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Thème : Agriculture Biologique

Kérala, Vietnam, Chine, Cuba : Conquêtes et limites de l’agroécologie socialiste face à l’agrobuziness impérialiste

Guillaume SUING
Le gouvernement communiste du Kerala, petit Etat du sud-ouest de la fédération indienne, vient de couronner par le lancement du label « Kerala Organic », les succès de sa politique volontariste en matière d’agroécologie : L’objectif est de passer à une production agricole 100% bio à l’horizon 2020. Avec 100 000 tonnes de produits bio annuels, la moitié du chemin semble déjà parcouru. Mais ce n’est pas tout : la diversification de la production agricole, propre à développer une véritable autosuffisance alimentaire, a déjà transformé le pays. La rupture avec le modèle de monoculture intensive dépendante, avec ses survivances féodales, semble bien engagée et « durable » (puisqu’agroécologique), et les principes politiques du gouvernement n’y sont certainement pas étrangers. Le Kerala, gouverné par les communistes depuis 1957, présente sur cette voie agricole durable, certaines similitudes avec la révolution agroécologique cubaine, dont il est inutile de rappeler les incontestables succès et le leadership en la (...) Lire la suite »
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« Utopique » interdiction du glyphosate : La France aurait-elle besoin du secours des agronomes cubains ?

Guillaume SUING
Le 29 mai, dans le cadre du projet de loi sur l’Agriculture du ministre Stéphane Travers, après des jours interminables de débats et de votes à répétition sur les amendements, un vote se fait à la sauvette. Sciemment décalé par le président de l’Assemblée Nationale à un moment où l’absentéisme culmine, comme en témoigne le député François Ruffin, le Parlement rejette à la surprise générale l’amendement demandant l’interdiction du glyphosate, par une majorité de 63 députés sur 85 votants. Il faut être « réaliste », « tant qu’on n’a pas une alternative pour nos paysans »... La maffia européenne des pesticides en tout cas se frotte les mains : il y a quelques mois les sauveurs de la Nature, sous la bannière de notre Nicolas Rhone-Poulenc Hulot, furent déjà incapables d’imposer à Bruxelles l’interdiction, même à terme, de cette star incontestée des pesticides ; le glyphosate, mieux connu sous le nom de Round Up... La dernière « promesse » du candidat Macron était donc, ô surprise, une entourloupe de plus... quelque soit le (...) Lire la suite »
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Visite d’un collectif de permaculture de culture ouvrière et populaire : La "jungle étroite" des Fraternités Ouvrières (Mouscron, Belgique)

Guillaume SUING
Gilbert et Josine Cardon, ouvriers à la retraite et militants syndicalistes « globe trotteurs », ont créé cette association "les Fraternités Ouvrières" il y a plusieurs décennies, bien avant la mode du "bio", et sont maintenant visités par des amateurs de jardinages et curieux de toute l'Europe et parfois de plus loin encore. L’association compte des centaines de membres, et visiblement le travail collectif n’y manque pas ! Ici pas de buzinessmen, pas de bobos... on s'échange des savoirs, des graines, des légumes, de la chaleur humaine, en toute simplicité. Un peu comme dans n'importe quel village cubain, où l'ANAP, syndicat paysan, a mis en place des dispositifs de formation en permaculture à l'échelle du pays (Cuba, qui a interdit les pesticides sur son territoire, est devenu le leader mondial du bio et premier pays à avoir "atteint le stade du développement durable" selon la WWF). La permaculture, c’est tout simplement l’ensemble des savoirs et techniques qui permettent de « produire plus » en (...) Lire la suite »

La Russie cherche à dominer le marché des aliments biologiques (New Eastern Outlook)

William ENGDAHL

Comme si cela ne suffisait pas que la Russie de Vladimir Poutine ridiculise la campagne américaine anti-ISIS en Syrie, en accomplissant davantage en six mois, pour stopper l’avance terroriste dans ce pays, que ce que le Pentagone a effectué, avec sa campagne bizarrement inefficace, durant quatorze mois. Aujourd’hui, la Russie donne une énorme gifle à la domination de l’agro-industrie américaine dans le commerce alimentaire mondial, en décidant de faire de la Russie le plus grand exportateur mondial de produits non-OGM, c’est à dire de la nourriture non-industrielle saine.

