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Les Oromos d’Éthiopie ; le nouveau cheval de bataille de l’impérialisme arabo-occidental dans la corne d’Afrique.

Pour comprendre les déroulements géopolitiques de la corne d'Afrique, il faut bien cerner le rôle des EAU, délégué de l'impérialisme occidentale dans cette région. Pour changer l'ordre géopolitique de la corne d'Afrique, il fallait changer la redistribution des pouvoirs en Éthiopie. Pays autrefois pivot de l'OTAN dans cette région mais aussi pays moteur dans cette région de l'Afrique de l'Est. Ainsi pour réussir leur coup de changement majeur pour derrière mettre la main sur les immenses potentialités éthiopiennes la logique dictait qu'il fallait s'appuyer sur la communauté la plus peuplée c'est à dire oromo pour renverser le pouvoir tigreen afin ensuite entreprendre les vagues de changements ainsi voulu par l'axe occidentalo-arabe dans la corne d'Afrique.

Péripétie d’une contre-volonté africaine d’intégration économique et la fabrique d’une contestation populaire.

L’OTAN, de plus en plus dans la déroute économiques et la stagnation, démunis de toutes nouvelles sources de croissance économique est convaincus que son salut hégémonique reste la conquête des marchés et des ressources naturelles afin d’entretenir une domination mondiale qui paraît aujourd’hui aussi illusoire que psychologique.

Pour comprendre les déroulements géopolitiques de la corne d’Afrique, il faut bien cerner le rôle des EAU, délégué de l’impérialisme occidentale dans cette région. Pour changer l’ordre géopolitique de la corne d’Afrique, il fallait changer la redistribution des pouvoirs en Éthiopie. Pays autrefois pivot de l’OTAN dans cette région mais aussi pays moteur dans cette région de l’Afrique de l’Est. Ainsi pour réussir leur coup de changement majeur pour derrière mettre la main sur les immenses potentialités éthiopiennes la logique dictait qu’il fallait s’appuyer sur la communauté la plus peuplée c’est à dire oromo pour renverser le pouvoir tigreen afin ensuite entreprendre les vagues de changements ainsi voulu par l’axe occidentalo-arabe dans la corne d’Afrique. Dans ce sens, le Dr Abiy n’apparaît qu’un exécutant de cette volonté géopolitique qui dépasse largement des frontière de son pays et surtout sa personne et sa communauté. Leader révolutionnaire et démocratique, respectant la liberté dites vous ? Pourquoi celui-ci ne prend t-il pas son écart des véritables pogroms qu’entreprend sa communauté contre les Somalis aux frontières des deux communautés ? Est-il de mèche avec sa communauté oromo où est-il saboté par certains dignitaire "Wayane" contre sa politique en créant l’instabilité et le chaos pour faire échouer le virage sans précédent de la politique intérieur et régionale de l’Éthiopie ?

Autant des questions qui reste sans réponse dans ce contexte de pleine effervescence de la première puissance de la corne d’Afrique !

L’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé de l’Afrique, des immenses ressources miniers, gazière, agricole. Dans la dernière décennie ce pays a réussit un miracle économique sans précédent dans l’histoire en se métamorphosant vers une puissance industrielle tirée par une croissance économique à deux chiffres. Jamais colonisé à l’instar des autres peuples africain, l’Éthiopie fut toujours libre et indépendante sauf dans les années 30 où elle fût soumis à l’occupation des fascistes italiens. Ainsi ce pays possède une longue culture d’État, d’ordre même si les méthodes firent pour le maintenir contestable à l’instar des autres États africains. Ce trait n’a guère épargné l’Éthiopie voguant parfois dans l’instabilité politique et des périodes d’incertitudes caractérisées par des troubles. Au faite, la chute du DERG et du négus Rouge en 1991 a permis la prise au moyen des armes du FLPT dit "Wayane" conduit par le défunt Mêlés Zenawi. Celui-ci en leader éclairé a essayé, malgré qu’il aie créé lui-même les soupapes des difficultés actuelle par sa main très ferme et son refus vers l’ouverture démocratique, a pourtant pu réussir incontestablement de faire de l’Éthiopie un pays phare de l’Afrique en lui assurant un décollage économique phénoménale en si peu de temps. Jonglant entre l’autoritarisme politique notamment des forces de sécurités et une planification d’un capitalisme d’État. Disposant des matières premières abondantes, un partenariat stratégique avec Pékin qui lui a assuré les moyens financiers et l’expertise nécessaire pour entamer un processus d’industrialisation et un ambitieux projet de développement socio-économique financé par une croissance de deux chiffres.

