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Michéa et l’impasse libertaire

Dans le panorama des idées contemporaines, l’anarchisme occupe une place singulière. Ultra-minoritaire dans la société, il exerce une influence diffuse dans les sphères universitaires, notamment aux États-Unis, où des auteurs renommés comme Noam Chomsky ou David Graeber ne font pas mystère de leur adhésion à la doctrine. Que cette influence soit intellectuellement bénéfique, qu’elle contribue à mettre en question nombre d’idées reçues, que l’anarchisme constitue à certains égards un antidote respectable au libéral-conservatisme dominant est évident. Son audience s’est également élargie, en Occident, à l’occasion de la crise pandémique, l’État étant suspecté d’enfermer les populations pour asseoir sa domination et d’imposer au pauvre petit individu des restrictions insupportables. Renouant avec les analyses de Foucault, un vent libertaire a soufflé, incriminant une « biopolitique » visant à l’encasernement des corps et à la soumission des esprits, comme si le confinement, Big Brother et la vaccination obligatoire allaient accoucher d’un nouveau régime totalitaire. Ce regain libertaire justifie en tout cas qu’on revienne sur la doctrine, en se demandant si son relatif succès n’a pas son revers de la médaille, susceptible qu’il est, dans le même temps, de générer des illusions préjudiciables dès qu’il s’agit de penser les solutions alternatives. Les questions posées par l’idéologie libertaire risquent alors de demeurer sans réponse, tant il est vrai qu’elle s’interdit, précisément, de formuler les réponses qu’elles attendent.

On se souvient qu’au début du XXe siècle, les seuls moyens d’action légitimes, aux yeux des anarchistes, étaient la grève générale, l’action directe et la reprise individuelle. Instant magique où le prolétariat interrompt le cycle de l’exploitation, la grève générale, en particulier, apparait comme le concentré idéal de la révolution libertaire : portés par leur élan insurrectionnel, les ouvriers se saisissent de l’appareil productif et l’utilisent désormais pour leur propre compte. Or toute la difficulté, cela n’échappera à personne, réside dans le jour d’après. Si la grève générale suspend la production, sa reprise sous l’égide des travailleurs associés est une autre affaire. Elle nécessite une préparation et une coordination des tâches rarement réalisées dans les faits. L’expérience des soviets de 1917, puis celle des conseils ouvriers catalans de 1936 ont tourné court : non parce que les travailleurs étaient incapables de s’organiser, mais parce que les conditions de la guerre civile exigeaient la centralisation du pouvoir. Le problème de la grève générale révolutionnaire, c’est qu’elle surgit à l’occasion d’une crise qui requiert le contraire de ce qu’elle est censée inaugurer : non la libre association des travailleurs, mais la direction centralisée de la lutte. Rêvée à défaut d’être accomplie, la grève générale est condamnée à rester ce « mythe mobilisateur » dont parlait Georges Sorel : efficace pour stimuler la lutte, elle s’avère inapte à la faire aboutir.

Également prônées par l’anarchisme, l’action directe et la reprise individuelle illustrent aussi les limites de la doctrine. L’action directe, c’est l’action des travailleurs contre les exploiteurs, sans intermédiaire, classe contre classe. Les libertaires refusent la politique au motif qu’elle est corrompue par le principe d’autorité, et qu’elle soumet la lutte prolétarienne aux exigences de la lutte pour le pouvoir. Ils acceptent le combat syndical, en revanche, à condition qu’il organise l’autonomie ouvrière et rejette toute forme de compromis de classe. Si l’anarcho-syndicalisme espagnol est le seul mouvement de masse qu’ait engendré l’idéologie libertaire, la guerre civile provoquée par le pronunciamiento franquiste en a scellé le sort. Contraints d’accepter la discipline militaire, les miliciens de la CNT-FAI ont disparu avec la défaite d’une République assassinée par le fascisme et trahie par les socialistes français. Troisième forme d’action privilégiée par les anarchistes, la reprise individuelle vise à reprendre à la bourgeoisie le fruit de ses propres rapines. Justifiant le banditisme au grand cœur, elle s’est illustrée par les aventures rocambolesques de la « bande à Bonnot ». Fuite en avant dans l’action pure, elle marque le rejet de l’action collective au profit d’une révolte brute, elle fait de l’illégalité une fin en soi : le refus de l’ordre lui tient lieu de doctrine et le maniement du pistolet résume sa pratique révolutionnaire.

L’anarchisme contemporain est assurément fort éloigné de ces références qui ont plus d’un siècle et qui témoignent d’une époque révolue. Éclaté en de multiples tendances, le mouvement libertaire est aujourd’hui divisé en deux courants complètement hétérogènes. D’un côté un anarchisme intellectuel, petit-bourgeois, qui jette un regard désabusé sur la politique. De l’autre un anarchisme groupusculaire, dépourvu de toute élaboration doctrinale et ravi d’en découdre avec la police à coups de coktails Molotov. D’un côté Bookchin, Graeber et Michéa ; de l’autre, les Black Blocks, les Autonomes et les Antifas. D’un côté une théorie sans pratique, de l’autre une pratique sans théorie. Des deux côtés, le même rejet de la politique, la même répugnance pour l’État, rendu responsable de tous les maux de l’humanité. Mais si les groupes subversifs prétendent renverser la table, il n’en va pas de même des représentants de cette intelligentsia libertaire qui a ses entrées auprès de la presse bourgeoise. Elle trouve simplement que nous souffrons d’un excès de centralisation, que l’État pèse trop lourdement sur la société, que Big Brother s’insinue dans notre vie privée, et que ce serait tellement mieux si on laissait s’épanouir les initiatives locales.

