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Visite d’une partie du monde aux Wall-Streeters

photo : Akshay Mahajan
« Le contempler (…) c’est saisir la nature
ultime de notre existence en ce monde, le
point ultime où l’homme et le dieu se
rencontrent et s’unissent »
LA CENDRE ET LES ÉTOILES
Jacques Lacarrière

BIDONVILLES

Dharavi

La croissance urbaine mondiale est concentrée à 95 % dans les pays en voie de développement : 5 millions de nouveaux habitants viennent s’installer chaque mois dans les villes.

En 2008, un milliard de personnes vivent dans les bidonvilles, soit 1 personne sur 6 dans le monde, et ce chiffre est en constante augmentation.

Les bidonvilles sont des habitats bâtis avec des matériaux de récupération, où les conditions de vie et le contexte sanitaire sont problématiques. Source

Bombay, plus d’un habitant sur deux vit dans un bidonville, le chiffre monte à plus de 60% si l’on ne considère que les enfants.

Plus d’un million de personnes habitent à Dharavi dans des baraques de taules posées à côté de détritus. Les enfants jouent dans de petites ruelles sombres, marchent pieds nus dans les ordures qui jonchent le sol. Les toilettes communes sont utilisées par des centaines de personnes comme "salle de bain" . A la saison des moussons, les maladies comme le choléra, la malaria, se propagent dans le bidonville.

Humanité : Indépendamment de la race, de la croyance, de l’idéologie, de l’appartenance à un bloc politique (Est ou Ouest) ou à une région économique (Nord ou Sud), l’aspect essentiel et le plus important chez tous les peuples réside dans leur humanité partagée - Le fait que chaque individu, est un être humain. Cette humanité partagée, ajoutée à l’aspiration également partagée d’atteindre le bonheur et d »éliminer la souffrance, de même que le droit fondamental de les provoquer, sont d’une importance capitale »… Précepte de vie du Dalaï-Lama.

Plus de 6 millions de personnes vivent dans la rue ou dans les slums, des bidonvilles plus ou moins salubres et organisés. Ils ont recouvert Bombay comme la gangrène, s’immiscent entre deux centres commerciaux ultrachics, tapissent le moindre terrain vague. On trouve des slums aux abords de l’aéroport international, le long des voies ferrées, derrière les panneaux de chantiers à l’abandon. Et jusque dans les décharges. Des femmes et des enfants grattent pour y récupérer du plastique, racheté par des entreprises de recyclage. Dans certains quartiers, des enfants trouvent refuge dans des bennes à ordures en plastique. Pas très loin de la gare Bandra, une banlieue bobo, des slums croupissent dans une boue noire dégageant une odeur fétide. Ici, on défèque au milieu des rues.

Stéphane Arteta Le Nouvel Observateur

60 millions d’enfants au travail

Établie à New Delhi, l’ONG Bachpan Bachao Andolan (BBA, littéralement "Sauvez l’enfance" ) fait ainsi régulièrement des descentes dans des usines de la capitale afin d’arracher ces gamins aux griffes de leurs "employeurs" . Souvent des ateliers de broderie, qui n’hésitent pas à faire travailler des enfants dès l’âge de 8 ou 9 ans.

D’après BBA, un employeur paie entre 500 et 2000 roupies (9 et 35 euros) pour acheter un enfant à ses parents. La plupart des victimes viennent du Bihar, l’État le plus pauvre du pays. C’est le cas de Mohammed, 10 ans, qui a travaillé pendant un an dans cette même usine de broderie. "En un an, j’ai parlé deux fois à mes parents au téléphone. C’est mon père qui m’a donné à un monsieur pour que je gagne de l’argent à New Delhi afin de faire vivre ma famille" . SOURCE Aujourd’hui l’Inde

Caracas

Caracas est la capitale du venezuela - les cabanes à gauche sont appelés ranchos et la plupart des coteaux de la région sont habitées par la population pauvre (un énorme 80% de la totalité de la population de Caracas) dans des logements semblables.

Kibera ( AFRIQUE)

Kibera, situé au Kenya aux alentours de la capitale Nairobi, est l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Les estimations font état d’un million d’habitants.

