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Le printemps des autres

Epinay, dimanche, 6 mai 2012

De tous les printemps de banlieue couleur rouge coquelicots que j’ai vécus celui qui vient de nous arriver telle une météorite se posant avec un vrombissement doux sur la dune haute de notre désert de sel coléoptère vert et doré venu direct de la lune à son apogée, est le seul qui peut être ne sera pas celui des autres. Ca je le saurai d’ici quelques mois de nouveau " on the road " , quand nomade à la façon des hoboes américains avec la chienne Bonie ma compagne de transhumance, ma rebelle à toutes les formes de colliers, je jetterai un oeil du côté des kiosques à journaux des bourgades de province au passage. En attendant il fallait gribouiller ces moments de l’histoire d’une cité de banlieue que je note en vrac depuis sept ans d’une façon qui corresponde avec l’ivresse des sentiments trop forts et trop vrais que nous avons partagés ce soir de printemps, pour pouvoir les dire tout à fait.

Sans doute parce que nous sommes nous autres les enfants de la périphérie de toutes les mégapoles du monde, des êtres sans faux espoirs face à la réalité qui ne nous lâche pas les baskets, nous croyons rarement à autre chose qu’à nos poings serrés sur des épluchures de rêves. Ouais c’est vrai… nos vieux ne nous ont pas appris à imaginer autre part autre ment autre temps autre vie, ils ne nous ont rien appris d’ailleurs sauf à encaisser et à tenir bon, Phoenix de la solitude toujours cramée et toujours cendres. Et ça n’est pas la chienne Bonie la bâtarde anarchiste, dont je ne sais jamais le soir si au matin elle n’aura pas largué notre rafiot à misère pour d’autres pistes gourmandes qui me contredira. Elle qui a traîné sur tous les trottoirs des faubourgs en compagnie des mômes d’ouvriers des années 70 mes frangins d’alors kamikazes de la révolte sauvage à la jeunesse ravagée par les dealers de came et ceux qui voulaient nous vendre un monde prêt-à -porter et qui étaient exactement les mêmes ne risque plus rien, vu qu’elle n’est depuis vingt piges qu’une créature de papier.

C’était en mai 1981 sur le Plateau du Bougès au milieu des Cévennes sauvages et réservées alors à des néo ruraux Indiens débarqués des barres et des tours montées à la hâte pour remplacer les bidonvilles d’Aubervilliers, de St Denis ou de Nanterre dans les années 60… Saoulés au désespoir, au LSD et à la mauvaise bière que les fils de prolos se payaient sur le dos des pères aux reins cassés et des mères jouant le rôle de servantes dans une pièce minable sans spectateurs, nous avons décidé de fuir une trajectoire décidée pour nous par la clique des autres… Il y a tellement longtemps que ceux là qui n’ont jamais mis un pied dans une salle de traite un matin à 5 heures à l’intérieur d’une étable de St Privas de Vallongue ou sur la chaîne de montage automobile chez PSA St Ouen ou Aulnay dans le petit matin poudreux de poussière grise, ont fait de nous des êtres sans désirs et sans choix… C’était en 1981 et mon inculture politique de sauvegarde autant que mon anarchisme d’enfance obscure pioché au fond du sac à impostures et à humiliations m’avaient soufflé aux esgourdes de ne pas me réjouir de la victoire du peuple noir et rouge, qui n’est qu’un répit accordé par le divin hasard au statut immuable de l’esclave aux mains nues.

Nous vivions à quelques ¬uns aux rebords d’un hameau squatté sur le versant sud de cette montagne verte et noire qui se sape d’oripeaux ocre rose troués à l’automne, quand ses mélèzes dépouillés arrachent les écharpes de brume montant de ses deux ruisseaux dont l’un s’appelle la Mimente et son chant m’accompagne. La chienne Bonie et moi nous avions débarqué là par un de ces coups du destin qui fait dire après que toute la vie tient désormais au creux de ces trois années sans avenir calculé passées dans un lieu de pierres, de fracas et de vents. La terre des anciens Camisards et des éperviers à la grandeur farouche et la beauté insensée a fait cramer au premier regard que j’ai posé sur elle un jour de printemps les images brutales du ghetto urbain qui me hantaient. Un autre Mai de 68 celui là m’avait fait franchir d’un bond au seuil de mes douze ans le pas de l’errance, écartant la terreur de l’absence du lieu où on naît et où on meurt, transmise aux mômes de ma génération par des parents issus de milieux paysans devenus ouvriers. " On the road " a été et demeure notre singularité.

