Metamag.fr
Du 8 au 12 avril, les serviteurs de l’occident se sont congratulés à Rosario et Buenos Aires. Le plaisir de réciter les mêmes slogans est certainement redoublé lorsqu’on reçoit pour cela des prébendes, gratifications et autres soultes...
Tous les stipendiés qui glapissent contre Cuba, la Bolivie, le Venezuela, contre les tentatives d’union du continent sud-américain, contre les régimes au service de leur peuple et non de la caste financière constituant la nouvelle classe mondiale, tous étaient venus.
Les deux plus connus étaient José Maria Aznar et le publiciste nobélisé Vargas Llosa. Vargas Llosa Les locomotives poussives de la kleptocratie
De José Maria Aznar, les européens ont eu l’occasion d’apprécier les mensonges au moment des attentats de Madrid, qui suivaient son alignement sur la politique de Bush lors de son invasion de l’Irak. Sans oublier que Aznar a cautionné les putchistes de 2002, contre le Président du Venezuela, feu Hugo Chavez.
L’autre locomotive, Vargas Llosa a été bien décrit, dans les années 2000, par Leopoldo de Trazegnies, d’origine péruvienne et vivant à Séville, responsable d’une encyclopédie de la littérature. De son livre « Conjeturas y otras cojudeces de un sudaca » nous avons tiré (…)
Metamag.fr
Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique , dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre "Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain". Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement. Notre collaborateur Hervé Montbard l’a rencontré.
Hervé Montbard : Vous publiez un essai sur l'incompatibilité entre une véritable pratique écologique et le dogme de la croissance, fût-elle verte. Vous vous heurtez à l'idée très répandue qui fait de la croissance la condition sine qua non de l'avenir du monde. Pourtant vous partagez l'idée tout aussi répandue qu'une vue écologique est indispensable à cet avenir. N'y a-t-il pas là une contradiction ?
Alban Vétillard : L'idée de croissance économique est une idée récente et ce n'est que depuis les années 1950-1960 qu'elle s'est imposée comme un dogme. Son avantage est énorme et a permis de résoudre bien des problèmes dans les pays occidentaux, de la lutte des classes à l'espérance de vie, de la sécurité sociale à la retraite. Mais tous les progrès ont leurs contreparties et, passé un optimum, les améliorations apportées se font au détriment des facteurs environnementaux, énergétiques et sociaux. Il est donc important de savoir changer de modèle, « de logiciel ». Car si les constats (…)
metamag.fr
Une campagne électorale animée, même sans Mélenchon, Le Pen ou Sarko
La République Dominicaine, plus connue en France pour ses plages, ses filles faciles et ses vols charters (mais le passeport est maintenant obligatoire pour y entrer) que pour sa politique intérieure, vit, depuis deux mois, en état d'ébullition électorale. C'est finalement Danilo Medina, du Parti de Libération Dominicaine (PLD), qui l'a emporté avec 51 % des votants et donc, dès le premier tour, contre son principal rival, l'ancien président, Hipolito Mejia du Parti révolutionnaire dominicain (PRD). Celui-ci a contesté aussitôt les résultats et a déposé un recours constitutionnel contre le scrutin, dénonçant des fraudes dans certains bureaux de vote.
En réalité, l'élection s'est déroulée assez calmement, selon les observateurs de l'OEA, car on pouvait redouter le pire après les heurts violents survenus dans la campagne. En fait, les deux principaux candidats du PLD et du PRD représentent les deux partis institutionnels de la République Dominicaine et rien ne changera vraiment. (…)
metamag.fr
Retrait français et défaite annoncée
En Afghanistan, les talibans sont à l'offensive et Al Qaïda est de retour. L'accélération par le président Hollande du retrait, dès la fin de cette année, de nos « forces combattantes » n'est que la confirmation de l'échec de la guerre menée par les démocraties contre l'islamisme radical, dans ce pays tribal. C'est aussi le désir ne pas avoir à endosser, politiquement, de nouvelles pertes humaines.
La situation ne cesse objectivement de se dégrader. Quelques dizaines de combattants d'Al Qaïda sont de retour dans les montagnes de l'Est du pays. Ces combattants arabes et pakistanais, dont le nombre n'excède pas la centaine, ont selon toute vraisemblance franchie la frontière du Pakistan pour s'établir dans les provinces de Kunar et du Nouristan, où le regroupement des bases de l'Otan n'a laissé sur place qu'environ 4.200 soldats occidentaux.
Le nombre est, certes, réduit, mais il est jugé préoccupant par les responsables américains, dans la perspective du retrait des troupes de (…)
metamag.fr
De Serbie, les médias, une fois de plus, n’avaient rien vu venir
C'est une défaite pour l'Europe de Bruxelles. Le candidat de la prétendue « communauté internationale », qui a fait la guerre à la Serbie, a perdu la présidentielle. Cet échec n'avait pas été envisagé, surtout pas par nos médias, même si, comme nous l'avions écrit, le vote du premier tour mettait le candidat nationaliste en bonne position, avec un report des ultras nationalistes et surtout des partisans du parti socialiste de l'ancien président Milosevic, malgré des consignes contraires.
Au premier tour, Boris Tadic, candidat adoubé, était sorti en tête, avec 26,7% des voix contre 25,5% à Tomislav Nikolic et depuis, le président sortant a pu compter sur le ralliement des socialistes de l'ancien président Slobodan Milosevic, qui devraient conclure un accord de coalition avec DS à la suite des législatives. Pour les observateurs, c'était donc joué. Voila ce que l'on pouvait lire le jour du vote sur figaro.fr : « avec près de 58 % des voix, selon le dernier sondage réalisé avant le (…)