Ignoré par les médias occidentaux, comme tous les développements positifs en Russie, le président Vladimir Poutine a fait son discours présidentiel annuel à l’adresse de l’Assemblée fédérale le 3 décembre dernier. Dans son allocution, il a annoncé l’objectif national pour la Russie, d’atteindre l’autosuffisance alimentaire au cours des quatre prochaines années – d’ici 2020. L’un des secteurs les moins commentés de l’économie russe – surtout par les économistes occidentaux superficiels, qui imaginent que la Russie est simplement un pays dépendant de ses exportations de pétrole et de gaz, comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar – est la transformation importante en cours dans l’agriculture. Aujourd’hui, moins d’un an et demi après la décision d’interdire les importations agricoles de l’UE, en représailles à ses sanctions stupides, la production agricole domestique russe connaît une renaissance remarquable, ou, dans certains cas, une naissance. En termes de dollars, les exportations russes de produits agricoles dépassent (...) Lire la suite »
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Ils arrivent ! Porc, bœuf et lait aux hormones (et poulets lavés au chlore)

TTIP, ôtez vos pattes de notre nourriture !

Esther VIVAS

Un nouveau tour de vis vient d’être donné aux politiques agroalimentaires en Europe. Il s’agit du Traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (UE), plus connu sous le nom de TTIP (son sigle en anglais pour Transatlantic Trade and Investment Partnership), l’ombre grandissante de l’agroalimentaire qui s’étend des champs à l’assiette. Comme des vampires assoiffés de sang, les multinationales du secteur attendent pour se sucrer, et ce beaucoup, grâce à ces nouvelles mesures de libéralisation commerciale.

Mais en quoi consiste le TTIP ? Il s’agit d’un traité négocié en secret durant des mois, divulgué au public, attendant l’approbation du Parlement européen, bénéficiant d’une campagne marketing en cours et qui a pour objectif final d’harmoniser à la baisse les législations des deux côtés de l’Atlantique, au seul profit des grandes entreprises. Ses conséquences : plus de chômage, plus de privatisations, moins de droits sociaux et environnementaux. En définitif, il apporte sur un plateau nos droits au capital. Et en ce qui concerne l’agriculture et l’alimentation ? Les entreprises du secteur, des sociétés de semences en passant par l’industrie de la biotechnologie, des boissons, de l’élevage, de l’alimentaire, ou encore du fourrage… sont celles qui ont le plus fait pression en sa faveur, dépassant même le lobby pharmaceutique, de l’automobile et financier. L’enjeu est important pour les multinationales comme Nestlé, Monsanto, Kraft Foods, Coca Cola, Unilever, Bacardi-Martine, Cargill, entre autres. Sur les 560 (...) Lire la suite »

Biopiraterie en France : comment des entreprises privées menacent de s’approprier des semences et des plantes

Sophie CHAPELLE

Aider les chercheurs à cataloguer des semences, et se retrouver ensuite privé du droit de les planter : c’est la menace qui pèse sur les paysans français. Des entreprises privées nouent des partenariats avec des instituts de recherche publique pour collecter des graines dans les champs des éleveurs et des cultivateurs.

Puis déposent des brevets, qui privatisent l’utilisation future de ces plantes et de leurs vertus, grâce à des failles réglementaires qui permettent aux multinationales de s’accaparer la biodiversité. « Aujourd’hui, un paysan qui partage ses ressources génétiques avec la recherche n’est plus protégé », dénonce la Confédération paysanne. Enquête sur ces nouveaux risques de biopiraterie. « On veut mutualiser nos semences, pas se les faire voler ! Non aux brevets sur le vivant ! ». Déguisés en bagnards, boulets aux pieds, une dizaine de paysans déambulent dans les allées du Salon de l’agriculture ce 23 février. Direction, le stand de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Pourquoi cet institut de recherche est-il dans la ligne de mire de la Confédération paysanne ? Tout a commencé par un banal coup de fil. Jean-Marc Arranz, animateur à la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, est contacté au printemps 2014 par un centre de ressources génétiques (CRG), basé à Lusignan en (...) Lire la suite »

Comment les Cubains ont converti leur île au bio

Frédérique Basset

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition. « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Marc Twain) Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins (...) Lire la suite »
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Contrer les risques sanitaires de l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’agriculture (m.medicalxpress)

Kiergaard

L’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’agriculture risque de mener à une crise sanitaire mondiale en multipliant les risques de voir se développer des bactéries résistantes pour les humains. Pour contrer ce risque le professeur d’économie Aidan Hollis propose de faire payer des droits sur l’utilisation non-humaine des antibiotiques.

