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Thème : Coree du Nord

Corée du Nord : un voyage au pays du grand-père, du père et du fils afin de ne pas avoir affaire avec le saint Esprit !

Jidel
Au préalable quelques interrogations introductives. Est-il plus socialisant de voir un gamin snobant ses semblables avec sur son vêtement une virgule horizontale ou un gamin en pantalon bleu, chemise blanche et foulard rouge bénéficiant d’applaudissements des autres élèves parce qu’à l’enseignant il a bien répondu ? Est-il plus aliénant de s’agenouiller devant un acrobate métallique accroché à une croix que de s’incliner devant une fresque en mosaïque d’un des leaders suprêmes visitant une usine ? Est-il plus rationnel de tourner à plusieurs milliers, sous le soleil, autour d’un vaste cube noir dans le désert que de visiter la maison de naissance du grand-père Kim ? Est-il plus digne de créer une émeute pour du faux chocolat en réclame dans un supermarché plutôt que de réaliser collectivement un spectacle vivant devant le leader suprême ? Est-il plus valorisant d’avoir un dirigeant qui se qualifie de Jupiter plutôt qu’un leader suprême ? Qu’est-ce qui est plus louable communiquer pour vous vendre une voiture (...) Lire la suite »

Le gel réciproque est le véritable résultat du Sommet Trump-Kim

Moon of Alabama
Les suites du sommet Trump-Kim à Singapour confirment ma première impression sur les pourparlers. Ce à quoi les deux parties se sont engagées, c'est au « gel réciproque » que la Corée du Nord proposait depuis au moins 2015. Les États-Unis mettent fin à leurs manœuvres menaçantes tandis que la Corée du Nord met fin aux essais de missiles et d'armes nucléaires. Les deux parties se sont en outre engagées à poursuivre les pourparlers sur un traité de paix en échange d'un certain degré de désarmement nucléaire. Sous la pression des faucons, l'administration Trump essaie de faire croire qu’elle a obtenud’autres concessions coréennes. Elle affirme que la Corée du Nord s'est engagée à prendre des mesures « vérifiables et irréversibles ». Elle a tort car c’est faux et seuls les écrits comptent. « La RPDC s'engage à œuvrer à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », tels sont les mots exacts de l’accord. En 1970, les États-Unis se sont engagés à procéder à leur propre désarmement nucléaire complet dans le (...) Lire la suite »

La paix dans la péninsule coréenne est bien la dernière chose que souhaite Washington

John WIGHT

C’est malgré Washington, et non grâce à ses efforts, que le processus de paix se poursuit dans la péninsule coréenne. En effet, vu l’importance militaire et stratégique de la Corée du Sud dans le projet global de domination mondiale de Washington, la paix et la réconciliation entre le Nord et le Sud sont sans doute la dernière chose que l’Empire souhaite.

La volonté et la détermination de Kim Jong-un de la Corée du Nord et de Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud, de normaliser leurs relations sans se laisser décourager par les tentatives évidentes de l'administration Trump de saboter leurs efforts – menaces et insultes contre le dirigeant nord-coréen, conditions scandaleuses posées à Pyongyang pour la tenue des pourparlers, refus de participer au premier sommet de paix prévu à Singapour sous des prétextes fallacieux – témoignent du désir de réconciliation de leurs peuples respectifs après des décennies de conflits. Les faucons néoconservateurs étasuniens et autres partisans de la ligne dure Avec des néoconservateurs comme John Bolton, Mike Pompeo et Nikki Haley qui occupent des postes clés au sein de l'administration Trump, nous avons une Maison Blanche qui croit dur comme fer que la diplomatie c’est bon pour les mauviettes, et qu’une ligne dure et intransigeance doit remplacer la diplomatie étasunienne comme arbitre légitime des affaires (...) Lire la suite »

John Bolton a déjà saboté un accord avec la Corée du Nord - Il meurt d’envie de remettre ça.

