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Thème : Impérialisme

Lettre à mes amis américains

The Saker

Introduction par le Saker : À l’occasion de mon évacuation de Floride provoquée par le cyclone, j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques bons amis (émigrés russes blancs et juifs américains se considérant américains), pas tout à fait convaincus par la propagande officielle des États-Unis, et qui se voient sincèrement comme des libéraux, progressistes et anti-impérialistes. Bien qu’étant de braves gens, décents et sincères, il leur est arrivé d’exprimer au cours de notre conversation des opinions tout à fait contradictoires avec celles qu’ils professent. Après avoir rédigé cette lettre qui leur est destinée, j’ai réalisé qu’il existe peut-être beaucoup d’autres personnes dans le monde qui tentent, comme je le fais, d’ouvrir les yeux d’autres personnes sincères mais totalement fourvoyées quant à la nature de ce qu’est un Empire. Je partage cette lettre dans l’espoir qu’elle soit utile à d’autres et leur fournisse quelques arguments appréciables dans leur effort pour éclairer leurs amis et leur famille.

Chers amis, Au cours de notre conversation, vous avez affirmé ce qui suit ; Les États-Unis ont absolument besoin d’une armée. Une des raisons de cette nécessité se trouve dans l’existence de régimes comme celui de la Corée du Nord. Les États-Unis ont un droit indiscutable à l’intervention extraterritoriale, pour des raisons a) pragmatiques et b) morales. Les États-Unis ont « sauvé l’Europe » grâce a leur intervention pendant la Seconde Guerre mondiale et ont acquis, ce faisant, le droit moral de « protéger » d’autres amis ou alliés. Les Alliés (URSS, USA, Grande-Bretagne) étaient moralement supérieurs aux nazis. Les Américains ont apporté à l’Europe la paix, la prospérité et la liberté. D’éventuelles erreurs ne peuvent remettre en question ce droit d’intervention. Je crois pouvoir démontrer que ces sept affirmations sont erronées, qu’elles sont fondées sur des postulats absolument faux, et je me propose de le faire au moyen du bon sens et de faits indiscutables. Mais en premier, il me faut évoquer la maxime « (...) Lire la suite »
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Le devoir d’ingérence, c’est le mariage réussi des glandes lacrymales et des frappes chirurgicales

Pourquoi l’ingérence est réactionnaire

Bruno GUIGUE
Notre époque est fertile en tours de passe-passe idéologiques. L’un des pires – hélas – est d’avoir fait passer l’ingérence pour une idée progressiste. Les interventions occidentales se réclament des “droits de l’homme” pour liquider – ou déstabiliser – des gouvernements qui déplaisent aux pays de l’OTAN. Elles invoquent volontiers la “démocratie” pour bafouer la souveraineté des autres Etats. On voit même des capitalistes fournir des armes à de prétendus “révolutionnaires” arabes sous les applaudissements d’organisations de gauche occidentales ravies d’apporter une caution progressiste aux opérations de la CIA. Cette supercherie n’est possible qu’au prix d’une refoulement considérable, celui du sens véritable de la “démocratie”. Il y a 2 500 ans, Aristote disait que “la délibération entre citoyens ne peut concerner que les affaires qui sont les nôtres, et non celles des Scythes”. Ce robuste bon sens ayant été mis au placard, la modernité post-communiste a accouché d’un étrange “devoir d’ingérence” autorisant les (...) Lire la suite »

1917-2017. (I) Face à la grande boucherie

Bruno GUIGUE
“Les faits sont têtus”, disait Lénine, et la guerre est à l'impérialisme ce que le bubon est à la peste bubonique. La Première Guerre mondiale, cette grande boucherie, fut le chaudron dans lequel les apprentis-sorciers du capitalisme ont cuisiné les tragédies du XXème siècle. Comme les guerres contemporaines provoquées par la cupidité de l'oligarchie mondialisée, le carnage de 14-18 résulta d'une concurrence féroce entre les puissances industrielles, avides de nouveaux marchés. Dans un monde clos, rétréci par l'achèvement des conquêtes coloniales, cette rivalité précipita les puissances européennes dans une orgie de violence. L'impérialisme est un mot employé à tort et à travers, mais Lénine est l'une des rares têtes politiques à lui avoir donné une définition précise. “L'impérialisme, écrit-il, est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s'est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l'exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a (...) Lire la suite »

Qu’il est beau, le monde libre !

