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Thème : Deuxième Guerre Mondiale

Un peu d’histoire #7 : : le (vrai) rôle de l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale – partie 3/3

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants. Après la première partie, consacrée aux années 30′, et à la seconde qui revenait sur les Accords de Munich et le pacte germano-soviétique, je vais m’attarder, dans cette troisième partie, sur conflit à proprement parler, ainsi que sur la libération de l’Europe pour essayer de démontrer que toute l’Europe de l’Est, et donc une majorité de pays, fut libérée des nazis grâce à l’Union soviétique

L’attaque de l’Allemagne En effet, en dépit du pacte germano-soviétique de non-agression entre les deux pays, Hitler souhaite toujours envahir l’Union soviétique. D’abord pour appliquer sa doctrine du lebensraum– l’espace vital- pour la race aryenne. A cela s’ajoute le côté idéologique, et le IIIe Reich n’hésitera pas à parler de « croisade moderne » pour justifier sa guerre contre l’URSS et mobiliser ses troupes. Dès décembre 1940 Hitler souhaite faire de cette invasion une priorité absolue, et pense qu’il est possible de gagner en quelques mois en appliquant sa tactique de la Blitzkrieg, afin d’éviter l’hiver russe. En face, Staline est persuadé que l’Allemagne respectera le pacte scellé quelques mois plus tôt. A tel point qu’il refuse, jusqu’au dernier moment, à croire ses espions basés en Allemagne et à la frontière qui l’avertissent des mouvements des troupes nazis, et de l’imminence de l’attaque. Les forces mobilisées pour l’occasion sont considérables : près de 4 millions d’hommes, 4 000 chars, 3 000 (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #6 : le (vrai) rôle de l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale – partie 2/3

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants. Après la première partie, qui traitait des années 30 avant les Accords de Munich, lorsque l’URSS tenta d’obtenir une alliance avec la France et la Grande-Bretagne, cette seconde partie parlera à la fois des Accords de Munich, et de leurs conséquences, de l’obstination de la Pologne à réfuter l’accès à son territoire à l’Armée rouge, mais aussi du refus des occidentaux à établir une alliance militaire avec les Soviétiques. Refus qui aura pour conséquence directe le pacte germano-soviétique abordé à la fin de cet article.

Prémices aux Accords de Munich Très vite la question de la Tchécoslovaquie arrive sur la table des négociations. Hitler se sert du prétexte de la région des Sudètes, à majorité germanophone, afin de conquérir l’ensemble du pays. Problème ? La Tchécoslovaquie bénéficie d’une double protection : celle de la France, et celle de l’Union soviétique. Peu avant les Accords de Munich, Neville Chamberlain, qui souhaite toujours mener une politique d’apaisement avec l’Allemagne nazie, rencontre une première fois Hitler. Au terme de cet entretien le premier ministre britannique évoque lui-même un entretien « franc, mais amical ». Pourtant, quelques jours plus tard, Maxime Litvinov, le ministre des Affaires étrangères soviétique réaffirme à la Société des Nations (SDN) que l’URSS souhaite depuis des années arriver à un accord de sécurité collective avec les pays européens, contre l’Allemagne. Surtout, l’URSS précise bien qu’elle est toujours prête à défendre la Tchécoslovaquie, en vertu du traité qu’elle a avec elle mais (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #5 : le (vrai) rôle de l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale - partie 1/3

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants. Pour ce cinquième épisode de cette série historique il me semblait important de mettre l’accent sur le rôle joué par l’Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale. En effet depuis plusieurs années en France, et plus généralement dans les pays de l’Europe de l’Ouest, il y a une tendance qui vise à minimiser, voire à oublier la lutte déterminante de l’Armée rouge et le rôle de celle-ci dans la chute du IIIe Reich.

D’ailleurs la non-invitation de Vladimir Poutine pour commémorer le 75e anniversaire du D-Day, alors qu’Angela Merkel était elle bel et bien présente, par Emmanuel Macron reflète parfaitement cela. Pourtant il est bon de rappeler que sans l’URSS la victoire des Alliés aurait été fortement compromise, voire impossible. Il est aussi bon, et nécessaire, de rappeler et de se souvenir que c’est l’URSS qui a payé le plus lourd tribut lors de ce conflit avec plus de 25 millions de pertes. Pour rétablir des faits il faut s’appuyer sur les vérités historiques. Il y a un peu plus de deux ans j’avais déjà rédigé un article sur les faits oubliés de la Révolution russe, qui traitait des avancées pour les femmes, de l’aide internationale pour divers mouvements et pays, mais aussi de sa contribution pendant la seconde guerre mondiale (voir : 100 ans après certains faits oubliés de la Révolution russe). Ce sujet important nécessitera trois parties réparties en trois articles distincts. Les deux premières parties (...) Lire la suite »

Discours de Vladimir Poutine lors du 74e anniversaire de la Victoire de 1945

Le 9 mai 2019, Vladimir Poutine a assisté à la parade militaire commémorant le 74e anniversaire de la victoire de l’URSS durant la Grande Guerre Patriotique de 1941 à 1945.

