RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Fonds de pension

Casino : quand Wall Street veut détruire des entreprises et des emplois français

Michel LAURENT

Alors que le groupe subit depuis de longs mois les attaques répétées de fonds spéculatifs qui misent sur la chute du cours de l’action, les salariés de Casino s’inquiètent des risques de démantèlement du groupe si l’actionnaire de contrôle venait à changer.

La société Rallye, actionnaire de contrôle du groupe Casino, ainsi que les sociétés Foncière Euris, Finatis et Euris, ont pris l’initiative de se placer en procédure de sauvegarde comme la loi le permet. L’ouverture de cette procédure pour une période de six mois, obtenu par jugements du 23 mai 2019, doit permettre aux holdings de contrôle du groupe d’avoir le temps de réaménager leur dette dans le cadre sécurisé qu’offre cette procédure. Le service de la dette bancaire et obligataire sera donc suspendu durant une période de six mois, renouvelable deux fois. « La procédure de sauvegarde va permettre à Rallye de travailler, sereinement, en concertation avec ses créanciers, à un plan visant à pérenniser son rôle d’actionnaire de contrôle du groupe Casino grâce à une structure de financement adéquate, durable et renforcée », précise Jean-Charles Naouri, le PDG du groupe, dans une lettre adressée aux salariés. Une décision qui « n’a aucune conséquence opérationnelle, sociale, ni financière pour le groupe Casino dont (...) Lire la suite »

Pourquoi il ne faut pas négocier avec les fonds vautours

Renaud VIVIEN
Depuis sa victoire aux élections de novembre, le nouveau président argentin, Mauricio Macri, met toute son énergie à résoudre le litige opposant son pays aux « fonds vautours », ces fonds d’investissements qui rachètent à prix bradé des créances sur les États en difficulté puis les poursuivent en justice dans le seul but de réaliser des profits colossaux. 1600 %, c’est la plus-value fixée en 2012 par un juge new-yorkais sur le dos de la population argentine. C’est sur la base de ce jugement baptisé « le procès du siècle » par certains observateurs, que Macri négocie aujourd’hui avec les fonds vautours. « Le procès du siècle » Pour arriver à ce chiffre de 1600 %, le juge new-yorkais Griesa n’a retenu que le prix de la valeur faciale de ces créances (sans commune mesure avec le montant déboursé par les fonds vautours (1|) plus les intérêts, puis s’est fondé sur une version erronée du principe « pari passu » qui signifie que tous les créanciers doivent être traités de façon égale. Traditionnellement, ce principe du (...) Lire la suite »

Comme un vol de charognards hors du charnier natal… les "fonds vautours"

Danielle BLEITRACH

Le capital, nous dit-on, est en crise morale. Il faudrait retrouver éthique et transparence pour empêcher de nouvelles bulles financières d’éclater... De qui se moque-t-on ? Voici, dans le cadre de la crise expliquée à des nuls par une nulle, un portrait particulièrement haut en couleurs de certains acteurs des marchés financiers : les fonds vautours …

Nous sommes en plein Dickens. Le capital a ses flibustiers, ses rapaces, et ils font le lien avec le trafic d'armes, celui de drogue, l'instabilité politique, le chantage... Comme leurs homologues du règne animal, ces fonds s'attaquent aux bêtes affaiblies et dévorent les chairs putréfiées mais aussi bien vivantes… Les peuples des pays sous développés font les frais de leurs assauts sur les créances accumulées, mais ils ne peuvent agir ainsi que parce qu'il se trouve des tribunaux et des Etats, essentiellement les Etats-Unis, pour leur garantir tous les droits sur leur proie. Mieux : le gouvernement Bush a rendu plus aisée leur pratiques usuraires... Profiter des faillites, des crises Les fonds vautours sont des institutions financières qui rachètent à très bas prix les titres de la dette des pays pauvres, comme des entreprises au bord de la faillite, et pour les uns comme pour les autres il ne fait pas bon tomber dans leurs serres. La plupart des ces abominables oiseaux de proie sont apparus (...) Lire la suite »