Auteur Dominique Le Boucher

La parabole des singes jaunes

Dominique Le Boucher
Alors voilà... Il existe quelque part au rebord d’une région inaccessible de notre planète nourricière une grande tribu de singes au pelage ocre jaune aussi épais que celui d’un ours et pourvus d’une crinière blanche qui leur vole au bas des reins, dont la marche dressée sur les pattes arrières quand ils descendent jouer et s’ébattre sur les glacis de neige de la montagne secrète où le froid demeure huit mois durant le maître architecte, les fait ressembler plus que tout autre créature à des (…)

Nothing left to lose Comandante

Dominique Le Boucher
Il y a un an que... le visage de cet homme à Caracas tourmenté ses yeux découpés collés dans son cahier d’écriture pour ne pas oublier justement un mois avant... ses mots à lui rien que les siens et ceux de tout un peuple pauvre méprisé aliéné sorti de sa nasse et grandi regardé advenu aimé... ses mots “ Presidente ne nous abandonne pas... ” Les larmes de cet homme cet espoir qui s’enfonce divague retourne au néant. Cet espoir qu’ont eu des êtres simples comme elle, ces gens à qui on (…)

Lettre ouverte à ces Messieurs

Dominique Le Boucher
C’est une question que je leur poserais si je pouvais les approcher les épouvantails nantis, les héritiers avec leurs costards haute couture, leurs bagouzes, leurs pompes croco et leurs parfums Champs-Élysées dressés frime et dominant le monde en plein milieu de nos champs de blé du jaune vif brûlant que Vincent le pauvre peintre de Groot-Zundert peignait si bien et leurs coquelicots debout dedans couleur du sang des serfs sans défense et fiers. C’était en 1890 dans l’asile d’aliénés de (…)

Le printemps des autres

Dominique Le Boucher
Epinay, dimanche, 6 mai 2012 De tous les printemps de banlieue couleur rouge coquelicots que j’ai vécus celui qui vient de nous arriver telle une météorite se posant avec un vrombissement doux sur la dune haute de notre désert de sel coléoptère vert et doré venu direct de la lune à son apogée, est le seul qui peut être ne sera pas celui des autres. Ca je le saurai d’ici quelques mois de nouveau " on the road " , quand nomade à la façon des hoboes américains avec la chienne Bonie (…)

A Ophélia ma soeur violée du Bronx

Dominique Le Boucher
Un monde sans eux Mardi, 16 mai 2011 A Ophélia petite soeur violée du Bronx Ophélia petit soleil qui sort du fleuve Ophélia petite soeur ton cri c’est le mien Nous défions ensemble leur sjambok dressé Notre sang mêlé ce matin ta peau est neuve Ophélia petite âme comme le tam tam Des griots nos pères mon coeur bat et danse La ville se réveille et toi tu n’as pas peur La ville c’est un bloc de soucis et d’odeurs Ton destin s’écrit là de sueur et de peine Sa douleur est (…)