RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Deuxième Guerre Mondiale

Un peu d’histoire : l’enfermement des Étasuniens d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale

Les Nouvelles Libres

Comme chaque année le 8 mai est l’occasion, en France, en Europe, et dans le monde, de fêter la victoire sur l’Axe lors de la Seconde Guerre mondiale et de commémorer les morts de ce conflit. Si aujourd’hui les phases successives de la guerre sont assez connues, et leurs horreurs largement prouvées et démontrées, d’autres aspects de cette sombre période demeurent méconnus. C’est le cas des camps de « relocalisations » étasuniens, qui servirent à enfermer plus de 120 000 personnes, ressortissants Japonais et Étasuniens d’origine japonaises de 1942 à 1945.

L’élément déclencheur : l’attaque de Pearl Harbor Le 7 décembre 1941 le Japon, alors allié de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, attaque par surprise la base étasunienne de Pearl Harbor, dans l’archipel d’Hawaï. Si le bilan matériel reste mitigé (trois croiseurs et trois destroyers détruits, quelques autres navires endommagés), le bilan humain est lui très élevé. Plus de 2 000 Étasuniens perdent la vie et plus de 1 100 sont blessés. En face les Japonais perdent 55 aviateurs. Mais l’impact psychologique sur la population des EU est forte. Les Etats-Unis sortent alors de leur isolationnisme et déclarent la guerre au Japon, dès le 8 décembre 1941. Trois jours plus tard, le 11 décembre, l’Allemagne et l’Italie déclarent, à leur tour, la guerre aux Etats-Unis. Arrestations et enfermement des Étasuniens d’origine japonaise Dès lors le vieux fantasme du « péril jaune », qui tend d’ailleurs à resurgir aujourd’hui contre la Chine, prend une autre dimension. Entre le 7 et le 11 décembre, le FBI procède à (...) Lire la suite »

Les libérateurs au Drapeau Rouge

Bruno GUIGUE
Célébration de la victoire sur le nazisme, le 8 mai est l'occasion de rappeler qui a payé le prix fort pour nous en débarrasser : l'Union soviétique. De Moscou à Stalingrad, de Stalingrad à Koursk, de Koursk à Berlin, l'Armée rouge a éliminé la machine de guerre hitlérienne. Mais demander simplement qu'on le reconnaisse est sans doute beaucoup trop demander. Admettre que l'armée rouge a libéré le monde de cette folie meurtrière fait partie des aveux dont l'Occident est incapable. Abreuvé des sornettes d'Hannah Arendt, il croit dur comme fer qu'Hitler et Staline étaient des frères jumeaux et qu'ils conspiraient pour dominer le monde. Rien de tel, décidément, pour alimenter la nouvelle guerre froide, calomnier la Russie, et se présenter comme un parangon de vertu. On va nous raconter que le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 est la cause de la Seconde Guerre mondiale, oubliant au passage ces accords de Munich, le 30 septembre 1938, où les glorieuses démocraties ont vendu la Tchécoslovaquie pour le (...) Lire la suite »
32 

Les historiens n’ont plus accès aux archives de 39-45, leurs travaux sont menacés

Jean-Marc BERLIERE
3 février 2020/Réseau International Jean-Marc Berlière, professeur d’histoire contemporaine et spécialiste de la police française, s’inquiète de la fermeture des archives de la défense. Dans ces conditions, les historiens ne peuvent accéder aux fonds concernant la Seconde Guerre mondiale. Le président François Hollande avait permis la libre consultation de ces archives après un gros travail des historiens en ce sens. Une façon, avait-il dit, de lutter contre le révisionnisme, l’altération de la mémoire, l’oubli, l’effacement. Déjà, sous Lionel Jospin en 1999, les choses évoluaient. En 2015, l’ouverture au grand public a permis à des amateurs, qui ne sont pas historiens de formation, de progresser dans la connaissance de cette période. Cela a multiplié les études locales. C’est aussi une façon de faire avancer la démocratie. Depuis le début de l’année, on note de grosses difficultés pour obtenir les documents aux archives, notamment au Service historique de la Défense, à Vincennes. Ce centre incontournable (...) Lire la suite »

Guerre de classe : la « gauche » joue désormais perdant ! Pourquoi ?

