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Thème : Torture

"La Question" d’Henri Alleg, histoire d’un manuscrit

Roland RAPPAPORT

Au moment où, comme l’a expliqué Jacques-Marie Bourget dans nos colonnes, le Parlement de Bruxelles à mis en marche l’Europe Nouvelle et "anti totalitaire", il est bon de se souvenir de la résistance héroïque en Algérie d’un très grand petit homme, le communiste Henri Alleg.

L'avocat Roland Rappaport raconte comment le manuscrit, écrit sur du papier toilette, fut sorti en 1957 de la prison de Barberousse à Alger, feuille par feuille. Publié le 24 juillet 2013. Comment se fait-il qu'Henri Alleg ait été celui qui a produit La Question (Minuit, 1958), "un témoignage sobre ayant le ton neutre de l'Histoire" comme l'a écrit François Mauriac ? Ils se comptaient pourtant par milliers, ceux qui ont eu à subir le supplice de l'électricité et de la baignoire pendant la guerre d'Algérie. Beaucoup y ont succombé et, pour d'autres, les tortures infligées ne restèrent pas sans effet. Les victimes qui n'avaient pas pleinement résisté demeurèrent marquées pour toujours, moralement atteintes, porteuses d'un sentiment de culpabilité. Dès lors, comment écrire avec l'énergie nécessaire ? Certes, comme je l'ai lu ces derniers jours, Henri Alleg, journaliste militant, était accoutumé à l'usage de la plume, mais je pense qu'il n'a pas été suffisamment souligné que, s'il a pu s'exprimer comme il (...) Lire la suite »

Didier Reynders : ce que tout parlementaire européen doit savoir sur sa pratique des droits de l’homme

Luk VERVAET

La nomination de Didier Reynders en tant que commissaire européen à la Justice « avec pour mission les Droits fondamentaux et la défense de l’État de droit » est une gifle magistrale à toutes celles et tous ceux qui l’ont croisé sur le chemin de la défense des droits de l’homme en Belgique.

À l’annonce de sa nomination, Didier Reynders, dont le nom a été cité dans des affaires comme le Kazakhgate, la loi sur la transaction pénale, la gestion des fonds libyens et, tout récemment, le blanchissement d’argent et de corruption au Congo, a déclaré : « L'Union (européenne) n'est pas uniquement un grand marché : il faut une surveillance des droits fondamentaux et de la séparation des pouvoirs, comparable à celle déjà appliquée aux finances ». Commencer par aborder la question des droits de l’homme en prenant le libre marché et le monde financier comme référence en dit beaucoup sur Reynders. C’est ce monde qu’il connaît le mieux et les intérêts économiques et financiers ont toujours été sa première préoccupation. On pourrait déjà s’interroger : si les droits de l’homme en Europe seront surveillés comme le sont les multinationales et les banques, ça promet. Dorénavant, Reynders se chargera d’un "rapport annuel objectif" sur ces questions, dans lequel la situation de chaque État membre devra être analysée « sur (...) Lire la suite »

Décès d’un tortionnaire

Smaïl HADJ ALI
Belkacem Babaci, dit "Belzébuth", ex-officier de la Sécurité Militaire (SM), un des nombreux tortionnaires de patriotes progressistes qui se sont opposés politiquement au coup d’État militaire du 19 juin 1965, vient de mourir. On le dit « "Illustre historien", Défenseur du patrimoine historique", et Formidable remonteur de mémoire. » Le jour de son décès, la presse algérienne quasi unanime, subitement prise d'un terrible trou de mémoire, a pleuré sa mort et lui a rendu un hommage inconditionnel et dithyrambique, sans un mot sur son passé de tortionnaire. Voici, afin de compléter sa notice nécrologique, quelques faits– relatés par B.Hadj Ali et H. Zahouane, « "oubliés" » par toutes les pleureuses médiatiques. Ci-joint un extrait de L’Arbitraire de Bachir Hadj Ali, publié aux Éditions de Minuit, en1966. Livre interdit en Algérie, il sera publié en Algérie en 1991, par la maison d’édition Dar El Ijtihad, publication décidée par les fils et l'épouse de Bachir Hadj Ali, suite à l'interview par un hebdomadaire (...) Lire la suite »
États-Unis : de l’emprisonnement à la torture