C’est dans « la lignée d’un socialisme antiautoritaire et attentif aux libertés individuelles » qu’il faut replacer le combat de Proudhon et de tous ceux, dans son sillage, qui « refuseront jusqu’à l’idée même d’un socialisme d’État », écrit Jean-Claude Michéa. Pour l’auteur de Notre ennemi, le capital, un double choix s’offre à ceux qui veulent sortir du capitalisme : d’abord entre le socialisme et la barbarie, puis entre le socialisme d’en bas et le socialisme d’en haut. Dans cette perspective, les impulsions de la base sont créditées d’une vertu révolutionnaire dont le dirigisme étatique est la négation absolue. Le véritable ressort du changement, l’antidote au capitalisme effréné qui ruine la planète, c’est l’auto-organisation à l’échelon local. Communes librement fédérées, coopératives unies par le mutuellisme fourniront son ossature à la société de demain. Comment ces structures locales vont-elles traiter leurs problèmes communs ? Par une coordination qui échappera à la logique du marché, mais en évitant de confier cette tâche à une institution centrale qui pourrait devenir un embryon d’État.

Ni marché, ni État, donc, mais une harmonisation spontanée des intérêts, une convergence des initiatives communautaires.

« Cette forme libertaire, ou radicalement démocratique, du socialisme originel » n’est pas opposée dans son principe à toute idée de planification économique. Mais un tel projet, s’il est « indispensable dès lors qu’on rejette l’idée d’une coordination des activités productives par la seule logique du marché », doit toujours « trouver sa source première dans l’autonomie locale et le droit corrélatif des individus à exercer un contrôle direct sur leurs conditions d’existence immédiates ». Il lui appartient ensuite de se déployer « de bas en haut et de la circonférence au centre », selon la formule de Proudhon. Cette organisation fédérale n’a pas vocation à prendre en charge les tâches que les niveaux décentralisés peuvent fort bien accomplir par eux-mêmes. Mais il en va autrement, par exemple, avec l’organisation des transports ou la répartition des matières premières. Autant de tâches pratiques, en effet, qui « soulèvent une multitude de problèmes concrets ayant donné lieu, dans le mouvement anarchiste, à d’inépuisables débats théoriques ». Mais ces problèmes sont « bien moins compliqués à résoudre, si on y réfléchit bien, que ceux qu’engendrent par définition le projet d’une planification intégrale et centralisée de la production planétaire ou, à l’inverse, celui d’un abandon complet de la vie humaine aux seules lois impersonnelles et anonymes du marché dit autorégulé ».

Ainsi Jean-Claude Michéa admet-il que l’exercice de compétences partagées par les communes fédérées n’est pas chose facile. Hormis les tentatives avortées de la Commune en 1871 et de l’anarchisme catalan en 1936, la mise en place d’une organisation unifiée sur la base de l’autonomie communale ne correspond d’ailleurs à aucune expérience historique. En tout cas, la « multitude de problèmes concrets » qu’elle soulève ne s’est jamais posée à l’échelle d’un pays. Quant aux « débats théoriques » au sein du mouvement anarchiste, ils n’ont jamais dépassé le stade de la théorie. Fascinante, également, est la façon dont Michéa conçoit les alternatives concrètes à la fédération proudhonienne des communes libres : soit la planification intégrale de la production planétaire, soit la soumission totale aux lois du marché. Bref, deux configurations parfaitement imaginaires : la première parce que cette planification supposerait un gouvernement mondial dont l’avènement est improbable, la seconde parce qu’il y a des forces qui font déjà barrage à la domination du marché.

On aimerait croire l’auteur lorsqu’il suggère que de telles forces relèvent du fédéralisme d’inspiration proudhonienne, mais est-ce bien sûr ? « L’autonomie locale, celle qui permet aux habitants d’une localité donnée d’être le moins dépendants possible des décisions arbitraires des pouvoirs centraux ou des cours perpétuellement changeants du marché mondial, ne peut trouver son accomplissement véritable que dans le cadre d’un monde fédéral ». Mais comment ces localités s’y prendront-elle pour résister à la pression des marchés mondiaux ? Une paisible fédération de villages est-elle de taille à affronter ce monde de brutes ? La faiblesse de la pensée libertaire, c’est qu’elle oppose un déni de réalité à ce qu’elle déteste, et qu’elle croit avoir réglé le problème en regardant ailleurs. Double aveuglement : ce n’est pas parce qu’on croit aux vertus de l’autonomie locale que le monde entier va s’y convertir, ou même laisser prospérer gentiment ceux qui s’y adonnent ; et ce n’est pas parce que l’État est l’instrument de la bourgeoisie qu’il est destiné à le demeurer éternellement. Aveugle au mouvement réel de l’histoire, la pensée libertaire refuse obstinément de voir dans l’État le seul antidote à la toute-puissance du marché. En le rejetant catégoriquement, elle préfère renoncer à la souveraineté et choisir l’impuissance politique.

