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Thème : Armes
Il est plus dangereux d’être un ancien ami de Washington que d’être son ennemi de toujours.

Pourquoi vendre des S-400 aux alliés de l’ennemi ?

Patrick ARMSTRONG

Moscou vient de vendre des Systèmes de défense aériens S-400 à la Turquie et à l’Arabie saoudite. Dans le premier cas un paiement préalable aurait apparemment été réalisé alors que dans le second cas l’intention en aurait été rendue publique.

Ceci présentant immédiatement la question pour laquelle Moscou accepterait de vendre ses précieux systèmes d’armes à des pays qui sont non seulement des alliés peu fiables, mais aussi de facto des alliés des Étasuniens. La “réponse atlantiste” à la question représente quelque chose comme ceci : “Le soutien envers le pouvoir de Poutine » est ébranlé , l’économie russe est en déliquescence, la Russie est à court de devises et comme elle n’a que deux choses à exporter, des armes et de l’énergie, elle tente désespérément d’en vendre à n’importe qui". Et, vrai ou faux, pour les gens ordinaires nous pouvions lire ceci il y a deux semaines : Le soutien de la Russie pour Poutine pourrait être plus fragile qu’il n’apparaît. La première raison étant les sanctions économiques occidentales qui ont choqué et causé du tort au commerce russe et aux citoyens ordinaires. Une autre raison en est la dépendance de l’économie russe aux énergies fossiles et aujourd’hui alors que les prix de l’énergie sont au plus bas et non prévue pour (...) Lire la suite »

Les sales guerres américaines : massacres, phosphore et uranium appauvri

Christine ABDELKRIM-DELANNE

Intervention sans mandat, bombardements de civils, utilisation d’armes illégales au phosphore et à l’uranium appauvri, de nouveaux crimes de guerre viennent s’ajouter à une liste déjà très longue. La guerre menée par les États-Unis et leurs alliés est, comme en Irak en 1991, une « sale guerre » qui ne dit pas son nom.

Alors que les grands média internationaux se sont déchaînés sur la bataille d’Alep, accusant l’armée syrienne et ses alliés russes de divers « crimes de guerre » dont il s’est avéré, depuis, qu’il s’agissait de « fake news » diffusées par les forces rebelles, un grand silence entoure les opérations menées à Raqua (contrôlée par l'EI) par les Forces démocratiques syriennes (à majorité kurde), armées et soutenues par les bombardements de la coalition américaine. Une commission d’enquête de l’ONU présidée par Paulo Sergio Pinheiro, vient, cependant, de faire état de 300 victimes civiles, au moins, et du déplacement forcé de quelque 160 000 personnes. « Nous n’avons relevé que les victimes des bombardements, soit environ 300 civils, dont 200 sur un même lieu, le village d’al-Mansoura », a déclaré Karen Koning AbuZayd, l’un des membres de la commission. Le Pentagone, qui intervient sans mandat de l’ONU et sans accord du gouvernement syrien, parle d’ « opération de niveau limité ». Les Américains ont, en outre, attaqué les (...) Lire la suite »
Des documents militaires étasuniens secrets révèlent une constellation de bases militaires étalées sur tout le continent.

La machine de guerre étasunienne en Afrique (TomDispatch)

Nick TURSE

Pendant des années, AFRICOM a vendu la fiction que Djibouti est le site de sa seule « base » en Afrique. Alors que les États-Unis maintiennent un vaste réseau d’installations militaires dans le monde entier, avec des complexes militaires énormes et difficiles à ne pas voir en Europe et en Asie, les bases d’Afrique ont été mieux dissimulées.

