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Thème : Nicaragua

Les États-Unis préparent un coup d’État au Nicaragua

Radio La Primerisima

Un document révélé dans l’émission de radio "Sin Fronteras", sur La Primerísima, révèle un plan orchestré financé par les États-Unis pour lancer une nouvelle tentative de coup d’État au Nicaragua dans les deux prochaines années, puisqu’il part du principe que le président Daniel Ortega remportera les élections en 2021.

Le document de 18 pages, sorte de cahier des charges pour engager une société en charge du plan subversif et interventionniste, porte le code RFTOP n° : 72052420R00004, avec le titre "Assistance réactive au Nicaragua" (pour lire le document en anglais, cliquez ici) Dans l'accord, il est précisé que l'entreprise contractuelle sera chargée d'exécuter un plan en plusieurs étapes avant, pendant ou après 2021. Les fonds nécessaires à la mise en œuvre de ce plan seront fournis par les États-Unis par l'intermédiaire de l'Agence internationale pour le développement (AID), en collaboration avec l'USAID, et utiliseront la société civile nicaraguayenne pour déstabiliser le pays. Le document présente trois scénarios pour ce que le gouvernement américain appelle "la transition démocratique au Nicaragua". La première est que, après avoir créé une nouvelle crise, le président constitutionnel Daniel Ortega démissionne ; la deuxième est qu'il y a des élections anticipées provoquées par une crise qu'elles provoqueraient (...) Lire la suite »

Nicaragua et COVID-19 - le secret le mieux gardé des médias occidentaux

Jorge Capelán

L’un des secrets les mieux cachés dans la cacophonie de la panique et du terrorisme médiatique provoqués par l’actuelle pandémie COVID-2019 est la réussite avec laquelle le Nicaragua, un petit pays pauvre situé dans l’une des régions les plus exposées au changement climatique de la planète, a confronté l’arrivée du nouveau coronavirus.

L'un des secrets les mieux cachés dans la cacophonie de la panique et du terrorisme médiatique provoqués par l'actuelle pandémie COVID-2019 est la réussite avec laquelle le Nicaragua, un petit pays pauvre situé dans l'une des régions les plus exposées au changement climatique de la planète, a confronté l'arrivée du nouveau coronavirus. Avec 6,5 millions d'habitants, le Nicaragua n'avait, au 5 avril, que 6 cas de COVID-19, tous importés, dont 3 étaient actifs, 2 ont été guéris et un, malade du sida, est décédé. En même temps, les autorités ont maintenu sous étroite surveillance une dizaine de personnes qui, bien qu'ayant été testées négatives, continuent à être suivies par précaution. En comparaison, dans la région d'Amérique centrale, à cette même date, il y avait 4 598 cas confirmés de COVID-19 dont 4 360 étaient actifs, 167 morts et 71 guéris. En Amérique centrale, seul le Belize, avec moins de 400 000 habitants, compte moins de cas confirmés que le Nicaragua, avec 5 cas, tous actifs. En termes de cas par (...) Lire la suite »

Démocratie participative et lutte des classes. Les cas français et nicaraguayen

Daniel Vives Simorra

Version longue de la communication présentée au colloque international des 14 et 15 novembre 2019 à l’Université de Rouen (UFR des Lettres et Sciences Humaines) sur la « Démocratie participative contre capitalisme financier, de l’Amérique Latine à l’Europe. Société et culture contemporaines (langues, littératures, civilisations) ».

Les thèmes et les usages de la démocratie participative sont aujourd’hui d’actualité. Plusieurs sont les diplomates et personnalités latino-américaines qui interviendront au cours de ce colloque sur les formes que celle-ci prend à Cuba ou au sud du Rio Bravo, au Venezuela, en Bolivie et dans d’autres parties du continent sud. Par conséquent, nous ne répéterons pas ce qui a déjà été dit ou ce qui sera dit à propos de ces pays. Notre discours explorera donc d’autres horizons, en particulier l’horizon français et, plus brièvement, l’horizon nicaraguayen. Nous devons également renoncer à rappeler le rôle exemplaire joué par les conseils d’ouvriers, de soldats et de paysans pauvres (les soviets) de 1917 jusqu’au début des années 1950 dans les républiques soviétiques : une expérience qui constitue un jalon capital pour tout ce qui concerne la dialectique politique de la représentation et la participation. Un essai sur la question de la démocratie participative soviétique fera l’objet d’une publication ultérieure dès (...) Lire la suite »

Un peu d’histoire #8 : L’affaire Iran-Contra

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Alors que le Nicaragua s’apprête à célébrer les 40 ans de la Révolution sandiniste, qui chassa la dynastie dictatoriale des Somoza du pouvoir, il m’a paru important de revenir sur une affaire qui a beaucoup fait parler dans les années 80′. D’autant plus parce qu’aujourd’hui encore le gouvernement américain souhaite le renversement de Daniel Ortega ancien guérillero du Front sandiniste de libération nationale, réélu démocratiquement en 2016 à la tête du Nicaragua.