Transcription : Citoyens de Russie, Chers vétérans, Camarades soldats et marins, sergents et maîtres-sergents, adjudants et adjudants-chefs, Camarades officiers, généraux et amiraux, Je vous adresse mes félicitations en ce jour de la victoire, notre journée de fierté et de deuil, et vous fais part de notre gratitude sans bornes envers les défenseurs de la patrie qui ont écrasé le nazisme. Ils sont tous sur le piédestal de la formidable victoire. C’est pour cette victoire qu’ils ont combattu et travaillé, qu’ils ont parcouru cette route du sacrifice jonchée d’abominables épreuves, se sont dressés comme une forteresse inflexible dans le feu des combats, ont donné tout ce qu’ils avaient, et, par la souffrance, ont atteint la Victoire ! Chaque année, nous réalisons plus profondément le pouvoir moral de cet exploit sans précédent et la valeur éternelle du triomphe militaire de notre peuple. C’est le peuple qui a défendu et sauvé notre patrie, et qui est devenu l’espoir et une citadelle de force pour (...) Lire la suite »

Dominique Lormier. Les 100 000 collabos. Le fichier interdit de la collaboration française. (2)

Bernard GENSANE
De nombreux Français ont travaillé pour les divers services de sécurité allemands. La Gestapo comportait en ses rangs 6 000 agents français (2 500 Allemands) et 24 000 informateurs. Durant la même période, la Résistance compta 150 000 membres permanents et 300 000 occasionnels. Parmi les aides de la Gestapo, on relève le parcours invraisemblable d’Henri Barbé. Ouvrier métallurgiste, il adhère à 15 ans aux Jeunesses socialistes. Partisan de l'adhésion à la IIIe Internationale, il opte pour le Parti communiste. En 1926, il succède à Jacques Doriot comme secrétaire général des Jeunesses communistes, avant d'accéder au Bureau politique en 1927. En 1929, il remplace Pierre Sémard à la tête du PCF, dans une équipe qui comprend également Maurice Thorez et Pierre Célor. En 1931, il est mis en cause au cours d'une réunion du Bureau politique auquel participe le représentant de Moscou, Manouilsky. Accusé de fractionnisme, il est éliminé du BP (et remplacé par Thorez). Il est rétrogradé au poste de secrétaire du rayon (...) Lire la suite »

Dominique Lormier. Les 100 000 collabos. Le fichier interdit de la collaboration française. (1)

Bernard GENSANE
Nous voyageons avec cet ouvrage dans la zone grise de la France occupée, un pays qui ne compta ni 40 millions de pétainistes ni 40 millions de résistants. Une zone où un Mitterrand se mut comme un poisson dans l’eau. Une France où des hommes et des femmes d’extrême gauche dans les années 30 deviendront des tortionnaires au service des nazis et où d’anciens fachos prendront les armes contre l’occupant et connaîtront les camps de concentration ou les pelotons d’exécution. Ce fichier comporte exactement 96 492 noms, équivalant en gros au nombre de personnes épurées. Comme par hasard. Avec des aberrations. On y trouve le tout jeune acteur François Périer, certes d’origine bourgeoise et de droite, mais pas Pétain ! Une raison en sera donnée a posteriori par Alexandre de Marenches, ancien directeur des services secrets, dans le long entretien que Christine Ockrent lui consacrera en 1986 pour son livre Dans le secret des princes. Il révélait, sibyllin, que de prétendus résistants étaient en fait des collabos. (...) Lire la suite »

Quand on chantait sous l’occupation (II)

Bernard GENSANE
Le grand succès des premières années de guerre, celui qui, par delà l’horreur du conflit, unit les militaires et les civils français et allemands, reste la version française de “ Lily Marlène ”, créée par Suzy Solidor. Une première version avait vu le jour en 1915, suivie d’une seconde en 1935, d’une troisième en 1937 et d’une quatrième en 1939, toutes sans le moindre succès. Un soir de 1941, la chanson fut diffusée, dans une version de Lale Andersen, par une station militaire allemande installée à Belgrade. Du jour au lendemain, “ Lily Marlène ” devint le plus grand succès de la guerre et fut considérée comme le second hymne national allemand. Le comique troupier Ouvrard est stipendié par l’organisation Kraft durci Freude (La Force par la joie). Pour l’occupant, les vedettes françaises, une fois leurs remords apaisés, doivent œuvrer en ambassadeurs auprès des prisonniers, puis des Français envoyés en Allemagne au titre du Service du Travail Obligatoire. Qu’elles le veuillent ou non, ces vedettes justifient la (...) Lire la suite »

Quand on chantait sous l’Occupation (I)

Bernard GENSANE

En 1939, en France, la radio touchait un public de masse (5 millions de postes récepteurs pour environ 40 millions d’habitants). Il était naturel que l’occupant nazi, les collaborateurs, mais aussi les résistants de Londres s’intéressent à ce nouveau moyen de communication et à ce qu’il véhiculait en priorité : information, propagande et divertissement.

