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Thème : Paraguay

Le Paraguay fait défection au duo israélo-américain

Kharroubi HABIB
Un peu plus de trois mois après avoir, en imitation des Etats-Unis, déplacé son ambassade en Israël à Jérusalem, le Paraguay a décidé le retour de celle-ci à Tel-Aviv. Cet inattendu revirement paraguayen a été ordonné par Mario Abdo Benitez, le nouveau président du pays qui a pris ses fonctions fin août. Il a désemparé les autorités sionistes dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait, à l'occasion de la cérémonie du premier transfert de l'ambassade paraguayenne, proclamé d'une manière jubilatoire que de nombreux autres pays lui avaient promis de suivre l'exemple du Paraguay alors que seuls les Etats-Unis et le Guatemala avaient fait de même. Son dépit, le Premier ministre israélien l'a manifesté en qualifiant de « gravissime » la décision du Paraguay et en ordonnant la fermeture de l'ambassade israélienne à Asunción, la capitale de ce pays. S'il y a eu une décision « gravissime » de la part du Paraguay c'est celle prise par l'ex-président de ce pays Horacio Cartes d'emboîter le pas aux Etats-Unis au (...) Lire la suite »

Paraguay : la droite dure au pouvoir

Christian RODRIGUEZ
Avec 50% se participation, le Paraguay s’est doté d’un nouveau président, Mario Abdo Benitez. Le vainqueur n’est ni plus ni moins que le fils du secrétaire privé d’Alfredo Stroessner, sinistre dictateur de 1954 à 1989. Petit-fils d’un puissant entrepreneur, études militaires dans les parachutistes, licencié en marketing politique aux EU, ex-sénateur et président du sénat, il a effectué sa carrière politique au sein du parti Colorado au pouvoir presque sans interruption depuis plus de 70 ans. Ce n’est qu’en 2008 qu’un évêque progressiste, Fernando Lugo, a assumé la présidence avant d’être renversé par un coup d’Etat. Donné largement vainqueur avec plus de 30% de différence il y a encore quelques semaines, il ne bat finalement son concurrent progressiste, Efraín Alegre que de 3,7%. Il ne fait pas de doute que la très influente agence de sondages Capli, qui travaille pour ABC, a joué un rôle déterminant sur le taux d’abstention, très supérieur à l’habitude. Son programme : réduction des impôts pour les (...) Lire la suite »
Chroniques Latines (L’Humanité)

Du Paraguay au Brésil : l’impérialisme « new look » : les coups d’État « parlementaires »

Jean ORTIZ

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

Cachez ces objectifs d’hégémonie pour le pillage que l’on ne saurait voir !! Les hypocrites ! Ils ont trouvé en Amérique latine un artifice moins voyant que les Marines d’antan, les GI’s et les bérets verts d’autrefois, les troupes d’élite, la flotte et les porte-avions, les drôles de drones, les bombardements « chirurgicaux » sans anesthésie, l’artillerie lourde... l’impérialisme « hard » a troqué, pour l’heure, la canonnière et le « gros bâton », les centres de torture (ESMA, Villa Grimaldi...), les disparus, les « vols de la mort », pour « l’impérialisme soft » : les coups d’État « de velours », « pseudo-parlementaires », « pseudo-institutionnels », sur fond de travail de sape de la CIA, des fondations et agences subversives (NED, USAID), et de déstabilisation à vif des régimes progressistes d’Amérique latine, par la guerre médiatique, économique... Si le visage et les méthodes de « l’oncle Sam » ont (momentanément) changé, les objectifs restent les mêmes : dominer le monde pour le compte des multinationales, se (...) Lire la suite »

Coup d’État au Paraguay : 4 ans de dévastation sociale et économique néolibérale (Vermelho)

Mariana Serafini

Il y a exactement quatre ans [le 22 juin 2012], dans son bureau du Palais de la Présidence, Fernando Lugo, le président élu du Paraguay, assistait à la télévision au coup d'État qui allait aboutir à sa déposition. Dehors, des tireurs d'élite pointaient leur arme contre les manifestants qui luttaient pour la démocratie. La première action des putschistes fut d'attaquer les mouvements sociaux. Le ton du gouvernement à venir était donné.