La révolution sandiniste triomphe en 1979 Le 19 juillet 1961 Carlos Fonseca (23 juin 1936 – 7 novembre 1976), Tomas Borge (13 août 1930 – 30 avril 2012) et quelques autres personnes créent le Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Le nom sandiniste faisant directement référence au général Sandino, figure de la lutte contre les marines américains, et assassiné par la famille Somoza en 1934. La même famille encore au pouvoir à la création de la guérilla. Ironie de l’histoire ce sera un 19 juillet également, en 1979, que le FSLN, et les autres factions de la résistance, prendront définitivement le pouvoir après la chute et la fuite, aux Etats-Unis, du dictateur Anastasio Somoza Debayle lâché par Jimmy Carter qui avait stoppé l’aide économique et militaire à celui-ci. C’est la fin de la dictature familiale et dynastique des Somoza. Les premières mesures du nouveau gouvernement, qui regroupent alors encore toutes les factions opposées à la dictature, y compris des membres de la bourgeoisie, ne (...) Lire la suite »
Suivi d’un entretien avec Denis Moncada, ministre des affaires étrangères du Nicaragua

Quand on veut noyer l’ALBA, on l’accuse d’avoir la rage

Maurice LEMOINE
Dans un discours prononcé le 1er novembre depuis la « Freedom Tower », symbole à Miami de l’exil cubain, le conseiller pour la sécurité nationale des Etats-Unis John Bolton a fait référence à une « troïka de la tyrannie » et à un « triangle de la terreur » en évoquant Cuba, le Nicaragua et le Venezuela – tous trois membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA). Du fait de la prestation de serment de Nicolas Maduro le 10 janvier, date du début de son second mandat, c’est vers Caracas que se tournent essentiellement les yeux de la « communauté internationale ». En parfait supplétif de Washington, le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) Luis Almagro a convoqué une session extraordinaire pour aborder la situation prévalant dans ce pays, dans l’espoir jusqu’ici mille fois déçu – faute de la majorité requise – de pouvoir sanctionner le Venezuela. En préambule, les treize pays « pro Washington » formant le Groupe de Lima [1], qu’a cornaqué par visioconférence le (...) Lire la suite »

Entretien exclusif avec le ministre des Affaires étrangères du Nicaragua : « Nous appelons les Etats-Unis à respecter le droit international »

Denis Moncada
Après une année 2018 qui a vu émerger une crise politique inédite dans le pays, le Nicaragua, l’un des pays les plus sûrs de l’Amérique centrale, est revenu au calme. Mais certains acteurs internationaux, notamment les États-Unis, continuent à jouer aux pompiers pyromanes en votant des sanctions et en appelant au renversement d’un gouvernement démocratiquement élu. Luis Almagro, le secrétaire de l’Organisation des États Américains (OEA) basée à Washington, se montre le plus zélé parmi eux. Il vient d’appeler à une session extraordinaire de son Conseil permanent, afin d’activer un mécanisme qui viserait à isoler le Nicaragua de ses relations avec d’autres pays latino-américains. Si vous croyez que les médias vous ont informé correctement sur le Nicaragua, cette interview exclusive de Denis Moncada, son ministre des affaires étrangères, vous amènera à examiner ces certitudes. Alex Anfruns : À l’initiative de son secrétaire général, l’OEA tiendra une session extraordinaire de son Conseil permanent le vendredi 11 (...) Lire la suite »

Nicaragua et les limites de la tolérance (Tortilla con sal)

Stephen Sefton

Les autorités nicaraguayennes ont fait preuve d’une retenue remarquable face à l’assaut permanent des médias et ONG locaux, ce qui contraste nettement avec des cas aux États-Unis, tels que les attaques notoires perpétrées dans les années 1980 contre des organisations noires et autochtones, ou plus récentes contre Wikileaks et Julian Assange.