Bruno GUIGUE
Prodigue en bonnes paroles, l’Occident se veut l’incarnation des valeurs universelles. Ce parangon de la démocratie, ce champion des “droits de l’homme” convoque toujours ses vertus supposées à l’appui de ses prétentions hégémoniques. Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, il revêt ses ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit. C’est ainsi que le “monde libre” pratique le bombardement de pays étrangers à des fins “démocratiques”, mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance économique en privilège moral. Le reste du monde n'est pas dupe, mais finalement peu importe. “Le monde libre” a toujours raison car il est du côté du Bien, et il ne risque pas la contradiction aussi longtemps qu'il est le plus fort - c’est du moins ce qu’il croit dur comme fer. La barbarie congénitale qu’il attribue aux (...) Lire la suite »
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Sur le plan international aussi les barricades n’ont que deux cotés (Venezuela, Corée, Ukraine, Syrie, repression anti communiste en Europe...)

Georges GASTAUD, Antoine MANESSIS

Proche-Orient, Ukraine-Russie, Venezuela, Péninsule coréenne, Palestine, criminalisation des communistes en Europe de l’Est… : sur le plan international aussi, « Les barricades n’ont que deux côtés » (Elsa Triolet).

Sur fond de crise larvée du capitalisme mondialisé et de difficultés croissante des EUà maintenir leur belliqueuse hégémonie mondiale, le monde vit une situation internationale contrastée et dangereuse, avec de très nombreux foyers de tensions dont certains peuvent à tout moment donner prétexte à des conflits dévastateurs, mondialisés, voire franchement exterminateurs, c’est-à-dire mettant en cause l’existence de l’humanité. En l’absence de l’URSS et du camp socialiste mondial, qu’a détruit la contre-révolution anticommuniste des années 90, faute d’un puissant Mouvement communiste international s’inspirant partout du marxisme-léninisme pour porter à la fois l’internationalisme prolétarien et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour coopérer librement, en présence d’un impérialisme américain d’autant plus revanchard qu’il est historiquement déclinant, avec la montée en puissance d’une Europe allemande en pleine course aux armements et avec le retour en force international d’un Japon en proie au militarisme (...) Lire la suite »

Va-t-on déclarer la guerre au monde entier ?

Patrick J. Buchanan
Samedi, Kim Jong-un a testé un missile balistique intercontinental (ICBM) de portée suffisante pour frapper le continent américain. Il travaille maintenant à améliorer sa précision et à mettre au point une ogive nucléaire assez petite pour être ajustée à ce missile qui puisse rentrer sans dommages dans l'atmosphère. Sauf si on pense que Kim est un fou suicidaire, son but semble clair. Il veut ce que veut toute puissance nucléaire - la capacité de frapper la patrie de son ennemi assez puissamment pour dissuader cet ennemi de l’attaquer. Kim veut que son régime soit reconnu et respecté, et que les États-Unis, dont les bombes ont réduit en cendres le Nord de la Corée de 1950 à 1953, quittent la Corée. Où cela nous mène-t-il ? Selon Cliff Kupchan, du groupe Eurasia : « Les États-Unis ont à choisir entre deux options : soit accepter la Corée du Nord dans le club nucléaire, soit mener des frappes militaires qui entraîneraient d'énormes pertes civiles ». Il faut regarder les choses en face. Des sanctions (...) Lire la suite »

