Thème Algérie

PROBLÉMATIQUE ET DILEMME DE LA RENTE ET DE LA COMPÉTENCE

Amar DJERRAD
Pour maintenir la paix sociale, certains États ayant des ressources minières, surtout pétrolières, distribuent ce que l’on appelle des « rentes » à des catégories de populations. Les États rentiers, qui se fient à ces seules sources de richesses, ont une gouvernance spécifique. Leur régime n’a pas besoin d’une légitimité pour gouverner. Ces "systèmes rentiers’ encouragent les convoitises, l’incompétence, la collusion et la paresse contrairement aux systèmes démocratiques qui se (…)

Législatives algériennes du 10 mai : vote opportuniste !

Mustapha STAMBOULI
Après l’échec électoral humiliant de Sarkozy en France, voilà maintenant le FLN confirmé dans son redressement par un succès électoral inattendu. Le fantasme d’un Maghreb islamiste ne s’est pas accompli ! Cette annonce ne doit pas être interprétée dans un sens négatif, au contraire, elle souligne une grande sagesse de la part d’un peuple qui a subi plus d’une décennie d’horreurs exécutées par la machine terroriste d’une minorité islamo-jihadiste. En donnant une majorité confortable (288 (…)

Ce que fut la colonisation (2) : Les jours de mai funeste de l’Algérie

Chems Eddine CHITOUR
« On a tué, massacré, violé, pillé tout à l’aise dans un pays sans défense, l’histoire de cette frénésie de meurtres et de rapines ne sera jamais connue, les Européens ayant trop de motifs pour faire le silence (...). Rien n’est plus contraire aux intérêts français que cette politique de barbarie. » Jean Jaurès citant Clémenceau (Chambre des députés, 27 mars 1908) Dans cette deuxième partie de notre récit sur ce que fut la colonisation, nous allons revenir rapidement sur la situation qui (…)

Ce derviche vagabond mérite d’être député

Omar CHAALAL
Le vote est le seul facteur qui mesure l’implication citoyenne dans une société civilisée. Cinquante-huit ans après la fête de la Toussaint de 1954, les Algériens cherchent leur chemin. La majorité est éveillée et éduquée mais le bon chemin semble être loin de sa visibilité. Cette majorité sait qu’elle n’a pas une autre terre qui pourra remplacer ce beau pays. Elle sait aussi qu’aucun algérien ne connaîtra le bonheur que si nous arrivons à préserver la paix et la fraternité dans ce refuge (…)

Les taureaux s’ennuient le 10 Mai ( El Watan )

Omar CHAALAL
Avant de voter, je demande aux électeurs de relire les paroles de Mirabeau : « Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit. » Mais si les citoyens ne s’expriment pas, s’ils ne veulent, ou ne (…)

Élections du 10 mai : L’Algérie joue-t-elle son destin ?

Chems Eddine CHITOUR
« A l’instant qu’un peuple se donne des représentants il n’est plus libre » - Jean Jacques Rousseau (Du Contrat Social) 450 députés pour 25 000 candidats 500 observateurs internationaux qui sont là pour surveiller que l’on ne triche pas, atavisme hérité de Naegelen. 44 partis politiques dont 21 qui ont deux mois d’existence et que l’on connaît qu’à travers des sigles. Leur dénominateur commun est qu’ils sont tous pour la justice, la bonne gouvernance certains pour le retour aux sources (…)
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« L’Algérie est dans la ligne de mire des prédateurs occidentaux »

Ley-Ngardigal Djimadoum
Décidément, à chaque nouvelle déstabilisation d’un pays, l’Occident fait appel à ses éclaireurs médiatiques. Une grande campagne de désinformation est orchestrée contre le Mali. Pourquoi ? Après le retour à l’ordre constitutionnel auquel plusieurs parties ont appelé, cela se conçoit, que se cache-t-il derrière ce double jeu d’un Occident qui ne lâche pas prise ? L’encouragement des Touaregs à constituer un « Etat » indépendant ne serait-il pas conçu dans cette logique de balkanisation de la (…)
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L’Algérie est-elle suffisamment protégée contre le « Printemps arabe » ?

Moufid BOUDAOUD
L’Algérie, étant un pays riche en ressources énergétiques et doté d’un régime politique souverainiste, pourrait subir un violent mouvement de déstabilisation interne à l’instar de la Libye et la Syrie. Ceci fait partie du plan Américain de remodelage du Monde arabe et musulman. Ce plan néo-colonialiste, élaboré suite à la crise du système capitaliste en Occident, vise en général le pillage des richesses des pays du Sud et l’élimination des États souverainistesen en particulier. Pis encore, (…)
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« Le Qatar, l’Arabie Saoudite, les USA et les Frères musulmans déterminés à faire chuter l’Algérie »

Le temps d'Algérie
Organisée à l’appel de sociétés civiles de wilayas du sud du pays, Tamanrasset, Adrar, Illizi et Ghardaïa, de Saïda Benhabylès, présidente d’association, et la revue El-Djazair.Com, une rencontre sur les prises d’otages, notamment le rapt de diplomates algériens à Gao, au nord du Mali, s’est tenue, hier, à l’hôtel El Aurassi, avec la participation de grosses pointures du renseignement, des ambassadeurs en Algérie de l’Autriche, de Cuba, du Venezuela, d’un représentant de l’ambassadeur de la (…)
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Le syndrome de la chaise politique

Omar CHAALAL
Pendant la guerre de libération Zabana exprimait son bonheur et sa joie autrement « Je suis très heureux d’être le premier algérien à monter sur l’échafaud. Avec nous ou sans nous, l’Algérie vivra libre et indépendante ». La phrase « Avec nous ou sans nous, l’Algérie vivra libre et indépendante » est une bonne leçon de nationalisme pour tous les partis politiques algériens. C’est triste à dire, mais petit à petit, on s’aperçoit de la réalité de notre quotidien politique. Les militants (…)

Le président Ahmed Ben Bella, le chantre du vivre-ensemble

Chems Eddine CHITOUR
« Il faut faire l’Union du Maghreb. C’est tout à fait possible. Comment pourrais-je penser autrement alors que, même si je suis né en Algérie, même si j’ai été le chef de la rébellion algérienne, ma mère et mon père étaient tous deux Marocains. » Ben Bella (Déclaration au journal Jeune Afrique en mai 2011) On a tout dit de Ben Bella dans sa dimension politique en Algérie mais connaît-on l’homme multidimensionnel notamment dans sa « deuxième carrière » après sa libération en 1980 ? Premier (…)

Ahmed Ben Bella : " Ni cause, ni guerre sacrées "

José FORT
Le premier président de la République algérienne, Ahmed Ben Bella, décédé mercredi à Alger à l’âge de 96 ans, m’avait reçu au mois d’octobre 2002 à Genève. L’entretien s’était déroulé dans les locaux de Nord-Sud XXI, l’ONG de défense des droits de l’homme qu’il présidait, en présence du docteur Jean-Yves Follezou. Ahmed Ben Bella était une figure du nationalisme arabe. Il se distingua durant la Seconde Guerre mondiale en combattant, dans l’armée française, les forces hitlériennes. Puis il (…)