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Thème : Nicaragua

Nicaragua : Washington, FMI, patronat, travailleurs, retraités… même combat ?

Maurice LEMOINE
C’est dans une déclaration datée du 16 avril que le président de l’Institut nicaraguayen de sécurité sociale (INSS) Roberto López a rendu publiques une série de mesures destinées à redresser l’institution, laquelle annonce un déficit de 71 millions de dollars (59,8 millions d’euros). Ratifiée le 18 avril par la « résolution 1/317 » du président Daniel Ortega, l’un des leaders de la révolution qui, en 1979, renversa la dictature d’Anastasio Somoza, cette réforme augmentait les cotisations des employeurs, des travailleurs et, surtout, instaurait sur les retraites une contribution spéciale de 5 %. Après un moment de stupeur, cette amputation du pouvoir d’achat d’hommes et de femmes âgés souvent très modestes a provoqué un fort rejet. Emmenés dans un premier temps par des groupes d’étudiants de l’Université centraméricaine (UCA ; jésuite) et de l’Université polytechnique du Nicaragua (UPOLI) « solidaires de leurs anciens », des milliers de manifestants occupèrent la rue dès le 18 avril contre ce « paquete » qualifié (...) Lire la suite »

Nicaragua : Communiqué du Front Sandiniste de Libération National

FSLN

Recevez notre salut révolutionnaire. Par la présente, nous souhaitons partager avec vous des informations sur les événements survenus dans notre pays ces jours-ci. Comme vous le savez, nous avons été attaqués par une offensive très violente qui en est venue à mettre le feu au pays dans ce qui a été une espèce de guarimba généralisée mais, à la différence du Venezuela, les actes violents de protestation et les autres actions ne se sont pas limités à certaines zones mais se sont déroulés partout, plus dans le style des soulèvements survenus au Moyen Orient.

Il est important de signaler que, comme vous le savez, les partis politiques de droite au Nicaragua sont loin d'avoir la force et la capacité d'organisation requise pour provoquer cette situation mais évidemment une fois qu'elle a été créée, ils en ont profité pour sortir des intérêts politiques. Avant de continuer, il est important d'évoquer le fond du sujet. La sécurité sociale au Nicaragua a été l'un des domaines dans lesquels nous avons eu le plus de réussites dans l'amélioration des conditions de vie du peuple. Les avantages des assurés et la couverture de ces avantages ont augmenté de façon exponentielle avec le retour du sandinisme au pouvoir en 2007, ce qui a provoqué une situation économique délicate à l'Institut Nicaraguayen de Sécurité Sociale (INSS), l'institution d'Etat chargé de ce sujet. Face à cette situation, le FMI et l'entreprise privée organisée dans le Conseil Supérieur de l'Entreprise Privée (COSEP) ont demandé d'appliquer les mesures néolibérales typiques dans ce domaine : augmenter (...) Lire la suite »

Guarimba au Nicaragua

Divers

Le terme guarimba est originaire du Venezuela et sert à désigner une manifestation violente avec usage d'armes et de barricades, marqué par de nombreux actes de vandalismes. Ce qui s'est passé ces derniers jours au Nicaragua en prenant comme prétexte une réforme des pensions montre l'extension de ce procédé pour déstabiliser également le gouvernement sandiniste par les Etats-Unis. C'est une attaque de plus contre un gouvernement progressiste latinoaméricain au moyen de la violence par la droite pro-impérialiste là où elle n'est pas assez populaire pour gagner les élections.

Que proposait la réforme. Au Nicaragua le gouvernement a proposé un projet de réforme des retraites pour garantir la soutenabilité des pensions ce projet a été retiré après les émeutes. Le projet prévoyait une augmentation des cotisations pour les travailleurs (de 6,25 à 7%) et les entreprises (de 19 à 22,5%). Les pensions auraient du être réduites de 5%. La durée de cotisation (15 ans) et l'age de départ à la retraite (60 ans) restaient inchangé. La droite elle propose d'augmenter la durée de cotisation (30 ans), d'éliminer la pension minimum, d'augmenter le taux de cotisation pour les travailleurs de 2% de plus que pour les employeurs (24,5% au lieu de 7%) et de privatiser des centres de soins. Depuis le retour des sandinistes au gouvernement en 2006 la pension minimum est passé de 212 à 4 680 Cordobas en 2016. Le service de santé a aussi été étendu ainsi que le nombre de retraités. Nicaragua : 7 similitudes entre les protestations violentes au Nicaragua et au Venezuela Les similitudes entre (...) Lire la suite »