Et les Russes ne sont pas les seuls étrangers qui occupent l’esprit de Waldhauser. Il se méfie également d’une « base militaire » chinoise qui se construit non loin du Camp Lemonnier, la grande base américaine installée dans la minuscule nation de Djibouti. « Ils n’ont jamais eu de base à l’étranger, et nous n’avons jamais eu de base […] un concurrent sérieux aussi proche d’une de nos bases que celui-là, a-t-il déclaré, cela entraine des problèmes de sécurité opérationnelle très importants. » Lors de cette conférence de presse, Waldhauser a mentionné encore une autre base, une américaine, exposée par le Washington Post, en octobre dernier, dans un article intitulé Les États-Unis ont secrètement élargi leur réseau mondial de bases de drones en Afrique du Nord. Cinq mois plus tard, le commandant de l’AFRICOM en semblait encore affligé. « L’histoire du Washington Post qui a déclaré ‘volant depuis une base secrète située en Tunisie’. Ce n’est pas une base secrète et ce n’est pas notre base […] Nous n’avons pas (...) Lire la suite »

13 novembre : des malentendus en rafale

Olivier FOREAU
Le 12 novembre 2015, le moral était au beau fixe pour le magazine Challenges, qui célébrait en ces termes la vente prochaine de soixante chasseurs Rafale aux Emirats Arabes Unis : « Le climat des négociations actuelles paraît quasi-miraculeux [...] La signature des contrats égyptien et qatarien a clairement renforcé l’image du chasseur français. Celui-ci a aussi bénéficié de l’exposition médiatique de son déploiement sur les théâtres irakien et syrien. » L’Irak et la Syrie transformés en foires de l’armement avec démonstrations en live sur des populations réelles, c’est dire si tout allait pour le mieux quand pas plus tard que le lendemain soir, il a fallu qu’une bande de barbares gâche l’ambiance en canardant la foule à Paris, avec un mépris pour la vie humaine qu’on a du mal à concevoir. Un survivant témoigne : « Ils nous ont expliqué que c’était les bombes larguées en Syrie qui les poussaient à être là », explique Sébastien, qui est resté 2h30 en compagnie des assaillants (RTL, 17/11/15). De toute évidence, (...) Lire la suite »

Dallas – L’utilisation d’un robot porteur d’un engin explosif par les forces de l’ordre soulève des questions

Moon of Alabama
On ne sait pas encore grand-chose sur la fusillade qui a tué plusieurs policiers, ces dernières nuits, à Dallas, Texas. À moment donné, le chef de la police de Dallas a affirmé qu’il s’agissait d’un groupe de quatre attaquants armés de fusil qui s’étaient coordonnés. Deux d'entre eux, des tireurs d'élite, avaient été vus sur des toits. Cela m'avait amené à penser qu’il s’agissait probablement d’une milice (suprématiste) entraînée qui essayait de déclencher une guerre civile. La version actuelle est qu'il ne s’agissait que d’un homme seul. Un ancien combattant qui était, selon cette vidéo, entraîné au combat d'infanterie. Trois autres personnes sont en garde à vue, mais elles ne sont peut-être pas liées à l'incident. Qu’est-ce qui explique ce grand écart entre les deux rapports de la situation par le chef de la police de Dallas ? L’unique tireur identifié a finalement été encerclé et la police a négocié avec lui. Les négociations ont échoué, selon la police, et la police a utilisé un « robot » télécommandé pour (...) Lire la suite »
A semer des monstres, on finit par récolter l’horreur. Nous y sommes !

Si l’on n’avait pas Daech, il faudrait l’inventer

Jean ORTIZ

Le capitalisme fabrique des monstres (hier Ben Laden, aujourd’hui Daech), qui lui servent ensuite à étendre sa domination, à s’accaparer les richesses mondiales, à dicter son « ordre » (devenu chaotique), à diviser et exploiter les peuples jusqu’à la dernière goutte de sang et de sueur, à prôner « l’union sacrée »...

