RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Frère Tareck

Le leader de l’opposition vénézuélienne Henry Ramos, qui se rêve déjà en satrape de l’empire, se plaît à employer l’expression « le Calife d’Aragua » pour se référer au cadre révolutionnaire Tareck El Aissami. Ce dirigeant bolivarien de premier plan assuma en effet le poste de gouverneur de la province d’Aragua jusqu’au 4 janvier 2017, lorsqu’il a été nommé vice-président de la République bolivarienne.

On perçoit dans la prise de parole d’Henry Ramos, le 13 septembre 2017, qu’il fait un détour dispensable pour se complaire à stigmatiser Tareck El Aissami, une obsession aussi étrange que tenace. La haine d’Henry Ramos est telle que, incroyable mais vrai, il n’apprécierait guère que Maduro ne démissionnât. Pourquoi ? Si Maduro démissionne c’est, tout constitutionnellement, le vice-président qui assume le pouvoir – « rien de moins que le Calife d’Aragua », s’alarme Henry Ramos.

D’aucuns croiraient, regardant trop la télévision, qu’il n’y a plus de presse d’opposition au Venezuela. Pourtant une petite foule de journalistes entourent Ramos Allup à ce moment-là. Aucun des présents ne considère opportun de questionner Ramos Allup sur l’éventuelle indélicatesse de cette image. Aucun « envoyé spécial » ne se rabaisse à relever ce genre de bassesse du chef de l’opposition, qui n’en est pas à son coup d’essai. Ce racisme ordinaire est tellement naturel en certains milieux. Quant à la presse vénézuélienne, bâillonnée par la bourgeoisie, elle n’a jamais émis la moindre réserve concernant le goût d’Henry Ramos pour l’offenses et la stigmatisation.

(En l’occurrence, il y a comme une ironie quand on sait que Tareck El Aissami est issue d’une famille druze, communauté de l’Orient arabe qui a dû résister les armes à la main pour sauver la laïcité, et le reste, face au véritable califat.)

Mila Desmers
15 septembre 2017

voir : (à partir de 9:15)

URL de cet article 32309
  

Même Thème
Chroniques bolivariennes : Un voyage dans la révolution vénézuelienne
Daniel Hérard, Cécile Raimbeau
Après la mort d’Hugo Chávez, que reste-t-il de la révolution vénézuélienne, de ce « socialisme du XXIe siècle » ? Ses obsèques grandioses, pleurées par des foules pendant plusieurs jours et honorées par de nombreux chefs d’État, ont contrasté avec les critiques virulentes dont il avait fait l’objet dans les médias occidentaux. Cécile Raimbeau et Daniel Hérard nous entraînent au cœur de cette révolution pacifique, à la rencontre de la base, des supporters de Chávez. Ils les écoutent et les photographient, en (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

La contribution la plus importante d’Obama a été d’embellir, de vendre à l’opinion publique et de prolonger les guerres, et non de les terminer. Ils l’ont bien vu pour ce que sont réellement les présidents américains : des instruments permettant de créer une marque et une image du rôle des États-Unis dans le monde qui puissent être efficacement colportées à la fois auprès de la population américaine et sur la scène internationale, et plus précisément de prétendre que les guerres barbares sans fin des États-Unis sont en réalité des projets humanitaires conçus avec bienveillance pour aider les gens - le prétexte utilisé pour justifier chaque guerre par chaque pays de l’histoire.

Glenn Greenwald

Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
40 
La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Le DECODEX Alternatif (méfiez-vous des imitations)
(mise à jour le 19/02/2017) Le Grand Soir, toujours à l’écoute de ses lecteurs (réguliers, occasionnels ou accidentels) vous offre le DECODEX ALTERNATIF, un vrai DECODEX rédigé par de vrais gens dotés d’une véritable expérience. Ces analyses ne sont basées ni sur une vague impression après un survol rapide, ni sur un coup de fil à « Conspiracywatch », mais sur l’expérience de militants/bénévoles chevronnés de « l’information alternative ». Contrairement à d’autres DECODEX de bas de gamme qui circulent sur le (...)
103 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.