capitalisme pour ruiner totalement les multi-milliardaires qui règne sur l’otanie et apparenté, que ce soit le fait de la puissance publique des états russe et chinois, sans cesse renflouée en or, devises, propriétés industrielles et financières *** Une puissance publique au travers de prête-noms privés pour couler les élites économiques qui règnent sur l’occident *** Dans une Union Soviétique dirigée par le clan Poutine, la République Socialiste Soviétique d’Ukraine, sans de soucier de composantes éthiques et religieuses que le socialisme minore pour le meilleur, aurait largement contribué à ce développement *** De cette ukraine désoviétisée après 1991, la jet set voulait le beurre et l’argent du beurre *** Car en exacerbant tous les chauvinismes possibles dans ce pays, la jet set et ses larbins des territoires otaniens ont validé implicitement le démantèlement à venir du pays *** La jet set aurait voulu rajouter l’ukraine à ses propriétés otaniennes, une ukraine voulue administrée progressivement par une minorité germanique de l’ouest du pays, voir des larbins du nord de l’europe et d’amérique du nord, au dépens de la très grande majorité slave *** Ethiquement, on ne peut pas prétendre maintenir l’unité d’un pays avec une petite minorité disqualifiant une grande majorité des habitants *** En encore moins géostratégiquement surtout si une partie de cette majorité est voisine, et a de forts points communs avec des habitants de la puissante Fédération de Russie, et fait appel à elle pour avoir son indépendance, pour ne plus être en contact avec les franges nazifiées *** Les cartels financiers qui règnent sur washington et bruxelles, avec leurs habitudes de toujours vouloir diviser pour mieux régner, ont acté la fin de l’ukraine *** Avec leurs moyens de communication, ils ont bien essayé de ranger une partie des slaves de leur côté, des slaves qu’ils méprisent au plus haut point *** Ceux-ci auraient eu l’occasion de le vérifier, si le gang des multi-milliardaires qui domine l’otanie, avait réussi à transformer toute l’ukraine en plateforme de combat digne du troisième reich, y entasser des armées régulières otaniennes, paramilitaires en tout genre, et quincaillerie high tech de combat, le tout destiné à abattre et démaneler la fédération de ce pays, et s’approprier les richesses du pays, en attendant de faire de même avec la Chine.

06/06/2022 12:41 par sylvain

les relations entre les empires et leurs anciennes colonies sont toujours compliquées, entre haine et dépendance, besoin et mépris .
Cette situation rappelle par bien des points l’algérie française, une très vieille colonisation, une implantation massive de la population de l’empire, une condescendance de bon père de famille , de vieilles horreurs et du ressentiment qui couve... puis un mouvement nationaliste très dure qui acte un rejet total, qui massacre, qui scinde la population entre traitres, collabos et fiers nationalistes...et qui pourrait aboutir a une migration des "harkis" russes d’ukraine

J’espère qu’ils trouveront une meilleure solution . Le degrès de racisme entre "grands russes" et "petits russes" me parait moins important qu’entre français et algériens.

27/06/2022 11:45 par andreanaz

À l’auteur ; j’ai tellement aimé votre texte que je trouve juste, humain et stylé, que je l’ai proposé sur Agoravox où il a été publié ce matin ; hélas jusqu’ici les commentaires sont faits par les zélés aimants de Zelinsky ! ça vole pas haut mais ça pollue !
Merci pour ce texte magnifique.

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