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Thème : Grèce

Le Mémorandum nuit gravement à la santé. Risque d’arrêt des hôpitaux publics grecs, faute de personnel.

Union des medecins hospitaliers de Grèce et association des travailleurs de l'hôpital d'Arta
La présidente de « l'Union des Médecins Hospitaliers de Grèce » (EINAP), Matina Pagoni, prévient qu'il est prévisible que les hôpitaux du pays ne puissent pas fonctionner cet été, car le renouvellement des contrats de 3000 médecins et infirmières se trouve en suspens. S'exprimant sur la station de radio « 24/7 » , Matina Pagoni a souligné que même si le ministre de la santé s'était engagé à déposer l'amendement nécessaire à leur renouvellement, 3000 médecins et infirmières contractuels sont en attente du renouvellement de leurs contrats. Les premiers contrats ont déjà expiré et les derniers vont expirer pour la fin de l'année. La présidente souligne que dans le cas où les contrats des médecins et infirmières n'étaient pas renouvelés, les hôpitaux ne pourraient pas fonctionner cet été car le personnel déjà en sous effectif devra prendre des vacances. L'EINAP avait arrêté le travail le 22 juin et insisté dans un communiqué sur la nécessité d'éviter le licenciement des contractuels. Cela créerait encore un plus grand (...) Lire la suite »

Les aides à la Grèce ont rapporté 2,9 milliards d’euros à l’Allemagne

BELGA

L'Allemagne a engrangé depuis 2010 quelque 2,9 milliards d'euros de revenus d'intérêt et ressort donc largement gagnante des milliards d'aides octroyés à la Grèce pour sauver le pays de la faillite. C'est ce qui ressort d'une réponse du gouvernement d'Angela Merkel à une question des écologistes transmise à l'agence DPA.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent se pencher jeudi à Luxembourg sur les dernières mesures qui doivent être prises par la Grèce afin qu'elle puisse sortir en août prochain de la tutelle financière de l'Union européenne. Le dernier programme d'aide de 86 milliards d'euros prendra fin en août. Selon le gouvernement allemand, ce sont principalement les rachats d'obligations d'Etat grecques – dans le cadre du "Securities Market Program" (SMP) de la Banque centrale européenne – qui ont permis ce profit à l'Allemagne. Jusqu'en 2017, la Banque centrale allemande a perçu 3,4 milliards d'euros de revenus d'intérêt provenant de ces SMP. Pour les années 2013 et 2014, ces intérêts ont été reversés au fonds de sauvetage européen ESM et à la Grèce, mais il reste donc un bénéfice de 2,5 milliards d'euros. Au vu de ces chiffres, le parti écologiste Die Grünen demande un allègement de la dette pour Athènes. "Contrairement à tous les mythes mis en avant par la droite, l'Allemagne a profité massivement de (...) Lire la suite »

La prison des peuples européens : Italie, Grèce...

Kostas LAPAVITSAS

"Son principal adversaire [id est, du peuple grec] n’était pas Wolfgang Schäuble. C’était l’establishment grec, qui a fait alliance avec les créanciers et a œuvré contre vents et marées pour que le pays reste dans l’euro à tout prix."

Le coup d’État Le refus du président italien Sergio Mattarella d’accepter le schéma gouvernemental proposé par le Mouvement Cinq Étoiles et la Ligue constitue très clairement un coup d’État politique. Ce détournement donné comme tel de la volonté du peuple et de la démocratie ne s’est pas produit en Italie depuis la chute de Mussolini en 1943. Tout aussi surprenante s’avère l’argumentation de Mattarella. Mon rôle, a-t-il déclaré, est de protéger les intérêts du pays, ce qui signifie ne pas mettre en danger, sous quelle que forme que ce soit, son appartenance à l’euro. Les Italiens peuvent bien avoir le gouvernement qu’ils veulent, pourvu qu’il accepte l’UEM. Le fait que de source officielle on reconnaisse de manière absolument cynique que l’euro est une prison pour les peuples européens reste sans objet. Mattarella a rencontré un soutien sans faille auprès de l’establishment italien mais également auprès des puissantes forces de l’UE. En premier lieu le président Macron, celui-là même qui doit apporter le (...) Lire la suite »

Les îles grecques sont devenues des "Calais"

Huffington Post Grèce

Appel de « Médecins Sans Frontières »pour le transfert immédiat des réfugiés des îles vers la Grèce continentale (et sur les conditions difficiles qui règnent à Moria) le jour de la visite de Tsipras à Lesbos.

