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Thème : Uranium

Syrie : les dégâts que pourraient occasionner les frappes

Thierry Lamireau

"Interview de Thierry Lamireau sur les éventuelles frappes que veulent la France, les USA et leurs alliés arabes contre la Syrie afin ce cibler plus tard l’Iran…"

Thierry Lamireau, pouvez-vous vous présenter ? J’ai vécu pendant 25 ans à 800 mètres de mines d’uranium en LIMOUSIN et mon action de militant a été jalonnée de nombreuses actions. J’ai risqué ma vie (et détruit ma santé) en réalisant mon documentaire « URANIUM EN LIMOUSIN » et en prenant 1000 diapositives sur ces 25 années pour montrer l’évolution des sites et certains lieux clandestins de sites nucléaires. Que nomme t-on frappes ciblées ? Rien n’est ciblé puisque l’on retrouve des pollutions majeures des eaux, des sols de la faune, de la flore et des humains près des champs de bataille. En outre, les fines particules chimiques et radioactives parcourent ensuite des milliers de kilomètres selon les situations différentes météorologiques. Si l’on trouve sur nos véhicules du sable du SAHARA vous comprendrez aisément que les pollutions à l’uranium « appauvri » traversent et se déposent dans de nombreux pays ! Quels dégâts, à court, moyen, long terme ? Les populations sont touchées par leur ADN et transmettent (...) Lire la suite »

Les véritables dimensions de la catastrophe de Tchernobyl

V.N. NESTERENKO

Lettre du Professeur Vassili Nesterenko à Wladimir Tchertkoff, Solange Fernex et Bella Belbéoch.

Chers collègues,

Bien peu sont encore en vie aujourd’hui de ceux qui, dès les premiers jours de la catastrophe de Tchernobyl, participèrent directement à l’estimation de la situation radiologique au bloc 4 de la centrale atomique de Tchernobyl, ainsi qu’aux actions visant à prévenir la dégradation de cette catastrophe en explosion atomique.

Par malheur l'académicien Valeri Legassov, radiochimiste de talent, nous a quittés un an après la catastrophe. Il était, comme moi, membre du Conseil interministériel à l'énergie atomique d'U.R.S.S. Dès avant l'accident de Tchernobyl, à nombre de réunions du Conseil présidées par le ministre de la construction mécanique moyenne, Efim Slavski, en présence de l'académicien Anatoli Alexandrov, Legassov a exigé le durcissement des mesures de sécurité de l'exploitation de la centrale atomique de Tchernobyl qui dépendait du Ministère d'Energétique d'U.R.S.S. (ministre Piotr Neporojni). Je vais donc essayer de reconstituer à l'aide de mes archives (notes de 1986) la chronologie des événements et je décrirai les mesures prises par le Gouvernement d'U.R.S.S. et la Commission Spéciale du Conseil des Ministres pour essayer de localiser l'accident survenu à la centrale de Tchernobyl. Le 27 avril 1986 je pris l'avion pour Moscou où je devais me rendre pour affaires. Je remarquai dans l'avion que mon dosimètre de poche (...) Lire la suite »
Une première étude d’impact sur l’environnement et la santé

Missiles cruise à l’uranium appauvri sur la Libye.

Massimo ZUCCHETTI
Les questions concernant l'Uranium appauvri et sa toxicité ont parfois débordé, ces dernières années, du champ de la science. L'auteur (1) s'occupe de radioprotection depuis une vingtaine d'années et d'Uranium appauvri (ou Depleted Uranium, DU, qui sera utilisé aussi dans le texte, NdT) depuis 1999. Après une expérience de publication de travaux scientifiques dans des revues, actes de colloques internationaux et conférences en Italie sur l' uranium appauvri, cet article essaie de faire une estimation du possible impact sur l'environnement et la santé de l'emploi d' uranium appauvri dans la guerre de Libye (2011). Des informations concernant son utilisation sont parues dans les organes d'information depuis le début du conflit (2). Par ses caractéristiques physiques spécifiques, en particulier sa densité qui le rend extrêmement pénétrant, mais aussi son faible coût (l'uranium appauvri coûte à la production environ 2 $ au kilo) et la difficulté de le traiter en tant que déchet radioactif, l'uranium (...) Lire la suite »

Avec le Sirocco, l’uranium appauvri protège-t-il les civils Libyens et Européens ?

