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Thème : Nicaragua

Entretien exclusif avec le ministre des Affaires étrangères du Nicaragua : « Nous appelons les Etats-Unis à respecter le droit international »

Denis Moncada
Après une année 2018 qui a vu émerger une crise politique inédite dans le pays, le Nicaragua, l’un des pays les plus sûrs de l’Amérique centrale, est revenu au calme. Mais certains acteurs internationaux, notamment les États-Unis, continuent à jouer aux pompiers pyromanes en votant des sanctions et en appelant au renversement d’un gouvernement démocratiquement élu. Luis Almagro, le secrétaire de l’Organisation des États Américains (OEA) basée à Washington, se montre le plus zélé parmi eux. Il vient d’appeler à une session extraordinaire de son Conseil permanent, afin d’activer un mécanisme qui viserait à isoler le Nicaragua de ses relations avec d’autres pays latino-américains. Si vous croyez que les médias vous ont informé correctement sur le Nicaragua, cette interview exclusive de Denis Moncada, son ministre des affaires étrangères, vous amènera à examiner ces certitudes. Alex Anfruns : À l’initiative de son secrétaire général, l’OEA tiendra une session extraordinaire de son Conseil permanent le vendredi 11 (...) Lire la suite »

Nicaragua et les limites de la tolérance (Tortilla con sal)

Stephen Sefton

Les autorités nicaraguayennes ont fait preuve d’une retenue remarquable face à l’assaut permanent des médias et ONG locaux, ce qui contraste nettement avec des cas aux États-Unis, tels que les attaques notoires perpétrées dans les années 1980 contre des organisations noires et autochtones, ou plus récentes contre Wikileaks et Julian Assange.

Pendant trois mois à compter du 18 avril de cette année, l’opposition politique nicaraguayenne et ses alliés ont terrorisé la population à travers le pays. Lors d’attaques bien coordonnées, utilisant des armes à feu et des incendies criminels, ils ont détruit ou gravement endommagé les bureaux du gouvernement central et des autorités locales dans plus d’une douzaine de villes. Ils ont attaqué des ambulances, envahi des hôpitaux et des écoles et détruit des centaines d’entreprises et de maisons privées. Ils ont tué au moins deux cents personnes. Leurs militants armés et leurs délinquants rémunérés ont extorqué ou intimidé quiconque tentait de franchir les centaines de barrages routiers et barricades qu’ils avaient érigés. Ils ont abusé et torturé des centaines de personnes identifiées comme des partisans du gouvernement. Les dégâts et les destructions ont coûté plus de 200 millions de dollars US. Les 21 et 22 avril, le gouvernement a immédiatement réagi en appelant au dialogue avec la médiation de la hiérarchie (...) Lire la suite »
L’Église catholique du Nicaragua au cœur de la tentative du coup d’Etat, prise la main dans le sac

Nicaragua : "Nous voulons coller Daniel Ortega au mur et le fusiller !" (El Estado)

Gonzalo Sánchez Martínez
Jusqu'à hier, les liens de l'Eglise catholique avec le coup d'Etat nicaraguayen étaient cachés grâce au silence des médias, qui n'ont jamais voulu révéler que la violence au Nicaragua avait été due à des groupes terroristes. La gauche sandiniste a accusé la Conférence des Évêques du Nicaragua (CEN) d’appuyer le coup d’Etat, un argument décrié par la droite malgré l’existence d’éléments de preuve concordants, tels que la fuite de plusieurs terroristes déguisés en religieuses à Jinotepe, la torture exercée sur des militants sandinistes, des policiers dans les églises et le stockage d'armes dans les dépendances de la direction du catholicisme nicaraguayen. Cependant, plus personne ne peut désormais cacher ces liens. L’évêque Silvio Báez a été enregistré au cours d’une conversation privée et l’enregistrement audio divulgué par des catholiques qui ont rejeté la tentative sanglante de coup d’Etat, d’avril à septembre de cette année dans les rues. Silvio Báez y déclare que l'unité doit être réalisée même avec les (...) Lire la suite »

"Au Nicaragua, les étudiants universitaires ont été victimes du terrorisme putschiste"

Luis Manuel Andino Paiz

À l’occasion du 59ème anniversaire du massacre ayant eu lieu durant la dictature somoziste, l’Union Nationale des Étudiants du Nicaragua (UNEN) a lancé le 23 juillet un appel à la mobilisation dans plusieurs villes du pays. Cette marche a eu lieu quelques jours après l’évacuation de l’Université Nationale Autonome du Nicaragua à Managua, décrite par les grands médias comme un nouvel épisode de “répression” exercée contre les étudiants. Que s’est-il réellement passé et quelle a été la chronologie des faits ? Nous avons comparé les affirmations véhiculées par ces médias avec la réalité du terrain. Une occasion idéale pour écouter le témoignage du président de l’UNEN, Luis Manuel Andino Paiz.