Le président Horacio Cartes fut élu un peu plus d'un an après le coup d'État. Après quatre ans de Lugo, le Parti Colorado revint au pouvoir, avec une marge étroite face aux putschistes du Partido Liberal Radical Autêntico - Parti Libéral Radical Authentique (sic NdT). C'était la fin du court cycle progressiste et un retour triomphal du néolibéralisme, avec toute la légitimité garanti par un État démocratique. L'économiste paraguayen Gustavo Codas, qui occupa le poste de directeur général de l'usine hydroélectrique d'Itaipu Binationale (entre le Paraguay et le Brésil NdT) de 2010 à 2011, a discuté avec Vermelho de l'état de son pays quatre ans après le coup d'État. « Le coup d'État a été fait selon l'argument supposé que le gouvernement Lugo 'piétinait' les institutions de la République. Mais aujourd'hui, quatre ans après le coup d'État, le pays se trouve dans une situation très préoccupante. La contrebande, le trafic de drogues et le crime organisé ont non seulement pénétré les institutions, mais paraissent (...) Lire la suite »
HONDURAS, PARAGUAY, BRÉSIL…

Se rallier pour mieux conspirer

Maurice LEMOINE
Il est très étrange et révélateur de voir un vice-président en exercice conspirer ouvertement contre une présidente », s’insurge, le 18 avril, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, mettant en cause le « numéro deux » du pouvoir, M. Michel Temer, et dénonçant une tentative de « coup d’Etat » [1]. Accusée de « crime de responsabilité » pour « pédalage budgétaire » – une astuce comptable ayant permis de minimiser le déficit public de 2014 (année au cours de laquelle, le 26 octobre, elle fut réélue) –, soumise à une procédure de destitution, Mme Rousseff se défend becs et ongles. Ce qu’on lui reproche, une manœuvre certes contestable, a été pratiqué depuis 1985 par tous ses prédécesseurs ainsi que par les édiles des niveaux municipal et fédéral sans que la « justice » n’y prête attention. Sous ce prétexte spécieux se cache en réalité une tentative de « corriger » le résultat de l’élection présidentielle de 2014, qui a plongé la droite en général et le candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB) battu, M. (...) Lire la suite »

Paraguay : quand les domestiques valent moins que les autres (Apublica.org)

Natalia Viana
Le Congrès paraguayen ne cesse de nous étonner. Après la discussion acharnée que la PEC des Domestiques a provoqué ici (au Brésil NdT), avec un résultat très positif, voyez les membres du Congrès du Paraguay - celui-là même qui a fait tomber Fernando Lugo, seul président de gauche de l'histoire du pays – qui montrent que, là-bas, il n'y a pas de moyen terme quand il s'agit d'égalité des droits. Mardi 17 mars, la Chambre des Députés a adopté par 37 voix contre 19 le projet de loi envoyé par le Sénat qui établit que les domestiques au Paraguay ont droit à un salaire minimum d'une valeur de 40% en moins que celui du reste des travailleurs du pays.. Vous avez bien compris : les domestiques vont gagner seulement 60% du salaire minimum national - ce qui signifie environ 240 $ - et peuvent également être embauchées à partir de 16 ans, tandis que les autres travailleurs doivent avoir au moins 18 ans. Le vote a été réalisé à partir de la demande du syndicat de ces travailleuses, qui affirme qu'actuellement, les (...) Lire la suite »

El Impenetrable : une enquête sur l’histoire du Paraguay.

Rosa LLORENS

El Impenetrable, nom de la partie Nord du Chaco, n’est pas seulement un beau documentaire, mais un des plus grands films de cette année (qui ne passe, hélas, qu’à certaines heures, dans deux cinémas, dont La Clef). Encore un film pathétique sur l’expropriation des Indiens d’Amérique du Sud ? dira-t-on ; hé ! bien, non : celui-ci tient le pathétique à l’écart, et on peut aller le voir sans crainte d’en ressortir déprimé, car, tout en passant en revue de lourds problèmes politiques, économiques, écologiques, il nous réserve un happy end jubilatoire.