« L’universel, c’est le local moins les murs » : cette formule de l’écrivain portugais Miguel Torga résume toutes les contradictions de la pensée libertaire. Car entre le local et l’universel, il y a ce que les anarchistes repoussent de leur univers mental : un État qui garantit aux communautés de base le respect de leurs prérogatives. Ils oublient que c’est la Révolution française qui a instauré les libertés locales au détriment des provinces d’ancien régime. Ils ne voient pas que les entreprises autogérées n’auraient jamais vu le jour sans un État fort, que ce soit en Yougoslavie sous Tito ou en Algérie sous Ben Bella ; qu’il n’y aurait pas d’entreprise chinoise comme Huawei, propriété de ses salariés-actionnaires, sans la tutelle d’un État socialiste. Dans les sociétés capitalistes elles-mêmes, les coopératives, mutuelles et associations n’existent qu’à l’ombre de la puissance publique dont elles relaient l’intervention. Tout se passe comme si l’aveuglement au rôle de l’État légitimait une immolation de la souveraineté sur l’autel de l’autonomie. Culte du spontané, idolâtrie du local, superstition du terroir, peu importent les motifs : pour l’anarchisme des intellectuels, le refus de la politique évite le désagrément d’avoir à se compromettre. En attendant, il reste toujours la permaculture, les ZAD et les monnaies locales.

L’anarchisme de Jean-Claude Michéa, comme celui de ses prédécesseurs, fait donc l’impasse sur la reconquête de la souveraineté. Comme le montre l’expérience historique, ce double rejet du national et de l’étatique mène tout droit à la passivité et à l’impuissance : aucune libération nationale, aucune révolution socialiste, aucune politique progressiste n’a jamais vu le jour en s’inspirant de l’anarchisme. Intellectuellement séduisant, il est politiquement inopérant. Pratiquant le grand écart entre la théorie et la pratique, il donne satisfaction à la conscience au prix d’un renoncement à agir. Si cette doctrine ne laisse à ses partisans que le rôle de spectateurs d’une histoire écrite par les autres, c’est qu’au fond ces réalisations ne les intéressent pas. A quoi bon lutter pour l’indépendance nationale, pour le développement du pays, pour construire un État populaire, puisque « l’État c’est le mal » ? Participer à une telle entreprise serait retomber dans l’ornière du « socialisme par en haut », même s’il est massivement soutenu par le peuple ; ce serait cautionner l’avènement d’une nouvelle oligarchie, même si sa politique sert les masses ; ce serait se compromettre avec une histoire équivoque, quand on rêve de transparence. Sauf que toute histoire est équivoque et qu’à condition de rester à l’écart on ne voit pas comment y entrer sans assumer cette part d’ombre qui s’attache à l’action politique.

COMMENTAIRES  

03/07/2020 14:13 par Autrement

Voilà un article génial, sympathique et extrêmement nourrissant !

03/07/2020 18:46 par daniel

Il serait temps.....
Après avoir subi le confinement pourquoi pas une grève générale pour remettre les pendules à l’heure avec le système capitaliste ?

04/07/2020 09:58 par Assimbonanga

Si les résistants communistes ont pu imposer les jours heureux et la création de la sécu c’est parce qu’ils avaient pris les armes, versé leur sang et fait couler le sang. Nous n’en sommes plus là et nous sommes donc dans les choux. Plus aucun rapport de force : nous sommes en faiblesse totale. Oui, la grève générale serait la seule arme. Mais allez faire comprendre ça !

04/07/2020 17:41 par pierreauguste

Cela prendrait trop se temps pour reprendre point par point les constats idéologiques de ce texte :"Politiquement inopérant,grand écart,renoncement à agir,double aveuglement ,déni de réalité et j’en passe avec la sensation d’un arrière goût à charge au petit bonheur.
Mais je voudrai revenir sur 2 points simplement :"Une république assassinée par le fascisme et trahie par les socialistes français".....Et j’ajouterai(fut ce un oubli) ,aussi par la destruction systématique des mouvements populaires libertaires par les communistes,toujours en Espagne autour des années 36.Quant à Chomsky il vous répond, dans les "cahiers de l’Herne"que je vous propose de lire , au sujet de votre analyse un peu "caricaturale" schématisant la position des anarchistes par rapport à l’état.

04/07/2020 20:00 par Dominique

L’anarcho-syndicalisme espagnol n’est pas le seul mouvement de masse d’inspiration anarchiste. Voir par exemple la révolution zapatiste au Mexique, Les communistes mexicains, qui ne représentaient qu’une petite minorité de la population se sont fait financer et armer par des riches familles US comme le Rockefeller, la CIA n’existait pas encore, ce qui leur a permis de vaincre le mouvement zapatiste et de liquider la révolution mexicaine. Ce n’est qu’un des multiples exemples historiques où les meilleurs ennemis des communistes ne sont pas les capitalistes mais les anarchistes.

Ceci dit, je suis entièrement d’accord avec pierreauguste, ce texte est tellement rempli d’erreurs et de distributions de points goldwin que ce ne serait qu’une vaste perte de temps de lui répondre. Partant du constat que le mode de vie est tout autant irrécupérable que le capitalisme avec lequel il ne fait qu’un pour former un véritable corporatisme guerrier, inégalitaire et mortifère qui mène avec succès une guerre d’extermination de la Vie, les anarchistes aujourd’hui proposent : La guerre écologique décisive.

