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Thème : Karl Marx

Aujourd’hui, Marx a deux cents ans !

Mohamed BELAALI
« Malheur au génie qui s’oppose fièrement à la société bourgeoise et qui forge les armes qui lui donneront le coup de grâce. A un tel génie, la société bourgeoise réserve des supplices et des tortures qui peuvent paraître moins barbares que ne l’étaient le chevalet de l’Antiquité et le bûcher du Moyen Age, mais qui au fond n’en sont que plus cruels ». Franz Mehring (1). Marx est né le 5 mai 1818 à Trèves en Allemagne. Deux cents ans après sa naissance, sa pensée n'a jamais été aussi vivante et aussi actuelle qu'aujourd'hui. L'humanité toute entière continue de subir, directement ou indirectement, le joug d'une minorité d'exploiteurs, d'oppresseurs et d' esclavagistes modernes c'est à dire les capitalistes. « Marx a été l’homme le plus exécré et le plus calomnié de son temps (...) car Marx était avant tout un révolutionnaire ». Ainsi parlait sobrement Engels de Marx lors de la cérémonie de son enterrement. Détesté par les gouvernements réactionnaires d'Allemagne, de France et de Belgique, Marx a trouvé refuge à (...) Lire la suite »
Pour Marx, faut-il « sortir du marxisme »

La puissance intellectuelle d’une pensée matérialiste

Fabrice AUBERT
Présentation : « Une idée devient une force lorsqu'elle s'empare des masses » …. « Un spectre hante l’Europe, le spectre du communisme » … Le 5 Mai 1818 naquit à Trèves, un enfant dénommé Karl Marx et en ce 5 mai 2018, nous voici renvoyés à l’effluve créatrice du spectre, tant de fois déclaré mort et tant de fois revenu du néant. Après ses années universitaires qui lui permirent d’obtenir un diplôme de docteur en Philosophie il fut, du fait de ses engagements philosophiques et politiques, pourchassé par toutes les polices d’Europe. Témoin engagé de la Révolution de 1848 en France, il nous dédia un livre au titre révélateur : « Les luttes de classe en France » dont l’introduction nous renvoie à l’ère actuelle dominée par un « Banquier Président » et ses « discours sur la dette ». Il faut que chacun lise cette introduction (celle du livre) pour comprendre comment la « pensée matérialiste » est l’écriture de l’émancipation humaine… L’objet de cet article n’est pas d’imposer une lecture, forme de statue momifiée, mais (...) Lire la suite »

L’utilisation idéologique de Hannah Arendt pour favoriser la résignation (Sinistra in Rete)

Salvatore BRAVO

On sent bien aujourd’hui que les théories et théoriciens néo-libéraux sont usés, et qu’ils ne convainquent plus – raison de plus pour l’industrie culturelle et les chiens de garde de l’enseignement pour nous bombarder de ces références. Mais, en même temps, il y a un besoin de renouvellement, et à ce besoin obéit le regain d’intérêt pour Karl Marx : il ne s’agit bien sûr pas de chercher chez lui une aide théorique pour comprendre l’impasse catastrophique dans laquelle nous nous trouvons, mais de faire entrer Marx lui-même dans le lit de Procuste du libéralisme (c’était le but du film signé par Raoul Peck, Le Jeune Karl Marx). Hannah Arendt est une actrice stratégique puisqu’elle est une des vaches sacrées du néo-libéralisme et qu’elle donne une interprétation consternante de mauvaise foi ou de bêtise de Marx. C’est ce que montre cet article.

L'époque idéologique par antonomase, c'est précisément l'époque actuelle, où le 'on-dit' médiatique nous annonce, à son de trompe, que les idéologies sont mortes. De ce postulat on déduit que nous vivons à l'époque de l'objectif, la vérité a été dévoilée, il est donc inutile de se porter au-delà de l'horizon actuel. Marx nous aide, avec ses coups d'épée dialectiques et son appareil conceptuel à ne pas tomber dans le piège idéologique : toute production culturelle est conditionnée par la structure et, en raison de ce conditionnement obligé, a pour but d'en occulter l'historicité. La production culturelle est interne aux rapports (Verkehr) de production. Le succès actuel de la pensée de Hannah Arendt devrait faire soupçonner que ce succès, malgré la philosophe, est entièrement interne à une attitude idéologique du turbo-capitalisme : c'est l'une des formules de l'adaequatio ad rem. L'œuvre de Hannah Arendt assimile, dans une seule catégorie interprétative, le Totalitarisme, aussi bien l'expérience soviétique que (...) Lire la suite »

