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Thème : Etats-Unis

Non, ce n’est pas un complot… juste une pathologie

Sergueï Latychev

Le 1er septembre 2018 Le département d’État américain a clairement exposé ses plans pour garantir la primauté mondiale de l’Amérique. S’exprimant devant la commission des relations extérieures du Sénat, l’assistant du secrétaire d’État pour l’Europe et l’Eurasie, Wess Mitchell, a déclaré que les États-Unis punissent la Russie parce que Moscou empêche Washington d’établir sa suprématie sur le monde. Les États-Unis, enfin, ont ouvertement reconnu la raison de leur lutte contre la Russie et qu’ils n’accepteront, face à celle-ci, aucune issue autre que sa capitulation, car la suprématie mondiale des États-Unis est impossible sans un contrôle total de l’Eurasie, que pour l’instant ils n’ont pas.

Les États-Unis, enfin, ont ouvertement reconnu la raison de leur lutte contre la Russie et qu’ils n’accepteront, face à celle-ci, aucune issue autre que sa capitulation, car la suprématie mondiale des États-Unis est impossible sans un contrôle total de l’Eurasie, que pour l’instant ils n’ont pas. Tout cela n’est pas une conjecture pour les « théoriciens du complot », ni de la « propagande de Poutine », mais la quintessence de la politique des États-Unis évoquée par l’assistant du secrétaire d’État pour l’Europe et l’Eurasie, Wess Mitchell, devant le Comité sénatorial des relations extérieures. Mitchell a expliqué aux sénateurs que le financement du département d’État dépend essentiellement de la politique américaine envers la Russie. Il a qualifié la « reconnaissance que l’Amérique est entrée dans une période de grande compétition » comme étant « le point d’appui de la stratégie de sécurité nationale », après avoir souligné que les précédentes administrations ne s’étaient pas suffisamment inquiétées de cela et ne (...) Lire la suite »

Proche conseiller d’Obama, Ben Rhodes reconnait que les Etats-Unis ont armé les jihadistes en Syrie (Information Clearing House)

Tyler DURDEN

Quelqu’un a finalement osé demander à des officiels du gouvernement Obama d’assumer leur responsabilité dans l’aide à Daesh et l’armement des jihadistes en Syrie. Au cours d’un large entretien intitulé « Examen des conséquences de la politique étrangère d’Obama », l’analyste Mehdi Hasan pose la question à Ben Rhodes, longtemps conseiller national à la sécurité à la Maison Blanche sous Obama. Rhodes assure en ce moment la promotion de son récent ouvrage : “The World As It Is : Inside the Obama White House.

Rhodes est décrit comme quelqu’un de très proche d’Obama et jouissait de toute sa confiance au point d’avoir été à ses côtés lors de pratiquement toutes les décisions importantes prises durant ses huit années de mandat.Alors que l’interview de cet analyste mérite d’être écoutée dans son entièreté, c’est la partie concernant la Syrie qui a particulièrement retenu notre attention. En dépit des efforts pour tourner autour du pot, Rhodes répond naïvement par l’affirmative quand Mehdi Hasan pose cette question au sujet du soutien aux djihadistes en Syrie : “Sommes nous trop intervenus en Syrie ? Parce que la CIA ayant consacré des centaines de millions de dollars à mettre sur pied et armer les rebelles anti-Assad, beaucoup de ces armes, comme vous le savez, ont terminé aux mains de groupes djihadistes et parfois même aux mains de Daesh. Vos critiques diraient que vous exacerbiez ainsi la guerre civile en Syrie, que vous prolongiez le conflit et qu’en fin de compte, vous souteniez les djihadistes.” Rhodes essaie (...) Lire la suite »

En Italie, la plus grande poudrière étasunienne (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Le 8 août a fait escale dans le port de Livourne le Liberty Passion (Passion pour la Liberté) et le 2 septembre le Liberty Promise (Promesse de Liberté), qui seront suivis le 9 octobre par le Liberty Pride (Orgueil de Liberté). Les trois navires reviendront ensuite à Livourne, successivement, le 10 novembre, le 15 décembre et le 12 janvier. Ce sont d’énormes navires Ro/Ro (Roll-On/Roll-Off, transports de véhicules, ndt), longs de 200 mètres et avec 12 ponts, pouvant chacun transporter 6500 automobiles. Ils ne transportent cependant pas des automobiles mais des chars d’assaut. Ils font partie d’une flotte étasunienne de 63 navires appartenant à des compagnies privées qui, pour le compte du Pentagone, transportent en continu des armes dans un circuit mondial entre les ports étasuniens, méditerranéens, moyen-orientaux et asiatiques. La principale escale méditerranéenne est Livourne parce que son port est relié à la base étasunienne limitrophe de Camp Darby. L’importance de la base a été rappelée par (...) Lire la suite »