05/07/2020 00:07 par Toff de Aix

Le grand oublié de ce texte de très mauvaise foi, c’est par exemple Makhno qui mit en œuvre ses convictions en créant une armée libertaire. Armée qui libéra nombre de villages du joug des propriétaires terriens oppresseurs, et mit en œuvre l’anarchisme de façon concrète, par exemple en redistribuant équitablement les terres après avoir exproprié leurs accapareurs...

Avant d’aller sauver l’état bolchévique et sa révolution, lors de l’appel a l’aide de Lénine, cerné par les armées blanches.

Pour ensuite se faire trahir en une nuit par ces mêmes représentants du communisme d’état, qui piégèrent leurs amis et sauveurs anarchistes lors d’une soirée bien arrosée, assassinant tous les principaux cadres de la Makhnovtschina et contraignant Makhno a la fuite en France.

Les libertaires ont toujours été trop gentils, mais soyez en sûrs, ils ne laisseront pas n’importe quel malhonnête ré écrire l’histoire a sa guise.

05/07/2020 08:46 par babelouest

Le titre de l’article serait-il vraiment correct ? Sans vouloir offenser Bruno Guigue, je pense qu’un anarchiste est avant tout égalitaire : pour se créer un monde où les protagonistes œuvrent ensemble dans un même sens sans entrer en conflit, il est nécessaire me semble-t-il que chacun se sente l’égal de son voisin, ni au-dessus, ni en-dessous. Alors seulement pourra se dessiner une fraternité des humains. Puis, les deux pieds bien ancrés sur ces deux piliers, pourront s’envisager des libertés, où celle de l’un n’empiète jamais celle de l’autre quel que soit le plan envisagé. La première liberté est bien entendu celle de vivre ; puis immédiatement derrière celle-ci, s’imposera la liberté de penser selon ses propres évidences, ses propres aspirations : cela n’impliquera pas directement la liberté de s’exprimer, si celle-ci est trop agressive vis-à-vis des autres.

Afin d’un jour pouvoir vivre selon des principes dignes de l’anarchie, il faudra bien d’abord professer un patriotisme, non pour critiquer d’autres voies, et ceux qui les suivent, mais pour se protéger des coups de boutoir ignobles du néo-libéralisme, vicieuse tyrannie se doublant d’une monstrueuse propaganda, afin d’utiliser " la fabrique du consentement". Le patriotisme n’est qu’un moyen, une étape, qui au moins justement permet de garder son propre jugement ; mais attention à ne pas tomber dans un nationalisme agressif, ce serait complètement l’opposé de l’effet recherché.

Dès que la protection de frontières et d’un souverainisme populaire sont obtenu, alors il faut s’efforcer de repenser à partir du voisinage immédiat, celui qui a pour cadre la commune. On se souvient de celle de Paris de 1871, insurrectionnelle par nécessité. Elle a fonctionné correctement jusqu’à ce que des maîtres de forges et autres Grandes Fortunes réussissent à la faire abattre non par eux-même, mais par des soldats subjugués, et probablement enivrés pour ne plus avoir un jugement sain.

Pour la coordination entre communes, c’est le système des cercles qui est le plus adéquat sans doute : au niveau le plus près des personnes (qui n’est pas un niveau "inférieur") une décision collégiale se prend, et convient que le concours de plus de personnes est nécessaire. Alors est décidé un Cercle des Cercles, où des délégués porteurs non de leur opinion, mais de la décision collective, se réunissent pour confronter les décisions de leurs mandants. Selon les cas un consensus né d’apports similaires se dessine, ou non. S’il y a échec le délégué revient devant ses pairs, pour rendre compte des résultats. Alors soit de nouvelles propositions sont élaborées en fonction de facteurs peut-être mal vus au départ, et le même délégué muni d’un mandat complémentaire retournera dans le Cercle des Cercles pour en débattre, avec plus ou moins de succès. Ou la Commune décide de jeter l’éponge, et de se passer de cette réalisation plus grande.

Cela, c’est la vraie démocratie, et c’est aussi la vraie anarchie, qui selon le mot d’Élisée Reclus est « la plus haute expression de l’ordre ».

C’est aussi une forme d’anarchie où le terme de libertaire n’apparaît pas, car ce serait détruire les fondements mêmes de la souveraineté collective.

05/07/2020 09:47 par Assimbonanga

Ce qu’il y a de bien Au Grand Soir, c’est qu’on en apprend autant dans les commentaires que dans l’article. C’est une grande vertu.
C’est aussi le miracle du web que de pouvoir le faire, on est bien obligé de reconnaître les avantages de la technologie, même si l’arrivée de la 5G a de quoi effrayer...