Daniele Incalcaterra, Italo-argentin né à Rome, est surtout connu dans le monde des festivals de documentaires ; c'est à ce genre qu'il a consacré sa carrière, que ce soit au niveau de la réalisation, de la production ou de l'enseignement. En 1995, il est intervenu dans les polémiques sur la mémoire par un film, Tierra de Avellaneda, où il suivait une équipe d'anthropologues-légistes qui déterraient, dans une fosse commune d'un cimetière des environs de Buenos Aires, des squelettes de "desaparecidos". En 2003, il retraçait, dans Contr@site, la localisation des restes de Che Guevara, que les militaires boliviens avaient enfouis dans un lieu secret. El Impenetrable concerne aussi la mémoire et, comme toujours, celle-ci est liée à l'avenir : il s'agit de décider quel monde nous allons laisser aux générations futures. Héritier, avec son frère Amerigo, de 5000 hectares de forêt dans le Nord du Chaco, Incalcaterra se rend au Paraguay dans l'intention de les restituer à leurs propriétaires ancestraux, les (...) Lire la suite »

Le Paraguay : la perte de la souveraineté sur les ressources naturelles

Marà­a Josefina Arce
Le gouvernement de Federico Franco, issu de la violation, en juin dernier de l'ordre constitutionnel au Paraguay, est en train d'appliquer une politique anti- populaire basée sur la remise des ressources naturelles à des transnationales étrangères. Quelques jours après avoir usurpé le pouvoir au moyen d'un coup d'Etat parlementaire contre le président élu démocratiquement dans les urnes, Fernando Lugo, le cabinet de Franco a repris les conversations avec la transnationale canadienne Rà­o Tinto Alcay, la plus importante entreprise canadienne de traitement d'aluminium, et la troisième à niveau mondial, présente dans 65 pays du monde et qui voudrait maintenant s'installer sur le territoire de cette nation sud-américaine. La société paraguayenne accuse cette entreprise canadienne de vouloir s'approprier l'eau et l'énergie produite par la centrale hydroélectrique d'Itaipu. Rà­o Tinto Alcay, avec l'appui ouvert de Franco, prétend faire construire sur le territoire paraguayen une énorme usine de (...) Lire la suite »

États-Unis, Venezuela, Paraguay et médias mondiaux : 26 notes pour comprendre la bataille actuelle.

Samuel Pinheiro Guimarães
1. On ne peut comprendre les péripéties de la politique sud-américaine sans prendre en compte la politique des États-Unis envers l'Amérique du Sud. Les États-Unis restent l'acteur politique principal en Amérique du Sud et nous devons commencer par la description de ses objectifs. 2. En Amérique du Sud, l'objectif stratégique central des États-Unis - qui malgré leur affaiblissement restent la plus grande puissance politique, militaire, économique et culturelle du monde - est d'incorporer tous les pays de la région à son économie. Cette incorporation économique mène nécessairement à un alignement politique des pays les plus pauvres sur les États-Unis dans les négociations et dans les crises internationales. 3. L'instrument tactique nord-américain pour atteindre cet objectif consiste à promouvoir l'adoption légale, par les pays d'Amérique du Sud, de normes de libéralisation la plus large possible du commerce, des finances et des investissements, des services et de "protection" de la propriété (...) Lire la suite »

Paraguay : la multinationale Rio Tinto Alcán et le coup d’Etat (Parties I et II)

Silvio Núñez

Dans la presse internationale, un fait important semble être passé inaperçu : l’un des premiers pays, après le Vatican et l’Allemagne, à avoir reconnu le nouveau gouvernement mis en place au Paraguay suite à un «  coup » d’Etat parlementaire est le Canada. Via son ambassade à Buenos Aires active au Paraguay, le gouvernement canadien a réalisé depuis 2009 un intense lobbying en faveur de l’entreprise extractive et électro-intensive Rio Tinto Alcán qui souhaite s’installer dans ce pays sud-américain |1|.

Que représente Rio Tinto Alcán ? L'entreprise Rio Tinto Alcán (RTA) est la deuxième plus grande raffinerie d'aluminium au niveau mondial. En outre, elle se consacre à l'extraction de différents minerais et est présente sur les cinq continents. Les dénonciations contre RTA portent sur les faits relatés dans les lignes qui suivent. Génocide et crimes contre l'humanité En Papouasie Nouvelle Guinée, l'île de Bougainville, on l'accuse d'avoir provoqué en 1980 un soulèvement armé qui a entraîné le recours à des forces militaires et engendré des milliers de morts. Ensuite, après que les travailleurs ont commencé à saboter la mine en 1988, RTA fut accusée d'avoir conspiré pour imposer un blocus qui entraîna jusqu'en 1997 la mort de quelques 10 000 civils. L'affaire est actuellement devant la Cour des Etats-Unis d'Amérique en fonction d'une loi nord-américaine intitulée Alien Tort Statute, pour l'affaire « Sarei et al. V. Rio Tinto Plc et al », 9ème Cour d'appel, n° 02-56256 |2|. Le journaliste paraguayen Guido (...) Lire la suite »
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