RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Etats-Unis

Le gel réciproque est le véritable résultat du Sommet Trump-Kim

Moon of Alabama
Les suites du sommet Trump-Kim à Singapour confirment ma première impression sur les pourparlers. Ce à quoi les deux parties se sont engagées, c'est au « gel réciproque » que la Corée du Nord proposait depuis au moins 2015. Les États-Unis mettent fin à leurs manœuvres menaçantes tandis que la Corée du Nord met fin aux essais de missiles et d'armes nucléaires. Les deux parties se sont en outre engagées à poursuivre les pourparlers sur un traité de paix en échange d'un certain degré de désarmement nucléaire. Sous la pression des faucons, l'administration Trump essaie de faire croire qu’elle a obtenud’autres concessions coréennes. Elle affirme que la Corée du Nord s'est engagée à prendre des mesures « vérifiables et irréversibles ». Elle a tort car c’est faux et seuls les écrits comptent. « La RPDC s'engage à œuvrer à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », tels sont les mots exacts de l’accord. En 1970, les États-Unis se sont engagés à procéder à leur propre désarmement nucléaire complet dans le (...) Lire la suite »

« Il aurait été préférable de ne pas intervenir militairement en Libye, car comme en Syrie, en Irak et au Yémen, cela s’est avéré être un désastre »

Dr. Nikolaos van Dam
Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes un diplomate et vous connaissez très bien la région du Moyen-Orient où vous avez été ambassadeur des Pays-Bas dans plusieurs pays. Vous avez aussi été Envoyé Spécial des Pays-Bas en Syrie. D’après vous, la solution diplomatique et politique a-t-elle encore une chance d’aboutir en Syrie après cette guerre sanglante ? Son Excellence le Dr. Nikolaos van Dam : La question de savoir si une solution politique est encore possible dépend des principales parties, syriennes et étrangères, impliquées directement ou indirectement, ou par proxy, dans le conflit. Les objectifs des parties belligérantes sont si éloignés que la conclusion d’un compromis semble extrêmement difficile, sinon impossible, notamment parce que les parties rivales continuent en réalité à préférer s’éliminer mutuellement. Cela fournit un terrain plus fertile pour une « solution » militaire, qui finalement ne se révélera pas être une « solution » durable mais plutôt un reflet de l’équilibre des forces militaires. Ce qui (...) Lire la suite »

Les options des anglosionistes (rapport intermédiaire)

The Saker
Le 10 avril 2018 – Source The Saker. Article rédigé avant les bombardements Une attaque anglosioniste contre la Syrie semble inévitable et imminente. Il y a toujours une chance que quelques généraux du Pentagone supposés sains d’esprit, réalistes et patriotes s’y opposent, mais je n’y crois pas trop (j’ai interrogé deux de mes amis les mieux informés à ce propos et les deux m’ont dit d’oublier). Compter que ceux qui toute leur vie ont obéi aux ordres en refusent subitement un et, ce faisant, brisent leur carrière, est naïf. D’ailleurs, la plus grande partie de ceux que nous avons aujourd’hui au Pentagone ne sont pas du type de l’amiral Fallon, mais plutôt du genre « poule mouillée lèche-cul » à la Petraeus. Il se peut qu’ils ne poussent pas à une confrontation avec la Russie, mais ils feront ce qu’on leur dit de faire. Le commandant du CENTCOM l’a dit récemment (« Nous ferons ce qu’on nous dit »). Cependant, le genre d’options pour une attaque que les néocons étasuniens et leurs amis israéliens choisiront est (...) Lire la suite »

Avec le soutien des dictatures arabes, Trump veut liquider la cause palestinienne

Abdel BARI ATWAN
Abdel Bari Atwan - Avant « l'accord du siècle », les alliés arabes de Trump tentent de forcer les Palestiniens à capituler. La célébration, la semaine dernière, du transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem occupée – qui vient conforter la volonté d’Israël de faire de Jérusalem sa capitale éternelle le jour du soixante-dixième anniversaire de sa prise de contrôle de la Palestine – a été la première étape essentielle de ce qui conduira, comme l’espère l'administration Trump – et si tout se passe bien – à l'effondrement total et définitif de la cause palestinienne. En déplaçant l'ambassade en toute hâte pour faire coïncider son transfert avec l'anniversaire de la Nakba, les États-Unis et Israël ont lancé un « ballon d'essai » pour mesurer les réactions arabes et internationales avant de dévoiler « l’accord ». Malheureusement, les réactions ont été insignifiantes dans la plupart des territoires palestiniens occupés à part la bande de Gaza où des manifestations de masse ont eu lieu pendant six semaines (...) Lire la suite »