Ce que vit Nizar Trabelsi, ce qui attend Julian Assange s’il est extradé

Luk VERVAET
La possible extradition de Julian Assange a remis les pratiques de la justice étasunienne et de son système carcéral, le goulag des temps modernes, au centre de l’attention. Assange, le co-fondateur de Wikileaks, est réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis 2012 pour échapper à son extradition vers les États-Unis. Julian Assange, tout comme Edward Snowden, qui s’est réfugié en Russie, ont été dépeints aux États-Unis comme des terroristes et des traîtres. D’autres journalistes d’investigation aussi, comme Glenn Greenwald, Jacob Appelbaum ou Laura Poitras, ont choisi l’exil avant de courir le risque d’être arrêtés aux États-Unis. Être accusé de trahison et/ou de terrorisme aux États-Unis, ce n’est pas rien. Il suffit de regarder un petit montage vidéo de Wikileaks où des hauts responsables américains disent ouvertement qu’il faut assassiner Assange ou le condamner à la peine de mort [1]. Aujourd’hui, tout se met en place pour une extradition de Julian Assange. Récemment, selon WikiLeaks, des sources de (...) Lire la suite »

En Arabie saoudite, on achève bien les défenseurs des droits de l’Homme

Philippe NGUYEN

Un échec, célébré en grande pompe. Le weekend du 15 septembre dernier, la twitosphère saoudienne triomphe, relayant plus de 300 000 fois, selon la BBC Arabic, un message selon lequel le « mouvement du 15 septembre a failli ». Le mouvement du 15 septembre ? Un appel à manifester lancé par une poignée d'activistes saoudiens, dont certains sont en exil, qui espéraient rassembler leurs compatriotes après la prière du vendredi 15. Leur objectif : dénoncer de manière pacifique la dégradation des conditions de vie, le chômage ou encore le non-respect des droits de l'homme au sein de la pétromonarchie.

Las, l'impressionnant dispositif de sécurité déployé par le régime aura eu raison des velléités protestataires des Saoudiens opposés à la dynastie des Saoud. Les rues sont restées désertes. De fait, il n'y a pas eu de « mouvement » du 15 septembre. De quoi donner du grain à moudre aux zélateurs du régime, le prince Alwalid ben Talal en tête, saluant sur Twitter un jour de protestation transformé en journée « d'amour de la nation ». Une « campagne de répression » contre les opposants Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans la meilleure des pétromonarchies ? On en est loin. Très loin même : jamais autant qu'aujourd'hui l'Arabie saoudite n'aura montré sa face répressive. A ce titre, les arrestations de dissidents se poursuivent et s'intensifient même. A l'image d'Abdelaziz al-Shubaily et d'Issa al-Hamid, deux Saoudiens fondateurs de l'association Civil and Political Rights (ACPRA), appréhendés au début du mois de septembre. « C'est un moment sombre pour la liberté d'expression en Arabie saoudite, se désole (...) Lire la suite »

Pourquoi l’Union Européenne finance-t-elle les tortionnaires israéliens ? (The Electronic Intifada)

Ali ABUNIMAH

L’Union européenne doit arrêter de financer illégalement les tortionnaires israéliens, affirme un important groupe d’experts juridiques internationaux.

Selon eux, le programme LAW-TRAIN viole les règles de l’UE et le droit international parce que l’un des participants, le ministère israélien de la sécurité publique, « est responsable ou complice de torture, d’autres crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ». LAW-TRAIN a commencé en mai 2015 avec l’objectif ostensible d’harmoniser et de partager les techniques d’interrogatoire entre les pays impliqués afin de faire face aux nouveaux défis de la criminalité transnationale. Il est financé par un programme de recherche de l’UE appelé Horizon 2020, qui a également investi des millions de dollars dans l’industrie de l’armement israélien. Une utilisation extensive de la torture LAW-TRAIN compte dans ses partenaires l’Université israélienne Bar-Ilan, le ministère israélien de la Sécurité publique, l’Université catholique belge de Louvain, le ministère belge de la justice, la police paramilitaire de la Garde civile espagnole et la police roumaine. Son conseil consultatif comprend Cornelia Geldermans, un (...) Lire la suite »

La torture étatsunienne, le coup saoudien et les crimes de l’EI - "Par, avec et à travers des alliés"

Moon of Alabama
L'armée des États-Unis et / ou la CIA ont sous-traité une partie de leur campagne de torture en cours au Yémen aux Émirats arabes unis, selon l’AP. Certains « interrogatoires » se font en présence de personnel étasunien sur des navires américains : MOUKALLA, Yémen (AP) - Des centaines d'hommes arrêtés au cours de la chasse aux combattants d'al-Qaïda ont disparu dans un réseau secret de prisons du sud du Yémen où les abus sont routiniers et où les tortures atroces vont jusqu’au « grill », une méthode de torture où la victime est attachée à une broche comme un rôti pour la faire tourner au feu, selon une enquête de l'Associated Press. De hauts responsables étasuniens de la défense ont reconnu mercredi que les forces étasuniennes ont été impliquées dans les interrogatoires de détenus au Yémen mais ont nié avoir participé à des violations des droits de l'homme ou même en avoir eu connaissance. Dans un important complexe de détention de l'aéroport de Riyan, dans la ville méridionale de Moukalla, d’anciens détenus ont (...) Lire la suite »
Comment brûler un chaviste noir ?

