Thème Philippines
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14 juillet 2026
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Dix ans de farce juridique : ingérence et instrumentalisation d’un arbitrage fantôme
Xu Li
Il y a dix ans, le 12 juillet 2016, un tribunal arbitral ad hoc, saisi à la demande unilatérale des Philippines, rendait une sentence que la Chine a immédiatement rejetée, la déclarant nulle et non avenue. Dix ans plus tard, le 12 juillet 2026, quatorze pays, dont les États-Unis, les Philippines, l’Australie, le Canada, l’Estonie, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, la Nouvelle-Zélande, la Roumanie, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont publié une déclaration conjointe pour « commémorer » cette décision. À l'exception des Philippines, aucun des signataires n'est un État riverain de la mer de Chine méridionale. Au sein même de l'ASEAN, seule Manille a emboîté le pas. Cette manœuvre, orchestrée par des puissances extérieures, soulève une question fondamentale : au nom de quel droit des pays qui n’ont aucun lien territorial avec la mer de Chine méridionale se permettent-ils de faire la leçon aux États riverains et de s’immiscer dans un différend pourtant bilatéral (…)
7 août 2018
Philippines : Mandats d’arrêt contre des dirigeants de la gauche légale
Phillippe RIVELLI
Quatre mandats d’arrêt ont été délivrés à la mi-juillet contre des leaders de la gauche radicale (légale). Ils sont accusés d’implication dans une affaire de double meurtre qui remonte à plus de douze ans et pue le coup monté à plein nez.
Arrêtez-les ! Le 11 juillet 2018, la juge Turla, du tribunal provincial de Nueva Ecija, délivre un mandat d’arrêt contre quatre des principaux dirigeants de Bayan, mouvement qui chapeaute un vaste réseau d’organisations de la gauche (légale) d’inspiration communiste.
Les mandats d’arrêt concernent :
– Satur Ocampo (au centre sur la photo), 79 ans, journaliste. C’est une personnalité politique unanimement respectée. Détenu durant plusieurs années dans les geôles de la dictature, il a été sénateur sous l’étiquette Bayan Muna (gauche radicale) et membre de l’équipe de négociation du NDFP lors des pourparlers de paix – accessoirement, il est inscrit sur la liste de 600 « terroristes » publiée par le gouvernement Duterte en février dernier, liste qui compte également plusieurs prêtres et la représentante des Nation Unies pour les questions indigènes à Mindanao.
– Teddy Casiño (à droite sur la photo), journaliste et écrivain. D’abord militant au sein du mouvement étudiant puis de (…)
1er novembre 2016
Les communistes philippins soutiennent la rupture de Duterte avec les États Unis : les Philippines se tournent vers les BRICS !
Initiative Communiste
Se tournant vers la Chine et la Russie, le président Duterte affirme une rupture des Philippines avec la tutelle totale de Washington sur sa plus veille colonie. Dans le même temps, Duterte a engagé une politique de cessez le feu avec les très influents rebelles communistes. Et des négociations de paix sont en cours depuis cet été à Oslo ayant déjà abouti à la libération de plusieurs dizaines de prisonniers politiques et des engagements en faveur d’une profonde réforme agraire.
Le PRCF, mobilisé pour défendre la paix soutient les efforts pour la paix des camarades philippins.
Le PRCF exprime son soutien au Front démocratique National des Philippines dans les négociations de paix qui se déroulent à Oslo.
Ces négociations sont le fruit de décennies de résistance et de luttes populaires – d’abord contre la dictature de Marcos et ensuite contre les pouvoirs corrompus vassaux du grand Capital et des Etats Unis – qui ont toujours vu les forces rassemblées par le NDFP en première ligne, au prix de grands sacrifices.
Le NDFP se bat pour la libération de plus de 400 prisonniers politiques et pour un accord pour résoudre les causes réelles du conflit, à commencer par une profonde réforme agraire avec la distribution de terres aux paysans et un plan de développement industriel prérequis indispensable pour un pays indépendant et se développant.
L’arrivée de Duterte à la présidence a ouvert une possibilité concrète pour mettre une fin au conflit dans le pays, (…)
18 octobre 2016
Vont-ils réellement tenter d’assassiner le président Duterte ? (New Eastern Outlook)
Andre VLTCHEK
A l'heure qu'il est, Rodrigo Duterte, le Président des Philippines au franc-parler, fait très probablement partie de la liste noire occulte, prestigieuse et permanente de l'Empire.
La liste est très longue et l'est depuis déjà plusieurs décennies. On pourrait facilement perdre le compte et s’embrouiller : combien de personnalités ont été marquées et secrètement condamnées à mort ? Combien sont effectivement mortes ?
La liste se lit comme un catalogue de leaders mondiaux illustres : de Patrice Lumumba (Zaïre), Mohammad Mossadegh (Iran), Hugo Chavez (Venezuela), Sukarno (Indonésie), Juvénal Habyarimana (Rwanda), Salvador Allende (Chili) à Mouammar Kadhafi (Libye ), Al-Basheer (Soudan) et Fidel Castro (Cuba), pour ne citer que quelques-uns.
Certains ont été directement assassinés ; d'autres ont été « seulement » renversés, tandis que seule une poignée de « listés » ont effectivement réussi à survivre et rester au pouvoir.
Presque tous avaient commis des crimes graves et de (…)
18 septembre 2016
Il a peut-être insulté Obama, mais Duterte a aussi renvoyé aux Etats-Unis leur propre image. (The Conversation)
Adele Webb
Le président philippin Rodrigo Duterte - qui a acquis une notoriété mondiale avec ses insultes proférées lors de la campagne présidentielle plus tôt cette année – vient de monter un peu plus haut la barre de ses « mauvaises manières »
Lors d'une conférence de presse à l'aéroport international de Davao lundi, en chemin pour rencontrer le président américain Barack Obama et d'autres dirigeants au sommet de l'ASEAN, Duterte murmura quelques mots en tagalog, à la fin d'une réponse longue et irritée à un journaliste local. Avec ces mots, il a de nouveau fait parler de lui dans la presse internationale.
S'il n'y avait que ça, nous pourrions nous contenter de pousser un soupir d'agacement et passer à autre chose. Après tout, le langage de Duterte est vulgaire ; ses calomnies envers des personnes et des groupes sont susceptibles d'inciter à la violence ; et sa détermination à tuer les trafiquants de drogue (pour « combattre le crime par le crime ») un abus de pouvoir. Il ne devrait pas (…)
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