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Thème : Torture
États-Unis : de l’emprisonnement à la torture

Ce que vit Nizar Trabelsi, ce qui attend Julian Assange s’il est extradé

Luk VERVAET
La possible extradition de Julian Assange a remis les pratiques de la justice étasunienne et de son système carcéral, le goulag des temps modernes, au centre de l’attention. Assange, le co-fondateur de Wikileaks, est réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis 2012 pour échapper à son extradition vers les États-Unis. Julian Assange, tout comme Edward Snowden, qui s’est réfugié en Russie, ont été dépeints aux États-Unis comme des terroristes et des traîtres. D’autres journalistes d’investigation aussi, comme Glenn Greenwald, Jacob Appelbaum ou Laura Poitras, ont choisi l’exil avant de courir le risque d’être arrêtés aux États-Unis. Être accusé de trahison et/ou de terrorisme aux États-Unis, ce n’est pas rien. Il suffit de regarder un petit montage vidéo de Wikileaks où des hauts responsables américains disent ouvertement qu’il faut assassiner Assange ou le condamner à la peine de mort [1]. Aujourd’hui, tout se met en place pour une extradition de Julian Assange. Récemment, selon WikiLeaks, des sources de (...) Lire la suite »

En Arabie saoudite, on achève bien les défenseurs des droits de l’Homme

Philippe NGUYEN

Un échec, célébré en grande pompe. Le weekend du 15 septembre dernier, la twitosphère saoudienne triomphe, relayant plus de 300 000 fois, selon la BBC Arabic, un message selon lequel le « mouvement du 15 septembre a failli ». Le mouvement du 15 septembre ? Un appel à manifester lancé par une poignée d'activistes saoudiens, dont certains sont en exil, qui espéraient rassembler leurs compatriotes après la prière du vendredi 15. Leur objectif : dénoncer de manière pacifique la dégradation des conditions de vie, le chômage ou encore le non-respect des droits de l'homme au sein de la pétromonarchie.

Las, l'impressionnant dispositif de sécurité déployé par le régime aura eu raison des velléités protestataires des Saoudiens opposés à la dynastie des Saoud. Les rues sont restées désertes. De fait, il n'y a pas eu de « mouvement » du 15 septembre. De quoi donner du grain à moudre aux zélateurs du régime, le prince Alwalid ben Talal en tête, saluant sur Twitter un jour de protestation transformé en journée « d'amour de la nation ». Une « campagne de répression » contre les opposants Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans la meilleure des pétromonarchies ? On en est loin. Très loin même : jamais autant qu'aujourd'hui l'Arabie saoudite n'aura montré sa face répressive. A ce titre, les arrestations de dissidents se poursuivent et s'intensifient même. A l'image d'Abdelaziz al-Shubaily et d'Issa al-Hamid, deux Saoudiens fondateurs de l'association Civil and Political Rights (ACPRA), appréhendés au début du mois de septembre. « C'est un moment sombre pour la liberté d'expression en Arabie saoudite, se désole (...) Lire la suite »

Pourquoi l’Union Européenne finance-t-elle les tortionnaires israéliens ? (The Electronic Intifada)

Ali ABUNIMAH

L’Union européenne doit arrêter de financer illégalement les tortionnaires israéliens, affirme un important groupe d’experts juridiques internationaux.

Selon eux, le programme LAW-TRAIN viole les règles de l’UE et le droit international parce que l’un des participants, le ministère israélien de la sécurité publique, « est responsable ou complice de torture, d’autres crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ». LAW-TRAIN a commencé en mai 2015 avec l’objectif ostensible d’harmoniser et de partager les techniques d’interrogatoire entre les pays impliqués afin de faire face aux nouveaux défis de la criminalité transnationale. Il est financé par un programme de recherche de l’UE appelé Horizon 2020, qui a également investi des millions de dollars dans l’industrie de l’armement israélien. Une utilisation extensive de la torture LAW-TRAIN compte dans ses partenaires l’Université israélienne Bar-Ilan, le ministère israélien de la Sécurité publique, l’Université catholique belge de Louvain, le ministère belge de la justice, la police paramilitaire de la Garde civile espagnole et la police roumaine. Son conseil consultatif comprend Cornelia Geldermans, un (...) Lire la suite »