Dans un article publié dans la revue New England Journal of Medicine, Aidan Hollis, professeur d'économie à l'Université de Calgary, et Ziana Ahmed, assistante de recherche à l'Université de Calgary (à l'époque de la recherche) exposent leur proposition pour réduire le risque induit par l'utilisation abusive d'antibiotiques à des fins non-humaines dans l'agriculture. Le lien entre une utilisation extensive d'antibiotiques pour accroître la production agricole (empêcher qu'elle ne décline du fait des méthodes employées plutôt) n'est plus à démontrer. Quand la Food and Drug Administration (FDA) décide d'adopter des lignes directrices pour réduire l'utilisation d'antibiotiques dans l'agriculture, c'est en général qu'on a dépassé depuis longtemps le seuil d'alerte (article sur les lignes directrices - réactions). Plus précisément, l'utilisation massive d'antibiotiques sur le bétail et les cultures augmente drastiquement le risque d'apparitions de bactéries mutantes résistantes aux traitements traditionnels, (...) Lire la suite »

La lutte contre la contrefaçon va t-elle nier les droits des agriculteurs ?

Collectif Semons la Biodiversité

Le Sénat doit examiner le 20 novembre 2013 en procédure accélérée une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les contrefaçons.
Cette loi va condamner tout agriculteur qui produit à la ferme ses semences, ses plants, ses animaux reproducteurs ou ses préparations naturelles à base de micro-organismes ou d’autres éléments naturels issus de sa ferme ou de l’environnement naturel et destinés à ses productions fermières ou aux soins de ses cultures et de ses animaux.

Le Sénat doit examiner le 20 novembre 2013 en procédure accélérée une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les contrefaçons. Cette loi vise à mettre l'État, sa justice et sa police, au service direct des entreprises privées détentrices de Droits de Propriété Intellectuelle (DPI). Tous ces dispositifs renforceraient le contrôle exercé par les détenteurs des marques commerciales, des brevets, y compris les brevets sur les plantes, les animaux et les micro organismes. Ils sont en outre étendus sans restrictions aux Certificats d'Obtention Végétale (COV). L’acte millénaire de sélectionner et de ressemer une partie de sa récolte sera considéré comme une contrefaçon, c'est à dire sera mis sur le même plan que la reproduction frauduleuse d'un objet ou d’une monnaie. Sous prétexte de lutter contre les contrefaçons, cette proposition de loi ouvre la porte d'une appropriation généralisée du vivant à un secteur industriel qui n'en est pas à ses premières actions de bio-piratage. Ainsi, cette (...) Lire la suite »

Toulouse : l’industrie semencière exclut les paysans pour mieux privatiser les semences !

Réseau Semences Paysannes, Confédération Paysanne

Le 17 septembre, l’industrie semencière dicte à Toulouse les modalités d’un colloque [1] sur la meilleure manière d’organiser le plus gros hold’up de tous les temps sur les semences.

Ces dernières ont été collectées dans les champs des paysans du monde qui les ont sélectionnées, conservées et renouvelées de génération en génération jusqu'à aujourd’hui. Les chambres froides des banques de semences ne permettent qu'une conservation de courte durée. Les graines y dépérissent contrairement aux champs où elles continuent à vivre et à se renouveler. Aucune conservation n'est durable sans la contribution constante des paysans. Pour camoufler ce forfait, le colloque a été baptisé "Biodiversité agricole et sécurité alimentaire" et se cache derrière le nom de Nikolaï Ivanovitch Vavilov, héros russe qui a construit à Saint-Pétersbourg la plus grande collection mondiale de semences, dans le but de les garder à disposition de tous et des générations futures. Mais aujourd'hui il n'y a plus d'argent pour entretenir les collections publiques construites à sa suite. Par contre, les multinationales ont de l'argent pour constituer leurs propres banques de gènes privées en puisant dans cet immense trésor (...) Lire la suite »
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