Thème Émirats arabes unis

Un site dont Total est actionnaire servirait de prison et de lieu de torture au Yémen

Sputnik

Frappés, battus à coups de poing et de bâton, tirés par la barbe... Un récent rapport d’ONG internationales révèle que le site gazier de Balhaf au Yémen, dont la société française Total est le principal actionnaire, a été converti en caserne émirienne, voire en un lieu de tortures. Le gouvernement français serait au courant.

Le site gazier de Balhaf au Yémen, géré par le consortium Yemen LNG (YLNG) dont Total détient près de 40% du capital, renferme une prison secrète et sert de lieu de torture, selon le rapport des associations l’Observatoire des armements et SumOfUs, en collaboration avec les Amis de la Terre, relayé par Mediapart. Les documents se basent sur des témoignages qui font part du mauvais traitement des prisonniers dont certains subissent la torture. Prisonniers battus, malades sans soins « On m’a enfermé dans une cellule, puis on m’a roué de coups de poing et de coups de bâton. On m’a tiré par la barbe, frappé au visage, on m’a fait croire que mes compagnons de cellule m’avaient dénoncé. On m’a accusé de faire partie de Daesh, d’Al-Qaïda [AQPA] ou des Frères musulmans », témoigne un certain Mohammad, Yéménite, dont le prénom a été modifié pour le protéger. Ces traitements « inhumains et dégradants » remonteraient à 2017 et 2018, soit pendant la guerre civile yéménite qui opposait (…)

Rebelles Houthis : la France complice de crimes de guerre au Yémen

DRISS V

Des armes françaises sont utilisées par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis dans leur guerre contre les rebelles Houthis au Yémen. Les affrontements ont déjà fait plus de 10'000 morts, en majorité des civils : un massacre rendu en partie possible par le matériel militaire vendu par la France à ses alliés arabes.

Depuis le lancement de l’intervention saoudienne et émiratie au Yémen en mars 2015, les ventes d’armes françaises vers ces deux pays ont explosé selon un rapport d’Amnesty International et de l’Observatoire de l’armement. Les deux ONG précisent qu’en 2015 et 2016 seulement, la France a vendu pour 19 milliards d’euros de matériel militaire à l’Arabie Saoudite et 25,6 aux Emirats Arabes Unis. Silence, on tue ! Derrière le terme abstrait de « matériel de guerre », se découvre une réalité sanglante. 115 blindés de combat Aravis livrés à l’Arabie Saoudite. 500 fusils de précision. 29 missiles livrés aux Émirats en 2016. Sans parler des navires de guerre, des canons Caesar, des blindés Titus ou des munitions. La liste fait froid dans le dos. Elle n’est hélas pas exhaustive. Pire encore, en octobre 2017, un exercice militaire commun entre la France et l’Arabie Saoudite, a été organisé pour former les soldats saoudiens à la pratique du combat en zone montagneuse. Ce sont des forces (…)

Les Oromos d’Éthiopie ; le nouveau cheval de bataille de l’impérialisme arabo-occidental dans la corne d’Afrique.

Moussa ALI

Pour comprendre les déroulements géopolitiques de la corne d'Afrique, il faut bien cerner le rôle des EAU, délégué de l'impérialisme occidentale dans cette région. Pour changer l'ordre géopolitique de la corne d'Afrique, il fallait changer la redistribution des pouvoirs en Éthiopie. Pays autrefois pivot de l'OTAN dans cette région mais aussi pays moteur dans cette région de l'Afrique de l'Est. Ainsi pour réussir leur coup de changement majeur pour derrière mettre la main sur les immenses potentialités éthiopiennes la logique dictait qu'il fallait s'appuyer sur la communauté la plus peuplée c'est à dire oromo pour renverser le pouvoir tigreen afin ensuite entreprendre les vagues de changements ainsi voulu par l'axe occidentalo-arabe dans la corne d'Afrique.

Péripétie d'une contre-volonté africaine d'intégration économique et la fabrique d'une contestation populaire. L'OTAN, de plus en plus dans la déroute économiques et la stagnation, démunis de toutes nouvelles sources de croissance économique est convaincus que son salut hégémonique reste la conquête des marchés et des ressources naturelles afin d'entretenir une domination mondiale qui paraît aujourd'hui aussi illusoire que psychologique. Pour comprendre les déroulements géopolitiques de la corne d'Afrique, il faut bien cerner le rôle des EAU, délégué de l'impérialisme occidentale dans cette région. Pour changer l'ordre géopolitique de la corne d'Afrique, il fallait changer la redistribution des pouvoirs en Éthiopie. Pays autrefois pivot de l'OTAN dans cette région mais aussi pays moteur dans cette région de l'Afrique de l'Est. Ainsi pour réussir leur coup de changement majeur pour derrière mettre la main sur les immenses potentialités éthiopiennes la logique dictait qu'il (…)

Le Louvre d’Abu Dhabi ou une complicité coupable avec le “soft power ” des Émirats

Joseph N

Le président Macron est parti inaugurer le Louvre Abu Dhabi dans un grand fracas médiatique. Hélas, si le soft power émirati drape le pays des oripeaux de la respectabilité, il n'occulte pas les exactions d'un Etat policier, voire militaire.

Depuis le début des années 90, on a assisté à une volonté d’émancipation de certains membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) face à leur grand voisin saoudien. Cela a été particulièrement le cas du Qatar et des Emirats Arabes Unis, qui ont cherché dans le soft power un moyen d’obtenir une existence politique. Tout le monde connait l’anecdote de l’ancien émir du Qatar racontant qu’il avait été choqué lorsqu’un douanier à l’aéroport de Londres lui avait demandé si le Qatar était un vrai nom de pays. Il s’était alors juré de faire connaître son pays dans le monde entier, et on peut dire qu’il a réussi. C’est avant tout Dubaï qui a permis aux Emirats Arabes Unis de se faire connaître. Nouvelle métropole ultralibérale du Golfe, la ville est aussi devenue un symbole de toutes la démesure des dirigeants de ce pays avec une tolérance pour tous les excès des expatriés occidentaux. Abu Dhabi, plus discret que Dubaï mais aussi plus riche en hydrocarbures, a tenté tant bien que mal (…)

Washington peut-il empêcher la mort des États du Golfe ?

Moon of Alabama
Le secrétaire d'État Tillerson est contrarié que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aient rejeté ses efforts pour calmer leur différend avec le Qatar. Sa vengeance, assortie d’une menace de mesures plus sérieuses, prend la forme d'une « fuite » dans le WaPo : les Emirats Arabes Unis ont orchestré le piratage des sites du gouvernement qatari, ce qui provoque des bouleversements régionaux, selon des responsables du renseignement étasunien : Les Emirats Arabes Unis ont orchestré le piratage de sites de médias sociaux et d’information du gouvernement qatari, pour y poster de fausses citations incendiaires attribuées à l'émir du Qatar, Sheikh Tamim Bin Hamad al-Thani, à la fin du mois de mai, ce qui a déclenché le bouleversement en cours entre le Qatar et ses voisins, selon des responsables du renseignement américain. Des responsables ont pris conscience la semaine dernière que de nouvelles informations recueillies par les services de renseignement des États-Unis (…)