Semblable à mes frangins de la banlieue aujourd’hui nomades en exils d’autres terres plus lointaines que les miennes et n’ayant comme eux jamais eu de racines, ce que je cherchais dans ces " Terres en péril " de la Vallée Longue c’était à renouer le lien avec la mémoire des miens paysans inconnus ignorés innomés. Et c’est la conviction que le fleuve de notre mémoire populaire ne se soucie pas de ses rives qui m’a fait assister à la fête de mai 1981 et ses festins de fromages de chèvre frais autour des grands feux qui trouaient la nuit vert pomme des Cévennes en convive étrangère déjà . Toute la montagne du Bougès de la Vallée Longue à la Vallée Française rayonnait pour l’occasion de ses phares crépitants et les tam tams de brousse nous reliaient les uns aux autres comme ils ont toujours su le faire. Nous avions 25 ans et nous portions en nous nos enfances métisses au creuset des ghettos où les ouvriers immigrés des années 60 nous avaient mis Afrika dans la peau avec ses chants, ses griots, ses parfums et ses combats.

Printemps 1978, Bonie la chienne ensauvagée au museau et au poil roux de renard, Marc mon compagnon de misère dans les cités de 9 3 et moi nous débarquions sur les rives d’un Sud dont nous ignorions tout, effarés et avec pour bagage deux gros sac kakis achetés trois ronds aux surplus des puces. Le mien était bourré à block de bouquins… Rimbe et L’Histoire de l’anarchisme de Guérin, les trois Voline de La révolution inconnue, L’Afrique fantôme de Leiris ainsi que Dieu d’eau de Griaule, les Fanon mélangés au Discours sur le colonialisme de Césaire et tous ses poèmes… " On the road " … quitter tout, se tirer de là , ne pas mettre les pieds dans les traces de mes vieux et leur quête frénétique d’un avenir petit bourgeois tant convoité qu’ils pensent désirable… Oui mais… c’est que le Mai de 1968 est passé par là et pour m’éviter d’y prendre goût on a décidé de me ranger dans le pire des mouroir qui soit un an plus tard : un pensionnat de bonnes soeurs au creux d’un village de l’Est à épouvante.

Oui mais… voilà que l’imprévu s’est pointé à ma rencontre sous la forme de ce train sinistre et puant les pieds et la crasse bourré de bidasses retournant aux casernes, à bord duquel j’allais découvrir à côté de ce furieux sentiment d’abandon et d’imposture, la folie qui mène les hoboes à ne plus pouvoir vivre autrement que d’une gare à l’autre, devenus des passeurs d’horizons. " On the road " à 14 piges en compagnie du troupeau militaire qui m’inocule pour la suite la plus farouche des passions antimilitariste qui soit ! Je n’aurais sans doute pas été celle que je suis si mon adolescence qui commençait ne s’était frottée aux utopies libertaires et archi poétiques de Mai et si mon corps en pleine mutation ne s’était laissé emporter au large de ces premières eaux du grand fleuve d’alors comme un nageur remontant sans peine jusqu’à l’embouchure salée de la vie. Enfant je n’ai rien vécu de ce mai là mais je n’ai rien oublié de ceux qui avaient aux tripes la passion de la liberté, le refus de la guerre et de l’asservissement. Le train de l’exil et son furieux parfum d’errance a fait le reste.

Il y a trente ans de ça et ma vie a coulé au delà des rives… Pourtant ce que m’ont offert ce 6 mai de printemps grave et fou les enfants des cités d’une banlieue où j’ai grandi comme eux mais au temps où on noyait des Algériens et toutes sortes d’Arabes dans les fleuves par ici et par là , restera l’unique petite lampe allumée au coeur de ma cabane à utopies calcinées… La fête chez les êtres qu’on a mis assez à l’écart quand ils n’avaient pas les outils pour défaire la cotte d’écailles de métal serrées aux alentours, mais qu’on n’a pas armés des forces de la solitude transhumante et de ses libertés dépouilleuses des petites peurs, ça reste toujours la fête des autres qu’on observe à travers des quinquets ravis et avides de tout boire de tout dévorer. La fête de ce printemps ci est de celle où j’ai mis toute ma peau et toute ma mémoire d’enfance sans fêtes, prise dans les filets d’un destin absurde et vide qu’on pouvait encore fuir. Mais les enfants des cités aujourd’hui fils et filles d’une histoire métisse et traversière ne le peuvent pas je le sais ils le savent aussi…

