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Thème : Vladimir Poutine

Le discours de Poutine

Djamel LABIDI

Les discours de Poutine se succèdent depuis le début du conflit en Ukraine. En fait, c'est un seul discours qui se précise au fur et à mesure. Son impact sur le monde, et notamment le monde non occidental, est considérable.C’est en Afrique où le discours a trouvé de suite le plus grand écho. Poutine semble y disposer d’une popularité qui gagne peu à peu tout le continent. Elle est portée par une jeunesse désormais instruite, à l’intelligence et la lucidité stupéfiantes et qui prend la tête de ce qui apparait bien comme une nouvelle lutte de libération. Mais celle-ci s’appuie cette fois ci sur des forces bien plus armées culturellement. Le mouvement est si fort qu’il gagne les armées africaines et notamment les jeunes officiers. Qu’y a-t-il dans ce discours qui suscite un tel enthousiasme et une telle adhésion.

Un réquisitoire exhaustif contre la domination occidentale Poutine parle sans ambages. Il n'est d'évidence pas un idéologue. Il dit les choses directement, simplement, clairement. Et il les dit toutes : l'esclavagisme en Afrique, le colonialisme, le racisme, le génocide des amérindiens et les autres génocides, les agressions sans fin contre les peuples, les dernières d'entre elles, la Yougoslavie, l'Irak, la Libye, la Syrie... Rien n'est oublié dans le réquisitoire de Poutine, y compris les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki, qui "n'avaient même pas de justification militaire" précise-t-il, un crime contre l'humanité absolu, sur lequel les japonais eux-mêmes sont resté silencieux, prostrés, comme sidérés historiquement, cherchant à oublier l'innommable. Il en reparle d'autant plus que c'est la seule fois où on n'a pas hésité à utiliser la bombe nucléaire contre un peuple et que, d'après lui, ceux qui l'ont déjà fait pourraient être tentés de le refaire. On n'a jamais entendu un tel discours. Poutine (...) Lire la suite »
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Intervention de Vladimir Poutine à la session plénière de la 19ème réunion annuelle du Club Valdai (texte complet)

Pour servir votre droit de savoir.

Mesdames et messieurs, chers amis, J'ai eu l'occasion de me faire une idée de ce dont vous avez discuté ici au cours des derniers jours. Ce fut une discussion intéressante et substantielle. J'espère que vous ne regrettez pas d'être venus en Russie et de communiquer entre vous. Je suis heureux de vous voir tous. Nous avons utilisé la plate-forme du Club Valdai pour discuter, plus d'une fois, des changements majeurs et graves qui ont déjà eu lieu et qui sont en train de se produire dans le monde, des risques posés par la dégradation des institutions mondiales, l'érosion des principes de sécurité collective et la substitution des "règles" au droit international. J'ai été tenté de dire “ nous savons clairement qui a élaboré ces règles ”, mais ce ne serait peut-être pas une affirmation exacte. Nous n'avons aucune idée de qui a inventé ces règles, de ce sur quoi ces règles sont basées, ou de ce que contiennent ces règles. Il semble que nous soyons témoins d'une tentative d'application d'une seule règle par (...) Lire la suite »
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L’ordre de Vladimir Poutine de commencer la mobilisation partielle des forces militaires russes

Scott RITTER

L'ordre de Vladimir Poutine de commencer la mobilisation partielle des forces militaires russes s'inscrit dans la continuité d'une confrontation entre la Russie et une coalition de nations occidentales dirigée par les États-Unis, qui a débuté à la fin de la guerre froide.

La guerre n'est jamais une solution ; il y a toujours des solutions qui auraient pu – et dû – être recherchées par ceux qui sont chargés du destin de la société mondiale avant que l'ordre ne soit donné d'envoyer les jeunes d'une nation se battre et mourir. Tout dirigeant national digne de ce nom devrait chercher à épuiser toutes les autres possibilités de résoudre les problèmes auxquels son pays est confronté. Si on la considère dans son ensemble, l'annonce faite mercredi par le président russe Vladimir Poutine, lors d'une allocution télévisée au peuple russe, selon laquelle il ordonne la mobilisation partielle de 300 000 réservistes pour compléter les quelques 200 000 soldats russes actuellement engagés dans des opérations de combat sur le sol ukrainien, semble être l'antithèse de la recherche d'une alternative à la guerre. Cette annonce a été faite parallèlement à une autre qui autorisait la tenue de référendums sur le territoire de l'Ukraine actuellement occupé par les forces russes concernant la (...) Lire la suite »
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Que dit (vraiment) Chomsky à propos de l’Ukraine ?

