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Thème : Médias
Attention, ça pique aux yeux si vous êtes clients des médias des milliardaires

(10 photos) Un après-midi de février à Caracas

Thierry DERONNE

Regardez ça, lisez les commentaires parcimonieux et demandez-vous pourquoi vous n’avez jamais vu ces spectaculaires photos sur une chaîne de télévision ou dans un journal français. Pourquoi ?
Et accessoirement, réfléchissons ensemble sur ce phénomène : Le Grand Soir, journal d’information gratuit peut fournir de tels documents alors que la presse des milliardaires (payante et subventionnée) ne sait (veut) pas le faire.
LGS

Caracas, ce 2 février. Depuis des mois on n’avait vu une telle affluence populaire à un meeting bolivarien. Pendant ce temps dans les beaux quartiers, les rassemblements de la droite, moins nombreux, diffusaient l’hymne états-unien, déployaient des drapeaux US et d’Israël, applaudissant avec une certaine excitation à l’idée d’un débarquement des marines dans leur pays. Devinez pourquoi, depuis vingt ans, les médias ne vous montrent que les marches de la droite et jamais les manifestations chavistes ? « Captain America, mon futur dépend de toi » : comment pensent les manifestants de l’opposition vénézuélienne, Caracas, le 2 février 2019. Malheureusement pour la droite vénézuélienne et son « american dream », les Etats-Unis et la Commissaire Européenne sont de plus en plus isolés. La communauté internationale ne suit pas Trump. La grande majorité des pays de l’ONU (plus le Conseil de Sécurité) dont les principales puissances du monde actuel que sont la Russie, la Chine, l’Inde.. ou un pays-clef comme (...) Lire la suite »
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Petit florilège presque exhaustif des invités au bal des Faux culs

Propagande contre le Venezuela

Romain MIGUS

S’ils s’asseyaient ensemble autour d’une table, on aurait l’impression d’assister à un dîner de cons, tant il est évident qu’ils n’ont politiquement pas de la lumière à tous les étages.
Lisez ce qui suit, c’est très court et suffisant.
LGS.

Le président français, Emmanuel Macron, ordonne á Nicolas Maduro de ne pas réprimer l’opposition MAIS IL OUBLIE les 3.300 arrestations et les 2000 blessés liés à la répression du mouvement des gilets jaunes. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, donne huit jours à Nicolas Maduro pour organiser des élections MAIS IL OUBLIE qu’il n’est à son poste que grâce à une motion de censure, et non par des élections libres. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, accuse Nicolas Maduro de ne pas être légitime car le président vénézuélien n’a été élu qu’avec 30,45% des inscrits, MAIS IL OUBLIE que seulement 27,20% des électeurs étatsuniens l’ont choisi. Le président colombien, Ivan Duque crie à la “narco-dictature vénézuélienne” MAIS IL OUBLIE que 65% de la cocaïne dans le monde est fabriqué en Colombie, sous le regard complaisant des autorités du pays. Le président brésilien, Jair Bolsonaro, est préoccupé par les droits de l’Homme au Venezuela MAIS IL OUBLIE qu’il a déclaré que les mouvements sociaux qui (...) Lire la suite »
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Violences policières contre les journalistes : la liberté d’informer menacée

SNJ-CGT

Violence dans les manifs. Des journalistes malmenés (verbalement) par des "sans-dents" en gilets jaunes ont porté plainte.
Des journalistes de terrain, reporters et photographes, frappés par les forces du désordre, victimes de flash balls, hospitalisés, sont invités par leurs syndicats à porter plainte. Nous soutenons ces derniers. Parions que leurs plaintes, si elles sont déposées, donneront lieu à un jugement dans quelques mois ou années. Pour les gilets jaunes traduits au tribunal, ça va en général assez vite et ça empuantit l’atmosphère aussi parfaitement que des gaz lacrymogènes ou un enfumage de BFMTV.
LGS

A la suite des nombreux incidents liés à la gestion calamiteuse des manifestations de samedi par les forces de l’ordre, qui ont engendré de nombreux blessés parmi les journalistes de terrain, reporters et photographes, l’ensemble des organisations syndicales représentatives des journalistes (SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – SGJ-FO) ont décidé, comme le 26 novembre dernier, avec l’appui de la fédération européenne (FEJ) et de la fédération internationale des journalistes (FIJ), de publier une nouvelle alerte sur la plateforme de signalement du Conseil de l’Europe. Les syndicats français de journalistes dénoncent et condamnent avec la plus grande fermeté les dérapages inadmissibles des forces de police, notamment à Paris, exigent des explications de la préfecture de police, du ministère de l’Intérieur, et du gouvernement, sur les consignes qui ont été données pour en arriver à cette situation. Alors que le recensement de l’ensemble de ces événements est en cours, les syndicats français de journalistes (...) Lire la suite »

Comment devenir un journaliste fiable de la presse mainstream ?