En 1939, la chanson était passée depuis une décennie de la salle de spectacle aux ondes radiophoniques. Dans le climat munichois et celui de la “ drôle de guerre ”, les chansons de qualité à succès étaient celles, quelque peu acidulées, ironiques ou parodiques de Pills et Tabet ou de Mireille et de Jean Nohain (“ Couchés dans le foin ”, “ Le vieux Château ”). Juste avant la conflagration, Charles Trénet avait popularisé l’insouciant “ Y’a d’la Joie ” : Y’a d’la joie Bonjour, bonjour les hirondelles Y’a d’la joie Dans le ciel par dessus les toits. et le fameusement – quoique involontairement – proleptique “ Boum ” : Boum ! Quand notre cœur fait boum ! Tout avec lui dit boum ! Et c’est l’amour qui s’éveille. Dans le même temps, le climat international devenant tendu, la chanson patriotique, pratiquement disparu depuis 1920, refleurissait. Des auteurs de chansons tentaient de retrouver le style des années 1870 à 1914. Lucienne Boyer chante “ La Fille à Madelon ”, et George Thill prévient : “ Ils ne la gagneront pas ! (...) Lire la suite »
En 1947, Léon Jouhaux crée Force Ouvrière avec l’aide de la CIA et reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1951.

Quand, au sein de la CGT, la majorité choissait la Résistance... et le petit reste, Hitler

Jacques-Marie BOURGET

Attention, comme les médicaments du pharmacien, cet article mérite un mode d'emploi ? A ceux qui pourraient croire que le livre de Lacroix-Riz qui décrit dès 1939 l'offensive patronale mondiale contre le syndicalisme européen, et français en particulier, par haine du communisme, que ce livre donc serait un sort d'ouvrage révisionniste destiné à nier le rôle de la CGT et du PCF dans la Résistance font fausse route. En 39, l'action du patronat, et son argent, ont réussi a provoqué une rupture au sein de la Confédération. Les putschiste rejoignant le clan de Vichy. Voilà, nous sommes dans une page d'histoire et c'est l'objet du livre qui ne se livre à aucune polémique.

« Camarades, camarades ». Quand on use en commun ses semelles sur le parcours d’une manif unitaire, en voyant flotter la banderole FO dans les environs, la remarque tombe presque toujours : « Ah ! Ça fait quand même mal de défiler avec Force Ouvrière, le syndicat inventé par la CIA ». Voilà, à vie FO est habillé de sa bannière étoilée. On en reste là sans plus de questions posées sur l’histoire syndicale. On sait, au fil des temps, les divisions, scissions et les abus de pouvoir, mais on ignore l’ignominie qui a frappé la CGT en 1939. Ignorance rompue par le dernier livre qu’Annie Lacroix-Riz vient de publier au Temps des Cerises : Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949. Je suis d’accord avec vous ce titre long comme un boa est du genre à faire décamper le lecteur. Et il aura tort puisque l’étude musclée de l’historienne met à la lumière le visage hideux de certains responsables de la CGT d’avant-guerre. Ceux qui ont ouvert des gouffres sous les pieds de leurs militants, leur (...) Lire la suite »
Sur une autre photo qui n’a jamais été publiée...

Mitterrand et les mensonges d’outre tombe.

Jacques-Marie BOURGET

Certes, nous tombe dessus une rafale de documentaires télévisés, et autant de livres bien polis qui n’insultent pas le disparu... Mais qui, le 8 janvier prochain, pensera à verser des larmes sincères vingt ans après la mort de François Mitterrand ?

Si la « Tontonmania » est morte avec son objet -et les marchands de souvenirs de Jarnac font faillite- le chemin pour en apprendre plus sur le passé vrai de l’ancien président reste un roncier. Modestement, qu’il me soit pourtant permis de faire avancer cette histoire de quelques centimètres. D’une tragédie l’autre, puisque c’est le sort du journaliste qui vagabonde entre les drames, en 1990, je me suis trouvé un jour à Carpentras face à un cimetière juif ravagé, à un corps profané. C’est à l’occasion de ce reportage que je rencontre un homme discret, Jean Renaud, patron du bureau local du « Dauphiné Libéré ». Et Jean Renaud me raconte un peu de sa vie. Il est le fils du propriétaire de la maison où François Mitterrand a vécu pendant près de deux années à Vichy, de janvier 1942 à novembre 1943. Jean Renaud possède un trésor qu’il me met alors sous les yeux, une photo qui comble un trou de l’histoire. Celle où l’on voit François Mitterrand serrer la main d’un Pétain qui vient de lui remettre la Francisque ; alors (...) Lire la suite »
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