Xiao PIGNOUF

Cible de la droite conservatrice étasunienne qui l'accuse de se conformer au discours médiatique dominant sur le conflit en Ukraine et de montrer ainsi son vrai visage (sur lequel le voile aurait commencé à se lever au moment de la crise du covid), le linguiste américain est loin d'être coupable de ce dont on l'incrimine. Propos déformés et simplification à outrance servent davantage à écorner son image qu'à réellement relater les faits.

En préambule, il est impératif de faire un distinguo clair entre covid et Ukraine, car pour beaucoup, c'est un moyen d'embrouiller encore davantage le sac de noeuds informationnel qui caractérise ce début d'année 2022. Chomsky a tenu des propos controversés concernant les opposants à la vaccination aux États-Unis, propos qu'il est parfaitement légitime de désapprouver, mais qui ont été eux aussi déformés par la vindicte. Pourtant, quels qu'ils soient, ils n'ont rien à voir avec son interprétation de l'intervention russe en Ukraine et de manière générale, le covid, si ce n'est sa capacité à générer de la paranoïa, ne devrait pas être mêlé aux tentatives de compréhension du contexte actuel en Ukraine, ni en provenance de Chomsky ni de quiconque. Une précision doit être également établie : à presque 94 ans, Chomsky a toute sa tête, n'est ni sénile ni croulant. Son débit, quoique très lent et à la limite du soporifique, est très clair et ses idées ordonnées. Chomsky a aussi l'ironie facile, ce qui peut parfois, (...) Lire la suite »
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Pour Maryse Burgot, Vladimir poutine est un paria

Philippe ARNAUD
Au journal télévisé de 13 h de France 2, était retransmise la parade militaire de Moscou pour la commémoration de la victoire du 9 mai 1945 sur l'Allemagne nazie. Et Maryse Burgot, la journaliste qui commentait le défilé, disait : "Vladimir Poutine, paria de la communauté internationale". Et elle ajoutait, un peu plus loin : "Le défilé devait être une démonstration de force, mais, faute de victoire décisive en Ukraine, il a pris des allures de parade militaire presque comme une autre." Remarque 1. Le terme "paria", étymologiquement, est emprunté à la langue tamoule et, dans la société indienne, désigne un sujet de la plus basse classe, qui accompagne les morts en jouant du tambour et qui, par ailleurs, ramasse les ordures. Ce paria est non seulement pauvre mais méprisé, rejeté, mis à l'écart. Même si le sens initial – qui ne s'applique pas à la société française – a été perdu de vue en français, l'expression, s'agissant de Vladimir Poutine, prend un sens social. Il exprime à peu près le sentiment (...) Lire la suite »

Discours du président russe Vladimir Poutine à l’occasion du jour de la victoire du 9 Mai 2022

Vladimir Poutine

Pour le droit à l'information (et aussi parce qu'on n'aime pas la censure de RT par l'UE et YouTube, les nazis, les banderistes, les fascistes, l'OTAN, l'impérialisme étasunien, le capitalisme porteur de guerre, Macron ... et aussi parce qu'on aime l'Armée Rouge et la lettre Z) voici une retranscription du discours du président russe Vladimir Poutine à l'occasion du jour de la victoire sur le nazisme du 9 Mai 2022

Chers citoyens russes, Chers vétérans, Camarades soldats et marins, sergents et sergents-majors, aspirants et sous-officiers, Camarades officiers, généraux et amiraux, Je vous félicite pour le Jour de la Grande Victoire ! La défense de notre Patrie lorsque son destin était en jeu a toujours été sacrée. C'est avec le sentiment du vrai patriotisme que la milice de Minine et Pojarski a défendu la patrie, des soldats sont passés à l'offensive sur le champ de Borodino et ont combattu l'ennemi en dehors de Moscou et de Leningrad, de Kiev et de Minsk, de Stalingrad et de Koursk, de Sébastopol et de Kharkov. Aujourd'hui, comme par le passé, vous vous battez pour notre peuple dans le Donbass, pour la sécurité de notre patrie, pour la Russie. Le 9 mai 1945 a été inscrit à jamais dans l'histoire du monde comme un triomphe du peuple soviétique uni, de sa cohésion et de sa puissance spirituelle, un exploit sans précédent sur les lignes de front et sur le front intérieur. Le Jour de la Victoire est intimement (...) Lire la suite »
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Quand sur la chaîne d’information LCI, on discute de "l’élimination" du président Vladimir Poutine !

Djamel LABIDI

Vendredi 8 mars 18h : sur LCI, la grande chaîne d'information de TF1, l'émission du célèbre David Pujadas.(*) Je lis machinalement le titre de l'émission sur l'écran " Éliminer V. Poutine, la seule solution". Je n'en crois pas mes yeux. Je relis, éberlué.. Ai-je bien lu ? Oui, et il n'y a même pas un point d'interrogation au titre. C'est dit dans le mode affirmatif. Première réaction, je reste interloqué, incrédule, choqué.