La torture étatsunienne, le coup saoudien et les crimes de l’EI - "Par, avec et à travers des alliés"

Moon of Alabama
L'armée des États-Unis et / ou la CIA ont sous-traité une partie de leur campagne de torture en cours au Yémen aux Émirats arabes unis, selon l’AP. Certains « interrogatoires » se font en présence de personnel étasunien sur des navires américains : MOUKALLA, Yémen (AP) - Des centaines d'hommes arrêtés au cours de la chasse aux combattants d'al-Qaïda ont disparu dans un réseau secret de prisons du sud du Yémen où les abus sont routiniers et où les tortures atroces vont jusqu’au « grill », une méthode de torture où la victime est attachée à une broche comme un rôti pour la faire tourner au feu, selon une enquête de l'Associated Press. De hauts responsables étasuniens de la défense ont reconnu mercredi que les forces étasuniennes ont été impliquées dans les interrogatoires de détenus au Yémen mais ont nié avoir participé à des violations des droits de l'homme ou même en avoir eu connaissance. Dans un important complexe de détention de l'aéroport de Riyan, dans la ville méridionale de Moukalla, d’anciens détenus ont (...) Lire la suite »
Comment brûler un chaviste noir ?

La rage raciste de l’extrême droite vénézuélienne

Thierry DERONNE

Vous craignez que Maduro soit un dictateur soutenu par des hordes bolivariennes ? Vous regrettez que nos télés ne nous montrent pas les images et les vidéos les plus dures sur les affrontements à Caracas ?
Alors, vous allez être comblés.
Eloignez les enfants.
LGS

On croyait avoir tout vu de la part de l’extrême droite vénézuélienne (rhabillée en « combattante de la démocratie » par les médias français) : formation par les paramilitaires colombiens, terrorisme, attentats à l’explosif, destructions de centres de santé et de maternités, sous-traitance de violences par la pègre, utilisation d’enfants-mercenaires, assassinats et tortures (1). Hé bien non. On peut toujours faire mieux dans la barbarie. Avoir la peau trop foncée n’est pas conseillé si on veut participer aux manifestations des fils des beaux quartiers d’Altamira ou de Chacao (Est de Caracas) : on peut être pris pour un « chaviste infiltré » (2). Ces photos et cette vidéo montrent un des manifestants éloigner ses comparses pour mettre le feu à Orlando Jose Figuera (21 ans) après l’avoir tabassé, jeté au sol et aspergé de combustible. Ces faits ont eu lieu le 20 mai 2017. Images déconseillées aux âmes sensibles. Pour les historiens Mario Sanoja et Iraida Vargas-Arenas : « Aujourd’hui, dans les coiffures des (...) Lire la suite »

Comment les soldats israéliens interrogent les prisonniers palestiniens (Al Jazeera)

Farah NAJJAR, Shasta HAMMAD

Pendant la Journée des prisonniers palestiniens, les détenus et leurs proches relatent les horribles tortures et abus de toutes sortes qui leur sont infligés dans les prisons israéliennes.