« Être militant » / On ne naît pas militant on le devient

Fabrice AUBERT
Je suis tombé sur un article paru sur Yahoo actualité, indiquant que Alexis Corbière, avait "fondu en larmes" devant un reportage sur les employés de Carrefour qui se battent contre un nouveau plan social... En lisant les commentaires accrochés et devant l'ignominie écrite, m'est venue l'envie impulsive d'écrire un texte qui cherche à expliquer que ce qui spécifie un militant, ce sont les larmes. Je précise que je ne connais pas Alexis Corbière, on n'a du se croiser une fois, et que de fait je n'ai rien à en attendre. il ne s'agit pas non plus d'un texte pro-Corbière, ou pro-insoumis, juste un texte qui s'appuyant sur mon propre parcours, tends à dévoiler pourquoi au delà des jours de la semaine, le dimanche matin, il nous arrive de nous lever tôt. Dans cette histoire au long cours, les communistes ont longtemps été les porte drapeaux des dimanches où on se lève tôt... pour diffuser l'Huma. J'espère que chaque militant se reconnaitra dans ce (...) Lire la suite »
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Les prédictions de Karl Marx étaient justes, selon la banque Natixis

Proletaire de fer
"La dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue Karl Marx", ainsi titre un document Patrick Artus pour la banque Natixis, document "distribué aux Etats-Unis. "Ce document d’informations (pièces jointes comprises) est strictement confidentiel et s’adresse exclusivement à une clientèle de professionnels ou d’investisseurs qualifiés. Il ne peut être divulgué à un tiers sans l’accord préalable et écrit de Natixis. Si vous receviez ce document et/ou toute pièce jointe par erreur, merci de le(s) détruire et de le signaler immédiatement à l’expéditeur. La distribution, possession ou la remise de ce document dans ou à partir de certaines juridictions peut être limitée ou interdite par la loi." Vous pourrez toutefois retrouver le lien vers le document dans l'article du journal libération. "On observe bien aujourd’hui dans les pays de l’OCDE la succession d’évolutions que Karl Marx avait prévues : 1- la baisse de l’efficacité des entreprises (ralentissement de la Productivité Globale des (...) Lire la suite »
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La famille de Karl Marx et Luchon

Bernard GENSANE
Après la défaite du mouvement ouvrier lors de la Commune de Paris, les trois filles de Karl Marx et son gendre Paul Lafargue, époux de Laura et futur auteur du Droit à la paresse, tentent de trouver refuge à Luchon. Thiers envoie sa police à leur trousse pour les arrêter. Ils sont six à tenter de s'échapper : Jenny, Laura et Eleanor, Paul Lafargue et les enfants du couple Charles et Laurent. Le 26 juillet 1871, le jeune Laurent, âgé de quatre mois, meurt. Il est enterré au cimetière de Luchon. Le préfet de Toulouse Keratry et le procureur Delpech déboulent à Luchon pour se saisir de Lafargue qui parvient à leur échapper et à se réfugier en Espagne. Il est rejoint le 6 août par le reste de la famille. Le soir, Jenny et Eleanor rentrent en France et sont arrêtées et privées de leur passeport. Le préfet Keratry mène alors une expédition en territoire espagnol qui échoue. Lafargue, Laura et Charles échappent aux policiers. Lafargue est arrêté à Huesca par la police espagnole, et rapidement libéré. Toute la (...) Lire la suite »
Lénine disait que le spontanéisme mène à la récupération par les révisionnistes et les réformistes "économistes".

Anti-loi El Khomri, suite : Conscience « spontanée » et/ou avant-garde prolétarienne ?

Luniterre

Avec l’ampleur du mouvement contre la loi El Khomri, un vieux débat a resurgi parmi ceux qui osent s’affirmer partisans d’une révolution prolétarienne.

Et il a resurgi d'autant plus qu'à mesure que ce mouvement de masse se développe, avec des formes d'action démocratiques nouvelles, l'absence d'expression d'une perspective politique est de plus en plus flagrante. Le fait qu'aucune des forces politiques et sociales ayant récupéré et manipulé les précédents mouvements sociaux en France, soit pour les mener à l'échec (mouvement des retraites), soit à des victoires "à la Pyrrhus" devenues des impasses politiques (Non à la Constitution européenne, retrait du CPE) ne puisse actuellement renouveler cette démarche, c'est évidemment une excellente chose. Pour autant, le mouvement doit-il en rester là et continuer sur ce mode de fonctionnement "spontané" jusqu'au retrait éventuel de la loi EL Khomri ? Et ensuite ? « Loi El Khomri, Précarité à vie, Cette société là, On n’en veut pas ! » La question d'une alternative au capitalisme commence à être posée par le mouvement de masse lui-même. Cette conscience "spontanée" peut-elle encore progresser jusqu'au point de (...) Lire la suite »
Lettre ouverte aux intellectuels de pacotille

Au fond de la caverne.