Moon of Alabama
Le Washington Post a publié aujourd'hui un article à moitié vrai sur le poste de frontière d'al-Tanf occupé par les États-Unis entre la Syrie et l'Irak. En minimisant la possibilité d'une opération militaire autour d'al-Tanf, il nous livre cette étrange pépite : Ces derniers temps, Mattis s'est surtout concentré sur la préparation d’un éventuel conflit avec la Corée du Nord. Pourquoi le ministre de la Défense Mattis se prépare-t-il au conflit avec la Corée du Nord ? Pourquoi est-ce son 'objectif principal' ? La rencontre de Donald Trump avec Kim Jong-un le 12 juin à Singapour n’est-elle pas signe de paix et d'amour ? Non ? Pourquoi cela ne me surprend-il pas ? J'ai toujours soupçonné que tout le cinéma entre Trump et Kim Jong-un est une mise en scène dont tous les protagonistes savent qu’elle va échouer. La Corée du Nord propose une dénucléarisation progressive en échange d'un traité de paix et d'un retrait (partiel ?) des États-Unis de la Corée du Sud. Il est peu probable que les États-Unis l'acceptent. (...) Lire la suite »

"L’autre" nord-coréen

Louis, militant JRCF
S’il est des propos de Montaigne, l'auteur des Essais, qui ont traversé les siècles jusqu’à nous, ce sont bien ceux où il critique l’ethnocentrisme de ses contemporains. La célèbre phrase, tirée du chapitre intitulé « Des cannibales » (Livre I, chapitre 30), selon laquelle « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage » [1] est une référence qui s’est échappée des cénacles philosophiques. Et il faut s’en réjouir. Montaigne poursuit la critique de son temps en expliquant que « nous n’avons d’autre critère de la vérité et de la raison que l’exemple et idée des opinions et usages du pays où nous sommes » et qu’ainsi « là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. » [2] Ainsi, nous sommes en cela les dignes héritiers de Montaigne, car voilà bien quelque chose que l’on ne peut reprocher à notre temps, lui qui excelle dans le culte de l’autre, de l’altérité, de la diversité. Ce culte s’accompagne d’une curiosité qu’il faut saluer et qui est exercée à la fois (...) Lire la suite »
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Etat de peur : comment la campagne de bombardement la plus meurtrière de l’histoire a créé la crise actuelle en Corée (Counterpunch)

Ted NACE
Alors que le monde observe avec une inquiétude grandissante les tensions croissantes et la rhétorique belliqueuse entre les États-Unis et la Corée du Nord, l'un des aspects les plus remarquables de la situation est l'absence de toute reconnaissance publique de la raison sous-jacente des craintes nord-coréennes - ou, comme l'a qualifié l'ambassadeur des Nations Unies Nikki Haley, "l'état de paranoïa" - à savoir, l'horrible campagne de bombardement incendiaire menée par les Etats-Unis pendant la guerre de Corée et le nombre sans précédent de victimes. Même si l'on ne connaîtra jamais tous les faits, les preuves disponibles permettent de conclure que les bombardements perpétrés sur les villes et les villages de la Corée du Nord ont fait plus de morts parmi les civils que toute autre campagne de bombardement de l'histoire. L'historien Bruce Cumings décrit la campagne de bombardement comme "probablement l'un des pires épisodes de violence américaine déchaînée contre un autre peuple, mais c'est (...) Lire la suite »

La Corée du Nord, cette inconnue presque normale

Luigi PANDOLFI

Alors que la tension monte à nouveau le long du 38e parallèle, la presse italienne, et occidentale en général, ressasse les sempiternels clichés dominants, à propos de la Corée du Nord, de son leader, de son appareil de pouvoir : missiles et bizarreries (supposées) du régime. Bien sûr, il y a des fusées, et, ces dernières années, leur “qualité” s’est même améliorée, tout comme les aspects de la société et du système politique nord-coréen se prêtent à des regards ébahis et à des lectures sensationnalistes ne manquent pas. Mais parlons de choses sérieuses, significatives sur les plans sociologique, anthropologique, politique et économique : rien à voir, entendons-nous bien, avec des bobards du genre : “tous les Coréens sont obligés de se coiffer comme Kim Jong-un”.

Juste une remarque : quand nous observons certains phénomènes, qu’ils soient de nature sociopolitique ou culturelle, religieuse ou concernant les mœurs, qui peuvent s’expliquer par des formes spécifiques (et différentes) de civilisation ou de modernisation d’un pays, nous ferions bien d’ôter de nos yeux les lunettes, aux verres plutôt épais, de nos statuts identitaires tout aussi spécifiques et différents. Peut-être réussirions-nous à saisir ainsi ce qu’il y a de “normal” dans une société objectivement lointaine de nos parages et de notre façon de voir. Le socialisme coréen “Régime stalinien” ? “Dernier bastion marxiste-léniniste” ? Eh bien, jusqu’à un certain point. La Corée du Nord, dans le cadre du système des pays socialistes, s’est toujours distinguée par son particularisme. Et aussi par les succès tangibles obtenus dans le domaine de l’industrie et de l’agriculture, de la santé et de l’instruction, après la guerre de 1950-53 qui avait dévasté le pays, détruit ses infrastructures de base, ses monuments, ce (...) Lire la suite »