David Wilson
Les Romains ont donné des noms aux vents de la Méditerranée. Le Sirocco [1] est celui du SE qui vient de la Libye. Quand en Europe on découvre sa voiture, sa terrasse ou des vêtements couverts d'une poussière rouge/ocre, le coupable est le Sirocco et il sera aussi responsable de déposer en Europe les particules d'uranium appauvri avec lequel la Libye est bombardée aujourd'hui. Pour protéger les civils et sauver des vies humaines en Libye, dit-on. Et d'oublier les dommages collatéraux en Europe, dommage ! El Correo « Les missiles qui portent des pointes dotées d'uranium appauvri correspondent à la perfection à la description d'une bombe sale … Je dirai que c'est l'arme parfaite pour assassiner un paquet de gens. » Marion Falk, experte en physique-chimique à la retraite, du Laboratoire Lawrence Livermore, Californie, Etats-Unis. Les premières vingt-quatre heures de l'attaque contre la Libye, les B-2 des Etats-Unis ont jeté 45 bombes de 2.000 livres chacune [un peu moins de 1.000 kilos]. Ces (...) Lire la suite »

Des bombes à l’uranium appauvri pleuvent sur la population libyenne (Il Manifesto)

Falco Accame, président de l'Anavafaf (1)
Il sera opportun qu'en Libye dans les zones touchées par plus de cent missiles de croisière Tomahawk, on adopte des mesures de protection de l'uranium appauvri. De fait dans les empennages des missiles Tomahawk se trouvent des barres d'uranium appauvri de 300 kilos. Si l'on pense qu'un projectile anti-char construit avec du métal d'uranium appauvri en contient environ 30 gr. seulement, on peut imaginer la quantité de poussières d'uranium qui se répand dans l'atmosphère dans les zones d'impact… Là -dessus le silence est total. Dans l'attaque de missiles contre la Yougoslavie on n'utilisa que 15 missiles de croisière qui firent des cratères de 6m2. Les Libyens ne possèdent pas de mesures de protection appropriées. C'est donc un geste humanitaire que l'on doit à la population libyenne qui est à proximité des zones frappées d'envoyer de matériel de protection. L'Italie connaît les graves conséquences produites sur les personnes des zones exposées sans mesure de protection. A présent les cas de malades (...) Lire la suite »

Armes à l’uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?

Joelle PENOCHET

Il y a vingt ans cette année était initiée, pendant la première guerre du Golfe, une nouvelle guerre nucléaire, non visible, avec l’utilisation par les armées occidentales d’armes à l’uranium appauvri (UA). Ce produit, à la fois radiologique et chimique, empoisonne l’environnement des zones touchées pour des milliards d’années et provoque chez les populations des malformations congénitales et des épidémies de cancers et de leucémies. A Falloujah, les conséquences pourraient être plus graves que celles des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Depuis 1991, un crime contre l’humanité se déroule dans le silence, et à une échelle inédite.

« La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes de l'homme. » Albert Camus, au lendemain d'Hiroshima, Combat, 8 août 1945 Banalisation d'armes de destruction massive à l'UA lors des nouvelles guerres d'agression Les armes à l'UA furent d'abord testées en laboratoire dans les années soixante-dix au à LOS ALAMOS (USA), avant de l'être en grandeur nature en Iraq en 1991. En l'absence de réactions de la communauté internationale, leur emploi s'est banalisé et elles sont utilisées lors de toutes les nouvelles guerres menées par les pays occidentaux, sous des formes de plus en plus sophistiquées et puissantes, à des doses croissantes de radioactivité : en Yougoslavie (en Bosnie en 1994-1995, au Kosovo en 1999), de nouveau en Iraq, en 1998 lors de l'opération « Renard du désert » et depuis l'invasion de 2003, en Afghanistan depuis 2001, et (...) Lire la suite »

La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger

Khadija SHARIFE
Le Niger exporte suffisamment d'uranium vers la France pour générer 80% de l'électricité de cette dernière, note Khadija Sharife. Mais le Nigérien ordinaire profite peu de cette mainmise française sur des ressources vitales pour ce pays, avec les trois cinquième de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Sans compter les rapports faisant état de la contamination radioactive de l'eau, de l'air et du sol par les opérations d'extraction menées par les multinationales. C'est ce pays qui vient de vivre le énième coup d'Etat de son histoire, avec la destitution de Mamadou Tandja. Le réseau de routes principales reliant des centres urbains miniers tel Arlit, Agadez et Niamey est connu sous le nom de "'l'autoroute de l'uranium''. Développé entre 1970 et 1980, la route reliant le nord au sud du Niger fait office d'artère principale pour faciliter le transport des ressources liquéfiées d'uranium. Le réseau lui-même fait partie de la route transsaharienne, un ancien système utilisé depuis (...) Lire la suite »