Le Nicaragua dénonce une violation de la souveraineté par le Nica Act (TeleSur)

Telesur
Le Gouvernement du Nicaragua a qualifié mardi de « violation de sa souveraineté » l'approbation par le Congrès des Etats-Unis de la Ley Nicaraguan Investment Conditionality, connue sous le nom de Nica Act. « Nous considérons ce projet de Loi comme une violation de la souveraineté du Nicaragua et une négation de tous les processus politiques, sociaux, culturels et économiques qui se développent dans notre Patrie pour améliorer la vie de tous, » indique un communiqué du Gouvernement. Le texte signale que l'année dernière, pendant la campagne présidentielle au Nicaragua, le Congrès des Etats-Unis a discuté et approuvé ce même projet de loi. Le Gouvernement du Nicaragua a réaffirmé sa conviction de se « trouver face à des positions rétrogrades, d'ingérence et irrespectueuses de certains congressistes nord-américains qui ne dépassent pas encore les situations de conflit et les intérêts éloignés de la volonté et de la tranquillité des peuples. » Dans ce communiqué, le Gouvernement du Nicaragua affirme que son (...) Lire la suite »

Secret d’État

VILA
Le film Secret d’État sorti en 2014 est un film à voir absolument : premièrement car il montre le machiavélisme diabolique de la CIA prête à tout pour combattre la peste rouge qu’est le communisme. Deuxièmement pour rappeler à ceux qui dénigrent systématiquement les complots qu’il faudrait être naïf pour croire que les tenants du pouvoir n’usent et n’abusent de stratégie pour le garder, quels que soient les moyens. Un journaliste publie après une longue enquête une série d’articles fracassants. Il dénonce un authentique scandale : la compromission entre La CIA et des trafiquants de drogue. Cette publication fait la Une des journaux, puis il est accusé par les grands médias d’avoir pris des libertés avec la vérité. La direction de son journal qui l’avait soutenu au début avec enthousiasme le lâche ensuite. Contraint à la démission par sa direction, il sombre. Pourtant on le sait aujourd’hui, il n’avait rien inventé. Tel est le résumé du film basé sur faits réels. Le journaliste qui redonne des lettres de (...) Lire la suite »

Le nouveau canal transocéanique du Nicaragua, une épine dans le pied des Etats-Unis

Lecteur

Ce lundi 22 décembre ont débuté au Nicaragua les travaux d’un nouveau canal transocéanique reliant l’océan Pacifique à l’océan Atlantique. Financé par Wang Jin, un milliardaire chinois de Hong Kong à la tête d’HKND, le projet devrait coûter au minimum 40 milliards d’euros et s’achever en 2019, pour une ouverture l’année suivante.

Mis en place suite à un accord avec le gouvernement sandiniste du Nicaragua, ce projet de canal a un avantage géographique par rapport à celui déjà existant au Panama. Même s’il sera beaucoup plus long, il permettra par sa position plus au nord de raccourcir la distance entre les ports asiatiques (Chine, Corée, Japon principalement) et les ports étasuniens alors que près de la moitié du trafic actuel de Panama – environ 14 000 navires par an – est à destination ou en provenance des ports des États-Unis. Une bonne nouvelle pour le géant nord-américain ? Pas si sûr, car dans l’accord conclu, l’entrepreneur chinois s’engage à construire le canal, mais aura le bénéfice de son exploitation pendant 50 ans, ce qui peut permettre à l’État chinois, qui se cache derrière le projet, d’avoir un levier dans cette région que les États-Unis ont toujours considérée comme cruciale pour leurs intérêts. L’échec géostratégique pour Washington serait énorme : après avoir arraché l’État du Panama à la Colombie pour en prendre le (...) Lire la suite »
Interview de Jacinto Suarez, secrétaire des Relations internationales du Front sandiniste de libération nationale