Moscou a placé la barre plus haut en Syrie (Consortium News)

Veteran Intelligence Professionals for Sanity
MÉMORANDUM POUR : Le Président DE : Anciens Professionnels du renseignement pour la santé mentale OBJET : Moscou a placé la barre plus haut en Syrie Monsieur le Président, Nous craignons que vous n’ayez pas été suffisamment informé de la reprise des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie, où les forces armées syriennes, avec l’appui de la Russie, ont lancé une grande campagne pour reprendre la province d’Idlib infestée par les membres du groupe al-Nusra/al-Qaida/État islamique. Les Syriens vont presque certainement réussir à la reprendre, comme ils l’ont fait fin 2016 à Alep. Comme à Alep, cela signifiera un carnage indescriptible, à moins que quelqu’un ne dise enfin aux insurgés que leur cause est perdue d’avance. Ce quelqu’un, c’est vous. Les Israéliens, les Saoudiens, et d’autres qui veulent que les troubles durent, s’adressent aux insurgés en leur assurant que vous, Monsieur le Président, utiliserez les forces américaines pour les protéger à Idlib, et peut-être aussi pour faire vivre un enfer à (...) Lire la suite »

Une pyramide est en cours d’écroulement

Badia BENJELLOUN
Trump s’était engagé à rapatrier des emplois industriels d’où sa pratique d’un protectionnisme agressif et à réduire sinon cesser l’interventionnisme militaire tout azimut des Usa. Bien sûr, il ne réussira ni l’un ni l’autre. L’opposition et l’hostilité qu’il continue de susciter, exaltées les profondeurs de l’Etat, la presse-système et la machinerie du renseignement et de l’armement, sont justement alimentées par ce programme électoral. L’entité née sur les décombres des empires anglais et français, devenue hégémonique depuis l’implosion du bloc soviétique, assure son hégémonie grâce au dollar, un système d’échange et de réserve imprimable à volonté, que sécurise un appareil militaire en constante prolifération. Le projet d’un retour au fordisme et à l’ère industrielle du début du siècle dernier est irréalisable. Il ne serait rentable qu’en cas de réduction du Reste du Monde à un trou noir comme l’Irak mais le niveau de défense actuellement acquis par la Russie et la Chine l’interdisent. Le Toyotisme, production des pièces (...) Lire la suite »

Le Paraguay fait défection au duo israélo-américain

Kharroubi HABIB
Un peu plus de trois mois après avoir, en imitation des Etats-Unis, déplacé son ambassade en Israël à Jérusalem, le Paraguay a décidé le retour de celle-ci à Tel-Aviv. Cet inattendu revirement paraguayen a été ordonné par Mario Abdo Benitez, le nouveau président du pays qui a pris ses fonctions fin août. Il a désemparé les autorités sionistes dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait, à l'occasion de la cérémonie du premier transfert de l'ambassade paraguayenne, proclamé d'une manière jubilatoire que de nombreux autres pays lui avaient promis de suivre l'exemple du Paraguay alors que seuls les Etats-Unis et le Guatemala avaient fait de même. Son dépit, le Premier ministre israélien l'a manifesté en qualifiant de « gravissime » la décision du Paraguay et en ordonnant la fermeture de l'ambassade israélienne à Asunción, la capitale de ce pays. S'il y a eu une décision « gravissime » de la part du Paraguay c'est celle prise par l'ex-président de ce pays Horacio Cartes d'emboîter le pas aux Etats-Unis au (...) Lire la suite »

Sur ordre des USA, Corsair m’empêche d’embarquer pour La Havane

Hernando CALVO OSPINA

En avril 2009 les autorités étasuniennes ont obligé un avion commercial d’Air France à dévier de sa trajectoire. Raison invoquée : à bord se trouvait une personne considérée comme un danger pour la sécurité de leur pays. L’appareil allait juste traverser leur espace aérien, car c’est à Mexico qu’il devait se poser. Quelques heures plus tard, j’ai appris que j’étais le « coupable ». C’est là que j’ai découvert que j’étais sur la No Fly List, créée et alimentée par le Terrorist Screening Center (TSC) du gouvernement fédéral des Etats-Unis, depuis 2003. (1)

