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Thème : Médias
...et quelques bières en souvenir de Carlos Gardel

Vendredi soir à Caracas (chronique N° 5)

Romain MIGUS

Avec cette 5ème chronique, notre ami Romain Migus nous conte une soirée qu’il a vécue dans la capitale vénézuélienne avec des amis. Il semblerait qu’ils aient surtout fréquenté les bars sans avoir lu nos médias : c’est la pénurie et, de toute façon, il faut une brouette de billets pour le moindre achat. Suivons-les.
LGS

Le téléphone sonne. “Allo ? Epale hermano, comment tu vas ? C'est Enrique. C'est vendredi soir, tu vas faire quoi ? Le vendredi, au Venezuela, c'est jour de fête. Le week-end est, quant à lui, consacré aux tâches domestiques et à la famille. Ayant oublié ce détail, je m'étais plongé dans la lecture de “Jésus t'aime”, le très bon ouvrage de la journaliste Lamia Oualalou sur l'influence croissante des évangélistes au Brésil. L'invitation d'Enrique bouleverse mes plans. Jésus et ses serviteurs de l'Eglise Universelle du Royaume de Dieu attendront bien jusqu'à demain. “Rendez vous à la Casa Azul, c'est juste derrière chez toi, à San Agustín. A pied, tu en as pour cinq minutes”. A pied ? A 22 heures. Le souvenir d'avoir, quelquefois, bravé, de nuit, l'avenue Lecuna qui sépare Parque central des ruelles désertes de San Agustín n'augure rien de bon. Mais ça, j'allais le découvrir au fur et à mesure, c'était avant les problèmes de transport. Aujourd'hui, j'ai juste à me faire guider par le flot de jeunes et (...) Lire la suite »

« Dans les processus révolutionnaires, démocratiser la communication est stratégique » (CoLatino)

Thierry DERONNE

Thierry Deronne, cinéaste, professeur universitaire et journaliste, est convaincu que la démocratisation d’une société passe par le renforcement du rôle du peuple et de ses histoires, comme il l’enseigne, et que cela renforce le processus révolutionnaire dans la République Bolivarienne du Venezuela. Deronne, qui est arrivé au Venezuela en 1994, venant de Belgique, a fondé, avec d’autres professionnels vénézuéliens de l’audiovisuel, l’ « Ecole populaire latino-américaine de Cinéma, Télévision et Théâtre » .

– ¿Pourquoi cet intérêt pour la communication des communautés ? Ce sont deux processus, les gens ont déjà leurs histoires, et évidemment nous partons de l’idée qu’il faut leur donner les outils pour renforcer le rôle principal du peuple, comme nous l’enseignons à l’université. Pour créer véritablement un processus de démocratisation il est important que le peuple joue le rôle principal, comme pour tout le processus révolutionnaire que nous sommes en train de vivre au Venezuela. Nous devons enseigner les nouvelles formes de communication sociale, pour que, lorsque s’ouvriront de nouveaux espaces de diffusion des acteurs audiovisuels, l’on ait une nouvelle forme et de nouveaux contenus. – ¿Estimez-vous que cela a été un plus pour le concept de communication ? Quand je parle d’outils, je ne veux pas seulement parler des techniques, mais précisément d’un rapport au contenu. On tombe souvent dans le piège qui consiste à les séparer, d’un côté l’idéologie, de l’autre la technique. Et ce divorce est un danger, (...) Lire la suite »
Témoignages sur le Venezuela

2016 et 2017 : Le calme après la tempête (Chronique N° 2)

Romain MIGUS

Nous poursuivons la publication d’un cycle de chroniques de notre ami Romain Migus, journaliste français qui a longtemps exercé son métier au Venezuela. Dans ces récits-témoignages, il a choisi de nous parler de ce pays en partant du réel, de la vie de tous les jours, de nous rapporter des anecdotes, des discussions avec les autochtones. Bref, Romain Migus trace un tableau pointilliste, nous offre du vécu, plonge dans le profond de l’âme vénézuélienne, se garde des informations de seconde main, laisse à d’autres les analyses politiques subjectives. Ce parti pris d’écriture est chargé de cette fraîcheur qui déplaira aux cyniques dont les discours ne résisteront pas à l’épreuve du temps.
LGS