05/07/2020 18:57 par carlito

Salut

perso j’aime beaucoup Bruno Guigne appréciant culture et persévérance.

je suis cependant poussé à mettre un peu en parallèle son récent article sur Karl Marx et celui-ci sur l’Anarchisme et souligner quelques différences plus comportamentales que doctrinaire :
- le Marxisme est un ensemble fermé à l’architecture parfaite adminstrée avec Autorité
j’ai ressenti très jeune que Marx établissant les grands Déterminants Classes et Massestrès visibles et justes dans la perspective dialectique Historique, sautait par-dessus la case Individu.
et AMHA ne pouvait ainsi pré-voir la transformation petit-bourgeoise des prolétaires, ni les aspirations frustrées et désenchantées des habitants de l’URSS

- la dimension non directive , non autoritaire, les pensées diverses, contradictoires des mouvements anarchistes sont au contraire un tribut aux individus.
Récluze vous parle écologie. Louise Michelle d’héroïsme et de passion. Proudhon de coopération. Malatesta d’agriculture. Kropotkine de sciences et syndicats.
(Max Stirner parle à Nietzche (bon ça c’est pour les Libertarian de Wall Street) cet anarchisme Egoïste Total)

Mais la nébuleuse anar, c’est bien un écho de nos psychologies dans nos espoirs et rêves, l’indispensable part de l’esprit voulant croire en la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, sans perdre son être.
Marx reçoit des compliments des économistes
mais les Anars sont dans la rue.

05/07/2020 21:44 par gerard

beaucoup d’anarchistes se la joue grands chevaliers blancs ( j’en ai connu ). Etre marxistes, c’est partir de la réalité de base ( l’analyse concrète d’une situation concrète ) et de faire avancer le smillblick EN FONCTION des possibilités objectives , petit à petit souvent, de façon tempétueuse si nécessaire. Mais jamais, sans peser le pour et le contre, car la réaction de la bourgeoisie sera impitoyable. LES gens qui me parlent d’utopie me donnent de l’urticaire, bien souvent, quand ça tourne au grabuge, on les voit plus, certains vous diront : heu, j’ai piscine ( j’exagère à peine )

05/07/2020 23:17 par François de Marseille

Non, l’anarchisme n’est pas une utopie, c’est tout le reste qui tient de l’utopie. Croire qu’on peut confier son destin à quelqu’un qui souhaite le pouvoir ou à un parti (ce qui revient au même) et espérer qu’il agisse dans votre intérêt, ça c’est de l’utopie.
Ont peut toujours vivre dans ce genre de système, mais sous les conditions que les dominants auront posé, petit petit, pour assoir de plus en plus fermement une domination de plus en plus dure. C’est malheureusement vers quoi tend le citoyen lambda, se contenter de sa situation de dominé.
Ce débat est vieux comme Makhno !

06/07/2020 00:32 par act

@Camarade Bruno Guigue : Anarchie et Communisme , Carlo Cafiero :
"(...) Instruits par les escamotages que les réactionnaires de toute sorte et de tout temps ont faits de la liberté et de l’égalité, nous nous sommes avisés de mettre, à côté de ces deux termes, l’expression de leur valeur exacte. Ces deux monnaies précieuses ont été si souvent falsifiées, que nous tenons enfin à en connaître et à en mesurer la valeur exacte. Nous plaçons donc, à côté de ces deux termes : liberté et égalité, deux équivalents dont la signification nette ne peut pas prêter à l’équivoque, et nous disons : "Nous voulons la liberté, c’est-à-dire l’anarchie, et l’égalité, c’est-à-dire le communisme. (...)"
https://infokiosques.net/lire.php?id_article=555
Entre Marx et Bakounine : César De Paepe De Bernard Dandois : https://books.google.be/books?id=O_BXDwAAQBAJ
De Paepe et Cafiero, deux communistes sincères, membres de la première, qui tenteront d’éviter l’expulsion des anarchistes.

Plus près de nous et puisque flotte la bandera cubana en tête du site :
- qui a accueilli, équipé, armé, les Castro et d’autres Cubains (accompagnés d’un Argentin) au Mexique pour préparer le traversée du Granma ?
- dans quels locaux, sous la protection de quel réseau, se tenaient les réunions clandestines du M-26 dans la capitale et d’autres villes de Cuba ?
- qui soutenait la révolution sur l’ile, à la ville comme dans la sierra, dès le début de la guérilla ?
Les anarchistes, tandis que les communistes ont critiqué, longuement hésité, tardé, chipoté...Avant d’être phagocytés, remanié et que le très pragmatique Fidel ne deviennent président du parti...Quelles sont les couleurs du drapeau du M-26, celles que Fidel portait à l’épaule ?

Moralité ? Dépasser les préjugés, des deux cotés,le communisme sans les anarchistes vire trop souvent au capitalisme d’État rétrograde, voire pire, l’anarchisme sans les communistes ne vire en rien du tout car il reste au stade de débats foireux et lassants. Pendant ce temps le capital poursuit le pillage systématique de l’humain et du vivant.

06/07/2020 06:17 par pierreauguste

Oui François ,et dans ce sens cette phrase de Gunther Anders lue et reproduite cette semaine dans l’Édito de" l’âge de faire" à propos de l’appli stopcovid et d’un monde "déréalisé" : "À l’opposé de l’utopiste,qui imagine un monde qu’il ne peut réaliser,l ’homo technicus produit un monde qu’il n’est pas capable d’imaginer". Et cà s ’adresse aussi à" l’homo politicus" qui nous demande sans contrôle de suivre les yeux fermés ...jusqu’à" l’abîme qui se repeuple",comme dirait un autre édité,comme Anders par" l’encyclopédie des nuisances".