* * * Quel message les étudiants mobilisés dans la marche du 23 juillet ont-ils défendu par rapport à la situation de crise que traverse le Nicaragua actuellement ? Depuis le début de la crise, l’Union Nationale des Étudiants du Nicaragua (UNEN) a toujours exprimé et réitéré l’appel à la paix, le respect du droit d’autrui, le dialogue et la tolérance. Lors de la marche du 23 juillet, nous avons exigé que justice soit faite pour chacun des étudiants décédés ainsi que pour tous les nicaraguayens qui ont perdu la vie. Nous exigeons également que les recherches continuent pour faire la lumière sur chacune de ces morts et ceux qui en sont responsables, qu’on poursuive tous ceux qui y ont participé intellectuellement ou matériellement pour actes de terrorisme et déstabilisation de l’État du Nicaragua en accord avec les lois en vigueur. Nous demandons aussi aux organismes internationaux de droits de l’homme présents au Nicaragua, comme la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) et le (...) Lire la suite »
Venezuela : quand une ONG sort de son rôle

Courrier au Service de presse d’Amnesty International (section française)

Maurice LEMOINE

A : Service de presse d’Amnesty International (section française) spresse@amnesty.fr

De : Maurice Lemoine (journaliste)

Madame, Monsieur,

J’ai noté avec intérêt l’organisation par Amnesty International (AI) de la "Journée internationale des disparus.

Les disparitions forcées perdurent dans le monde », le 30 août 2018. Dans les communiqués officiels (dont les deux derniers, ci-dessous) qui l’ont précédé, AI met en lumière les cas de disparitions qui lui paraissent particulièrement symboliques "dans différentes régions du globe" : Syrie, Egypte, Pakistan, Laos, Turquie, Cameroun, Kenya, Zimbabwe et Mexique (à travers le cas particulièrement grave d’Ayotzinapa). S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la présidence en la personne de M. Ivan Duque. https://www.amnesty.fr/presse/journee-internationale-des-disparus-les-... En revanche, j’ai été très surpris par la prestation, ce matin 1er septembre, au journal de 8 heures de France Culture, présenté par (...) Lire la suite »
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Naguère, sans désoler nos médias, les Contras massacraient en masse : médecins, instituteurs, jeunes alphabétiseurs, simples citoyens…

Nicaragua. 19 juillet 1979 - 19 juillet 2018

Jean ORTIZ

Ce petit pays d’Amérique centrale est à feu et à sang. Le président, Daniel Ortega, ex guerillero sandiniste, semble loin des idéaux de la révolution. Mais les Etats-Unis n’ont pas renoncé à leurs velléités de déstabilisation.
Analyse de Jean Ortiz, correspondant de « l’Humanité » au Nicaragua lors de sa libération du joug de Somoza en 1979.

Je l’ai tant aimée cette révolution sandiniste où de jeunes « muchachos », munis sur les barricades « d’explosifs caseros (faits maison) », d’armes automatiques, finirent par chasser une dictature héréditaire de près d’un demi-siècle, au prix de 30 000 morts (sur environ 3,8 millions d’habitants) ; l’avant-dernier satrape, Somoza, Anastasio, empocha même l’aide internationale destinée à reconstruire la capitale après le terrible tremblement de terre de 1972. Les combats de 1979 et l’héroïque Masaya, soulevée, son cœur indien rebelle, Monimbo, et Managua, la capitale, libérée, le 19 juillet 1979, par l’insurrection sandiniste. Les jeunes « muchachos » ivres de bonheur, ne tiraient pas sur les tortionnaires de la terrible Garde nationale qui s’accrochaient aux avions pour quitter le pays. (photo : Nixon et Somoza). Somoza, créature pur jus de Washington, propriétaire de la moitié du pays, avait même créé une agence de don de sang où les pauvres venaient vendre leur plasma au prix d’une banane. La direction du FSLN (...) Lire la suite »
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Et maintenant le Nicaragua

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Le scénario se répète. Inlassablement. A chaque fois ce sont des gouvernements de gauche, progressistes ou socialistes qui sont visés. Tandis que les régimes les plus obscurs, mais aussi les plus serviables vis à vis de l’Empire, continuent de jouir d’une totale impunité.