Il y a actuellement 6 500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes

Depuis 1974, date à laquelle le premier prisonnier palestinien a été libéré dans un accord d'échange, le 17 avril, les Palestiniens célèbrent la Journée des prisonniers palestiniens pour manifester leur solidarité avec les prisonniers enfermés dans les geôles israéliennes. Actuellement, il y a 6 500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes. Ce nombre comprend 300 enfants et 53 femmes, selon Addameer, une association de défense des droits de l'homme et de soutien des prisonniers palestiniens basée à Jérusalem. Laith Abu Zeyad, le représentant juridique international d'Addameer, a déclaré à Al Jazeera qu'Israël arrête de 500 à 700 enfants chaque année en Cisjordanie occupée. Quand ils sont arrêtés, les civils palestiniens résidant en Cisjordanie sont jugés par des tribunaux militaires israéliens dont les taux de condamnation atteignent 99,7%, selon Abu Zeyad. Faire juger des civils par un tribunal militaire est une violation du droit international. Cela signifie que le droit des civils à (...) Lire la suite »
Documents sur la formation de tortionnaires de la NSA en Amérique latine

Comment soumettre les pays andins « aux objectifs des USA » ?

Telesur

Publication de nouveaux documents sur la formation à la torture d’agents de la NSA à Guantánamo et au « Projet d’avenir de l’Amérique latine » pour « guider les événements vers des objectifs nord-américains dans la région Andine et au Brésil. » The Intercept a déclaré lundi avoir commencé à diffuser des documents classifiés de la NSA transmis par Edward Snowden, et avoir mis à la disposition d’autres médias l’ensemble des documents.

La nouvelle série de documents datés de 2003 publiés hier par The Intercept expose également au grand jour que l’agence de renseignement nord-américaine a formé des agents pour forcer les pays andins « aux objectifs des États-Unis. » Une nouvelle série de documents de la fuite massive en provenance d’ Edward Snowden, l’ancien agent de l’Agence Nationale de Sécurité des États-Unis (NSA, pour son sigle en anglais), révèle que la NSA a eu une participation directe dans les programmes d’ « interrogatoires » par la torture à Guantánamo dès le début de la « guerre mondiale contre le terrorisme. » Les documents, publiés lundi 16 mai par The Intercept montrent également que l’agence de renseignement a formé son personnel sur les questions de sécurité nationale en Amérique latine et comment détourner les pays andins au profit des intérêts des États-Unis. Dans la publication interne de la NSA, SIDtoday[1] qui est en charge des Alertes de la Direction du Renseignement, apparaissent des informations sur le déploiement (...) Lire la suite »
La publication il y a un an du rapport du Sénat n’a été suivie ni d’enquêtes criminelles ni de réparations

États-Unis : Les tortures de la CIA sont toujours impunies

Reed Brody
(Washington, le 1er décembre 2015) – Les affirmations de l’administration Obama selon lesquelles des obstacles juridiques empêcheraient l’ouverture d’enquêtes criminelles sur les actes de torture commis par l'Agence centrale de renseignement (Central Intelligence Agency, CIA) sont peu convaincantes, et risquent de mener à une situation dans laquelle la torture est considérée comme une option politique, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Des preuves suffisantes existent pour que le procureur général ordonne des enquêtes criminelles visant certains hauts fonctionnaires américains et d’autres personnes impliquées dans les programmes mis en place par la CIA après les attentats du 11-Septembre, pour torture, conspiration de torture, et autres crimes au regard du droit américain. Le rapport de 153 pages, intitulé « No More Excuses : A Roadmap to Justice for CIA Torture » (« Assez d’excuses : Une feuille de route vers la justice pour les tortures de la CIA »), présente des (...) Lire la suite »
Le parquet de Paris ouvre une enquête pour "crimes de guerre" contre George W. Bush Bachar el-Assad.

Syrie : un scoop de presse qui tombe à pic

Chien Guevara

Bachar el-Assad est-il un tortionnaire ? Le Grand Soir avait répondu oui à l’époque où les chefs d’Etat lui déroulaient le tapis rouge et où les médias regardaient ailleurs. Nous avions signalé la Syrie parmi un des pays dans lesquels les USA sous-traitaient la torture.
Il y a donc peu de chance que, dans les circonstances actuelles, les Droits de l’Homme soient devenus une priorité dans un quelconque camp en Syrie.
La question que nous avons toujours posée, et que presque tout le monde se pose aujourd’hui est : faut-il remettre le Pouvoir à des fous de Dieu d’un fanatisme effrayant et d’une cruauté sans limite ?