06/07/2020 10:39 par cunégonde godot

Un article intelligent et lucide, bien écrit de surcroît...

Le local c’est l’impuissance et la résignation. C’est le régionalisme, le girondinisme, l’indigénisme, le séparatisme féministe, le communautarisme... masturbatoire (la nuit debout p.ex.). Bref, un pitoyable folklore pour agriculteurs de balconnets...

La tâche urgente ici et maintenant : rétablir les fonctions régaliennes de la République française émanation de la Révolution française universaliste, toujours d’actualité... ou sortir définitivement de l’Histoire en cultivant des navets tenus en laisse par des petits potentats locaux.
Choisissez une fois pour toutes les gogos de la gogôche...

Vive la centralisation étatique, l’énergie nucléaire, vive le frexit et les Gilets jaunes, vive la Sécurité sociale et la retraite par répartition, vive l’ENA, la planification industrielle, l’indépendance nationale, la souveraineté nationale et populaire, la laïcité, vive l’hôpital public, etc.

Vive la France une et indivisible !

(J’espère ne pas être censurée une fois de plus)

06/07/2020 11:38 par Georges SPORRI

Il est peut être inutile de "se prendre la tête" avec des entités qui n’existent plus comme "les anarchistes", "les trotskistes"... Tous ces mouvements sont devenus parfaitement lobotomisés lorsqu’ils ont adhéré à l’écologisme, accepté le truisme du club de Rome qui est une foutaise, remplacé la critique du capitalisme par une mystique contre les sciences, les industries et les techniques...
La mort par KO intellectuel millénariste de ces survivances était sûrement inéluctable, comme leur adaptation à la démocratie bourgeoise dont ils sont devenus la meilleure tendance...
Il est donc utile de rappeler que les révolutions éclatent lorsque l’essor (nécessaire et surtout désirable) des forces productives est entravé par les rapports sociaux de production. Mais la cacophonie des sauveurs de planète "anti-productivistes" est encore puissante et les ersatz d’anar et de trotsk en font partie ; ils y tiennent la grosse caisse, le klaxon et le clairon !

06/07/2020 11:51 par CN46400

La contreverse Proudhon-Marx repose, pour l’essentiel, sur l’état et son corollaire, la lutte de classe. Les anarchistes croient qu’il est possible de passer directement du capitalisme et de son état au communisme sans état. La vie, pour le moment, a toujours démenti cette vision. Quand le capitalisme s’efface, ou est effacé, sur une partie de la planète, il tente, toujours, de revenir, y compris par la force, à partir de la partie de la planète où il domine encore. La défense militaire impose l’état que Marx maintient pour surmonter les contradictions, nationales et internationales, entre les classes, en lutte pour la suprématie, définitive pour le prolétariat, mais toujours provisoire pour la bourgeoisie qui ne peut survivre à la disparition de la propriété privée des moyens de production. Elle a donc besoin d’un état, et de sa dictature, pour défendre, et reconquérir éventuellement, y compris par la force, ses privilèges. C’est ce qu’explique Marx en préconisant, lui, la dictature, provisoire, du prolétariat, en attendant que la bourgeoisie ait perdu ses possibilités de réaction, ce qui rend, alors, possible le "dépérissement" de l’état.
Avant d’avoir vaincu Franco, les anarchistes espagnols voulaient installer le communisme pur, c’était impossible, et ce, même si Franco avait été battu...! Et puis les changements de mode de production ne peuvent se concevoir sans une amélioration pour la classe qui arrive au pouvoir. A savoir, la bourgeoisie quand le capitalisme succède au féodalisme, le prolétariat quand le communisme succède au capitalisme. Encore faut-il que l’accumulation primitive du capital soit suffisante, c’est la mission qui échoit au socialisme, anti chambre du communisme. C’est la NEP de Lénine et Deng Xiao Ping, ou le "socialisme dans un seul pays" de Staline...Marx n’a jamais envisagé l’éventualité d’une victoire de la révolution communiste ailleurs que dans un pays du capitalisme développé !

06/07/2020 13:10 par Renard

Le projet économique de Proudhon est très précis, il s’agit d’instaurer un pouvoir économique aux régions en leur donnant la possibilité de pratiquer un protectionnisme vis à vis des autres (en mettant en place des taxes douanières ou une monnaie locale par exemple), ces régions étant gérés de façon démocratique évidemment. Dans sa pensée l’Etat-nation existe toujours et est là pour donner une cohérence à l’ensemble et garder certaines prérogatives économiques (impôt, protectionnisme national).

Pour Proudhon, protectionnisme et socialisme, c’est la même chose. Le protectionnisme est en effet la façon la plus claire et précise qu’à l’Etat pour réguler les marchés. Dans le système proudhonien, chaque région serait un petit Etat, l’objectif est de découper le capitalisme en tranche pour empêcher une accumulation du capital monstrueuse, mais en restant dans le cadre de l’économie de marché.

On est bien loin des anarchistes actuels je vous le concède, d’ailleurs très peu ont compris la véritable nature du proudhonisme.