Cuba, Paraguay, Honduras, Brésil, Equateur, Venezuela, c’est maintenant au tour du Nicaragua d’être victime de violentes tentatives de déstabilisation n’ayant qu’un seul but : le renversement de Daniel Ortega, de son gouvernement, et de la Révolution sandiniste. Une Révolution populaire qui a récemment fêté son 39ème anniversaire, célébré par des centaines de milliers de partisans dans les rues de Managua, la capitale. Preuve de la popularité des dirigeants actuels, popularité qui s’était d’ailleurs traduite dans les urnes en novembre 2016, le peuple nicaraguayen avait en effet redonné sa confiance pour un nouveau mandat au Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et à Daniel Ortega. Malheureusement, le Nicaragua ne découvre pas ces violences et ces crimes, commandés depuis Washington, qui ne cesse d’appuyer toute force, si violente soit-elle, s’opposant à un gouvernement de gauche. Aux premières heures de la Révolution sandiniste, lorsqu’en 1979 le Front sandiniste de libération nationale (FSNL) (...) Lire la suite »

Rétablir les faits : Que se passe-t-il réellement au Nicaragua ? (Popular Resistance)

Kevin Zeese, Nils McCune
10 juillet 2018 - Il y a beaucoup d'informations fausses et inexactes sur le Nicaragua dans les médias. Même à gauche, certains ont simplement répété les affirmations douteuses de CNN et des médias oligarchiques du Nicaragua pour soutenir la destitution du président Ortega. Le récit de manifestants non violents contre les escadrons anti-émeute et les paramilitaires pro-gouvernementaux n'a pas été remis en question par les médias internationaux. Cet article cherche à rétablir les faits, à décrire ce qui se passe au Nicaragua et pourquoi. Au moment où nous écrivons ces lignes, le coup d'Etat semble échouer, les gens se sont ralliés pour la paix (comme l'a montré cette marche massive pour la paix du samedi 7 juillet) et la vérité est en train de sortir (par exemple, la cache d'armes découverte dans une église catholique le 9 juillet). Il est important de comprendre ce qui se passe parce que le Nicaragua est un exemple des types de coups d'État violents que les États-Unis et les riches utilisent pour mettre (...) Lire la suite »
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Le fer chaud du Nicaragua (Ensartaos)

Leandro Grille
La révolution nicaraguayenne n’a pas été l’œuvre d’un groupe de commandants ni le tour éblouissant d’un prestidigitateur qui serait venu à bout de la tyrannie dynastique des Somoza. Ce fut le fruit d’une longue et douloureuse lutte livrée par une foule fondamentalement anonyme, qui trouvait sa source d’inspiration dans l’idée du héros anticolonialiste Augusto César Sandino, qui chassa les yankees du Nicaragua et mourut trahi. Pendant les dix années écoulées entre la victoire de juillet 1979 et les élections de 1990, lorsque le Front Sandiniste est tombé face à la droite, la contre-révolution, organisée et financée par les Etats-Unis n’a pas accordé une minute de répit à l’épopée révolutionnaire, à tel point que le résultat électoral d’alors ne peut trouver d’explication que dans l’aspiration majoritaire des nicaraguayens à en finir avec la guerre, même au prix de la défaite d’un rêve. S’il est vrai que l’occasion du pouvoir et le défi de sa conservation au beau milieu d’une guerre amalgament les forces de ceux qui (...) Lire la suite »

Comment Washington et les ONG "Soft Power" ont manipulé le nombre de morts au Nicaragua pour entraîner un changement de régime et des sanctions. (Gray Zone Project)

Max BLUMENTHAL

Le gouvernement sandiniste du Nicaragua a-t-il vraiment tué plus de 300 manifestants pacifiques ? Une analyse médico-légale du nombre de victimes révèle que l’affirmation est un mensonge dangereux.

Une étude détaillée du nombre de morts enregistrés au Nicaragua depuis la violente campagne de destitution du président Daniel Ortega et de son gouvernement sandiniste montre qu'au moins autant de partisans sandinistes ont été tués que de membres de l'opposition. L'étude, "Monopolizing Death", montre comment les ONG locales partisanes ont compté tous les décès survenus depuis avril, y compris les accidents et les meurtres de Sandinistes, avec les meurtres commis par les forces pro-gouvernementales. Washington s'en est emparé pour plaider en faveur de sanctions et intensifier les pressions pour obtenir un changement de régime. La manipulation du nombre de morts fut la pièce maîtresse d'une harangue du 25 juillet par la représentante républicaine Ileana Ros-Lehtinen devant la Chambre des Représentants (ie Assemblée Nationale). Alors qu'elle plaidait en faveur d'une résolution bipartite condamnant le président nicaraguayen Daniel Ortega pour avoir soi-disant ordonné le massacre de manifestants, (...) Lire la suite »
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