LUNITERRE
« Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. » Personne n’a vraiment oublié cette assertion « choc » du milliardaire Warren Buffet. C’était sur la chaîne US CNN, en 2005. Après, la crise de 2008 et sa « solution » financière exponentielle, il affirmait même le caractère définitif de cette victoire... ! Jusqu’à tout récemment, près de 15 ans plus tard, l’histoire, malgré la violence exacerbée des divers conflits sur la planète, semblait encore lui donner raison. Ces derniers temps, néanmoins, les multiples et massives révoltes populaires à travers le monde ont en quelque sorte réintroduit un sérieux doute concernant cette affirmation. Pour autant, malgré leur aspect massif, toutes ces luttes semblent se fourvoyer systématiquement dans des impasses, faute de perspective politique réellement alternative au système en place, et qui semble donc rester inamovible. Et cela malgré l’évidence criante des inégalités (...) Lire la suite »
21 

Un peu d’histoire #7 : : le (vrai) rôle de l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale – partie 3/3

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants. Après la première partie, consacrée aux années 30′, et à la seconde qui revenait sur les Accords de Munich et le pacte germano-soviétique, je vais m’attarder, dans cette troisième partie, sur conflit à proprement parler, ainsi que sur la libération de l’Europe pour essayer de démontrer que toute l’Europe de l’Est, et donc une majorité de pays, fut libérée des nazis grâce à l’Union soviétique

L’attaque de l’Allemagne En effet, en dépit du pacte germano-soviétique de non-agression entre les deux pays, Hitler souhaite toujours envahir l’Union soviétique. D’abord pour appliquer sa doctrine du lebensraum– l’espace vital- pour la race aryenne. A cela s’ajoute le côté idéologique, et le IIIe Reich n’hésitera pas à parler de « croisade moderne » pour justifier sa guerre contre l’URSS et mobiliser ses troupes. Dès décembre 1940 Hitler souhaite faire de cette invasion une priorité absolue, et pense qu’il est possible de gagner en quelques mois en appliquant sa tactique de la Blitzkrieg, afin d’éviter l’hiver russe. En face, Staline est persuadé que l’Allemagne respectera le pacte scellé quelques mois plus tôt. A tel point qu’il refuse, jusqu’au dernier moment, à croire ses espions basés en Allemagne et à la frontière qui l’avertissent des mouvements des troupes nazis, et de l’imminence de l’attaque. Les forces mobilisées pour l’occasion sont considérables : près de 4 millions d’hommes, 4 000 chars, 3 000 (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #6 : le (vrai) rôle de l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale – partie 2/3

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants. Après la première partie, qui traitait des années 30 avant les Accords de Munich, lorsque l’URSS tenta d’obtenir une alliance avec la France et la Grande-Bretagne, cette seconde partie parlera à la fois des Accords de Munich, et de leurs conséquences, de l’obstination de la Pologne à réfuter l’accès à son territoire à l’Armée rouge, mais aussi du refus des occidentaux à établir une alliance militaire avec les Soviétiques. Refus qui aura pour conséquence directe le pacte germano-soviétique abordé à la fin de cet article.

Prémices aux Accords de Munich Très vite la question de la Tchécoslovaquie arrive sur la table des négociations. Hitler se sert du prétexte de la région des Sudètes, à majorité germanophone, afin de conquérir l’ensemble du pays. Problème ? La Tchécoslovaquie bénéficie d’une double protection : celle de la France, et celle de l’Union soviétique. Peu avant les Accords de Munich, Neville Chamberlain, qui souhaite toujours mener une politique d’apaisement avec l’Allemagne nazie, rencontre une première fois Hitler. Au terme de cet entretien le premier ministre britannique évoque lui-même un entretien « franc, mais amical ». Pourtant, quelques jours plus tard, Maxime Litvinov, le ministre des Affaires étrangères soviétique réaffirme à la Société des Nations (SDN) que l’URSS souhaite depuis des années arriver à un accord de sécurité collective avec les pays européens, contre l’Allemagne. Surtout, l’URSS précise bien qu’elle est toujours prête à défendre la Tchécoslovaquie, en vertu du traité qu’elle a avec elle mais (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #5 : le (vrai) rôle de l’URSS durant la Seconde Guerre mondiale - partie 1/3

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants. Pour ce cinquième épisode de cette série historique il me semblait important de mettre l’accent sur le rôle joué par l’Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale. En effet depuis plusieurs années en France, et plus généralement dans les pays de l’Europe de l’Ouest, il y a une tendance qui vise à minimiser, voire à oublier la lutte déterminante de l’Armée rouge et le rôle de celle-ci dans la chute du IIIe Reich.