Déclaration de S.E. M. RI YONG HO, Ministre des affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée au débat général de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations Unies

Ou l’on observera qu’un petit pays anti-impérialiste peut devant l’Assemblée générale des Nations Unies rappeler aux maîtres de cette institution qu’ils ne sont pas les maîtres du monde. New York, 23 septembre 2017 Monsieur le Président, tout d'abord, permettez-moi de féliciter Votre Excellence M. Miroslav Lajčák pour votre élection à la présidence de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Je souhaite plein succès à la présente session sous votre direction avisée. Avant d’aborder les principaux points de mon débat, je suis obligé de faire des commentaires sur le discours prononcé il y a 4 jours par quelqu'un, appelé président des États-Unis, qui a souillé cette arène sacrée de ONU. Puisque Trump a prononcé à cette même tribune ces mots violents et irresponsables provoquant la dignité suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), je pense qu'il est assez juste pour moi d'apporter une réponse sur le ton correspondant. Au cours de ses 8 mois de pouvoir, il a transformé la Maison (...) Lire la suite »

Les États-Unis ont proposé de suspendre les relations aériennes entre la Russie et la Corée du Nord

Sputniknews

Les États-Unis comptaient ajouter un paragraphe sur la suspension de la communication aérienne entre la Russie et la Corée du Nord dans le projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Corée du Nord.

Mais pendant l'examen du document la Russie a insisté sur le retrait de cette mesure. A l'heure actuelle, Pyongyang ne dispose de relations aériennes régulières qu'avec deux pays — la Russie et la Chine. Une seule compagnie aérienne nationale assure le transport de passagers — Air Koryo. Tous les lundis et vendredis elle effectue le vol Vladivostok-Pyongyang-Vladivostok. « Moscou sait qu'il faut faire cesser les essais nucléaires en Corée du Nord. Mais nous prônons le règlement diplomatique de tout conflit. C'est pourquoi nous estimons que certaines initiatives américaines doivent être plus souples, a expliqué une source diplomatique russe. Ainsi, nous avons supprimé les points sur l'interdiction du transit de charbon de Russie via la Corée du Nord. Le document prévoyait une autre procédure douloureuse : l'inspection des navires sous le pavillon nord-coréen. » L'un des points approuvés hier par le Conseil de sécurité des Nations unies instaure une interdiction sur la création de coentreprises avec (...) Lire la suite »

Dès sa création en 1948, la Corée du Nord a développé son industrie nationale (RT)

David ROMERO

En plein scénario où, bruit de détonations et rhétorique hostile entre Washington et Pyongyang semblent prendre le pas au dialogue rationnel, nous avons voulu connaître le point de vue d’Alejandro Cao de Benós, porte-parole de la République Populaire de la Corée du Nord en Occident, afin de mieux comprendre la logique d’un régime qui depuis l’Occident est perçu comme une menace à la sécurité mondiale. Que cherche réellement Pyongyang avec ses démonstrations de force ? Cette mise en scène pré-guerrière ne serait-elle pas une stratégie qui profite politiquement aux gouvernements impliqués ? Comment, le gouvernement de Kim Jong-Un, encaisse-t-il les sanctions de la communauté internationale ? Y a- t-il des raisons de craindre un conflit armé ?

« Oui, nous avons des infiltrés dans les rangs de l’armée US », Interview (Russia Today), d’Alejandro Cao de Benós, unique représentant et délégué spécial de la Corée du Nord en Occident. (Entretien téléphonique) RT : Comme lors d'une entrevue antérieure, commençons à parler des dernières sanctions : Quelles conséquences peuvent-elles avoir, à moyen ou long terme sur l’économie Nord-Coréenne ? AC : Les conséquences sont minimes. Dès sa création (1948), la Corée du Nord a développé son industrie nationale afin de ne pas dépendre de l’étranger. Il est vrai que ces sanctions compliquent beaucoup les importations et les exportations, mais malgré le coût supplémentaire généré en temps et en argent, au final, il y a toujours des façons de les contourner et il y a toujours des gouvernements, des gens et des entreprises qui se fichent de ces sanctions, comme l’on dit, « business is business ». Beaucoup de gens ont des intérêts à négocier avec la Corée du Nord : je reçois moi-même chaque jour des centaines de demandes. Nous (...) Lire la suite »
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