9h du matin, Plaza Bolivar. Le centre de Caracas est dans sa plus normale effervescence. Les vendeurs de rues proposent des jus de fruits, des « tequeños » et des empanadas , très prisés lors du petit déjeuner. N´en déplaise aux ténors de l´industrie médiatique, il n´y a pas de mourants de faim à chaque coin de rue, pas de clochards ni mendiants. Les gens vont et viennent, affairés par leur train-train journalier. La crise et la guerre économique ne sont pas palpables dans l´espace public. La vie semble continuer en toute tranquillité. J´ai rendez-vous avec Enrique. Je l´attends à la Indiecita, situé dans une rue adjacente à la place Bolivar. C´est un café populaire qui sort tout droit des années 70. L´esthétique et la décoration n´ont jamais été modifié et nous renvoient à un autre temps : celui du boom pétrolier et de la Venezuela saoudite. Dans un coin, un tableau datant de cette époque. On y voit des hommes et des femmes buvant et faisant la fête, au cœur d´un paysage qui rappelle la région pétrolière du (...) Lire la suite »

La démence de masse dans l’establishment occidental

Diana JOHNSTONE
Par où commencer pour analyser la folie des médias grand public en réaction à la réunion Trump-Putin à Helsinki ? En se concentrant sur l'individu, la psychologie a négligé le problème de la folie de masse, qui a maintenant submergé l'establishment américain, ses médias et la plupart de ses filiales européennes. Les individus peuvent être sains d'esprit, mais en tant que troupeau, ils sont prêts à sauter de la falaise. Depuis deux ans, un certain groupe de pouvoir cherche à expliquer sa perte de pouvoir - ou plutôt sa perte de la Présidence, puisqu'il détient encore une prédominance de pouvoir institutionnel - par la création d'un mythe. Les médias grand public sont connus pour leur comportement grégaire et, dans ce cas, les rédacteurs en chef, les commentateurs et les journalistes se sont convaincus d'une histoire qu'au départ ils ne pouvaient guère prendre au sérieux. Donald Trump a été élu par la Russie ? À première vue, c'est grotesque. D'accord, les États-Unis peuvent réussir à truquer des élections (...) Lire la suite »
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Quand la petite souris du site Le Grand Soir s’introduit dans des soirées privées et dans les coulisses d’une émission de France Inter.

LE GRAND SOIR
Le 24 septembre 2012, la petite souris du site d’informations alternatives Le Grand Soir s’était introduite dans une réception donnée à Paris par l’ambassade de Chine où se pressaient des artistes, journalistes, députés, ministres (dont Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls) et anciens ministres dont la plupart détestent la Chine puisque les USA la désignent en ennemie. Le 12 novembre 2013, la petite souris s’était invitée à une soirée privée de l’ambassade du Qatar à Paris où se bousculaient des artistes, journalistes, députés, ministres et anciens ministres et où Enrico Macias se ridiculisa. La plupart des invités présents adôôôrent le Qatar puisque les USA le désignent en ami et y ont installé d’importants dispositifs militaires qui contrôlent la région et même un peu plus. Le 1er février 2016, la petite souris Soir s’était invitée au dîner donné à l’Elysée par François Hollande en l’honneur de Raúl Castro, les USA autorisant désormais la France à fréquenter le Cubain. On y croisait des artistes, journalistes, (...) Lire la suite »
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Loi sur les "Fake news" ou haro sur la liberté de la presse !

JRCF
La proposition de loi relative à la manipulation de l’information en période électorale, communément appelée loi « anti fake-news », provoque de nombreuses interrogations et inquiétudes, voire même un certain tumulte, au sein de l’Assemblée nationale et du monde journalistique. Le gouvernement justifie ce projet par la lutte contre la propagation, de plus en plus courante et médiatisée, de fausses nouvelles sensées induire le public en erreur. Si ce projet dérange tant, c’est qu’il n’est techniquement pas adapté au défi que représentent les fausses nouvelles. Surtout, il fournit toute une série d’outils qui faciliteront la censure. Flou linguistique concernant les notions, urgence procédurale (le juge ayant 48 heures pour décider de la véracité de l’information), imprécision (qui pourra saisir la justice et qui pourra être mis en cause ?)... Ce projet n’est tout simplement pas au point et techniquement difficile à mettre en place. Surtout, un arsenal juridique existe déjà pour aborder le problème des fausses (...) Lire la suite »

Nicaragua : Lettre ouverte à Amnesty International

Camilo E. MEJIA

Par cette lettre, j'exprime ma condamnation sans équivoque d'Amnesty International au sujet de son rôle de déstabilisation au Nicaragua, la pays dans lequel je suis né.