D’ailleurs la non-invitation de Vladimir Poutine pour commémorer le 75e anniversaire du D-Day, alors qu’Angela Merkel était elle bel et bien présente, par Emmanuel Macron reflète parfaitement cela. Pourtant il est bon de rappeler que sans l’URSS la victoire des Alliés aurait été fortement compromise, voire impossible. Il est aussi bon, et nécessaire, de rappeler et de se souvenir que c’est l’URSS qui a payé le plus lourd tribut lors de ce conflit avec plus de 25 millions de pertes. Pour rétablir des faits il faut s’appuyer sur les vérités historiques. Il y a un peu plus de deux ans j’avais déjà rédigé un article sur les faits oubliés de la Révolution russe, qui traitait des avancées pour les femmes, de l’aide internationale pour divers mouvements et pays, mais aussi de sa contribution pendant la seconde guerre mondiale (voir : 100 ans après certains faits oubliés de la Révolution russe). Ce sujet important nécessitera trois parties réparties en trois articles distincts. Les deux premières parties (...) Lire la suite »

Discours de Vladimir Poutine lors du 74e anniversaire de la Victoire de 1945

Le 9 mai 2019, Vladimir Poutine a assisté à la parade militaire commémorant le 74e anniversaire de la victoire de l’URSS durant la Grande Guerre Patriotique de 1941 à 1945.

Transcription : Citoyens de Russie, Chers vétérans, Camarades soldats et marins, sergents et maîtres-sergents, adjudants et adjudants-chefs, Camarades officiers, généraux et amiraux, Je vous adresse mes félicitations en ce jour de la victoire, notre journée de fierté et de deuil, et vous fais part de notre gratitude sans bornes envers les défenseurs de la patrie qui ont écrasé le nazisme. Ils sont tous sur le piédestal de la formidable victoire. C’est pour cette victoire qu’ils ont combattu et travaillé, qu’ils ont parcouru cette route du sacrifice jonchée d’abominables épreuves, se sont dressés comme une forteresse inflexible dans le feu des combats, ont donné tout ce qu’ils avaient, et, par la souffrance, ont atteint la Victoire ! Chaque année, nous réalisons plus profondément le pouvoir moral de cet exploit sans précédent et la valeur éternelle du triomphe militaire de notre peuple. C’est le peuple qui a défendu et sauvé notre patrie, et qui est devenu l’espoir et une citadelle de force pour (...) Lire la suite »

Dominique Lormier. Les 100 000 collabos. Le fichier interdit de la collaboration française. (2)

Bernard GENSANE
De nombreux Français ont travaillé pour les divers services de sécurité allemands. La Gestapo comportait en ses rangs 6 000 agents français (2 500 Allemands) et 24 000 informateurs. Durant la même période, la Résistance compta 150 000 membres permanents et 300 000 occasionnels. Parmi les aides de la Gestapo, on relève le parcours invraisemblable d’Henri Barbé. Ouvrier métallurgiste, il adhère à 15 ans aux Jeunesses socialistes. Partisan de l'adhésion à la IIIe Internationale, il opte pour le Parti communiste. En 1926, il succède à Jacques Doriot comme secrétaire général des Jeunesses communistes, avant d'accéder au Bureau politique en 1927. En 1929, il remplace Pierre Sémard à la tête du PCF, dans une équipe qui comprend également Maurice Thorez et Pierre Célor. En 1931, il est mis en cause au cours d'une réunion du Bureau politique auquel participe le représentant de Moscou, Manouilsky. Accusé de fractionnisme, il est éliminé du BP (et remplacé par Thorez). Il est rétrogradé au poste de secrétaire du rayon (...) Lire la suite »

Dominique Lormier. Les 100 000 collabos. Le fichier interdit de la collaboration française. (1)

Bernard GENSANE
Nous voyageons avec cet ouvrage dans la zone grise de la France occupée, un pays qui ne compta ni 40 millions de pétainistes ni 40 millions de résistants. Une zone où un Mitterrand se mut comme un poisson dans l’eau. Une France où des hommes et des femmes d’extrême gauche dans les années 30 deviendront des tortionnaires au service des nazis et où d’anciens fachos prendront les armes contre l’occupant et connaîtront les camps de concentration ou les pelotons d’exécution. Ce fichier comporte exactement 96 492 noms, équivalant en gros au nombre de personnes épurées. Comme par hasard. Avec des aberrations. On y trouve le tout jeune acteur François Périer, certes d’origine bourgeoise et de droite, mais pas Pétain ! Une raison en sera donnée a posteriori par Alexandre de Marenches, ancien directeur des services secrets, dans le long entretien que Christine Ockrent lui consacrera en 1986 pour son livre Dans le secret des princes. Il révélait, sibyllin, que de prétendus résistants étaient en fait des collabos. (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50