La rage raciste de l’extrême droite vénézuélienne

Thierry DERONNE

Vous craignez que Maduro soit un dictateur soutenu par des hordes bolivariennes ? Vous regrettez que nos télés ne nous montrent pas les images et les vidéos les plus dures sur les affrontements à Caracas ?
Alors, vous allez être comblés.
Eloignez les enfants.
LGS

On croyait avoir tout vu de la part de l’extrême droite vénézuélienne (rhabillée en « combattante de la démocratie » par les médias français) : formation par les paramilitaires colombiens, terrorisme, attentats à l’explosif, destructions de centres de santé et de maternités, sous-traitance de violences par la pègre, utilisation d’enfants-mercenaires, assassinats et tortures (1). Hé bien non. On peut toujours faire mieux dans la barbarie. Avoir la peau trop foncée n’est pas conseillé si on veut participer aux manifestations des fils des beaux quartiers d’Altamira ou de Chacao (Est de Caracas) : on peut être pris pour un « chaviste infiltré » (2). Ces photos et cette vidéo montrent un des manifestants éloigner ses comparses pour mettre le feu à Orlando Jose Figuera (21 ans) après l’avoir tabassé, jeté au sol et aspergé de combustible. Ces faits ont eu lieu le 20 mai 2017. Images déconseillées aux âmes sensibles. Pour les historiens Mario Sanoja et Iraida Vargas-Arenas : « Aujourd’hui, dans les coiffures des (...) Lire la suite »

Comment les soldats israéliens interrogent les prisonniers palestiniens (Al Jazeera)

Farah NAJJAR, Shasta HAMMAD

Pendant la Journée des prisonniers palestiniens, les détenus et leurs proches relatent les horribles tortures et abus de toutes sortes qui leur sont infligés dans les prisons israéliennes.

Il y a actuellement 6 500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes

Depuis 1974, date à laquelle le premier prisonnier palestinien a été libéré dans un accord d'échange, le 17 avril, les Palestiniens célèbrent la Journée des prisonniers palestiniens pour manifester leur solidarité avec les prisonniers enfermés dans les geôles israéliennes. Actuellement, il y a 6 500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes. Ce nombre comprend 300 enfants et 53 femmes, selon Addameer, une association de défense des droits de l'homme et de soutien des prisonniers palestiniens basée à Jérusalem. Laith Abu Zeyad, le représentant juridique international d'Addameer, a déclaré à Al Jazeera qu'Israël arrête de 500 à 700 enfants chaque année en Cisjordanie occupée. Quand ils sont arrêtés, les civils palestiniens résidant en Cisjordanie sont jugés par des tribunaux militaires israéliens dont les taux de condamnation atteignent 99,7%, selon Abu Zeyad. Faire juger des civils par un tribunal militaire est une violation du droit international. Cela signifie que le droit des civils à (...) Lire la suite »
Documents sur la formation de tortionnaires de la NSA en Amérique latine

Comment soumettre les pays andins « aux objectifs des USA » ?

Telesur

Publication de nouveaux documents sur la formation à la torture d’agents de la NSA à Guantánamo et au « Projet d’avenir de l’Amérique latine » pour « guider les événements vers des objectifs nord-américains dans la région Andine et au Brésil. » The Intercept a déclaré lundi avoir commencé à diffuser des documents classifiés de la NSA transmis par Edward Snowden, et avoir mis à la disposition d’autres médias l’ensemble des documents.

La nouvelle série de documents datés de 2003 publiés hier par The Intercept expose également au grand jour que l’agence de renseignement nord-américaine a formé des agents pour forcer les pays andins « aux objectifs des États-Unis. » Une nouvelle série de documents de la fuite massive en provenance d’ Edward Snowden, l’ancien agent de l’Agence Nationale de Sécurité des États-Unis (NSA, pour son sigle en anglais), révèle que la NSA a eu une participation directe dans les programmes d’ « interrogatoires » par la torture à Guantánamo dès le début de la « guerre mondiale contre le terrorisme. » Les documents, publiés lundi 16 mai par The Intercept montrent également que l’agence de renseignement a formé son personnel sur les questions de sécurité nationale en Amérique latine et comment détourner les pays andins au profit des intérêts des États-Unis. Dans la publication interne de la NSA, SIDtoday[1] qui est en charge des Alertes de la Direction du Renseignement, apparaissent des informations sur le déploiement (...) Lire la suite »
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