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Thème : Biodiversité

Visite d’un collectif de permaculture de culture ouvrière et populaire : La "jungle étroite" des Fraternités Ouvrières (Mouscron, Belgique)

Guillaume SUING
Gilbert et Josine Cardon, ouvriers à la retraite et militants syndicalistes « globe trotteurs », ont créé cette association "les Fraternités Ouvrières" il y a plusieurs décennies, bien avant la mode du "bio", et sont maintenant visités par des amateurs de jardinages et curieux de toute l'Europe et parfois de plus loin encore. L’association compte des centaines de membres, et visiblement le travail collectif n’y manque pas ! Ici pas de buzinessmen, pas de bobos... on s'échange des savoirs, des graines, des légumes, de la chaleur humaine, en toute simplicité. Un peu comme dans n'importe quel village cubain, où l'ANAP, syndicat paysan, a mis en place des dispositifs de formation en permaculture à l'échelle du pays (Cuba, qui a interdit les pesticides sur son territoire, est devenu le leader mondial du bio et premier pays à avoir "atteint le stade du développement durable" selon la WWF). La permaculture, c’est tout simplement l’ensemble des savoirs et techniques qui permettent de « produire plus » en (...) Lire la suite »

Biodiversité. Des animaux de plus en plus menacés

Alexandra CHAIGNON

Jamais depuis la dernière extinction de masse, il y a 66 millions d’années, la planète n’avait perdu ses espèces de vertébrés à un rythme aussi effréné, alerte une étude.

En 2016, on ne comptait plus que 7 000 guépards et 35 000 lions africains, soit un déclin de 43 % depuis 1993, quand les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années. Quant aux girafes, elles sont passées de 115 000 spécimens en 1985 à 97 000 en 2015. Les pangolins, eux, ont été tout simplement décimés. Et plus près de nous, en France, le chardonneret a enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans... Autant de chiffres qui font froid dans le dos ! Selon une étude parue lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas), plus de 30 % des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. « Il s’agit d’un anéantissement biologique qui survient au niveau global, même si les espèces auxquelles appartiennent ces populations existent toujours quelque part sur Terre », affirment les auteurs de l’étude. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné les évolutions de populations de 26 700 espèces (...) Lire la suite »
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Biopiraterie en France : comment des entreprises privées menacent de s’approprier des semences et des plantes

Sophie CHAPELLE

Aider les chercheurs à cataloguer des semences, et se retrouver ensuite privé du droit de les planter : c’est la menace qui pèse sur les paysans français. Des entreprises privées nouent des partenariats avec des instituts de recherche publique pour collecter des graines dans les champs des éleveurs et des cultivateurs.

Puis déposent des brevets, qui privatisent l’utilisation future de ces plantes et de leurs vertus, grâce à des failles réglementaires qui permettent aux multinationales de s’accaparer la biodiversité. « Aujourd’hui, un paysan qui partage ses ressources génétiques avec la recherche n’est plus protégé », dénonce la Confédération paysanne. Enquête sur ces nouveaux risques de biopiraterie. « On veut mutualiser nos semences, pas se les faire voler ! Non aux brevets sur le vivant ! ». Déguisés en bagnards, boulets aux pieds, une dizaine de paysans déambulent dans les allées du Salon de l’agriculture ce 23 février. Direction, le stand de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Pourquoi cet institut de recherche est-il dans la ligne de mire de la Confédération paysanne ? Tout a commencé par un banal coup de fil. Jean-Marc Arranz, animateur à la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, est contacté au printemps 2014 par un centre de ressources génétiques (CRG), basé à Lusignan en (...) Lire la suite »

Biodiversité : Compenser pour détruire plus ?

Amis de la Terre
Détruire un arbre vieux de plus 400 ans à condition d’en planter 100 autres ailleurs, voilà ce que vient d’autoriser début janvier le Ministre britannique de l’environnement. C’est ce qu’on appelle la compensation biodiversité, planter ici pour pouvoir détruire là bas. Si l’idée est tentante sur le papier, elle ne résiste pas à l’analyse. La biodiversité n’est pas qu’une simple addition de faune et de flore équivalente et interchangeable mais est partie intégrante d’écosystèmes dotés d’une valeur sociale et culturelle. Les Amis de la Terre ont donc décidé de relayer la nouvelle campagne de FERN qui vise à prévenir la mise en place de nouvelles régulations en faveur de la compensation biodiversité au niveau européen. Si l’UE n’a pas réussi à atteindre ses derniers objectifs de sauvegarde de la biodiversité, FERN affirme que les mécanismes de compensation ne feront qu’affaiblir le cadre législatif environnemental existant et accélérer la destruction de la biodiversité. Après un premier texte expliquant l’importance (...) Lire la suite »

Impuissance scientifique à modéliser la coexistence OGM ou évidence paysanne de son impossibilité, que choisira le Ministre de l’Écologie ?