La paix dans la péninsule coréenne est bien la dernière chose que souhaite Washington

John WIGHT

C’est malgré Washington, et non grâce à ses efforts, que le processus de paix se poursuit dans la péninsule coréenne. En effet, vu l’importance militaire et stratégique de la Corée du Sud dans le projet global de domination mondiale de Washington, la paix et la réconciliation entre le Nord et le Sud sont sans doute la dernière chose que l’Empire souhaite.

La volonté et la détermination de Kim Jong-un de la Corée du Nord et de Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud, de normaliser leurs relations sans se laisser décourager par les tentatives évidentes de l'administration Trump de saboter leurs efforts – menaces et insultes contre le dirigeant nord-coréen, conditions scandaleuses posées à Pyongyang pour la tenue des pourparlers, refus de participer au premier sommet de paix prévu à Singapour sous des prétextes fallacieux – témoignent du désir de réconciliation de leurs peuples respectifs après des décennies de conflits. Les faucons néoconservateurs étasuniens et autres partisans de la ligne dure Avec des néoconservateurs comme John Bolton, Mike Pompeo et Nikki Haley qui occupent des postes clés au sein de l'administration Trump, nous avons une Maison Blanche qui croit dur comme fer que la diplomatie c’est bon pour les mauviettes, et qu’une ligne dure et intransigeance doit remplacer la diplomatie étasunienne comme arbitre légitime des affaires (...) Lire la suite »

Le complexe militaro-industriel est la principale cause de la crise globale

John SCALES AVERY
Je voudrais vous annoncer la publication d’un nouveau livre intitulé The Devil’s Dynamo [La dynamo du diable]. Il s’agit d’une collection d’articles et de textes sur la façon dont les complexes militaro-industriels du monde entier conduisent et perpétuent la guerre. Une quantité considérable de données nouvelles ont également été ajoutées. Le livre peut être téléchargé et diffusé gratuitement du site de l’Académie danoise pour la paix. Pourquoi appeler un livre sur les complexes militaro-industriels The Devil’s Dynamo ? Un complexe militaro-industriel est un flux circulaire d’argent. L’argent y circule comme le courant électrique dans une dynamo, en faisant une machine diabolique. L’argent des oligarques immensément riches achète les votes des politiciens et la propagande des médias grand public. Engourdis par la propagande, les citoyens permettent aux politiciens de voter pour des budgets militaires obscènement gonflés, ce qui enrichit encore plus les oligarques corporatifs et le flux circulaire se (...) Lire la suite »
Si ce terroriste avait touché aux USA, vous sauriez tout de lui.

Le Ben Laden d’Amérique latine est mort

Hernando CALVO OSPINA

 
Le Ben Laden d’Amérique latine vient de mourir en Floride, dans la nuit de mardi à mercredi . Luis Posada Carriles était un terroriste d’origine cubaine, que la grande presse mondiale définit simplement comme un « anti-castriste notoire ». Il est parti à l’âge de quatre-vingt-dix ans et sans payer pour tous ses crimes. Jusqu’au bout, il a été protégé par le gouvernement des Etats-Unis, en particulier par la CIA et la famille Bush.

Son nom est devenu célèbre lorsqu’on a su qu’il était l’un des auteurs intellectuels de l’explosion de l’avion de Cubana de Aviación, le 6 octobre 1976, avec 73 passagers à bord, peu après son décollage de l’aéroport Seawell des Barbades. Il fut capturé au Venezuela, où il travaillait pour les services de sécurité de ce pays. Après quelques brèves années de prison, la CIA l’aida à s’enfuir et l’amena en Amérique centrale pour qu’il apporte sa collaboration à la guerre de terreur que Ronald Reagan et son vice-président George Bush père menaient contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua dans les années quatre-vingt. Voici quelques détails pour mieux connaître le parcours de ce terroriste, ainsi que les noms de quelques-uns de ses protecteurs et complices (*). Posada Carriles avait été recruté par la CIA en 1960. Dans une interview donnée au New York Times le 12 juillet 1998, il avouait : « La CIA nous a tout appris... tout. Comment utiliser les explosifs, comment tuer, comment fabriquer des bombes... ils nous (...) Lire la suite »