Médecins Sans Frontières communique l'appel fait aux autorités grecques pour le transfert immédiat des réfugiés et immigrés de Lesbos vers la Grèce continentale. A l’occasion de la visite du premier ministre Alexis Tsipras, ils avertissent sur les conditions difficiles qui règnent à Lesbos ainsi que sur la politique qui est appliquée avec l'isolement des réfugiés et immigrés dans les îles. « Des milliers d'êtres humains, hommes, femmes et enfants vivent à Lesbos dans des conditions misérables, sans accès aux soins médicaux nécessaires. Environ cinq cents personnes arrivent à Lesbos chaque semaine, la surconcentration et l'augmentation de la demande de soins médicaux et d'autres services amènent encore une fois le camp de Moria à un point de rupture. Médecins Sans Frontières adresse aux autorités grecques un appel pour le transfert immédiat de ces personnes vers le continent ainsi que pour une augmentation immédiate de la fourniture de soins dans l’île » Donnant des éléments d'information sur le camp de (...) Lire la suite »

Yanis de retour de l’île d’Elbe

Alkis Antoniadis

"Varoufakis, après son émancipation, a évolué sur trois niveaux parallèles. Le premier a été de de se défendre, et il a bien fait, face aux agressions qu’il a subies de la part des PME, le deuxième a été de retirer un bénéfice politique de sa notoriété en faisant une tournée européenne et mondiale pour la promotion de ses livres, et le troisième a été d’essayer d’entraîner des hommes et des femmes de gauche dans l’impasse d’une réforme de l’UE. C’est là quelque part que sa légende a commencé à chanceler..."

Peu de temps avant le référendum de 2015, j’eus cet échange avec un camarade espagnol : Dis-moi, si je me rends demain au centre de Séville et que je demande au premier inconnu que je rencontre s’il connaît Tsipras, que va-t-il me répondre ? Laisse-moi réfléchir. Ça dépend sur qui tu tombes. S’il a une culture politique, il saura qui il est ou alors s’il a vu sa photo dans le journal, il saura le reconnaître. Mais celui qu’il reconnaîtra à coup sûr, c’est Varoufakis. Vraiment ? Oui, à 100%. Et même, l’autre jour une de mes connaissances m’a dit que Yanis est quelque chose comme un Napoléon Bonaparte contemporain qui s’en est pris à toutes les cours d’Europe et veut fonder une autre Europe. L’hyperbole me fit rire, mais je me trouvais surtout en pleine confusion. Je devais faire coïncider deux pensées contradictoires dans mon cerveau. D’un côté, j’abordais Varoufakis avec défiance, le considérant comme un bourgeois, un économiste keynésien, sans aucun rapport avec la Gauche, que Tsipras avait brusquement (...) Lire la suite »

La première capitulation de Varoufakis-Tsipras fin février 2015

Eric TOUSSAINT
« J’ai signé le courrier et je l’ai envoyé aux créanciers, passablement écœuré. C’était un fruit des ténèbres, et je reconnais qu’il m’appartient. » Varoufakis Avertissement : La série d’articles que je consacre au livre de Varoufakis, Conversations entre Adultes, constitue un guide pour des lecteurs et des lectrices de gauche qui ne souhaitent pas se contenter de la narration dominante donnée par les grands médias et les gouvernements de la Troïka ; des lecteurs et des lectrices qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par l’ex-ministre des Finances [1]. En contrepoint du récit de Varoufakis, j’indique des évènements qu’il passe sous silence et j’exprime un avis différent du sien sur ce qu’il aurait fallu faire et sur ce qu’il a fait. Mon récit ne se substitue pas au sien, il se lit en parallèle. Il est essentiel de prendre le temps d’analyser la politique mise en pratique par Varoufakis et le gouvernement Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un gouvernement de gauche radicale a été (...) Lire la suite »

Le démantèlement méthodique et tragique des institutions grecques de santé publique

Noëlle BURGI

Le système national de santé grec a été démantelé par l’application d’un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique. Ce texte présente une analyse critique des principales mesures de compression budgétaire mises en place dans ces secteurs et introduit un débat sur des initiatives communautaires censées renforcer certains déterminants sociaux de la santé (indemnités de chômage, assurance maladie, revenu minimum garanti). Il apparaît que les politiques mémorandaires ont manqué le but d’efficience et d’efficacité affiché, mais peut-être pas le projet implicite de construire un « nouveau modèle social européen » réduit à quelques prestations tout juste suffisantes à la survie des dépossédés. En s’appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, des entretiens en Grèce auprès de militants et dans des établissements de soin et une enquête en cours dans des quartiers ouvriers du Pirée, l’article conclut à l’épuisement – passager ? – des forces luttant pour la survie des droits sociaux démocratiques.

