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Thème : Philippe PETAIN

À la jeunesse, cette oubliée

PERSONNE
Vous avez pu noter que la jeunesse de France a été l’une des grandes oubliées lors de l’allocution présidentielle, lors de ce discours enregistré à un « moment historique ». Pour combler ce terrible oubli, voici ma modeste contribution, puisée à la meilleure source, enfin je l’espère. N’oublions pas que la sélection est le principe même de la « start-up nation ». « C'est à vous, jeunes Français, que je m'adresse aujourd'hui, vous qui représentez l'avenir de la France et à qui j'ai voué une attention et une sollicitude particulières. Vous souffrez dans le présent, vous êtes inquiets pour l'avenir. Le présent est sombre en effet, mais l'avenir sera clair, si vous savez vous montrer dignes de votre destin. [...] Vous avez en vous le sens et l'amour de l'effort. C'est une face essentielle de la dignité de l'homme et de son efficacité. L'effort porte en lui-même sa récompense morale avant de se traduire par un profit matériel qui d'ailleurs arrive toujours tôt ou tard. Lorsque vous aurez à faire le choix d'un (...) Lire la suite »

Pétain, la vie d’un salaud, la persistance des ordures.

Jacques-Marie BOURGET

Pétain grand chef de guerre à Verdun : faux. Pétain complotant contre la République dès 1935 : vrai. Pétain complice des banques des financiers, des industriels pour que nous ayons Hitler plutôt sue le Front Populaire : vrai. C'est vrai que ça méritait un éloge.

J’aime beaucoup le Président Macron. Dans cette période où l’on doit chaque soir passer la balayette sous son lit afin de débusquer le terroriste qui doit s’y cacher, avec lui on rigole. Macron c’est, recyclé, le vieux slogan publicitaire d’un grand magasin : « A tout instant il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette ». Cette fois le Président a décidé de nous distraire avec Pétain. C’est inattendu, ça fait vieux monde... Mais tant pis. Après avoir fait la guerre aux Russes – par son émanation de RT France – il était logique qu’il louât le Maréchal ; que revoilà. Pour être juste, car le temps est au certifié, à l’exact, au vérifié, à l’équitable, remarquons que ce malheureux Macron est mal entouré. Autour de lui s’ébat une nuée de jeunes gens qui ne l’aident guère. Paresseux ? Non. Mais le hasard fait que tous ces biens diplômés n’avaient qu’un seul livre d’histoire, et qu’ils ont fini de le colorier. Benalla aurait pu être un rempart en rendant, par l’écran de ses larges épaules, le discours pétainiste (...) Lire la suite »
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Vivent les minorités agissantes : elles préparent les majorités d’un avenir meilleur

Maréchal, les r’voila !

SPARTACUS (et ARAGON)

N’en déplaise à Macron et à ses porte-flingues de LREM (BFM-TF1-LCI-TOUS-POURRIS et COMPAGNIE), la règle de la majorité vaut pour les urnes et pas ailleurs.

L’esclavage a été aboli par des minorités agissantes observées avec stupeur par des êtres soumis et abêtis. La Révolution française, qui continue à émerveiller les peuples, n’a pas entraîné 50 % (+1) des citoyens. Quant aux Résistants, dans le Vercors, dans les maquis de Corrèze ou ailleurs, ils étaient une poignée à dire que les nazis devaient quitter la France, contredits par le gouvernement légal de Vichy, par les collabos respectueux de la loi, par les masses amorphes vivant de combines et de marché noir en attendant de se ranger du côté des vainqueurs. Tout ce qui fait de la France un pays à part est le fruit de luttes, grandes ou grandioses, mais qui jamais n’entraînèrent des majorités. Pas même mai 68. Macron, ses affidés, fustigent les minorités qui, dans les entreprises, les gares, les facs, prétendent s’affranchir des contraintes sorties des édicules à rideaux où Candide se dissimule pour glisser dans une enveloppe le nom choisi par les médias : celui du plus menteur, du plus disposé à se dédire, à le (...) Lire la suite »