« Les États-Unis se sont opposés, ont déstabilisé, renversé ou assassiné chaque réformateur progressiste apparu sur la scène politique dans la région depuis plus d’un siècle »

María Páez Víctor
Mohsen Abdelmoumen : Pouvez-vous nous dire quelle est la situation qui prévaut actuellement au Venezuela ? Dr. María Páez Víctor : Il y a 6 questions clés pour comprendre la situation au Venezuela. 1) Le pétrole : La première chose à comprendre est que tout tourne autour du pétrole. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues dans le monde dans un emplacement géographique hautement stratégique. Il faut 43 jours pour qu’un pétrolier voyage du Moyen-Orient aux raffineries du Texas, alors qu’il ne faut que 4 jours à partir du Venezuela. Les compagnies pétrolières et les gouvernements qu’elles soutiennent, convoitent le pétrole vénézuélien. Si le pays ne produisait que des mangues, personne ne se soucierait de ce qu’il s’y passe. Le gouvernement vénézuélien a pris le contrôle de sa compagnie pétrolière (PDVSA), a ouvert des contrats de partenariat privé pour l’exploitation pétrolière mais avec l’État qui détient la majorité des parts, leur a fait payer des taxes qui avaient été à 1% pendant (...) Lire la suite »

Massacre à Gaza, provocation des États-Unis : l’impérialisme EU et ses alliés israéliens, saoudiens et élyséens manœuvrent ...

Gilliatt De STAËRCK
Près de 60 morts, des milliers de blessés : voilà le bilan meurtrier de Tsahal sur la population de Gaza pour la seule journée du 14 mai, jour anniversaire de la création d'Israël. C'est également ce jour là que Donald Trump a fait ouvrir en grande pompe sa nouvelle ambassade à Jérusalem, considérant officiellement la ville comme la capitale de l’État hébreux, violant ainsi la reconnaissance internationale et provoquant le peuple palestinien privé de son pays par la politique coloniale israélienne. Les habitants de Gaza s'étaient rassemblés à la frontière pour réclamer une fois de plus la restitution des terres volés aux Palestiniens depuis 1948, mais le gouvernement fascisant de Tel-Aviv et l'armée israélienne ne l'ont pas entendu ainsi. Nous condamnons fermement la politique toujours plus meurtrière de l’État d'Israël envers le peuple palestinien et, pour ce dernier, appelons la jeunesse à la solidarité la plus totale ! Nous devons serrer les rangs contre le colonialisme et l'impérialisme assassins ! (...) Lire la suite »

Une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis aura-t-elle lieu ?

Ruolin ZHENG

La guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis aura-t-elle lieu ? Apparemment oui, même si la Chine décidait de rendre coup pour coup afin de défendre ses intérêts légitimes. Car cette guerre est très probablement voulue par Donald Trump, le président américain, soutenu par son entourage, une poignée des conservateurs les plus « durs », qui, âgés souvent plus de soixante ans, avaient dirigé, et surtout gagné auparavant durant des années quatre-vingt du siècle dernier, une guerre similaire contre le Japon...

Bien que je ne puisse pas exclure totalement une autre possibilité : les deux parties font du cinéma, l’un pour gagner les élections de mi-mandat à la fin de l’année, l’autre pour faire semblant de « “résister à une attaque... bidon », un « bluff » de jeu de Poker lancé par la Maison Blanche... Mais il serait plus sérieux, me semble-il, d’envisager une guerre commerciale qui entrainera probablement un conflit total entre les Etats-Unis, un conflit entre la superpuissance en déclin (?) et son challenger potentiel, la Chine. Après les six « durs » des Américains, du secrétaire américain au Trésor Steven T. Mnuchin, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross jusqu’au représentant au Commerce Robert Lighthizer, le conseiller économique du président Larry Kudlow et celui pour le commerce Peter Navarro, précipités par Donald Trump à Pékin pour essayer de négocier, ou plus précisément pour donner un « ultimatum » aux Chinois, cette guerre est devenue de plus en plus concrète. La Chine est prête, je crois. Comme nous disent (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 190