Ces Janus sans vergogne nous jouent aujourd’hui la rengaine de la compassion, de la pitié, après avoir eux-mêmes provoqué l’effondrement de l’Etat en Afghanistan, en Syrie, en Irak, en Lybie, et la catastrophe humanitaire. Il fallait prétendument « libérer » ces pays à forte odeur de pétrole. Les satrapes qui gouvernaient ont été longtemps soutenus par la France, en sous-main ou ouvertement, en vendant à ces « imprésentables » des armes à gogo... tout en entraînant, finançant et armant également leurs oppositions, tout aussi « imprésentables ». Assez de double jeu ! A semer des monstres, on finit par récolter l’horreur. Nous y sommes ! Il a fallu le traumatisme, déclencheur médiatique et humain à la fois, une photo insupportable, pour qu’ils fassent semblant d’être sensibles à la misère du monde, et qu’ils acceptent d’entrebâiller la porte cadenassée d’une Europe Bunker. Mais où étaient-ils avant la terrible photo, malheureusement si ordinaire et révélatrice de leur monde « mondialisé » ? Ils s’en contrebalançaient (...) Lire la suite »
Avec le Tout Paris amoureux du Qatar...

Hollande enterre les Droits de l’Homme à Doha

Jacques-Marie BOURGET

Ainsi donc, François Hollande accompagné de son chambellan Fabius, a signé au Qatar la vente de vingt-quatre avions « Rafale ». Après avoir discrètement bu sa honte, sourire commercial aux lèvres, le Président normal s’en va honorer une dictature, la relevant par son geste au rang des Etats fréquentables.

Pas grave que la clique de l’émir de Doha, via la « zakat », la charité islamique, finance un terrorisme que Hollande et Vals affirment combattre. Pas plus grave que le Qatar sponsorise l’islam radical, versus wahhabite, dans nos banlieues. Doha vaut bien une messe. Basse où l’on susurre des mots d’amour à l’oreille de Tamim : « Tu as de beaux yeux en or, tu sais ». Pauvre François qui « déteste les affaires et l’argent ». Qui pense à cette souffrance qu’il offre au ciel pour la rédemption du chômage en France. A quelques mètres de ces mains qui, d’un stylo plume or, vont sceller le contrat « Rafale », derrière un haut mur, Mohamed Al Ajami est là. Il a tout son temps et peut attendre : quinze années de prison pour avoir écrit un poème qui a déplu à l’émir, ça apprend la patience. Pas grave. Hollande, expert en contrepèteries et petites blagues n’entend rien à la poésie. Et le français Jean-Pierre Marongiu, « retenu » à Doha depuis deux ans ? Lui aussi va entendre les flonflons du bal. Mais il est acquis que « son (...) Lire la suite »

Vivement le retour de Jules Moch et du tir des gendarmes à balles réelles.

Jacques-Marie BOURGET

Au début j’ai cru avoir mal entendu. A la radio un confrère parlait de « grenades offensives lancées » contre les opposants au barrage de Sivens... J’ai pensé à une confusion, à la panne de mon oreille récemment dévorée par un virus.

Je ne voyais pas, en France en 2014, des gendarmes lancer ce truc à tuer sur des êtres humains. Et j’avais quelque raison de penser cela. Avant tout une immense expérience militaire. Né trop tôt pour échapper au Service National – pendant 16 mois avant de déserter – j’ai donc été un caporal (eh oui) contraint de « faire son service ». Pour être précis cet accident de ma vie s’est déroulé à Grenoble, au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins. Et là, dans cette école de la cruauté, de la mort et de la bêtise, qu’ai-je appris, outre que le grand danger pour la France venait d’un Est bien trop rouge ? J’ai appris la vraie nature et l’usage de la grenade offensive. Je me souviens parfaitement des cours donnés par l’adjudant et rabâchés et répétés, avec croquis au tableau et fiche aide mémoire comme celle qui facilite la confection du beurre blanc. Le radotage de nos experts était clair : la grenade offensive – qui ne doit jamais être lancée dans un lieu fermé – est « dangereuse par son bouchon allumeur ». Ah, le lamento sur le (...) Lire la suite »
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