De « l’esprit du 11 janvier » à la « déchéance de la nationalité » : chronique d’une année de régression culturaliste

Saïd BOUAMAMA

Trois séries de faits ont marqués l’année 2015. La première borne l’année par les attentats ignobles de janvier et de novembre. La seconde est constituée des instrumentalisations de l’émotion publique, qu’ils ont suscités dans une logique froide de réal-politique gouvernementale : elle va de « l’esprit du 11 janvier » à la déchéance de la nationalité en passant par le double consensus pour la poursuite de la guerre et pour l’Etat d’urgence renouvelable. La troisième est une conséquence logique de la précédente et se traduit par la banalisation des « abus » de l’Etat d’urgence, par la montée des actes islamophobes, par les résultats électoraux du Front National et par la manifestation raciste et islamophobe d’Ajaccio.

Le discours médiatique et politique dominant, en présentant les deux premières séries de faits comme reliées par un ordre de causalité, légitime l’Etat d’urgence et la guerre comme nécessités de la sécurité publique. Par le procédé exactement inverse c'est-à-dire en refusant d’interroger les interactions entre les deux dernières séries de faits, les mêmes discours masquent les responsabilités gouvernementales dans le développement rapide de rapports sociaux racistes dans notre société. Une question de méthode Comprendre une dynamique sociale et politique suppose la recherche des liens de causalités entre des faits sociaux et politiques. Séparer ce qui est relié, nier les relations de causalités entre les faits, est une première erreur méthodologique diffusée lorsqu’un dominant, individu ou groupe social, a intérêt à masquer les causes réelles de ses décisions et de ses pratiques. Des causes générales et abstraites sont alors mises en avant pour masquer les causes matérielles réelles. Des mots lourds envahissent (...) Lire la suite »
L’Histoire est une remise en cause : avec le temps et une gomme, les méchants deviennent bons.

A Paris une expo sur la Collaboration blanchit le grand capital

Jacques-Marie BOURGET

Ce matin vous ouvrez l’œil - parce qu’il faut bien continuer de vivre- le ciel n’est pas par-dessus le toit et seule une proposition d’abonnement à Valeurs Actuelles vous attend dans la boîte aux lettres. A quoi bon ? Vous gagne une envie de grand sommeil. Pourtant, source d’un plaisir imprévu, en ouvrant le livre-catalogue que vous avez acheté la veille, et qui résume le contenue d’une exposition en cours à Paris, « La Collaboration 1940-1945 », vous vous apercevez que la France, celle de ces « années noires », n’est pas aussi mauvaise fille, aussi vert de gris que décrite par vos vieux professeurs un peu trop cocos.

Finalement la journée commence par une bonne nouvelle. Sachons donc qu’entre 1940 et 1945 la France aurait pu faire pire. Outre Pétain et sa main tendue, Bousquet roi du Vel’d’hiv, la Milice et la LVF sur tous les fronts, le Statut des juifs, cette exposition nous apprend, en nous soulageant, qu’une partie du pays a été épargné par l’immonde. Honneur à l’économie, à son patronat qui a eu le courage de ne pas faire risette à Hitler. Pour une fois que le capital vient au secours du courage, le devoir est de le signaler. Avec l’intransigeance et l’exhaustivité qui sont sa ligne éditoriale, l’expo sur la Collaboration sait enfin dire le vrai, mettre des bornes et marquer à jamais le territoire de la nouvelle histoire : seuls quelques B.O.F et camelots, quelques gangsters ont économiquement fricoté avec les nazis. Le pire des pires, désigné par Denis Peschanski et Thomas Fontaine les commissaires de la police de l’exposition, est l’immonde escroc Joseph Joinovici . Personne n’observe que c’est peut-être un peu (...) Lire la suite »