Ici se mesure la bêtise(1) d’un hebdomadaire satirique qui nous désigna pour cela comme des nazis et ne voulut pas en démordre.

LGS

A l’heure où les nations unies se sont réunies pour statuer sur la situation en Syrie ; à l’heure où la France vient de commencer à bombarder Daesh (espérons qu’ils visent bien !) ; à l’heure où Vladimir Poutine a intelligemment proposé une solution, il n’est pas anodin qu’un livre à charge contre Bachar el-Assad sorte d’un chapeau médiatique. Dans le nouvel obs, qui semble avoir "l’exclusivité" de l’auteur, on pouvait lire hier matin, ce titre : « SYRIE. 45.000 photos d'atrocités : "Ce livre montre le vrai visage de Bachar el-Assad" » En lisant ce titre, je me suis dit que ce livre allait nous parler du président syrien, d’une façon différente de ce que nous ressassent en boucle tous les médias occidentaux dominants. « le vrai visage de Bachar » : on s’attend à autre chose, à quelque chose qui nous surprendrait, quelque chose à découvrir, et pourquoi pas carrément une désintox sur le sujet. Que nenni, le titre de cet article n’est qu’une montagne qui accouche d’une souris. Je vous retranscris ci-dessous, le (...) Lire la suite »
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Guantanamo est trop connu, il faut trouver mieux !

Chien Guevara

Les Etats-Unis n’en finissent pas d’espionner, de torturer, et parfois en association avec le Royaume-Uni. Si on ajoute les Emirats Arabes Unis, c’est presque à croire que tous les pays qui se revendiquent « unis », sont les pires oppresseurs... Barak Obama avait annoncé qu’il fermerait Guantanamo. Récemment, un rapport sur la torture accablait les USA, qui gesticulaient pour essayer de surnager, en affirmant mensonges contre mensonges. Les faits sont pourtant là : Guantanamo n’a pas été fermée, même si certains « privilégiés » ont désormais droit à un procès ; Abou Graïb a été lâché par les américains par obligation (avaient-ils désormais d’autres choix ?). En Afghanistan,, la prison de Bagram a vécu le même destin que la précédemment citée (et pour les mêmes raisons). Alors : repenti ? Que nenni ! Déplacement des sites « hors législation » vers des pays non en guerre et hors de tout soupçon (Temara au Maroc) ou sur des îles hyper-isolées (Ascencion et Guam, connues des initiés, et surtout Diego Garcia, base ultra-secrète). Et comme la perversion n’est jamais à court d’idées, ils ont trouvé encore mieux, comme vous pourrez le découvrir plus bas …

Les prisons "classiques" (sur les continents) La prison de Guantanamo (USA en territoire cubain), tout le monde connaît désormais ; petit rappel tout de même : Le camp de Guantánamo se trouve sur la base navale de la baie de Guantánamo dans le sud-est de Cuba. En 1994, les États-Unis fondent un camp de détention pour isoler les prisonniers haïtiens mêlés aux réfugiés du coup d'État. C'est ce même camp (que l'on appelle aujourd'hui camp X-Ray) qui commencera à accueillir les détenus soupçonnés de terrorisme fin 2001. Il est définitivement remplacé le 28 avril 2002 par le camp Delta. Dans ce centre de détention militaire de haute sécurité, sont détenues des personnes qualifiées de « combattant illégal », capturées par l'armée américaine dans les différentes opérations qu'elle mène à l'étranger (Afghanistan, Irak, etc.) contre des militants et terroristes islamistes. Le choix de ce centre situé à Cuba sur une base militaire américaine a été justifié par le président George W. Bush afin de fonder juridiquement la (...) Lire la suite »
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