RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Hiroshima / Nagasaki

Le plaidoyer pour la paix d’Albert Camus après Hiroshima le 8 août 1945

Claire VÉRILHAC

Camus a été le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique au lendemain du bombardement d'Hiroshima dans son célèbre éditorial de "Combat". Alors que l'ONU vient d'adopter un traité interdisant les armes nucléaires (boycotté par la France, la Corée du Nord, Israël etc ...) et alors que guerres et conflits ensanglantent la planète, son message est plus que jamais d'actualité.

Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques. En attendant, il est permis de penser qu'il y a (...) Lire la suite »

Hiroshima : un crime qui paie encore, mais gare au jugement de l’histoire

Diana JOHNSTONE
Lors de sa visite à Hiroshima en mai dernier, Obama n'a pas, comme certains l'avaient vainement espéré, présenté des excuses pour le bombardement atomique de la ville, le 6 août 1945. Au lieu de cela, il a prononcé un discours ronflant lénifiant contre la guerre. Il l'a fait au moment même où il poursuivait sa guerre de drones contre des ennemis sans défense dans des pays lointains et approuvait des plans pour dépenser mille milliards de dollars pour une mise à niveau de l'arsenal nucléaire américain. Des excuses auraient été aussi inutiles que son discours. Des paroles creuses ne changent rien. Mais voici une chose que Obama aurait pu dire qui aurait eu un véritable impact : la vérité. Il aurait pu dire : « Les bombes atomiques n'ont pas été larguées sur Hiroshima et Nagasaki "pour sauver des vies en mettant fin à la guerre". Ce fut un mensonge officiel. Les bombes ont été larguées pour observer leurs effets et pour montrer au monde que les États-Unis possédaient une puissance destructrice illimitée. (...) Lire la suite »

Hiroshima, pourquoi ? (Los Angeles Times)

Oliver STONE, Peter KUZNICK

Hiroshima a changé le monde, mais n’a pas mis fin à la Seconde Guerre mondiale ; c’est l’entrée en guerre de l’Union soviétique qui l’a fait.

La visite du président Obama à Hiroshima vendredi a ravivé le débat public sur les bombardements atomiques américains du Japon – débat en grande partie occulté depuis que le Smithsonian Institute a annulé son exposition sur l’Enola Gay en 1995. Obama, conscient que les critiques sont prêtes à fuser s’il jette le moindre doute sur la rectitude de la décision du président Harry S. Truman d’utiliser des bombes atomiques, a choisi de garder le silence sur la question. C’est malheureux. Un inventaire national est largement dû. La plupart des Etasuniens ont appris que l’utilisation de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, fut justifiée parce que les bombardements ont terminé la guerre dans le Pacifique, évitant ainsi une coûteuse invasion étasunienne du Japon. Cette affirmation erronée est issue des manuels d’histoire du secondaire encore aujourd’hui. Plus dangereusement, elle façonne la pensée des responsables gouvernementaux et des planificateurs militaires qui travaillent dans un monde qui (...) Lire la suite »

Nucléaire : l’utopie Obama !

Karim MOHSEN
De quoi rêve le président sortant des Etats-Unis ? A un monde sans armes nucléaires a-t-il plaidé, vendredi, à Hiroshima. Obama est le premier président états-unien en exercice à poser les pieds dans la ville martyre depuis 71 ans. Or, les deux seules bombes atomiques, jamais larguées dans le monde, ont été du fait des Etats-Unis. C'est aussi le seul pays au monde à avoir disposé de cette arme de destruction massive. C'était le 6 août et le 9 août 1945 contre les villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki. Quelque chose de terrible que le monde n'a jamais connu eut lieu au Japon, bouleversant définitivement la donne militaire mondiale et les stratégies de la guerre. Le président états-unien a justifié cette abomination (150 000 à 250 000 morts selon les estimations, à Hiroshima et Nagasaki) par le fait, qu'en pleine guerre les « dirigeants doivent prendre toutes sortes de décisions ». Il répondait à une question de la chaîne de télévision japonaise NHK. Sans doute ! Certes, de prime abord, la bombe du 6 (...) Lire la suite »

« La mort est tombée du ciel » (Rebelion)

Koldo Campos Sagaseta
En plus d’être showman, joueur de baseball, père et époux exemplaires, chanteur, basketteur, nouveau prix Nobel de la Paix... voilà qu’Obama se révèle être aussi poète, mais pas n’importe quel poète. C’est la seule façon de comprendre pourquoi, 71 ans après qu’un B-29 ait largué sa « Little Boy » sur Hiroshima et provoqué des centaines de milliers de morts qui n’en finissent toujours pas de se compter, un président des États-Unis se pointe pour la première fois dans cette ville japonaise pour réconforter la mémoire du pays et qu’il ne trouve rien de plus raffiné que de citer ce vers qui sert de titre à ce billet. « La mort est tombée du ciel »... comme si le ciel était responsable, comme s’il s’agissait d’une fatale infortune, d’un faux pas de la mort tout là-haut, d’un divin dessein. Et enfin il conclut son poème en précisant : « ... et l’Histoire s’en est trouvée changée » ou, ce qui revient au même, à quelque chose malheur est bon. Alors qu’il a été tellement écrit sur ce sujet, qui penserait que les milliers de (...) Lire la suite »

Les horreurs de Hiroshima prouvent qu’une guerre recourant à l’arme nucléaire perdra tout le monde... (RT)

Christopher BUSBY
A l'occasion du 70e anniversaire du bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki, des articles paraissent partout et discutent de l'histoire, de la philosophie, de la science, de la santé publique et de la signification sociale de cet événement (j'ai failli écrire « crime de guerre »). Les bombardements peuvent être extrapolés en avançant dans le temps aux retombées des essais atmosphériques et de Tchernobyl, ainsi qu'à la contamination plus récente au Japon après Fukushima. Aujourd'hui, l'analyse des risques pour la santé des bombes A japonaises est astucieusement déformée pour fournir une justification au développement des armes nucléaires et de l'énergie nucléaire. Hiroshima et Nagasaki ne sont pas seulement des tableaux historiques sur lesquels nous pouvons verser des larmes de crocodile, en discutant sur les phénomènes socio-historiques. Ils sont ici aujourd'hui, présents comme des fantômes, dans toutes les manipulations et tous les calculs sournois effectués par les agences internationales de (...) Lire la suite »

6 août 1945 / 6 août 2015 : 70ème anniversaire de l’extermination nucléaire d’Hiroshima !

