La Jornada
Les ministres des affaires étrangères d’Amérique latine et de la Caraïbe ont reconnu le rôle que le Mexique a joué au niveau international pour promouvoir de meilleurs outils pour la région afin de faire face à la pandémie de Covid-19.
C'est pourquoi les représentants des nations qui composent la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) ont réélu le Mexique pour occuper la présidence pro tempore de l’organisme, pendant une année supplémentaire.
La 20e réunion des ministres des affaires étrangères du CELAC, dirigée par le ministre mexicain des affaires étrangères, Marcelo Ebrard Casaubón, s'est tenue [le 24 septembre dernier], dans le cadre de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies. À l'initiative du Paraguay, avec le soutien de l'Argentine, de l'Équateur, de la République dominicaine et de l'Uruguay, il a été convenu à l'unanimité que le Mexique conserverait la présidence pro tempore pour 2021.
Cette action permettra de donner une continuité aux projets contenus dans le plan de travail actuel et d'établir un nouveau plan pour l'année suivante, a indiqué le Ministère des affaires étrangères mexicain dans un communiqué.
Au cours de la session, qui s'est tenue (…)
La Jornada
Mexico (02/11/2019). Le président élu de l’Argentine, Alberto Fernández Reyes, se trouve au Mexique, où il se réunira lundi prochain avec le chef de l’exécutif fédéral, Andrés Manuel López Obrador.
Fernández Reyes est arrivé ce matin à l'aéroport international de Mexico où il a été reçu par le sous-secrétaire pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Maximiliano Reyes Zúñiga, ainsi que par l'ambassadeur d'Argentine, Ezequiel Sabor.
La capitale mexicaine est la première destination internationale du péroniste qui a remporté les élections du 27 octobre dernier, à la tête du parti Frente de Todos. Le président élu entrera en fonction le 10 décembre.
Une rencontre avec le président López Obrador est à l'ordre du jour, lundi prochain au Palais national. Le sous-secrétaire Reyes Zúñiga a indiqué que l’objectif est de renforcer les liens diplomatiques avec l'Argentine ainsi que d'à accroître les activités de coopération tout en promouvant le commerce avec ce pays.
Fernandez Reyes prévoit également de rencontrer l'homme d'affaires mexicain Carlos Slim, président à vie du conglomérat Carso.[1]
Aussi, Fernandez Reyes donnera une conférence magistrale sur les défis de l'Amérique (…)
La JORNADA
Editorial du 26 octobre du quotidien mexicain La Jornada.
Quelques jours après que le président Sebastián Piñera a qualifié ceux qui manifestent contre ses politiques de poignées de délinquants, le préfet de Santiago a dû reconnaître hier que plus d'un million de personnes étaient descendues dans les rues de la capitale pour exiger la fin du modèle néolibéral suffocant imposé par le dictateur Augusto Pinochet dans les années 1970, maintenu et même intensifié par tous les gouvernements élus depuis le retour de la démocratie en 1990. La journée de protestations, soutenue par des centaines de milliers de personnes dans d'autres régions du pays, a été jusqu'à maintenant le point culminant du plus grand soulèvement populaire de la nation andine depuis la fin de la dictature, il y a trois décennies.
L'ampleur de la participation montre le rejet des mesures cosmétiques annoncées par Piñera pour tenter de contenir l'incendie social qu'il a provoqué en autorisant une augmentation du prix du métro de Santiago, mais surtout, en répondant aux (…)
La Jornada
Editorial du journal mexicain La Jornada (gauche) du vendredi 28 avril 2017.
La sortie du Venezuela de l’Organisation des Etats Américains (OEA) laisse ce forum international orphelin de deux pays qui, pour diverses raisons, ont eu un poids important dans l’histoire du continent. En 1962, l’organisme expulse Cuba de ses rangs en se basant sur l’argument révélateur que « l’adhésion d’un membre de l’OEA au marxisme léninisme est incompatible avec le Système Interaméricain ». Il était ainsi mis en évidence que ce « système interaméricain » était un appareil de contrôle politique et idéologique au service de Washington dans le cadre de son affrontement contre le bloque de l’Est et un instrument pour aligner les gouvernements de l’hémisphère dans le camp occidental pendant la guerre froide.
Il est important de rappeler que l’OEA, qui agit au nom de la démocratie seulement quand cela convient aux intérêts des Etats-Unis et des oligarchies locales latino-américaines, n’a rien fait de significatif pour, au moins, atténuer les atrocités de dictateurs tels que (…)
La Jornada
Cela fait maintenant plus d’une semaine que des manifestations ont lieu en Equateur pour exiger la démission du président Rafael Correa. Elles ont débuté suite à l’annonce par le gouvernement d’un projet de loi dont l’objectif est d’imposer les grandes successions et les plus-values qu’obtiennent les spéculateurs immobiliers. Au cri de « Dehors Correa, dehors ! », les leaders de l’opposition de droite ont attisé les protestations, concentrées principalement dans la capitale du pays et dans le port de Guayaquil, bastion de la droite.
Hier soir, Correa a annoncé le retrait temporaire du projet de loi pour ouvrir un grand débat national, expliquant que cette mesure répond au souhait de maintenir un climat de tranquillité avant la visite du Pape François en Equateur, qui aura lieu en juillet. Quelques heures avant, le président a demandé aux opposants d’abandonner les manifestations et de recourir à la consultation révocatoire. Il est important de rappeler que la Constitution équatorienne –approuvée par référendum en 2008- établit la possibilité de révoquer les mandats de toute autorité élue au suffrage directe. Lors des élections présidentielles de 2013 Correa a triomphé avec 57% des voix, soit 35 points de plus que son plus proche adversaire. Il est aussi important de rappeler-pour placer tous les éléments du contexte équatorien- que Correa a subit une tentative de coup d’Etat deux ans et demie plus tôt.
Il faut aussi prendre en compte le contentieux qui oppose l’Equateur à la multinationale pétrolière (…)