auteur Mila DESMERS

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Inabouti Malek Boutih

Mila DESMERS
On sait depuis longtemps que dans cette émission, On n'est pas couché, le samedi soir, les gens qui se trouvent à la gauche du PS sont sérieusement malmenés. Exemples : Michel Onfray essuie des questions qui ressemblent à des coups dans l'estomac, Jean-Luc Mélenchon subit un interrogatoire serré sans avoir le loisir de répondre, le brave Philippe Poutou, déjà stressé par le problème des 500 signatures, se fait enguirlander comme un garagiste qui vous aurait refourgué un essuie-glace d'occasion, etc. Par contre Manuel Valls ou Alain Finkelkraut, spécialistes de la laïcité réservée aux musulmans, se voient offrir questions doucereuses et commentaires flagornissimes. J'avoue au demeurant que je ne regarde pas cette émission toutes les semaines, très loin s'en faut, pour les raisons ci-dessus mentionnées entre autres raisons. Le samedi 19 mai 2018 Malek Boutih est l'invité de l'émission On n'est pas couché. Incroyable mais vrai : pendant 50 minutes personne ne lui coupe la parole, ni (…)

Frère Tareck

Mila DESMERS
Le leader de l'opposition vénézuélienne Henry Ramos, qui se rêve déjà en satrape de l'empire, se plaît à employer l'expression « le Calife d'Aragua » pour se référer au cadre révolutionnaire Tareck El Aissami. Ce dirigeant bolivarien de premier plan assuma en effet le poste de gouverneur de la province d'Aragua jusqu'au 4 janvier 2017, lorsqu'il a été nommé vice-président de la République bolivarienne. On perçoit dans la prise de parole d'Henry Ramos, le 13 septembre 2017, qu'il fait un détour dispensable pour se complaire à stigmatiser Tareck El Aissami, une obsession aussi étrange que tenace. La haine d'Henry Ramos est telle que, incroyable mais vrai, il n'apprécierait guère que Maduro ne démissionnât. Pourquoi ? Si Maduro démissionne c'est, tout constitutionnellement, le vice-président qui assume le pouvoir – « rien de moins que le Calife d'Aragua », s'alarme Henry Ramos. D'aucuns croiraient, regardant trop la télévision, qu'il n'y a plus de presse d'opposition au Venezuela. (…)

Antérieure surradicalisation : « les premiers jihadistes »

Mila DESMERS
Si l'on s'inquiète maintenant de « déradicalisation », il est une époque pas si lointaine où il était « donquichottesque » et consensuel que de pousser à la surradicalisation religieuse et violente. Des ONG françaises finançaient les centres d'irrationalisation de masse, les fameuses madrasas de l'arriération, de l'oppression des femmes, etc., l'une des sources de ce courant de pensée antimoderniste qui ravage l'Afghanistan et tant de pays aujourd'hui. Des pans entiers de sociétés si tranquilles ont massivement et durablement été lancés dans l'impasse de la violence religieuse par des marionnettistes qui aujourd'hui s'en lavent les mains. En Afghanistan, Djalâlouddine Haqqani, descendant d'une grande famille de richissimes propriétaires terriens, était bien entendu radicalement opposé au régime dit « marxiste », mais juste un tantinet moderniste. Ce « combattant de la liberté » fut paraît-il même reçu par Reagan. Ses méthodes étaient des plus violentes, ses idées des plus (…)