Réseau Semences Paysannes

Alors que le Ministre s’apprête à prendre un nouvel arrêté destiné à encadrer les cultures de maïs OGM en 2014, il est aujourd’hui indispensable de porter à sa connaissance, ainsi qu’à celle du public, des résultats d’expérimentations qui, malgré l’absence de validation scientifique, gardent la valeur de faits constatés et incontestables : la coexistence entre maïs OGM et maïs populations ou biologiques est impossible.

Interpellé en 2006 par le Réseau Semences Paysannes (RSP), un laboratoire de l'Inra a mené en 2007 avec Agrobio Périgord (AgP) une expérimentation destinée à mesurer les risques de contamination des semences paysannes de maïs "population" [1] que pourraient générer des cultures de maïs OGM. Le taux légal de contamination des semences par des OGM est de 0. Dans la pratique, une certaine tolérance est admise pour des raisons techniques jusqu'à 0,1 %. Au delà, l'addition des éventuelles contaminations fortuites et inévitables lors des cultures risquerait de provoquer trop souvent un dépassement du taux légal de « présences fortuite » dans les récoltes qui doit rester inférieur à 0.9%. En 2008, des contaminations importantes ont été constatées dans un champ de maïs population blanc situé sous le vent d'un champ de maïs hybride jaune : 0,75 % à 50 mètres, 0,1% à 175 mètres. Si le maïs jaune était une variété contenant un seul transgène comme le MON 810, les taux observés seraient divisés par deux. Ils seraient (...) Lire la suite »

Le repas quotidien est un droit inaliénable…

Capitaine Martin

La population qui est en mesure de se nourrir fait face à une standardisation des produits alimentaires. Il y a quatre cents ans, avant l’avènement du capitalisme, les hommes mangeaient plus de cinq cents espèces différentes de plantes. Trois cents ans plus tard, avec la Révolution industrielle et l’abandon des procédés traditionnels de labour, le panel s’était réduit à une petite centaine de plantes. Depuis trente ans et l’hégémonie du capitalisme financier, les graines de soja, le maïs, le riz, les haricots, l’orge et le manioc constituent 80 % de la nourriture de base de toute l’humanité.

Le monde est devenu un vaste supermarché à grande échelle. Les personnes, indépendamment de l’endroit où elles vivent, ont adopté un même régime standard fourni par des entreprises qui le sont tout autant, comme si elles étaient dans une grande porcherie attendant, passives et dominées, la distribution de leur ration journalière. Nous assistons à une tragédie bien évidemment tue par tous les media au service de la classe dirigeante. Et cette dernière, toujours plus obèse et déshumanisée, n’attend personne pour se goinfrer de champagne et de homard au banquet des dividendes et des profits, dégueulant d’injustice et d’iniquité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi le capitalisme comme moyen d’organiser la production, la distribution des biens et la vie des gens sur la base du profit et de l’exploitation, a pris possession de la planète ? Pourquoi une petite centaine de multinationales (Cargill, Monsanto, Dreyfus, Syngenta, ADM, etc.) contrôle la plupart de la production mondiale d’engrais, de produits (...) Lire la suite »

Au Venezuela, le peuple légifère contre Monsanto (Ciudad Caracas)

Ernesto Cazal

Le parlement vénézuélien, selon les médias internationaux, ne serait qu’un “parlement godillot” soumis à un président “qui renforce son pouvoir”. Nihil novi sub sole : les agents occidentaux traitaient déjà Bolivar, il y a deux siècles, de fou assoiffé de pouvoir, comme ils l’ont fait avec Chavez ou avec Maduro aujourd’hui. Pour les vénézuéliens par contre, envoyer une majorité de gauche au parlement signifie notamment une loi du travail anti-néo-libérale – fruit de 19.000 propositions citoyennes [2], un programme éco-socialiste et participatif pour 2013-2019, discuté dans tout le pays [3] ou l’augmentation de 40 % du budget social 2014 [4]. La démocratie va plus loin : les colonnes néo-classiques et le dôme de pâtissier du vieux Congrès de la République tremblent depuis que le “peuple législateur” use de son droit à faire, défaire, refaire des lois...
T.D., Caracas, 20 décembre 2013.