Depuis 2010, la Grèce est soumise à un régime de discipline et de contrôle de ses finances et politiques publiques sans équivalent dans l’histoire européenne d’après 1945. Peu après la révélation en 2009 des « vrais » chiffres, jusque-là maquillés, du déficit public grec 2 par le gouvernement tout juste élu de Georges Papandreou, la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international3) des institutions créditrices du pays a mis le pays sous tutelle à travers une série de plans d’ajustement structurel ou mémorandums (2010, 2012, 2015 4) censés résoudre le problème de sa dette et le remettre sur le chemin de la croissance. Les objectifs affichés de ces programmes n’ont pas été atteints, au contraire. Sept ans après leur mise en œuvre, la Grèce se trouve dans une situation bien pire qu’en 2010. Ce n’est pas faute d’avoir appliqué les mesures contenues dans les mémorandums, ou d’avoir prolongé à souhait leur mise en œuvre. La troïka se dit régulièrement « impatiente » et reproche (...) Lire la suite »

Politique étrangère à vendre : la dangereuse alliance grecque avec Israël

Ramzy BAROUD

Pendant un bref instant historique, Alexis Tsipras et son parti politique, Syriza, ont apporté une lueur d’espoir, celle de voir la Gauche se réveiller, en Europe, de son long sommeil.

Une nouvelle Grèce était sur le point de naître dans les douleurs de l'austérité économique, imposée par l'Union Européenne et ses écrasantes institutions économiques, une troïka impitoyable qui se souciait si peu de l'effondrement économique grec et des millions de personnes qui souffraient de la pauvreté, du chômage et du désespoir. La Coalition de la gauche radicale (Syriza) est arrivée au pouvoir en Janvier 2015, c'était la conséquence directe du mécontentement populaire envers l'UE. C'est à cette période que les gens ordinaires ont pris position pour défendre, un semblant de souveraineté que les politiciens, les banquiers et les puissantes administrations bureaucratiques ne leur avaient pas arraché. Toutefois, le résultat fut plutôt décevant. Tsipras, qui est aujourd'hui Premier ministre, a changé son discours politique, et progressivement, il en a adopté un autre plus conforme à la politique très néolibérale qui a mis son pays à genoux. Syriza s'est vendu, non seulement politiquement et (...) Lire la suite »
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Le témoignage de Yanis Varoufakis : accablant pour lui-même

Varoufakis s’est entouré de tenants de l’ordre dominant comme conseillers

Eric TOUSSAINT

Si vous n’avez pas encore lu Conversations entre Adultes de Yanis Varoufakis, commandez-le à votre libraire. Cela se lit comme un polar politique, il y a du suspense, des rebondissements, des trahisons… L’immense intérêt de ce livre c’est que l’auteur donne sa version d’évènements qui ont influencé et influencent encore la situation internationale, en particulier en Europe mais aussi au-delà car la déception provoquée par la capitulation du gouvernement de la gauche radicale grecque marque profondément les esprits.

La série d’articles que je consacre au livre de Varoufakis constitue un guide pour des lecteurs et des lectrices de gauche qui ne souhaitent pas se contenter de la narration dominante donnée par les grands médias et les gouvernements de la Troïka ; des lecteurs et des lectrices qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par l’ex-ministre des Finances. En contrepoint du récit de Varoufakis j’indique des événements qu’il passe sous silence et j’exprime un avis différent du sien sur ce qu’il aurait fallu faire et sur ce qu’il a fait. Mon récit ne se substitue pas au sien, il se lit en parallèle. Lire les autres articles de la série : 1 - Les propositions de Varoufakis qui menaient à l’échec 2 - Le récit discutable de Varoufakis des origines de la crise grecque et ses étonnantes relations avec la classe politique 3 - Comment Tsipras, avec le concours de Varoufakis, a tourné le dos au programme de Syriza 5 - Dès le début, Varoufakis-Tsipras mettent en pratique une orientation vouée à l’échec (...) Lire la suite »

Syriza (déchue de son nom) offre des orchidées à Miss Merkel

UNITÉ POPULAIRE

Les 14 aéroports périphériques privatisés : une mine d’or pour la société allemande Fraport selon le Handelsblatt – des profits de plus de 100 millions d’euros en quelques mois.

Sous le titre « La Grèce devient une source de revenus [pour l’Allemagne] », le journal économique Handelsblatt évoque les superprofits qu’apportent à la société Fraport les 14 aéroports concédés à celle-ci dans le cadre d’un accord de type colonial. Le journal souligne que les profits ont dépassé les prévisions les plus optimistes des experts : Fraport Greece a rapporté au groupe 180 millions d’euros et au cours des 9 premiers mois de 2017 on a noté une augmentation de 13,7% des recettes du groupe qui se montent à 2,23 milliards d’euros. Selon un communiqué du groupe, dans le secteur des activités extérieures dont fait partie l’exploitation des 14 aéroports de Grèce, les recettes ont augmenté de 51,2% et se sont montées à 631 millions d’euros – et ce surtout justement grâce aux aéroports grecs dont les recettes ont augmenté de 181,4 millions d’euros. Malgré des coûts en hausse, les revenus avant prélèvement fiscal de ce secteur de Fraport ont augmenté de 77,8 et ont atteint 280,1 millions d’euros. Plus (...) Lire la suite »
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