06/07/2020 14:19 par babelouest

@ CN46400
Mais alors que dire, quand après avoir subi le gros du choc des armées Blanches du général Dénékine, donc affaiblies,mais victorieuses, les éléments de la Makhnovtchina issues de la conscription évidemment, se sont retrouvées en face des hordes endurcies de Trotski ? Elles ont plié bien sûr parce que, non professionnelles, Quel gâchs ! Un internationaliste a tué, TUÉ, une façon humaine de vivre. L’Ukraine de Makhno n’avait rien à voir avec celle des nazis d’aujourd’hui.

06/07/2020 17:36 par CN46400

@Babelouest
Dans une nation il ne peut y avoir plusieurs armées, les bolchos, qui étaient jacobins, ont dû s’entendre avec les SR, ce qui n’allait pas avec Makno....

06/07/2020 20:31 par Xiao Pignouf

@Cunégonde

Choisissez une fois pour toutes les gogos de la gogôche...

Vive la centralisation étatique, l’énergie nucléaire, vive le frexit et les Gilets jaunes, vive la Sécurité sociale et la retraite par répartition, vive l’ENA, la planification industrielle, l’indépendance nationale, la souveraineté nationale et populaire, la laïcité, vive l’hôpital public, etc.

Vive la France une et indivisible !

Ben, ça devrait pourtant pas être difficile, suffit de cocher les cases pour savoir quel parti satisfait le plus vos conditions, vous pourriez au moins prendre cette peine... Comme d’hab, vous parlez beaucoup (pour ne rien dire à part votre mépris), CG, je vous suggère de créer votre propre parti politique... On n’est jamais mieux servi(e) que par soi-même.

06/07/2020 22:29 par Assimbonanga

Des navets tenus en laisse par des petits potentats locaux ? C’est quoi ? Du jardinisme, de l’agriculturisme ou du folklorisme ?

07/07/2020 00:07 par Autrement

"Le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous", écrivent Marx et Engels dans le Manifeste.
Opposer le communisme et la liberté individuelle est une interprétation du marxisme faussée, aussi bien par le dogmatisme et la mauvaise abstraction, que par le concret des dérives de l’histoire.
Voir ICI un entretien avec Lucien Sève (16 minutes), qui explique très bien la question.
"Tout va très mal, soyez optimistes".

07/07/2020 03:46 par babelouest

@ Xiao Pignouf
Je pense que ce parti existe, c’est le Pardem : en plus il a un programme social très avancé, avec nationalisation de tout ce qui a trait à un service public, et mise en coopérative du reste (pour simplifier)

07/07/2020 11:48 par cunégonde godot

La crise du système mondialiste (la crise de l’ "Europe") est également la crise de tous ceux qui ont soutenu ou se sont couchés devant ce système en participant à la liquidation leur propre Etat-nation démocratique, qu’ils soient de droite comme de gauche – en particulier les battus, mais pourtant gagnants, du référendum de 2005.

La "droite" et la "gauche", l’extrême-droite et une grande partie de l’extrême-gauche euromondialistes, ensemble, démasquées par le néo-populisme Gilets jaunes – et le chaudron des classes moyennes prêt à exploser – veulent dissimuler leurs renoncements et trahisons par le truchement d’une énième "union"-récupération des révoltes à venir.

D’une certaine manière, les discutailleries "marxistes" /"proudhonnistes" qui-ne-mangent-pas-de-pain participent de cette arnaque...

07/07/2020 12:38 par babelouest

Devrai-je rappeler un fait qui personnellement me paraît important ?

Le libertarien participe en fait à une anomie, soit à un risque grand de chaos généralisé, et d’où souvent surgissent, pas forcément des monstres comme le rappelait Gramsci, mais au moins des dictateurs : dommage !

L’anarchie est une absence de hiérarchie, d’où son nom, qui certes demande à TOUS et à CHACUN de mettre une sourdine à son MOI. Le but est que chacun soit un élément d’une bonne vie pour tous, en toute égalité entre le fort en maths, l’adroit de ses mains, l’organisateur-né, la mère exemplaire, le costaud, le mince, des tas de gens qui n’ont pas vraiment de point fort, car tous peuvent s’unir en toute égalité pour le plus grand bien collectif. Même celui qu’on pourrait considérer ailleurs comme "le faible" a la même chance que les autres, et c’est peut-être ainsi d’ailleurs qu’il se révèlera chez lui un talent qui serait resté caché.

Anarchie, égalité, fraternité, laïcité : chacun a le droit de penser ce qu’il veut, pas de l’imposer aux autres, et cela vaut pour tout, pas seulement pour des croyances. Au contraire la laïcité vraie permet aux adultes à donner des pistes aux enfants pour qu’ils pensent par eux-même le mieux possible. C’est là où, seulement après le reste, intervient la liberté. Surtout pas en premier. Elle n’en sera d’ailleurs que plus riche.