Puis, je regarde, j'écoute l'émission. Ce titre, c'est peut-être un malentendu ? Une erreur que le contenu de l'émission va clarifier ? C'est peut être au contraire la dénonciation d'un tel projet d'assassinat ? Mais au fur et à mesure que j'écoute, c'est pire encore. Hallucinant David Pujadas, officie dans le rôle du Candide, impavide, un visage qui se veut impassible. Il veut donner l'impression qu'il s'agit d'un sujet "normal". Mais il est évident que le sujet n'a rien de normal, qu'on franchit, là, une ligne rouge. Il cherche à expliquer, à mots hésitants, que c'est une émission d'information. Son argument est que ce thème, celui de "l'assassinat de Vladimir Poutine", est à traiter par l'information, car il a déjà été abordé publiquement ou évoqué par des "personnalités" qui "ont envisagé" cet assassinat : un sénateur étasunien Lyndsay Graham, un général français, Christophe Gomart, ancien chef des services de renseignement, un ex oligarque russe "passé dans le camp américain", Alex Konanykhin, qui a (...) Lire la suite »
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Pour servir notre droit de savoir :

Discours de Vladimir Poutine à la Conférence de Munich le 10 février 2007 (texte intégral)

(traduction RIA Novosti) Madame la chancelière fédérale, Monsieur Teltschik, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie pour cette invitation à participer à une conférence aussi représentative, qui a réuni hommes politiques, militaires, entrepreneurs et experts de plus de 40 pays du monde. Le format de conférence me permet d’éviter les formules de politesse superflues et de recourir aux clichés diplomatiques aussi agréables à entendre que vides de sens. Le format de la conférence me permet de dire ce que je pense des problèmes de la sécurité internationale et, si mes jugements vous semblent inutilement polémiques ou même imprécis, je vous demande de ne pas m’en vouloir. Ce n’est qu’une conférence et j’espère que dans deux ou trois minutes Monsieur Teltschik n’allumera pas la « lampe rouge ». On sait que les problèmes de la sécurité internationale sont bien plus larges que ceux de la stabilité militaro-politique. Ces problèmes concernent la stabilité de l’économie mondiale, la lutte contre la pauvreté, la (...) Lire la suite »

Poutine et nos chers médias

Philippe ARNAUD
Le jeudi 24 février, sur France 2, après le Journal télévisé de 20 h, j'ai regardé l'émission spéciale consacrée à la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Vladimir Poutine gagnerait à l'écouter en replay car même, par grand froid, il pourra, sans crainte, sortir en petite tenue, ayant, lors de cette émission, "été habillé pour l'hiver"... Le plateau et la présentation étaient les mêmes que lors de l'émission du 10 février avec Jean-Luc Mélenchon, et les poncifs... les mêmes. Remarque 1. Les remarques ci-après doivent beaucoup aux observations de mon ami D** (qui se reconnaîtra...). Je lui adresse mes plus vifs remerciements. Remarque 2. Comme je l'ai dit plus haut, aussi bien les journalistes (Léa Salamé, Nathalie Saint-Cricq) que les intervenants (Pierre Servent, Bernard Guetta, Bernard-Henri Lévy, Nicole Bacharan, Yannick Jadot), se se sont montrés à la hauteur de leur réputation : "ce fou qui est à la tête de la Russie", "Poutine est un dictateur depuis le début" (Bernard-Henri Lévy), "une dérive (...) Lire la suite »
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Trois questions à Bruno Drewski sur la reconnaissance par Poutine des républiques séparatistes en Ukraine

Bruno DREWSKI
Nouveau rebondissement dans la crise ukrainienne. Lundi, Vladimir Poutine a reconnu officiellement l’indépendance des deux républiques séparatistes prorusses dans le Donbass. Maître de conférence à l’INALCO et spécialiste de l’Europe de l’Est, Bruno Drewski nous éclaire sur les fondements de cette ultime manœuvre et ses conséquences. Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il reconnu l’indépendance des deux républiques séparatistes dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine ? La raison la plus importante n’est pas forcément celle qui retient l’attention des Occidentaux. Poutine était obligé d’intervenir de la sorte à cause la pression de son opinion publique qui ne peut pas tolérer qu’une masse de Russes soit bombardée. Car c’est bien ce qui se passait au Donbass avant même cette reconnaissance et la crise actuelle qui n’a fait qu’exacerber les tensions. La population du Donbass est bombardée en fait par intermittence depuis 2014. Il y a des groupes armés ukrainiens qui bombardent, ce n’est pas forcément l’armée ukrainienne (...) Lire la suite »
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