CARTAGENA & BRIATTE
Le septième scrutin pour élire un président de la République depuis le départ de Pinochet en 1991 aura lieu le dimanche 19 novembre 2017. 27 ans après la fin de la dictature, cette élection apparaît, dans l’interminable transition vers la démocratie, comme cruciale, surtout après le début de la mise en oeuvre des réformes engagées par l’administration sortante menée par M. Bachelet.
Huit candidats sont en lice. Deux d’entre eux se rangent clairement à droite, les six autres au centre et à gauche.
A droite l'ex-président Sebastián Piñera, crédité par tous les sondages de la première place à l'issue du premier tour, a réussi à rassembler sur sa candidature presque toutes les sensibilités de droite, dont l'UDI et la RN (*).
José Antonio Kast représente la droite dure, mais aussi celle qui condamne les affaires de Piñera. Les sondages estiment à un peu plus de 2 % les intentions de vote en sa faveur.
Au centre, la démocrate chrétienne Caroline Goic est créditée de moins de 4 %.
L'indépendant Alejandro Guillier, représentant de sept partis appartenant à l'actuelle coalition gouvernementale de centre gauche, est positionné en deuxième place selon les sondages.
Sénateur de la République, Alejandro Navarro représente le mouvement PAIS, également membre de la coalition de l'actuel gouvernement. Les sondages lui accordent moins de 1 % des intentions de vote. (…)
CARTAGENA & BRIATTE
Des centaines de procès pour crimes contre les Droits de l'Homme à travers le monde, aucun contre Fidel Castro : pourquoi ?
La mort de Fidel Castro a offert l'occasion aux médias dominants du système de montrer la richesse de leur arsenal technique qui compte, entre autres, l'omission, la tergiversation, le mensonge et la calomnie.
Concernant Castro, l'accusation la plus fréquemment entendue fut qu'il avait instauré à Cuba une dictature impitoyable. Le « régime » cubain était coupable à 100 % des pires crimes contre sa population, soumise encore de nos jours à une surveillance implacable.
Toute dictature féroce utilise un ensemble de mesures de contrôle dans les domaines primordiaux de la vie d'un pays. Domaine militaire, mais pas seulement, car le contrôle s'étend à toutes les institutions : l'économie, les communications, l'éducation, la justice, etc. Ainsi tous les aspects de la vie courante sont maintenus sous la férule du pouvoir.
Les procès contre les dictatures (…)
CARTAGENA & BRIATTE
L’actuelle offensive réactionnaire en Amérique Latine (AL) a été préparée par des campagnes de presse qui perdurent, en vue de désinformer la population et discréditer les gouvernements que l’orthodoxie néolibérale, composée de l’empire américain, de ses larbins locaux et de ses alliés occidentaux, met à l’index.
En AL les forces réactionnaires ont expérimenté toute une panoplie d'outils pour empêcher les peuples d’accéder à une véritable indépendance. L'incapacité des partis politiques de droite à contenir la lutte de ces peuples a abouti à la multiplication de coups d’État dans les années 70. La faillite de pratiquement toutes les dictatures imposées par Washington s'est accompagnée d'un discrédit des armées. Depuis le début du siècle, le seul pouvoir pratiquement intact des bourgeoisies locales subsiste dans les groupes de presse restés comme des îlots de résistance de la droite dans des sociétés qui n'ont pas cessé d'évoluer vers le rejet du néolibéralisme, à des degrés divers.
De ce fait, tous les gouvernements de progrès qui ont été élus en AL ont été violemment attaqués par ces groupes de presse, souvent monopolisés, qui ont appuyé les dictatures et milité pour leur maintien en devenant des acteurs (parfois des meneurs) politiques à part entière.
Au Venezuela en 2002, certains (…)
CARTAGENA & BRIATTE
Depuis la fin de la Guerre du Pacifique (1879-1883), la Bolivie, qui a perdu son littoral au profit du Chili, n’a cessé de réclamer la récupération d’une sortie souveraine vers la mer. Dans ce conflit, le Pérou, lui aussi, a perdu des terres : la province d’Atacama, aujourd’hui à l’extrême nord du Chili.
La revendication bolivienne n'a jamais faibli avec le temps. Elle s'est même, depuis dix ans, fortement intensifiée, proportionnellement au prestige grandissant de ce pays dû à une stabilité politique et une croissance économique soutenue, gagnées après l'élection du président indien Evo Morales.
Toutes les négociations, entreprises à différentes périodes, ayant échoué, en 2013, la Bolivie a déposé un recours devant la Cour Internationale de La Haye pour qu'elle oblige le Chili à commencer des négociations sérieuses afin de trouver une solution.
Historiquement le Chili s'est senti supérieur à sa voisine du nord-est de sorte que le problème de l'insularité bolivienne n'a pas été traité de manière sérieuse par les autorités chiliennes. Étant donné le volume énorme de textes juridiques auxquels se référer, il semble paradoxal que le Chili n'ait pas, jusqu'à maintenant, été capable de résoudre ce différend en satisfaisant toutes les parties.
La diplomatie chilienne n'a pas non (…)
CARTAGENA & BRIATTE
De tous les prix Nobel celui qui est évidemment le plus politique est celui de la Paix. Le Comité Nobel de la très atlantiste Norvège a traditionnellement récompensé des personnes physiques ou des personnes morales dont l’œuvre soutenait le système établi (le capitalisme monopoliste). Rien que pour les États Unis, quatre présidents, autant de secrétaires d’État et deux vice-présidents ont été couronnés par ce prix, quelquefois à juste titre, il est vrai. Seules des circonstances extraordinaires ont obligé le comité à reconnaître les mérites d'acteurs non conformes à la pensée unique. Par exemple : Rigoberta Menchú pour sa participation et son soutien à la lutte indigène au Guatemala ou encore Rodolfo Pérez Esquivel pour sa lutte en faveur des droits de l'homme en Argentine pendant la dictature des années 70. Mais, il a le plus souvent favorisé un représentant du système dominant qui aurait parfois plutôt mérité la comparution devant une cour pénale. Ainsi, la fin de l'agression (…)