auteur José MOVIDAS RUBIO
14 mars 2005
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Mme Budimir, prénommée Milka, condamnée à céder son site internet au chocolat Milka.
José MOVIDAS RUBIO
Que vaut un être humain face à une multinationale de l'agro-alimentaire ? Avant même que le « Traité constitutionnel européen » soit adopté (ce qu'à l'Histoire ne plaise !), la réponse est : rien.
Mme Milka Budimir, commerçante de 58 ans, propriétaire de deux boutiques de couture dans la Drôme vient de l'apprendre à ses dépens. Cette spécialiste des vêtements sur mesure, retouches rapides et autres confections de rideaux a mis en ligne un site internet qu'elle a tout naturellement nommé « milka.fr ». Elle a pour cela déposé le nom de domaine qui était disponible début 2002, personne n'ayant songé à le faire avant.
Voilà qui n'a pas été du goût du géant américain de l'agro-alimentaire Kraft Foods, propriétaire de la marque de chocolat Milka. Entre autres délices.
Mme Dubimir, en effet, lui faisait de l'ombre ! C'est du moins ce que lui faisait savoir l'avocat du géant américain de l'agro-alimentaire en juin 2002 : « (...) la réservation du nom de domaine « milka.fr » (...) (…)
2 janvier 2005
Bush prépare un plan pour incarcérer de façon « indéfinie » les « présumés terroristes ».
José MOVIDAS RUBIO
L'administration Bush prépare un plan à grande échelle qui lui permettra d'incarcérer pendant une durée indéterminée de « présumés terroristes ». C'est ce qu'affirme le « Washington Post » daté du 2 janvier 2005, qui cite des sources diplomatiques, de la CIA et du pentagone.
Ces derniers ont demandé à la Maison Blanche de se prononcer à propos de la détention à vie de centaines de personnes actuellement détenues par les militaires et la CIA et que le gouvernement étasunien ne souhaite ni libérer, ni juger, faute de preuves suffisantes pour les faire condamner.
Le contenu de ce plan devrait concerner les suspects (présumés coupables, donc) qui seront détenus à l'avenir au cours d'opérations « antiterroristes ».
Le Département de défense, qui retient actuellement 500 prisonniers dans la base de Guantánamo en dehors de toute légalité, a prévu de demander 25 millions de dollars US au Congrès pour construire une prison « de 200 lits » destinée aux prisonniers qui, selon toute (…)
17 novembre 2004
Et en plus, il cause !
José MOVIDAS RUBIO
Renaud Dutreil est le ministre de la fonction publique et de la réforme de l’état.
Quand il se retrouve entre copains neo-libéraux, monsieur le ministre se lâche : il casse ouvertement du fonctionnaire tout en faisant de l’humour. A côté de lui, Claude Allègre (ex ministre PS de l’Education qui voulait "dégraisser le mamouth") nous semblerait presque modéré.
Voici les propos que R. Dutreil a tenus le 20 octobre 2004 au cours d’un "petit déjeuner" organisé par l’ultralibérale "Fondation Concorde" et qui nous sont rapportés par Charlie Hebdo (n° 645 du 27/10).
Edifiant !
Photo : site du Premier ministre. Photo : site du Premier ministre.
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 (…)
Mickey au pays de la Liberté d’expression.
José MOVIDAS RUBIO
La société Dysney interdit à sa filiale Miramax de distribuer "Fahrenheit 911", le nouveau film de Michael Moore qui dénonce l’administration Bush.
Miramax ne distribuera pas "Fahrenheit 911" aux Etats-Unis. Elle est pourtant le principal investisseur du film. Mais Disney, qui a acquis la société Miramax en 1994 et qui dispose d'un droit de regard sur la distribution de certaines des oeuvres cinématographiques qu'elle produit, le lui a interdit.
Michael Moore, qui a obtenu l'oscar du meilleur documentaire en 2002 pour "Bowling for Columbine", enquête dans "Fahrenheit 911" sur les relations entre le clan Bush et de puissantes familles saoudiennes, notamment celle d'Oussama Ben Laden. Le film dénonce le rôle joué par l'administration Bush dans l'évaluation de la famille Ben Laden avant et après les attentats du 11 septembre.
Les responsables de Miramax envisagent de "recourir à un arbitrage" dans cette affaire et leur porte parole, Matthew Hiltzik, déclare : "nous sommes en discussions avec Disney. Nous envisageons toutes les options possibles et espérons que tout puisse se résoudre amicalement".
Le véto de Disney (…)
5 avril 2004
José Maràa Aznar nommé professeur à l’université de Georgetown (USA).
José MOVIDAS RUBIO
Il est dit que José Maràa Aznar ne restera pas longtemps au chômage. Il est vrai que les relations, ça aide...
En effet, dès la rentrée prochaine, le futur ex-premier ministre espagnol assurera des cours de "politique européenne contemporaine" et "relations transatlantiques" dans la prestigieuse et très catholique université étasunienne de Georgetown tenue par les Jésuites.
Il est vrai que l'ex chef de l'exécutif espagnol entretient d'excellentes relations avec cette institution de renom depuis que celle-ci lui a accordé une médaille d'honneur le 14 janvier dernier en reconnaissance de son action en faveur des relations entre l'Espagne et les Etats-Unis.
Dans un communiqué, le petit moustachu neofranquiste laisse éclater sa joie : "J'attends avec impatience cette opportunité à l'université de Georgetown. Ce sera pour moi un privilège que de me joindre au corps enseignant de cette institution mondialement reconnue dans les domaines des relations internationales et des (…)