L’anglais de Macron

Bernard GENSANE
Á plusieurs reprises, le président de la République française a fait des déclarations officielles en anglais. Cela pose évidemment de nombreux problèmes. Rien ne l’y obligeait. Le français est une langue officielle dans les instances internationales et, plus généralement, il est d’usage, dans la diplomatie, que les chefs d’État s’expriment dans leur propre langue. Sauf si, par courtoisie (voir De Gaulle au Mexique), ils veulent faire plaisir à des peuples qui les reçoivent chaleureusement. Par delà sa petite vanité personnelle (« Écoutez, moi l’ancien élève de la Pro à Amiens, comme je parle bien anglais »), Macron affiche sa soumission à l’hégémonie impérialiste étasunienne et à celle de l’argent. On note cependant qu’il parle de manière très sourde, un peu comme s’il avait honte, et de son anglais dont il sait qu’il n’est pas parfait, et de son obédience. Face à ces allocutions, la merdiacratie française a fait des flaques, admirant ce « formidable coup de com’ », ce « discours appelé à rester dans les annales ». (...) Lire la suite »
L’art de la guerre

Drapeau USA sur les Trois mers de l’Europe (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Ce sera un triomphe pour le président Trump quand, le 6 juillet, il arrivera en visite à Varsovie. La Pologne, assure la Maison Blanche, est un « fidèle allié Otan et un des plus proches amis de l’Amérique ». En effet elle est le fer de lance de la stratégie USA/Otan qui a entraîné l’Europe dans une nouvelle guerre froide contre la Russie. En Pologne, où a été transférée en janvier la 3ème Brigade blindée USA, est basé en fonction anti-Russie, sous commandement étasunien, un des quatre groupes de bataille Otan « à présence avancée renforcée ». La Pologne a aussi le mérite d’être un des quatre pays européens de l’Otan qui ont réalisé l’objectif, requis par les USA en 2014, de dépenser pour le militaire plus de 2% du PIB. En compensation, annonce Varsovie, la Pologne ne contribuera pas au « Fonds pour la défense » lancé par l’Union européenne le 22 juin. La Pologne du président Duda a ainsi aux yeux de Washington tous les papiers en règle pour assumer une autre charge importante, celle de lancer et conduire l’ « (...) Lire la suite »

Menace de guerre contre la Corée du Nord

Bruno GUIGUE
Après son entretien avec le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, le 30 juin, Donald Trump a encore durci le ton contre la Corée du Nord. « La patience stratégique avec le régime nord-coréen est terminée. Ensemble, nous faisons face à la menace du régime dangereux et brutal de Corée du Nord. Les programmes nucléaire et balistique de ce ce régime exigent une réponse déterminée », a déclaré le président américain. Pour la première fois, Washington a également annoncé des sanctions contre une banque chinoise accusée de coopérer avec Pyongyang. Si la fonction des médias dominants est de substituer l'imaginaire à la réalité, la représentation occidentale de la Corée du Nord n'échappe pas à la règle. Vu de l'Ouest, il est vrai que Pyongyang fait figure d'accusé idéal. Cette « monarchie rouge », ce « régime ubuesque », ce « goulag asiatique » réunit les stigmates de tout ce que l'homo occidentalis est censé détester. Désigné par les grands prêtres du droit-de-l'hommisme comme l'incarnation du Mal, cet Etat honni ferait (...) Lire la suite »

Impérialisme et embourgeoisement

VILA
La France a été l'un des premiers pays à entrer dans le capitalisme. De ce fait, ce développement a occasionné l'apparition massive d'un prolétariat urbain et industriel. Aux alentours de 1789, donc au moment de la révolution, ce prolétariat était en plein essor et donc les conditions objectives de la révolution socialiste étaient réunies ! Ce qui manquait, c'était bien sur un parti, avec une théorie révolutionnaire consciente du but socialiste et capable d'entraîner le prolétariat vers la révolution. Or c'est bien cela qui manquait. En effet les conditions objectives de la révolution s'étaient envolées avec la distribution des terres aux paysans en 1789 puis 1792. Ainsi la paysannerie, désormais propriétaire de sa terre, n'avait plus aucun intérêt à une quelconque révolution (bien au contraire elle avait tout à perdre), et donc elle se tournait à chaque fois du côté de la réaction ; or aucune révolution ne peut vaincre si 80% de la population s'y oppose (ce qu'on payé les communards). Cela ne s'arrangea pas (...) Lire la suite »
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