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Thème : Impérialisme

Tenter de définir l’impérialisme aujourd’hui

Robert GIL
L’impérialisme est un terme qui revêt diverses notions. Il définit communément la domination (ou volonté de domination, sous toutes formes (militaire, culturelle, politique, économique...) d’un État ou d’un groupe d’États sur un autre État ou groupe d’États. A un certain stade de son développement, le capitalisme devient impérialiste. Dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), Lénine a soumis cette question à une analyse approfondie. Il part de ce que Marx avait souligné dès le Manifeste du Parti Communiste : au fur et à mesure que le capitalisme se développe et que le Capital se concentre, la « libre concurrence » aboutit à son contraire, c’est-à-dire aux monopoles, et finalement à la domination de l’économie par un petit nombre d’entreprises gigantesques. Lénine relève une caractéristique fondamentale de l’impérialisme : la « fusion du capital bancaire et du capital industriel » et « la création, sur la base de ce capital « financier », d’une oligarchie financière ». Il en dégage cinq traits (...) Lire la suite »

Maskirovka ? Déception ? Tromperie du peuple ? Quelle différence ? (1)

Moses MENDELSSOHN
Quelque peu obnubilé, on le comprend, devant l’interview donné par le président russe à un Hermès arrivé en sandales ailées depuis les EU, Papa Mendelssohn a pris du retard dans ses travaux. Par ailleurs, il hésite à faire le bouffon chez les successeurs de Karl von Clausewitz, d’autant plus que sous la plume de Jacques Baud entre autres, depuis la fatidique date de février 2022 des études de qualité sont parues en Occident concernant le concept de Maskirovka dans la pensée militaire russe et soviétique.1 D’aucuns peinent cependant à percevoir le gouffre entre la tactique de tromper l’ennemi qui est Maskirovka, et la stratégie de déception actuellement déployée par les Suspects habituels en Occident qui se manifeste par une tromperie exercée tous azimuts sur leur propre peuple. Pour faire court, lorsque la survie d’une nation est en jeu, la stratégie (vu d’ensemble des tous les moyens tant politiques que cinétiques, susceptibles de faire gagner la guerre) exige qu’elle mette en œuvre tous les moyens (...) Lire la suite »

Discours de la JRCF à la réunion des JC à Athenes - 16 au 21 novembre 2023

JRCF

Ukraine, Palestine, Chine populaire, Yémen, Cuba socialiste, etc. : depuis 1945, jamais la paix mondiale n’a été autant menacée par l’offensive sans précédent de l’impérialisme étasunien qui, désireux de sauvegarder son hégémonisme dans le monde entier, conduit ce dernier vers un grand cataclysme.

Alors que le 11 novembre 1918, jour de l’armistice franco-allemand sur fond de mutineries, d’insurrections et de révolutions ouvrières et populaires partout en Europe (à commencer par la Russie bolchevique alors en pleine guerre), s’ouvrait la porte à la volonté de « plus jamais ça ! » ; alors que la Bête immonde fasciste était écrasée par la « Grande Alliance » et particulièrement par l’URSS, au point que le général De Gaulle rappela en 1944 que « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans notre libération », le spectre d’un nouvel embrasement mondial hante de nouveau la planète. Un spectre attisé par Macron qui, désireux de faire oublier la destruction des services publics, des conquêtes sociales, des libertés démocratiques, de la République une et indivisible, et même de la souveraineté et de l’indépendance nationale, ancre la France dans l’ordre euro-atlantique et « modernise » les armées à hauteur de 413 milliards d’euros – annonce du 20 janvier 2023, le lendemain de la première (...) Lire la suite »