Medialens

L’Iran, le lobby israélien, Julian Assange, Bolsonaro et le fascisme ou encore la guerre au Yémen… Il y a certaines règles à respecter si vous comptez démontrer à vos éditeurs et aux médias qui vous emploient qu’ils peuvent avoir confiance en vous. Medialens dresse une petite liste de conseils pour tous ceux qui voudraient percer dans le monde merveilleux des médias mainstream.

Par exemple, si vous écrivez sur les relations entre l’Iran et les Etats-Unis, vous devrez vous assurer que votre histoire ne débutera pas avant 1979. C’était en effet l’année où des étudiants iraniens ont occupé l’ambassade américaine à Téhéran pendant 444 jours. C’est cet événement qui a « conduit à une hostilité mutuelle » selon le journal de la BBC. Vous ne devez en aucun cas revenir sur le coup d’État de 1953 dirigé par la CIA et qui a renversé le dirigeant iranien élu démocratiquement, Mohammad Mossadegh. Ce serait même mieux si vous pouviez juste omettre ce détail. En aucun cas, il ne faut mentionner Noam Chomsky qui déclarait en 2013 : « Le fait crucial à propos de l’Iran, ce par quoi on devrait débuter, c’est que pendant 60 ans, il n’y a pas eu un jour sans que les USA n’aient torturé des Iraniens. » Comme Chomsky l’a précisé, les USA, avec le soutien des Anglais, installèrent le Shah. C’était un dictateur brutal, décrit par Amnesty International comme le pire, le plus extrême des tortionnaires dans le (...) Lire la suite »

Fin de monde ?

Frederic LORDON
La chute d’un ordre de domination se reconnaît à la stupéfaction qui se lit sur les visages de ses desservants. Samedi, le spectacle n’était pas seulement dans la rue. Il était, et il dure toujours depuis, sur les faces ahuries de BFM, de CNews, de France 2, et d’à peu près tous les médias audiovisuels, frappées d’incompréhension radicale. Que la stupidité ait à voir avec la stupéfaction, c’est l’étymologie même qui le dit. Les voilà rendues au point d’indistinction, et leur spectacle commun se donne comme cette sorte particulière d’« information » : en continu. Comme l’esprit se rend préférentiellement aux idées qui font sa satisfaction et là où il trouve du confort, les trompettistes du « nouveau monde » et du « macronisme révolutionnaire », sans faire l’économie d’une contradiction, retournent invariablement à l’écurie de leurs vieilles catégories, les catégories du vieux monde puisque c’est celui-là qui a fait leur situation, leurs émoluments et leur magistère (lire « Macron, le spasme du système »). Et les voilà (...) Lire la suite »
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Fake news, gilets jaunes-bashing, BFM-TV, plaintes contre les manifestants

J’avais un ami journaliste, clanique.

Maxime VIVAS

J’ai (je devrais probablement dire : j’avais) un ami journaliste, militant syndical élu au niveau national, qui a connu les foudres et un procès de son employeur. C’est dire s’il fait la différence entre journalistes et propriétaires des médias. C’est dire s’il pense aussi que les journalistes ont le droit et le devoir de faire face au patron, pour défendre leurs intérêts et/ou faire valoir l’idée qu’ils se font de leur métier.

Je lui avais fait parvenir le billet de Théophraste : « Comment un journaliste de BFM-TV a failli mourir (de peur) à Toulouse. » On y lisait comment un journaliste toulousain, qui avait pourtant camouflé le logo de BFM-TV de son micro a été reconnu par les gilets jaunes (« la bave aux lèvres ») qui l’ont conspué, insulté (une vidéo le montre), frappé (selon ses dires). Il a été sauvé, dit-il, par ses deux gardes du corps. Et Théophraste de se demander pourquoi un journaliste, s’il est reconnu dans sa ville, s’expose au lynchage (c’est le mot employé par les médias) malgré ses précautions, s’il n’est pas flanqué de deux gardes du corps. La « victime » a déposé plainte. Ses confrères le défendent tous, sans chercher à savoir ce qui a bien pu provoquer la colère de la rue. Quelqu’un a parlé d’esprit de clan. Un lecteur souligne que leur esprit de clan s’arrête aux portes de l’ambassade de l’Equateur à Londres (Cf. Julian Assange dont ils se fichent tous, et qui est le plus grand des journalistes vivants). Un autre (...) Lire la suite »
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La télévision peut-elle critiquer la télévision ?