Comme dirait le fier-à-bras de service, « Elle est pas belle mon anarchie ? Toute fraîche, cueillie ou pêchée ce matin, et elle sent bonnnn ! »

07/07/2020 14:39 par pierreauguste

À ma gauche le ou la spécialiste de la culture des navets sous la férule, je suppose,des "maîtres" de l’Anarchie...
À ma droite ,les précédemment cités qui ont disparus par l’enchantement de l’incroyable magicien anti lobotomisation écologiste( mais eux n’ont jamais été vraiment nombreux et quand ils le furent c’est pour se faire massacrer comme l’ami Makhno ou en Espagne ,par les amis du monsieur qui ne les voit plus)grâce ou à cause de leur adaptation à la modernité bourgeoise,très tendance,mais pas stalinienne.Le même qui veut installer toujours 2 millions d’oasis dans le désert par enchantement,sans l’avis des indigènes (on va pas s’emmerder quand même) et qui claironne, lui aussi, à longueur d’humour de bistrot que le silence c’est la mort(un petit sondage auprès des riverains des aéroports). J’ai une idée pour lui:Au lieu de péter bourgeois comme des anti progressistes et des ersatz d’anar ou que sais je encore ,je propose avec l’aide de" l’homo technicus" dont je viens de parler d’installer10 millions(je trouve que lui est pingre avec ses 2 millions d’oasis) de boites sophistiquées ou l’on pourrait claironner,jouer de la grosse caisse en klaxonnant ,péter quoi,afin de récupérer les gaz pour....va savoir.Tiens allez,je vais m’en aller faire les foins ....c’est plus drôle.

07/07/2020 14:57 par Assimbonanga

Nation apprenante. Avec votre crayon rouge entourez tous les ismes. Avec votre crayons bleu, entourez tous les istes dans les textes cunégondiques. Résultat très décoratique.

08/07/2020 12:49 par MARC

" la part d’ombre qui s’y rattache.." car on peut toujours réécrire l’histoire ( souvent déjà écrite par les vainqueurs...) je vous renvoie aussi à son 7eme paragraphe "...la 1ere parce que cette planification supposerait un gouvernement mondial, dont l’avènement est improbable..." d’autres sont allé plus avant : voyez si vous avez le temps une vidéo de Pierre HILLARD " Aux origines " certes cela peut soulever des contradictions mais on peut aussi voir tout le travail de recherches en archives en aval et pas des moindres : on y trouve le savant mélange = politico/religieux = manipulation des Masses ( dans l’obscurantisme...) et aussi des monnaies...= le nerf de la guerre ...si vous connaissez le début voir à partir de la 53 eme minute et le scénario final ne laisse rien présager de bon ...maintenant reste à savoir si c’est " improbable " ou non et dans quelle durée de temps cela peut se traduire ( ou pas ...) là on parle de 3000ans !.. ( mais le temps fait son oeuvre et s’accélère plus vite que l’on croit ...quant " à la soumission aux lois du marché..." si ce n’est " totale " je vous laisse juger des " accords et pactes qui nous gèrent actuellement dans l’indifférence générale ou si peu

09/07/2020 10:21 par Dominique

Une écologie qui ne règle pas le problème social n’est que du green washing. Ce qui implique qu’une véritable écolofie est celle des Gilets Jaunes ou celles de groupes comme Earth First ou DGR.

Ceci dans un contexte où la gauche, sous l’impulsion du Mouvement de la terre d’abord, puis des Verts, ces adorateurs de majuscule, s’est mise sur une voie de garage en renonçant à ce qui fit son succès historique, ceci au nom d’un mythe sur une non violence dogmatique qui fait l’impasse sur le fait têtu que tous les apôtres de la non violence qu’elle cite n’auraient rien obtenu sans les mouvements comme les Black Panthers, la barnche armée de l’ANC,etc., mouvements avec lesquels ces apôtres étaient solidaire. De façon générale, l’histoire des luttes montrent que les seules luttes qui ont obtenus des succès, même partiels, ont toujours combiné action symbolique non violente et action directe perturbatrice.

C’est pourquoi, à une heure où les jeunes ont bien compris qu’ils n’ont pas d’avenir et où l’écologie a été transformée, dés Mai 68, en green washing, des mouvements comme les Gilets Jaunes, les jeunes pour le climat, BLM ou XR sont nécessaires (bon XR peut-être moins que les 3 autres), mais qu’ils n’obtiendront rien sans que des mouvements de résistance underground et perturbateurs ne se développent en parallèle. De plus, un véritable mouvement de résistance est le seul moyen pratique pour réunir les gens au lieu de les diviser dans d’interminables discussions qui ne changeront jamais rien, cecci simplement car cela leur permet de passer de la théorie à l’action. Nous avons déjà les organisations de surface, il ne manque que les organisations underground, ceci dans un contexte où l’état lui ne se gène pas avec ses actions underground comme celles menées par les services secrets et couvertes par le secret d’état, sans parler des fachos auquel il laisse tout faire dans les manifs et utilise leurs violences comme prétexte à sa propre violence vis-à-vis des manifestants pacifiques.

09/07/2020 15:04 par Assimbonanga

Le film Irrintzinna, le cri de la génération climat est sorti en 2017. Il était indiqué qu’il nous restait environ 10 ans avant le désastre environnemental. Du coup, on en n’est plus qu’à 7 ans.
Du moins, les zones humides de Roybon vont-elles échapper à leur destruction par Pierre&Vacances ! Hourra ! Vivent les zadistes. C’est pas grâce à nous autres, si gentils et "insoumis" soyons-nous. Faut bien le reconnaître... Le zadiste se bouge le . Le zadiste met sa "carrière" sur STOP. C’est un trait propre à Che Guevara ou au Sous-Commandant Marcos.
Le projet de Center Parcs à Roybon est abandonné, grâce aux luttes
Pardonnez-moi.

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