La construction d’un nouveau Nicaragua

Sergio Alejandro Gomez
LA vie de Jacinto Suarez est une carte de l’Histoire récente du Nicaragua. Né à Managua en 1947, il s’incorpora à la lutte du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) alors qu’il était adolescent. Capturé au cours d’une opération de guérilla urbaine en 1967, il fut torturé dans les prisons du dictateur Anastasio Somoza pendant plus de sept ans. À la fin de 1974, un commando guérillero occupa la maison d’un haut dirigeant de la dictature et négocia la libération de Jacinto Suarez et celle d’autres militants prisonniers, parmi lesquels se trouvait Daniel Ortega, qui deviendrait plus tard commandant et président du Nicaragua. Entre autres actions contre la dictature, Suarez fut chargé des relations internationales du FSLN. Après la victoire révolutionnaire du 19 juillet 1979, il occupa plusieurs responsabilités au gouvernement et aux relations extérieures. Député et président de la Commission des Relations internationales et de l’Intégration de l’Assemblée nationale, il occupe actuellement le poste (...) Lire la suite »

"Carlos, l’aube n’est plus une tentation", un film entre révolutions sandiniste et bolivarienne

Thierry DERONNE
“Carlos, l’aube n’est plus une tentation” est le premier documentaire consacré au nicaraguayen Carlos Fonseca Amador (1936-1976), fondateur du Front Sandiniste de Libération Nationale, historien, idéologue et guérillero visionnaire de la révolution latino-américaine. Deux ans de voyages et d’enquête de terrain ont permis de reconstruire la vie et la pensée originale de “l’autre Che” en parcourant les lieux-clefs de sa longue marche, de Matagalpa à la Havane et de León à Zinica, avec les combattants qui l’ont connu personnellement, tels les paysans qui alimentaient sa guérilla. Format original : Vidéo haute définition (HDV NTSC). Durée : 1 h. 22. Production : Las Tres Raíces, Venezuela. Avec l’appui de Zin TV (Bruxelles). Image : Henry Linares, Deylin Peugnet et Olivier Auverlau. Assistante de réalisation : Marjorie Arostegui. Musique : Philippe Tasquin. Enquête, scénario, réalisation, prise de son et montage : Thierry Deronne. Diffusion du DVD (V.O. sous-titres FR) : France Amérique Latine, Comité Bordeaux (...) Lire la suite »

Un nouveau canal transocéanique au Nicaragua (suivi de Cuba crée un grand port)

COMAGUER
Le projet de nouveau canal transocéanique dont le principe avait été retenu par le gouvernement nicaraguayen prend corps et surgit au moment où le canal de Panama est, lui-même, en cours de doublement. L’idée de doubler le canal de Panama, vieux d’un siècle, est ancienne et le gouvernement de Panama conscient des limites de l’ouvrage actuel aujourd’hui saturé avait fini par se lancer dans l’énorme chantier du doublement. 1Le doublement consiste à doubler les trois échelles d’écluse permettant d’accéder au point haut du canal : le lac de Gatun et de construire des écluses plus larges et plus longues pour permettre le passage de navires de plus grande taille. Un appel d’offres international fut donc lancé pour cet élargissement en 2006. Le marché revint à un consortium international conduit par l’entreprise de BTP espagnole SACYR. Le chantier débute en 2007. Les travaux conduits dans de conditions géographiques et climatiques difficiles .On se rappelle que la construction initiale du canal causa la mort (...) Lire la suite »
Quand nos politologues se surestiment et sous-estiment un peuple

De Sandino à Chavez, « l’aube n’est plus une tentation »

Thierry DERONNE

Comme le dit le sociologue Reinaldo Iturizza, parler de "transition" ou de "post-chavisme" reviendrait à insulter l’intelligence des vénézuéliens, et à nier l’Histoire elle-même, ce mouvement profond qui ne fait que commencer dans une Amérique Latine qui a changé de nature.

Comprendre le Venezuela de 2013, c'est d'abord comprendre une vérité qui crève les yeux. Le peuple vénézuélien d'aujourd'hui n'est plus le peuple des années 90. C'est la victoire de Chavez : « à ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu'ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire. » Dans les années 80 j'ai vécu au Nicaragua, en pleine révolution sandiniste. Deux faits m'ont marqué. Augusto C. Sandino et son Armée de Défense de la Souveraineté Nationale (EDSN). Alors que sur place, les nicaraguayens jouissaient pour la première fois d'élections libres, d'un État de Droit et de la liberté d'expression, après l'interminable nuit de tortures, de massacres et de disparitions de la dictature somoziste, les médias occidentaux s'empressèrent de transformer cette révolution en « totalitarisme en marche ». A l'époque Julio Cortázar, le grand cronope argentin, envoyait ses protestations au journal français « Le Monde » (...) Lire la suite »
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