Analyse d’un passage à l’antenne

Pierre BOURDIEU

Vous vous êtes peut-être étouffés d’indignation en regardant comment nos médias (pas seulement les télés des milliardaires) rendent compte du mouvement des gilets jaunes. Vous êtes sans doute indignés de voir comment ils traitent ceux qui soutiennent les gilets jaunes et, plus généralement, ceux qui participent à des débats en s’écartant de la pensée unique : la pensée (sic) de Macron, celle des politiciens mous du genou, celle du CAC 40.
Dans l’article ci-dessous, qui date de 1996, Pierre Bourdieu nous explique comment marche la télé d’aujourd’hui, la télé des chiens de garde, celle qui fait tout pour discréditer la protestation populaire. A vous de voir si nous faisons abusivement « parler un mort » ou si les analyses du sociologue sont impérissables.
LGS

En France, plusieurs émissions de télévision se proposent de décrypter les images que reçoivent les téléspectateurs. Se fondant sur l’idée que la télévision peut critiquer la télévision, elles tentent de combattre la méfiance grandissante du public à l’égard de ce média. Pierre Bourdieu, qui a, en janvier dernier, participé à la principale de ces émissions, « Arrêt sur images », livre ici son témoignage. Le Monde Diplomatique. J’ai écrit ces notes dans les jours qui ont suivi mon passage à l’émission « Arrêt sur images ». J’avais, dès ce moment-là, le sentiment que ma confiance avait été abusée, mais je n’envisageais pas de les rendre publiques, pensant qu’il y aurait eu là quelque chose de déloyal. Or voilà qu’une nouvelle émission de la même série revient à quatre reprises — quel acharnement ! — sur des extraits de mes interventions, et présente ce règlement de comptes rétrospectif comme un audacieux retour critique de l’émission sur elle-même. Beau courage en effet : on ne s’est guère inquiété, en ce cas, d’opposer des « (...) Lire la suite »
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Arabie Saoudite : la complicité et l’imposture de la France de Macron

Christian RODRIGUEZ
La France doit rompre ses relations diplomatiques avec l'Arabie Saoudite après qu'un journaliste opposant au régime a été assassiné sauvagement au consulat de son pays en Turquie. Pas un mot d'indignation de la part du gouvernement, pas de rappel d'ambassadeur au moins pour information, aucune réaction de l'Elysée. Nous vous avons vu plus prompts à vous intéresser à l'ambassadeur du Venezuela ! Ah le Venezuelaaaaaa !!! Mesdames et Messieurs les journalistes, nous ne vous avons pas trop vu choqués et scandalisés par ce crime ! La liberté de la presse dans le monde ne vous intéresse donc pas ? Mais c'est sûr que c'est mieux de faire de l'audience sur Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou... Pitoyable ! Lire la suite »

C’est caché sous nos yeux : pourquoi nous ne pouvons pas voir le système nous détruire (Counterpunch)

Jonathan COOK
Je dis rarement aux lecteurs ce qu'ils doivent croire. J'essaie plutôt de les avertir qu'il serait sage de ne pas croire, du moins lorsqu'il n'y a pas de véritable preuve, ce que ceux qui sont au pouvoir nous demandent de croire. Nous avons tous des adages bien connus à propos du pouvoir : « le savoir, c'est la pouvoir », et « le pouvoir tend à corrompre alors que le pouvoir absolu tend à corrompre absolument. » Ces maximes nous touchent car elle parlent avec vérité de notre expérience du monde. Les gens qui ont le pouvoir – même un pouvoir très limité, détiennent une autorisation d'autrui – ont tendance à en abuser, parfois de façon subtile et inconsciente et parfois ouvertement et délibérément. Si nous sommes raisonnablement conscients de nous-mêmes, nous pouvons ressentir en notre for intérieur, cette tendance à exploiter à notre avantage un quelconque pouvoir dont nous jouissons, que ce soit dans nos relations avec un conjoint, nos enfants, un ami, un employé, ou juste par l'usage courant de notre (...) Lire la suite »

Les Ouïghours, first America, les médias et nous

Maxime VIVAS

Au départ, c’est le battement d’aile d’un papillon qui ne se doute pas, même s’il l’espérait secrètement, qu’il va déclencher, depuis les USA, une tempête autour de la Chine. C’est une variante de la fiole brandie par Colin Powell à l’ONU pour apeurer la planète atlantiste (laquelle se prend pour « la communauté internationale »).

Cela devient une campagne mondiale, un bobard beuglé par des sites Internet, des journaux, des radios, des télés, des politiciens, des sinologues, des chercheurs, experts, spécialistes : une camarilla où se bousculent des malins et des coquins (voir ici l’excellent article de Ben NORTON et Ajit SINGH). En France, tout est mis en œuvre pour provoquer l’indignation de notre Marianne au bonnet phrygien. Mais c’est une fake news au parfum de CIA. Et pour cause. Le fait qu’à travers le monde la totalité (à peu près) des médias mainstream (atlantistes), des associations « humanitaires », des partis et de nombreux sites Internet aient tous repris en chœur et sans la moindre vérification préalable cette gigantesque fake news la transforme illico, de facto, en vérité universelle. Les idées dominantes sont celles de la classe dominante, a dit Marx. L’histoire est écrite par les vainqueurs et les vainqueurs de la guerre médiatique sont à Washington. Pas à Beijing. Avant cette affaire, le citoyen Lambda (...) Lire la suite »
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