C’est à 20 heures après tant de temps d’attente muette et endurcie comme on sait le faire ici au pied des barres et des tours, au creux des halls et dans les trous des parkings éventés d’été d’hiver, d’attente pour rien d’attente de rien, que la cité a été prise d’un seul coup d’un seul tenant d’un bout à l’autre de son gros corps replié sur lui d’animal vautré au creux de ses anciens marécages pas très loin du fleuve, d’un énorme et voluptueux cri de joie et d’un frémissement comme celui d’une naissance heureuse qui n’a pas cessé depuis de me faire du bien. Il y a eu soudain là devant mes mirettes ahuries quelque chose de puissant et d’immobile, d’impensable comme la pierre obstruant la porte du tombeau des rois qui cède enfin, et tous les vents venus du Grand Sud sont entrés par là et ont emporté la lente litanie de nos désarrois, de nos peines et de nos hontes accumulées fossilisées et retournées depuis une dizaines d’années en javelot d’acier contre nous.

C’est à l’été 2005 que Bonie et moi nous avons débarqué dans la cité tout à fait à l’Ouest de l’Ouest du 9 3 il y a sept ans, et le désastre de novembre qui se préparait déjà nous a écrasées sous son épouvantable et impensable poids de mort. Nous les vieux enfants de la banlieue rouge revenus de loin, impuissants et spectateurs du jeu méprisable des maîtres encerclés par leur haine effaçant de quelques mots la jeunesse des banlieues de son avenir. Le bruit ricanant de la porte claquée sur leurs rêves, leurs envies d’ailleurs et d’ici mêlées, leurs requêtes d’une vie meilleure que celle de leurs vieux exploités turbinés dépouillés, leurs désirs d’appartenance bien plus modestes et bien moins utopiques que les nôtres, résonne encore chaque jour dans ma tête comme un des multiples règlements de comptes des vieux colonisateurs. Les fils et les filles des quartiers paieront sur mille et une générations pour les pères rebelles qui ont osé et que rien jamais ne lavera de la faute d’être devenus des hommes libres.

A 20 heures ce dimanche de printemps les enfants de la banlieue nés ici dans ce paysage béton asphalte et fumées ont cessé pour quelques instants d’être les figurants d’une tragédie dont leurs parents souvent analphabètes immigrés des ghettos de la périphérie des années 60 auraient dû être les héros, mais on ne leur a offert qu’un suaire de boue et de vase. Bonie dans son suaire de papier aboyant pareille à la grande chouette effraie et son ballet nocturne se mêle à la frénésie en voyeuse fantomale. Depuis la fenêtre de notre quatrième étage qui donne au dessus de la rue principale de la cité béante sur la clameur qui nous vient des barres les plus éloignées, se glisse entre les coursives, contourne la plus haute des tours avant de remonter le corridor déjà sombre au bout duquel notre studio est perché, nous assistons sans y croire à la première fantasia de la soirée. A la place de chevaux une vingtaine de voitures avec à l’intérieur cinq ou six jeunes accrochés aux portières et dressés comme sur des étriers pour un ballet d’enfer tous klaxons bloqués, tambourinent dessus la tôle devenue bendir et derbouka et chantent à tue tête les mains tendues vers ceux qui du haut des blocks les acclament.

Les appels de voix rauques d’émotion ricochent et rebondissent au milieu du chant aigu des Youyous, des rires et des cris, et les mains battent des rythmes de danse que les pieds suivent contre les rambardes de fer des balcons dans une joie de fiançailles que rien ni personne ne saurait arrêter. Parvenus au rond point d’où s’écartèlent les rues de la cité le cortège des cavaliers aussi fiers à bord de leurs montures que s’il s’agissait des chars des guerriers Garamantes revient vers nous sous les tourbillons de la poussière dorée qui éclabousse et tombe des nuages à cette seconde retenue d’avant la nuit. Ils se dépassent, ils se bousculent, ils se doublent en se frappant du poing et de la paume du salut des faubourgs et leurs rires et leur jubilation rencontrent les miens dans ce lieu de nulle part où nous vivons ensemble et où ce soir aucun mot aucun geste ne nous sépare…