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Plus que jamais, l’exterminisme est le stade suprême de l’impérialisme, par Georges Gastaud, auteur de « Marxisme et universalisme », Editions Delga, 2015

Le 6 août 1945, alors que le Japon vaincu s’apprêtait à capituler sans conditions, le président étasunien Truman ordonnait à l’aviation de son pays d’atomiser les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki (8 août). Notre propos n’est pas ici de revenir sur les motivations de cet acte barbare dont Bernard Frédérick a pertinemment montré dans l’Huma-Dimanche du 27 juillet dernier les motivations antisoviétiques et les visées impérialistes planétaires : en étalant leur technologie de mort, les « démocratiques » EU affichaient leur détermination à détruire en masse la vie humaine sans le moindre scrupule ; ils prouvaient ainsi, non seulement qu’ils ne valaient guère mieux que les nazis sur le plan moral et surtout, ils précipitaient la capitulation nippone en empêchant leur « allié » soviétique, vainqueurs des Japonais en Extrême Orient, de porter la contre-offensive de l’Armée rouge sur le sol nippon. Le but était d’impressionner Staline (objectif non atteint) et de montrer au monde redessiné par la défaite (...) Lire la suite »

Les États-Unis et le Japon partenaires dans la falsification de l’histoire

Capitaine Martin

L’État que Martin Luther King décrivait comme « le plus grand avocat de la violence dans le monde » continue de remplacer la diplomatie par la force en s’accrochant à la conviction que la puissance produit le droit.

Qui ne connaît pas Oliver Stone ? Douze fois nominé aux Academy awards, ce célèbre producteur, volontaire durant la guerre du Vietnam avant de se lancer dans le cinéma, a notamment remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté (Midnight Express), les Oscars du meilleur film et celui du meilleur réalisateur (Platoon) et l’Oscar du meilleur réalisateur (Né un 4 juillet). Il s’est aussi engagé depuis 2008 avec l'historien Peter J. Kuznick dans la réalisation de « the Untold History of the Unites States » (l'histoire cachée des États-Unis), une série documentaire pour la télévision en dix épisodes sur les événements de l’histoire américaine au XXème siècle, qui raconte la seconde guerre mondiale, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, la guerre froide, la guerre du Vietnam et la lutte contre le terrorisme. Tout comme la série, le livre éponyme de 750 pages est disponible dans le commerce depuis peu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux hommes, qui ont signé, au retour d’une conférence de douze (...) Lire la suite »

Le Japon, d’Hiroshima à Fukushima

lanvert

Le Japon qui a connu deux fois l’explosion d’une bombe atomique sur son territoire, en garde une marque indélébile dans la conscience collective.

Pourtant le pays s'est tourné il y a quelques dizaines d'années vers l'énergie nucléaire pour assurer une grande partie de son approvisionnement en énergie électrique. Cette utilisation pacifique du nucléaire ne semblait pas poser de problèmes, dans ce pays très développé et possédant la maîtrise des hautes technologies. On peut alors imaginer le traumatisme considérable causé par l'accident de Fukushima. Sous la pression de la population, la totalité des centrales nucléaires a stoppé sa production. Actuellement seules deux centrales ont repris une production, alors que 50 unités étaient en service avant la tragédie de Fukushima. Les Japonais continuent à s'opposer très nombreux au retour du nucléaire civil, et des manifestations importantes ont eu lieu pour le deuxième anniversaire de Fukushima. En voici un compte-rendu repris du site de radio canada : Près de deux ans après la catastrophe de Fukushima au Japon, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Tokyo samedi pour exiger (...) Lire la suite »

Hiroshima, un massacre fulgurant

Gaël De Santis

Le 6 août 1945, à 8 h 15, la première bombe atomique utilisée dans un conflit explosait à 580 mètres au-dessus de la ville d’Hiroshima. 140 000 personnes périrent.

Il est peu après 8 h 15, le 6 août 1945. Le bombardier américain Enola Gay vient de larguer sa bombe atomique sur la ville d’Hiroshima et envoie ce message à son commandement : « Plus rien ne bouge à Hiroshima. » Un vent chaud balaie la ville à une vitesse de plus de 800 km/h. Puis la « pluie noire » s’abat sur les ruines et les habitants. Immédiatement, 70 000, peut-être 80 000 personnes, sont tuées. Dans un rayon d’un kilomètre autour du centre de l’explosion, il n’y a plus âme qui vive. Au total, ce sont 140 000 personnes qui périront des suites de l’explosion de la première bombe atomique de l’histoire de l’humanité. Le 9 août, les États-Unis récidiveront à Nagasaki, où 70 000 autres personnes perdront la vie. Le 15 août, le Japon capitule. Ainsi débute la guerre froide Les États-Unis soutiennent encore aujourd’hui que ce massacre aurait épargné une longue conquête de tout l’archipel nippon. « Mais alors pourquoi avoir utilisé une bombe au plutonium trois jours plus tard sur Nagasaki, et non une bombe à (...) Lire la suite »
13 
afficher la suite 0 | 10