La voie à la guerre EU-OTAN

Le correspondant socialiste
La défaite de l’Union soviétique il y a plus de 30 ans a levé le principal frein à la liberté de manœuvre impérialiste – et les États-Unis n’ont pas perdu de temps pour profiter pleinement de cette opportunité, agissant en toute impunité pour renforcer et étendre leur domination militaire, économique et politique. Le monde unipolaire est devenu un endroit beaucoup plus dangereux pour des millions de personnes qui en ont subi les conséquences mortelles. Aujourd’hui, après des décennies de destruction et de déstabilisation en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, au Yémen, en Somalie, au Pakistan, en Ukraine et dans des dizaines d’autres pays, les États-Unis se retrouvent confrontés à deux obstacles qu’ils perçoivent comme de graves menaces pour leur position : une la Chine et la Russie qui ont mis un terme à la marche de l’OTAN vers l’est. Ces défis exercent une pression sur des États-Unis de plus en plus imprudents, alors qu’ils tentent de conserver leur domination mondiale et qu’ils sont confrontés à (...) Lire la suite »
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M. Lindsey Graham, vous êtes un salaud !

Emmanuel LEROY
J’avoue avoir hésité longtemps avant de vous attribuer ce qualificatif d’infamie. En effet, vous cochez toutes les cases de l’abjection et j’aurais pu tout aussi bien vous traiter d’ordure, de fumier, de criminel, de raclure ou encore de voyou, mais comme aurait pu le dire Jacques Vergès en son temps, vous êtes tout simplement un salaud et même un salaud lumineux [en anglais : luminous bastard, LGS]. En préparant cette guerre fratricide entre peuples slaves depuis des années avec vos complices Mc Cain ou Nuland et vos amis néocons, vous êtes parvenu à vos fins en déclenchant cet affrontement par vos provocations incessantes et par le soutien sans faille que vous avez apporté depuis des décennies – vous et vos semblables – aux descendants bandéristes qui tiennent le régime de Kiev aujourd’hui. Vous vous êtes réjoui devant les caméras et en présence de Zelensky, du « meilleur investissement » que constituait pour votre pays cette guerre entre peuples frères où meurent tous les jours des centaines de Slaves. (...) Lire la suite »

Pourquoi il n’y a plus de pacifisme en Occident ? Parce que ce sont les autres qui meurent

Bruno BERTEZ

Le pacifisme n’existe plus.

Les masses occidentales ne sont plus contre la guerre. Elles ne sont plus contre la guerre car ce ne sont plus leurs enfants qui meurent.

Le coût humain de la guerre a été invisibilisé.

Ce sont d’autres qui paient et c’est nous qui en profitons par le maintien de notre niveau de vie lequel dépend de la pérennité du système dit libéral et/ou de son extension mondiale.

L’impérialisme qui sous-tend cette guerre – et la prochaine contre la Chine – n’est pas formulé, il est non-dit ; il se manifeste cependant par l’argument du maintien de l’hégémon du dollar, le maintien du système unipolaire occidentalo-centré dont tout le monde sent bien qu’il est la clef de notre niveau de vie élevé, supérieur à celui des autres populations de la planète. Nos populations sont pour la guerre – tout comme ils sont pour le maintien du système de la dette et du crédit – parce qu’implicitement on leur a fait comprendre que cette guerre vise à maintenir notre position privilégiée dans le monde et notre pouvoir de prélèvement sur ses richesses... Nos valeurs sont un voile. La défense de nos valeurs morales sociales, sociétales, wokes et même LGBTQ est une construction parallèle. Ce que l’on défend c’est notre niveau de vie, notre art de vivre, notre jouissance et nos licences de transgression, et la possibilité d’exploiter les matières premières, le travail et l’épargne des BRICS. On défend un ordre (...) Lire la suite »

Après 200 ans, l’intervention des Etats-Unis est "bien vivante"

Le correspondant socialiste
La doctrine Monroe aura 200 ans en décembre. En 1823, le président de l'époque, James Monroe, a permis aux États-Unis d'exercer leur influence sur le continent après la défaite généralisée du colonialisme espagnol en Amérique du Sud. La Doctrine disait explicitement que les puissances européennes n'avaient rien à faire sur le continent américain et que leur ingérence serait considérée comme une menace pour la sécurité américaine. Par implication, donc, le continent était la sphère d'influence des États-Unis. Ce concept a été étendu davantage avec une doctrine connue sous le nom de Destinée manifeste (Manifest Destiny). Le terme a été inventé par le journaliste John O'Sullivan pour justifier l'annexion du Texas qui a été volée au Mexique en 1845. Il a dit que c'était : "le droit de notre destinée manifeste de s'étendre et de posséder l'ensemble du continent que la Providence nous a donné pour le développement de la grande expérience de liberté et d'autonomie fédérée qui nous est confiée. Avec les puissances (...) Lire la suite »