Pendant trois mois à compter du 18 avril de cette année, l’opposition politique nicaraguayenne et ses alliés ont terrorisé la population à travers le pays. Lors d’attaques bien coordonnées, utilisant des armes à feu et des incendies criminels, ils ont détruit ou gravement endommagé les bureaux du gouvernement central et des autorités locales dans plus d’une douzaine de villes. Ils ont attaqué des ambulances, envahi des hôpitaux et des écoles et détruit des centaines d’entreprises et de maisons privées. Ils ont tué au moins deux cents personnes. Leurs militants armés et leurs délinquants rémunérés ont extorqué ou intimidé quiconque tentait de franchir les centaines de barrages routiers et barricades qu’ils avaient érigés. Ils ont abusé et torturé des centaines de personnes identifiées comme des partisans du gouvernement. Les dégâts et les destructions ont coûté plus de 200 millions de dollars US. Les 21 et 22 avril, le gouvernement a immédiatement réagi en appelant au dialogue avec la médiation de la hiérarchie (...) Lire la suite »
L’Église catholique du Nicaragua au cœur de la tentative du coup d’Etat, prise la main dans le sac

Nicaragua : "Nous voulons coller Daniel Ortega au mur et le fusiller !" (El Estado)

Gonzalo Sánchez Martínez
Jusqu'à hier, les liens de l'Eglise catholique avec le coup d'Etat nicaraguayen étaient cachés grâce au silence des médias, qui n'ont jamais voulu révéler que la violence au Nicaragua avait été due à des groupes terroristes. La gauche sandiniste a accusé la Conférence des Évêques du Nicaragua (CEN) d’appuyer le coup d’Etat, un argument décrié par la droite malgré l’existence d’éléments de preuve concordants, tels que la fuite de plusieurs terroristes déguisés en religieuses à Jinotepe, la torture exercée sur des militants sandinistes, des policiers dans les églises et le stockage d'armes dans les dépendances de la direction du catholicisme nicaraguayen. Cependant, plus personne ne peut désormais cacher ces liens. L’évêque Silvio Báez a été enregistré au cours d’une conversation privée et l’enregistrement audio divulgué par des catholiques qui ont rejeté la tentative sanglante de coup d’Etat, d’avril à septembre de cette année dans les rues. Silvio Báez y déclare que l'unité doit être réalisée même avec les (...) Lire la suite »

"Au Nicaragua, les étudiants universitaires ont été victimes du terrorisme putschiste"

Luis Manuel Andino Paiz

À l’occasion du 59ème anniversaire du massacre ayant eu lieu durant la dictature somoziste, l’Union Nationale des Étudiants du Nicaragua (UNEN) a lancé le 23 juillet un appel à la mobilisation dans plusieurs villes du pays. Cette marche a eu lieu quelques jours après l’évacuation de l’Université Nationale Autonome du Nicaragua à Managua, décrite par les grands médias comme un nouvel épisode de “répression” exercée contre les étudiants. Que s’est-il réellement passé et quelle a été la chronologie des faits ? Nous avons comparé les affirmations véhiculées par ces médias avec la réalité du terrain. Une occasion idéale pour écouter le témoignage du président de l’UNEN, Luis Manuel Andino Paiz.

* * * Quel message les étudiants mobilisés dans la marche du 23 juillet ont-ils défendu par rapport à la situation de crise que traverse le Nicaragua actuellement ? Depuis le début de la crise, l’Union Nationale des Étudiants du Nicaragua (UNEN) a toujours exprimé et réitéré l’appel à la paix, le respect du droit d’autrui, le dialogue et la tolérance. Lors de la marche du 23 juillet, nous avons exigé que justice soit faite pour chacun des étudiants décédés ainsi que pour tous les nicaraguayens qui ont perdu la vie. Nous exigeons également que les recherches continuent pour faire la lumière sur chacune de ces morts et ceux qui en sont responsables, qu’on poursuive tous ceux qui y ont participé intellectuellement ou matériellement pour actes de terrorisme et déstabilisation de l’État du Nicaragua en accord avec les lois en vigueur. Nous demandons aussi aux organismes internationaux de droits de l’homme présents au Nicaragua, comme la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) et le (...) Lire la suite »
Venezuela : quand une ONG sort de son rôle

Courrier au Service de presse d’Amnesty International (section française)

Maurice LEMOINE
A : Service de presse d’Amnesty International (section française) spresse@amnesty.fr De : Maurice Lemoine (journaliste) Madame, Monsieur, J’ai noté avec intérêt l’organisation par Amnesty International (AI) de la "Journée internationale des disparus. Les disparitions forcées perdurent dans le monde », le 30 août 2018. Dans les communiqués officiels (dont les deux derniers, ci-dessous) qui l’ont précédé, AI met en lumière les cas de disparitions qui lui paraissent particulièrement symboliques "dans différentes régions du globe" : Syrie, Egypte, Pakistan, Laos, Turquie, Cameroun, Kenya, Zimbabwe et Mexique (à travers le cas particulièrement grave d’Ayotzinapa). S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la (...) Lire la suite »
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