Je commence cette lettre en citant Donatella Rovera qui avait été une des enquêtrices d'Amnesty International sur le terrain pendant plus de 20 ans : « Les situations de ce conflit créent des environnements hautement politisés et polarisés. (...). Les acteurs et les parties intéressées traversent des distances extraordinaires pour manipuler et fabriquer des « preuves » pour qu'elles soient exploitées dans le pays et à l'étranger. Une récente, bien qu'en aucune façon unique, un exemple est fourni par le conflit syrien qui est souvent considéré comme « la guerre de YouTube » avec d'innombrables techniques de manipulation des séquences vidéo d'incidents survenus à d'autres moments, en d'autres lieux et même dans d'autres pays et qui les présentent comme des « preuves » des atrocités commises par l'une ou l'autre des parties dans le conflit syrien. » Les observations de Mme Rovera, qui datent de 2014, décrivent correctement la situation actuelle du Nicaragua où même le préambule de cette situation a été (...) Lire la suite »
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Le SNJ-CGT et le journal Fakir vous invitent à la remise du « Bâillon d’or »

SNJ-CGT

Le SNJ-CGT et le journal Fakir vous invitent à la remise du « Bâillon d’or » le mardi 12 juin à 19h à la Bourse du Travail (salle Ambroise Croizat).

Macron veut protéger les industriels et leurs firmes avec le « secret des affaires ». Alors, le mardi 12 juin, à la Bourse du Travail, à 19h, attribuons ensemble le « bâillon d’or » au champion de la censure ! Accusé d’avoir déversé de l’acide dans la nature, Arcelor Mittal réagit : diffamation. Les reportages de France 2 dénigrent les agissements de Bolloré en Afrique : réclamons leur 50 millions d’euros pour dénigrement. Une salariée dénonce un système généralisé d’évasion fiscale : mise au placard, harcèlement, et hop pourquoi pas, diffamation. Une association dénonce du travail forcé au Qatar ? Vinci porte plainte ! Et bientôt, grâce à Bruxelles et Macron, ils auront le « secret des affaires ». Un texte qui doit revenir à l’Assemblée pour un vote définitif le jeudi 14 juin. Alors, contre ça, journalistes, ONG et syndicalistes font front commun. Qui de Bolloré, de Vinci, du Luxembourg remportera le bâillon d’or ? Venez, participez et votez mardi 12 juin à la Bourse du Travail ! Et qu’on réfléchisse ensemble à (...) Lire la suite »
Faut-il habiter dans un bidonville pour être révolutionnaire, et se fringuer comme un charbonnier ?

Le chalet et les 1000 voleurs

Jean ORTIZ

La « grande affaire » médiatique en Espagne, le scandale des scandales, la cause de tous les maux, c’est un « chalet », une maison agréable, achetée, à crédit, loin du centre de Madrid (l’équivalent d’un 100 mètres carrés Puerta del Sol), par le leader de « Podemos » Pablo Iglesias, et sa compagne, porte-parole du parti.

Tous deux se sont engagés auprès des banques sur 30 ans (800 euros par tête et par mois). Les charognards, à l’affût jour et nuit, se sont emparés de l’ « affaire » pour discréditer « Podemos » (qui n’est plus le « Podemos » des débuts), faire oublier les sentences enfin prononcées par la « Audiencia nacional » dans l’immense scandale d’Etat et de financement illégal de parti (tout l’appareil du « parti populaire ») : l’affaire Gürtel, la vraie affaire. Du jamais vu en Espagne : un réseau gigantesque de corruption, de détournements de fonds publics, blanchiment d’argent sale (pléonasme), surfacturations, fausses factures, construction d’un aéroport sans avions, sursalaires, malversations « de todo tipo », du concentré de pourri de chez pourri.... « Ce n’est pas un parti, c’est une mafia », crient les manifestants contre le sinistre chef du gouvernement, le néofranquiste trumpiste Mariano Rajoy et ses « mercenaires ». Le tribunal a confirmé l’existence au sein du parti populaire d’une « caisse B » depuis 1989, une (...) Lire la suite »
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Pour soutenir la création de Terra TV, une télévision nouvelle produite par des collectifs paysans en lutte pour la terre, et une école de formation pour les mouvements sociaux

Terra TV
Qui sommes-nous ? Depuis 20 ans l’École Populaire et Latino-américaine de Cinéma, Télévision et Théâtre (EPLACITE) a formé des milliers de membres des mouvements sociaux d’Amérique Latine pour qu’ils puissent créer eux-mêmes leur image. Un vaste réseau s’est constitué, qui permet aujourd’hui de passer à une nouvelle étape : la création d’un nouveau média, Terra TV. Pourquoi Terra TV ? Notre objectif est de créer une télévision différente, horizontale qui sera un outil de formation, de diffusion et d’articulation des mouvements sociaux paysans et qui permettra de nouer un dialogue entre les expériences vécues dans un grand domaine occupé et mis en culture par les paysans sans terre du Brésil, dans une organisation paysanne de Colombie, une communauté indigène d’Amérique Centrale, une commune rurale du Venezuela et peu à peu avec des collectifs d’Europe, d’Afrique, du monde entier. Ces chroniques croisées, libérées de l’ »événementiel », donneront au spectateur la possibilité de découvrir l’image faite par les (...) Lire la suite »
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