Arrimés à ces banlieues de l’absence nous avons grandis mêlés les uns aux autres dans les escaliers, dans les halls, sur les bancs des écoles, le long des rues, au fond des caves et dans les bistrots. Nous avons bu l’histoire des peuples et de leurs exodes des campagnes et des pays d’outre Méditerranée vers les ghettos des mégapoles jusqu’à la lie. Ce qui vient de céder là soudain il y a quelques secondes quelques minutes ce sont les murs invisibles qu’ils ont montés autour de nous et que nous avons consolidés par notre impuissance à inventer une façon commune de rompre avec la honte, avec la haine, avec le chant morbide du désespoir et de la résignation. Ce qui vient de céder ce soir au coeur de toutes les citadelles géantes de ce pays c’est je le sais, je le sens plus que jamais, la muraille invincible d’un très vieux monde que nous avons cru fuir au cours des années 70 et qui a reconstruit à l’intérieur de nous sa forteresse d’ignorance.

Peu à peu à mesure que la fête est devenue générale les gens sont descendus dans la rue, et de mon poste d’observation j’ai entendu à plusieurs reprises des voix qui reprenaient en coeur ces mots tellement étranges que je n’ai pour ma part jamais prononcés ni même jamais songé pouvoir dire un jour quelle que soit la situation : " Vive la France ! " … Ces mots qui n’évoquent pour moi et pour Bonie ma frangine anarchiste que guerre patrie colonisation frontières, je les ai souvent entendus dans la bouche des jeunes des cités à chaque fois que l’équipe de foot française remportait un de ces matchs qui m’indiffèrent, et leur fierté et leur passion me surprenaient tout autant que les drapeaux qu’ils agitaient de ce pays où ils sont nés dont ils affirment à chaque occasion qu’il est le leur. Grâce à eux, fils et filles d’immigrés, frères des hoboes de l’Ouest américain voyageurs aux quatre coins de la terre, j’ai réalisé le soir de ce 6 mai 2012 que moi aussi je pouvais être fière d’appartenir à ce peuple qui est celui de mes ancêtres paysans ouvriers…

Celui des Communards de 1871, des mineurs grévistes de Carmaux et des ouvriers révoltés de Fourmies, celui des insoumis de 1917, de Jaurès et de Roger Salengro, celui de Camus soutenant les anarchistes espagnols et de Louis Lecoin, celui des jeunes Français refusant de partir à la guerre d’Algérie… Celui des vieux ouvriers des bidonvilles au retour de la guerre à Aubervilliers, celui des mécaniciens auto algériens et marocains chez Renault sur l’Ile Seguin devenus des chibanis, celui des femmes de mineurs vieillissant seules dans les camus du Nord… Celui des paysans du Larzac, des paludiers de Guérande et des rebelles de Plogoff le lance pierres autour du cou… celui des LIP de Besançon, des travailleurs des fonderies du Poitou d’Ingrandes, de la raffinerie de Grandpuits, des Contis de l’usine de Clairvoix…

Oui c’est bien ça… ce soir inimaginable du 6 mai 2012 notre cité à l’Ouest de l’Ouest du 9 3 a retrouvé la légèreté d’un gros animal tranquille enfin débarrassé de la malédiction, du racisme et de la haine pour son histoire métisse, que faisait peser sur elle et sur nous un mauvais djinn. Et après la fête qui a duré longtemps elle s’est endormie bercée d’insouciance enroulée dans son costume d’espoir tout neuf qu’elle n’a pas quitté. Sous l’oeil d’émeraude d’Anubis la chienne Bonie au creux de sa couverture déchirée faisait entendre de petits grognements de bonheur dans son sommeil. Alors j’ai écouté le silence étrange résonnant au bord de l’ombre complice que je ne connaissais pas, redoutant un geste qui viendrait renouer avec nos façons de nous faire du mal, un incendie de voitures, une sirène de police tardive réveillant nos hantises… Mais seul le parfum du muguet qui avait fleuri au matin du 1er mai m’a tenue réveillée encore jusqu’aux premiers grésillements de l’aube.

C’est le dimanche 6 mai 2012 dans une de ces cités de banlieue où j’ai grandi il y a quarante ans de ça que la jeunesse généreuse et libre de ce pays a repris à pleines mains la faux que nous avions abandonnée à flanc de plateau sur la montagne du Bougès en 1981 après des moissons heureuses qui ont donné un pain d’amertume et de ressentiment, et je suis sûre que jamais plus elle ne laissera personne lui ravir les brassées de coquelicots couleur de sang de nos terrains vagues avec lesquels nous tisserons les grands linges rouges de nos printemps partagés.

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