Le dimanche 6 mai 2012, j’ai voyagé de Paris à Madrid. Je devais y prendre un avion d’Air Europa qui m’emmènerait à La Havane. Accompagné d’une responsable de la compagnie aérienne, un homme est venu me dire que je ne pouvais pas monter à bord parce que l’avion volerait dans l’espace aérien des Etats-Unis durant 5 minutes et que je me trouvais sur la No Fly List… (2) Ce samedi 8 septembre 2018, on m’a de nouveau interdit un vol direct pour La Havane. Cela s’est passé à l’aéroport de Paris-Orly. Mon visa, obtenu la veille au consulat de Cuba, était en règle ; et j’étais en possession d’un document de voyage valide, délivré par le gouvernement français. Dès vendredi, ne parvenant pas à obtenir ma carte d’enregistrement sur le site internet de la compagnie CORSAIR, j’ai pressenti les difficultés à venir. Samedi, trois heures avant le départ de l’avion je me suis présenté au guichet pour l’enregistrement, qui s’avéra impossible. L’employée Corsair qui s’occupait de moi essaya plusieurs fois puis, s’adressant à son (...) Lire la suite »

Les "attaques sonores" de Cuba à l’épreuve scientifique de l’Université d’Édimbourg : 40% de mystère !

Arnold AUGUST
'Le seuil de 40% est à peine un détail. Bien au contraire, il n'est même pas reconnu dans nos tests scientifiques ou cliniques', ont déclaré les critiques de l'étude écossaise. Le 15 août 2018, le Département d’État américain a annoncé une nouvelle mesure visant à réduire le personnel de l’ambassade de La Havane et son efficience, en limitant les séjours des diplomates à un an. Cette catégorie de décisions extrêmement limitées s'applique normalement aux pays en guerre, tels que l'Afghanistan et l'Iraq. Le changement dans la politique des États-Unis est basé sur un supposé problème de santé cognitif, détecté par Washington et touchant ses diplomates de La Havane. Avec un avertissement aux citoyens américains voulant visiter Cuba et des services consulaires limités qui affectent à la fois les citoyens américains et les Cubains sur l'île, l'administration Trump a considérablement réduit les relations diplomatiques et les services consulaires dégelés par Obama. Des neurologues défient le rapport américain sur sa (...) Lire la suite »

Mon ennemi n’est ni la Russie ni la Chine

Quentin
Le Pentagone a publié le 2 février dernier un rapport sur le dispositif nucléaire étasunien pointant très clairement la Chine et la Russie comme étant deux puissances « menaçantes » et donc que les pays du « monde libre » devraient se préparer à une potentielle confrontation. Notons que cette présentation de la menace russe est particulièrement présente aux Etats-Unis, à un niveau qui frise la paranoïa : pensons à tous ceux, même à gauche, qui pense que Trump n’est que la marionnette de Poutine, voire que son élection est due au maître du Kremlin. Cela bien que toute une série de preuves manquent pour que ses accusations soient crédibles ! Et le pire c’est quand ont fini par présenter le boucher de l’Irak (George W. Bush) et la bouchère de la Libye (Hillary Clinton) comme des progressistes en comparaison de la grossière ex-star de la télé-réalité. En France aussi ce mal nous touche ! Que l’on pense à l’affaire des « Macron leaks » dont on a dit qu’ils venaient tout droit de la Russie. Ou encore de la fameuse (...) Lire la suite »

Harlan County, U.S.A., une histoire ouvrière de l’Amérique

TAKI
En 1973, les mineurs de Brookside, dans le comté de Harlan au Kentucky, décident d'adhérer aux syndicats des Mineurs unis d'Amérique, l'UMWA. La compagnie qui les embauche refuse de signer la convention collective. C'est le début d'une longue et terrible grève, qui est racontée dans ce documentaire par Barbara Kopple, qui vécut avec son équipe au sein des communautés minières durant toute la durée du conflit. Tout au long des mois qui s'écoulent à l'écran, le spectateur est confronté à la précarité de l'existence des mineurs : maladies professionnelles non-reconnues, accidents mortels, absence de couverture médicale, logement insalubre... À cette violence sociale s'ajoute la violence physique que doivent affronter les mineurs et leurs familles en butte à la police, aux jaunes et aux voyous payés par la compagnie pour briser la grève. Des séquences extraordinaires d'une fusillade en pleine nuit, de revolvers exhibés de part et d'autre sur le piquet de grève, défilent sous nos yeux. Mais le combat se (...) Lire la suite »
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