L’histoire est connue : le capitalisme planétaire a décidé que chaque semence doit avoir un “propriétaire” et que les semences autochtones du petit paysan qui tente de refuser les pesticides et ces OGM dont il n’a nul besoin, deviendraient illégales dans le pays qui légifèrerait en faveur des grands groupe privés. Exemples de cette tragédie : en Inde, Monsanto a poussé 284.000 paysans au suicide [5]. Syngenta est l’entreprise qui possède le plus de brevets OGM, imposant aux paysans l’usage de semences qui produisent de la nourriture mais ne produisent plus de semences, pour obliger le producteur à en racheter. Dès 2003, le président Chavez refusa l’introduction des OGM au Venezuela [6]. Le 21 octobre 2013 de nombreux militants se sont concentrés face à l’Assemblée Nationale pour manifester leur opposition au projet de loi qui devait être discuté le lendemain. Dans son préambule, ce texte affirme son caractère anti-OGM et anti-brevet [7]. On parle d’une réglementation des semences “dans une perspective (...) Lire la suite »

Les paysans africains rejettent les lois sur les semences de l’industrie et l’offensive menée sur les semences paysannes et la souveraineté alimentaire

VIA CAMPESINA

Nouvelles de LVC (La Via Campesina) Afrique depuis la réunion continentale sur les semences.

(Harare, 14 Novembre 2013) Lors de la réunion africaine sur les semences qui a eu lieu à Harare au Zimbabwe, les 12 et 14 novembre dernier, les discussions ont porté sur la menace croissante que les investissements externes représentent pour l’agriculture africaine. Il s’agit des compagnies semencières internationales et de leurs efforts continus pour exploiter la terre et les ressources africaines pour alimenter les autres parties du globe. Les participants de cette réunion ont exprimé leur grande inquiétude devant cette pression de l’agriculture industrielle en Afrique par les corporations internationales et leurs partenaires avec des initiatives telles que l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), la nouvelle Alliance pour la Sécurité alimentaire et la nutrition du G8. Certains états africains soutiennent des initiatives semblables au travers de l’Union africaine, le nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et le Programme détaillé de Développement de (...) Lire la suite »

La lutte contre la contrefaçon va t-elle nier les droits des agriculteurs ?

Collectif Semons la Biodiversité

Le Sénat doit examiner le 20 novembre 2013 en procédure accélérée une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les contrefaçons.
Cette loi va condamner tout agriculteur qui produit à la ferme ses semences, ses plants, ses animaux reproducteurs ou ses préparations naturelles à base de micro-organismes ou d’autres éléments naturels issus de sa ferme ou de l’environnement naturel et destinés à ses productions fermières ou aux soins de ses cultures et de ses animaux.

Le Sénat doit examiner le 20 novembre 2013 en procédure accélérée une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les contrefaçons. Cette loi vise à mettre l'État, sa justice et sa police, au service direct des entreprises privées détentrices de Droits de Propriété Intellectuelle (DPI). Tous ces dispositifs renforceraient le contrôle exercé par les détenteurs des marques commerciales, des brevets, y compris les brevets sur les plantes, les animaux et les micro organismes. Ils sont en outre étendus sans restrictions aux Certificats d'Obtention Végétale (COV). L’acte millénaire de sélectionner et de ressemer une partie de sa récolte sera considéré comme une contrefaçon, c'est à dire sera mis sur le même plan que la reproduction frauduleuse d'un objet ou d’une monnaie. Sous prétexte de lutter contre les contrefaçons, cette proposition de loi ouvre la porte d'une appropriation généralisée du vivant à un secteur industriel qui n'en est pas à ses premières actions de bio-piratage. Ainsi, cette (...) Lire la suite »

Catalogue amateur gratuit : un petit pas pour libérer la biodiversité ou pour mieux l'enfermer ?

Réseau Semences Paysannes

Aiguillon, le 12 février 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans un communiqué du 8 février, l'interprofession des semences (GNIS) rappelle que l'enregistrement au catalogue de variétés potagères destinées au jardinage amateur et de variétés "de conservation" est gratuit. Malheureusement, très peu de nouvelles inscriptions profitent de cette gratuité car aucune des autres contraintes n'a été supprimée. La variété doit être homogène (la tolérance de hors type n'est que de 10% !) et stable, alors que la qualité des semences paysannes vient de leur diversité et de leur variabilité qui leur permet de s'adapter sans intrants chimiques dans des conditions de cultures diversifiées et de plus en plus changeantes. Il faut amener la preuve de l'ancienneté des variétés de conservation. La commercialisation des semences est réduite à de toute petites niches commerciales encadrées par des limitations quantitatives (petits sachets et quota de production) et géographiques inacceptables. La loi européenne actuelle permet de vendre des semences de variétés non inscrites au catalogue (...) Lire la suite »
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