Les mauvais gouvernements ne devraient pas en renverser d’autres

Indrajit SAMARAJIVA
À force de parler de « démocratie » et d’« autoritarisme », on pourrait croire que les citoyens « démocratiques » aiment leur forme de gouvernement. Mais ce n’est pas le cas. Selon le baromètre de confiance 2023 d’Edelman, les institutions des États-Unis, du Royaume-Uni et des territoires occupés comme la Corée du Sud et le Japon suscitent une grande méfiance de la part de leurs citoyens. Et pourtant, c’est l’image qu’ils essaient imposer aux autres personnes. En revanche, un État « autoritaire » comme la Chine jouit d’une plus grande confiance de la part de ses citoyens. Beaucoup plus. Peut-être que les gouvernements mauvais ne devraient pas en renverser d’autres. Comme le montre le rapport, 83% des Chinois font confiance à leurs institutions, soit près du double des Étasuniens. Et pourtant, les derniers sont constamment nourris de propagande selon laquelle, quelle que soit la qualité de leur gouvernement, celui de la Chine est en quelque sorte bien pire, et qu’ils devraient se réjouir de ne pas y vivre. (...) Lire la suite »

Le « monde libre » est en fait un territoire occupé

Indrajit SAMARAJIVA
image_pdfimage_print Lorsque l’on sait que c’est depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale que l’on célèbre la Journée « Opposite Day » (journée des inversions ou des contraires), les choses commencent à prendre un peu plus de sens. En 1949, le ministère de la Guerre est devenu le ministère de la Défense et les gens ont cru à ce mensonge. À cette époque, les États-Unis occupaient l’Europe (en particulier l’Allemagne), le Japon, déclenchaient la guerre en Corée et maintenaient une garnison permanente dans le Pacifique, centrée sur l’Australie. Lorsque l’URSS a fait cela, on a parlé d’occupation, mais lorsque les États-Unis l’ont fait, ils n’ont fait que « visiter ». Mais ils ne sont jamais repartis. L’occupation demeure donc, mais elle est noyée dans un flot de mots contraires. Aujourd’hui, ces pays sont appelés « démocraties libres » ou « le monde libre » ou souvent simplement « le monde ». C’est dire à quel point la vision de l’Empire blanc est insulaire. Ce qui, depuis l’âge de bronze, est une occupation (...) Lire la suite »

Réécrire l’Histoire

Michel RAIMBAUD

Devenus imbattables en matière de falsification, les experts du courant dominant occidental préfèrent passer sous silence les réalités ou les chiffres qui les dérangent plutôt que de mettre en évidence les 27 millions de morts de la Russie soviétique face aux 290 000 morts décomptés par l’armée étasunienne (sur les 12 millions de GI’s engagés sur le front occidental). Ni vu, ni entendu, ni lu…

À l’occasion du 8 mai, M. Sébastien Lecornu, ministre des Armées, et Mme Patricia Miralles, secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire, ont adressé à la Nation ou à qui de droit un message où l’on relève le passage suivant : « Mourir pour que d’autres puissent vivre libres : c’était le prix exorbitant dont plus de 10 millions de soldats alliés se sont acquittés. Un prix qui, hier comme aujourd’hui, augmente à chaque renoncement, à chaque fois que nous oublions notre passé. » « Et à chaque oubli », aurait-il fallu ajouter pour être honnête ! C’est en effet là où le bât blesse... Il n’y a pas si longtemps, on évoquait toujours, ne serait-ce qu’au nom de la vérité historique et du devoir de mémoire, les lourdes pertes humaines de l’Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale, avec des chiffres faramineux oscillant autour de 26 ou 27 millions de victimes, dont 12 millions de soldats et 14,6 millions de civils, cette hécatombe concernant les seuls combats entre l’URSS (...) Lire la suite »
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