Aujourd’hui Kibera s’étend sur 256 hectares[1] en plein centre de la capitale. Avec un taux de croissance annuelle de 17% le nombre d’habitants variait en 2006 entre 700 000 et un million,(nombre de ses habitants sont des migrants saisonnier) et ce pour une densité de plus de 2000 personnes par hectare. Avec une densité de 3,2 à 4,6 personnes par chambre, Kibera est aujourd’hui considéré comme le plus grand bidonville d’Afrique.

L’enfant : un charbon pour le développement durable ?

Au Népal, des petites filles sont arrachées à leur famille par des trafiquants d’enfants. Certaines partent d’elles même avec un étranger qui leur promet monts et merveilles. D’autres sont vendues par leurs parents. Cette année, il y en a eu 10 000 en Inde. Ces jeunes filles qui n’ont parfois que 7 ans, se retrouvent dans des maisons closes. Selon l’UNICEF, il y a 200 000 jeunes filles qui se prostituent dans les plus grandes villes indiennes, 20% d’entre elles n’atteignent pas l’âge de 16 ans.
D’autres enfants travaillent dans des briqueteries, dans des industries du jouet, du feu d’artifice et dans de nombreux ateliers, tels ceux qui fabriquent des bijoux.

Ils travaillent également dans des ateliers de taille et polissage de diamants et de pierres précieuses. Ce travail spécialement minutieux, est extrêmement pénible pour les enfants.

Mais ils sont aussi : chiffonniers, mendiants, conducteurs de vélos-taxis, livreurs ou domestiques occasionnels.

En Inde on trouve les petits cireurs de chaussures, les vendeurs de bouteilles d’eau ou de verres de thé.

Aux Philippines plus d’1 million d’enfants travaillent dans la récupération de déchets sur les grandes décharges autour de Manille. Au Cambodge et au Viêt-Nam sont apparus de très jeunes enfants exerçant des métiers de la rue (vendeurs de cartes postales, de cigarettes ou de billets de loterie, cireurs de chaussures et ramasseurs d’ordures) ou des adolescents salariés dans des petites entreprises (de textile, de jouets destinés à l’exportation). Le droit des enfants

Gaëtan Pelletier La Vidure

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Commentaires
Visite d’une partie du monde aux Wall-Streeters
06/04/2012 à 15:25, par oscar fortin

Voici un tableau d’une partie des drames sociaux qui s’accumulent dans les grandes villes du monde. Les villes identifiées dans ce documentaire ne sont qu’une pointe de l’iceberg de la pauvreté dans le monde et de l’exploitation des enfants. Si nous faisions le tour des grandes villes des États-Unis (New York, Chicago, Los Angeles, San Francisco, Atlanta) nous aurions un portrait encore plus contrastant. Pour avoir vécu à Mexico, les exemples ne manqueraient pas pour illustrer le travail des enfants dans las maquiladoras et d’autres entreprises commerciales de rues. Que dire de la Colombie où les enfants sont souvent les premières victimes du commerce de la drogue et des paramilitaires.

Dans l’article on parle du Venezuela. On ne dit pas que c’est le Venezuela dont a hérité Hugo Chavez et qu’il est en train de transformer pour en faire un habitacle digne de la personne humaine. Plus de 1 million de logements sont en construction et pour l’année qui vient de se terminer plus de 150 000 nouveaux logements ont été livrés aux familles les plus pauvres. La pauvreté est un héritage millénaire de la cupidité de certaines élites qui n’ont de l’être humain que ce qu’il peut leur apporter comme avantages.

Ce serait trop facile de nous laver les mains d’autant de misère en ne ciblant que ces pays lointains, souvent en plein effort pour contrer ces déséquilibres générées par des politiques néo-libérales et sans morale. Faisons le tour des pays de l’Europe, de la Grèce en passant par l’Espagne et l’Italie, sans oublier la France et la Grande-Bretagne jusqu’aux pays de l’ancienne Union soviétique. Nous réaliserons que la pauvreté extrême est à nos portes et qu’aucun pays en a le monopole. Par contre plusieurs s’attaquent à ce fléau et y oeuvrent de pied ferme. C’est, entre autres le cas du Venezuela, de l’Équateur, de la Bolivie, de l’Argentine, du Brésil, du Nicaragua. Cuba n’est pas riche, mais n’a pas de ces bidonvilles avec des enfants se nourrissant des rébus qui tombent de la table des riches.

#80059 
Visite d’une partie du monde aux Wall-Streeters
06/04/2012 à 17:04, par jadoreeeee

Superbes images ! J’adore !

#80062 
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