Fabrice AUBERT
IL ETAIT UNE CAVERNE : « Il était une fois des hommes enchaînes au fond d’une caverne, qui discutaient sur les ombres en mouvement, qu’ils pouvaient discerner, sur les parois. Un d’entre eux put s’affranchir de ses chaînes, et chercha d’abord à gravir le mur pour SE « libérer ». Il tomba de multiples fois, avant de parvenir au sommet. En sortant de la caverne, son premier réflexe fut de se protéger de la lumière du soleil, tellement la luminosité était intense, lui dévoilant un monde inhabituel. S’habituant progressivement à la lumière il découvrit, à l’entrée de la caverne…. un « montreur de marionnettes »….. Ravi de s’être libéré, Il décida cependant de redescendre au fond de la caverne. Sa descente fut, là aussi, difficile, devant à nouveau s’habituer à la pénombre structurante. Enfin, de retour parmi les siens, racontant son aventure, ses ex-codétenus le condamnèrent à mort ». LE MYTHE DE LA CAVERNE : Cette histoire est de Platon, philosophe grec d’Athènes. Il critiqua fortement les sophistes, qui usaient et (...) Lire la suite »

Aux origines de la guerre de 1914-1918

Michel J. CUNY

A sa façon, la première guerre mondiale a été l’un des points d’aboutissement d’une politique européenne qui s’était dessinée dans les décennies précédentes, et dont il est sans doute important, aujourd’hui, de retrouver les principales lignes. En voici peut-être une...

Lorsque, dans la seconde moitié du mois d'août 1870, Karl Marx et Friedrich Engels ont appris que la Prusse s'apprêtait, en cas de victoire, à demander l'Alsace et une partie de la Lorraine à la France, le premier écrivit au second (17 août 1870) : "L'Alsace-Lorraine semble être essentiellement convoitée dans deux milieux, dans la camarilla prussienne et chez les patriotes de café du commerce sud-allemands. Ce serait le plus grand malheur qui puisse frapper l'Europe et plus spécialement l'Allemagne." Dans le document qu'ils ont rédigé ensemble durant les jours suivants, voici ce que l'on peut lire : "La camarilla militaire, le corps professoral, le philistin et le politicien de brasserie prétendent que c'est là le moyen de protéger pour toujours l'Allemagne d'une guerre avec la France." Et d'affirmer : "C'est au contraire le moyen le plus éprouvé de faire de cette guerre une institution européenne." Ce qu'on eu tendance à confirmer : 1914-1918 et 1940-1945. Pour plus de développements, voir (...) Lire la suite »

La revanche de Karl Marx

Capitaine Martin

La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne nous vient pas à l’esprit de meilleure formule pour traiter ces derniers temps du retour en force de Karl Marx sur la scène médiatique. Time magazine, un des principaux magazines d’information étasuniens, a décidé cette semaine de consacrer un article de fond au philosophe de Trèves et de réhabiliter, rien moins que ça, ses théories économiques et sociales.

Marx a pourtant toujours fait peur aux États-Unis, au point de devoir être vendu sous le manteau durant la Guerre froide, quand on craignait outre-Atlantique que le communisme ne règne un jour en maître sur le monde. La chute de l'URSS a sonné, pour beaucoup, la fin d'un idéal de justice et de paix. Les vingt années qui ont suivi ont été vécues comme un cauchemar pour tous ceux qui se qualifiaient jusque-là de marxistes. Mais aujourd'hui, alors que le capitalisme sombre dans une crise endémique, voici qu'on s'aperçoit que Marx avait peut-être tout prévu en apportant même les solutions aux problèmes actuels. La vente de ses oeuvres a fait un bond, signe que le théoricien révolutionnaire du socialisme n'est pas mort ; il est même plus vivant que jamais. Autre signe qui ne trompe pas, certains anticapitalistes se réclamant peu ou prou de Marx arrivent aujourd'hui à s'épancher dans les media généralistes étasuniens, ouverts jusqu'ici aux thuriféraires de l'idéologie de marché dont on sait aujourd'hui où ils (...) Lire la suite »
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