En effet, ayant une meilleure connaissance des problématiques ethnique, celui-ci reconnaît les particularités régionales et ethniques en leur accordant les moyens pour chaque peuples dz l’Éthiopie fédérale de gérer dans un cadre locale leurs affaires avec une marge de manœuvre assez conséquente. Ainsi, durant son règne, l’Éthiopie monte en puissance et se développe à une vitesse sans limite et c’est au prix d’une interconnexion de plus en plus étroite avec le partenaire chinois qui pour accéder au marché éthiopien et africain a mis pieds à Djibouti afin de développer et financer des projets pour favoriser l’intégration des économies. Par conséquent, sous l’égide et de la garantie de la Chine, Djibouti accepta le projet pour une interconnexion de plus en plus accrue des 2 économies surtout facilité par la proximité d’Ismail Omar Guelleh et de Meles Zenawi. En effet, les chinois s’entendirent davantage sur les ambitions et les intérêts de chaque partie pour planifier un véritable projet dans cette partie de l’Afrique où Djibouti et l’Éthiopie en serait les points focales d’une pénétration du grand marché africain. D’ailleurs, l’arrivée de la Chine à Djibouti offrit à ce petit pays l’opportunité de se débarrasser des chantages et surtout de l’exploitation sans état d’âme des Emirats et du statuquo néocolonial affilié. Quant aux chinois via la mise en œuvre d’immenses zones franches, des ports, des aéroports ainsi qu’un chantier gazier pour exploiter le gaz éthiopien, ces derniers ont investis des milliards de dollars. Des investissements complétés par une installation d’une base militaire et navale à Djibouti en juillet 2017. Ce fait sera le trop qui attire aujourd’hui Djibouti tant d’hostilités et des manoeuvres machiavéliques de l’axe occidentalo-arabe pour remodeler la corne d’Afrique en leur faveur. Ces pays, traditionnellement allié naturel de l’occident, sont dans le collimateur des puissances de l’OTAN et leurs caniches arabes qui rechigne contre l’installation des puissances rivales principale la Chine dans le pré-carré occidental et surtout à proximité d’une route maritime stratégique. Ainsi avec la stratégie de la nouvelle route du soie l’empire du milieu a investit des milliards de dollars dans les infrastructures à Djibouti et dans le secteur agricole, minier et industrielle en Éthiopie. Comme l’a signalé le Chef de l’État djiboutien dans sa biographie autorisée " IOG : histoire de Djibouti", le défunt premier ministre qui fût un ami intime du chef de l’État djiboutien lui suggérait d’approfondir l’intégration économique et politique des deux même si l’un de nous deux disparaissait. En effet, les grands hommes quittent aussitôt ce monde. La disparition de ce visionnaire hors paire en Afrique a créé une période d’incertitude politique même si la succession dans l’ordre fût respecté.

Un bureaucrate, Mariam Desalegn, fût désigné par le parti unique dominé par l’élite tigreen. Ceux-là l’ont mis sur orbite pour déguisé et de perpétuer dans la continuité leur domination sur les sphères politiques, économique et militaire éthiopien.
Cette élite, fidèle à la vision de mêlés Zenawi, ont, sans revoir la politique de Mêlés continue le chemin tracé par leur défunt leader. En effet, la poursuite et le renforcement de l’élite tigreen dans la coopération et le partenariat chinoise avec l’Éthiopie et de tous les pays de la corne d’Afrique et en premier lieu son principal port Djibouti, est incontestablement la cause des nombreuses ennuis que l’État fédéral fut confronté à compter de l’année 2014. Date du début des troubles à caractère ethnique entre Somalis et oromos, Somalis et afar. Malgré les réponses très ferme de l’État fédéral et surtout des hommes de services de sécurité à dominance tigreen, le premier ministre resta sans réponse appropriée suite aux manœuvres de manipulation de la communauté oromo contre l’État fédéral et les structures de sécurité. En effet, le début comme à l’accoutumée les forces de sécurité éthiopienne ont réprimé sévèrement les contestations Oromos par le sang. En vain, armé en sous main par le soutien politique, morale et surtout par la couverture médiatique, les Oromos continuèrent les manifestations, les démonstrations de force et les grèves générales compte tenu de son important rôle commerciale. Ainsi, malgré l’état d’urgence, les répressions très ferme, le gouvernement centrale n’a pu déraciné les revendications oromos. Ce cycle de manifestation-répression n’a guère réussit à calmer la situation. Raison pour laquelle l’élite tigreen a songé vers une transition contrôlé c’est à dire confier le pouvoir à un apparratick oromo parmi le parti au pouvoir pour le contrôler et finalement calmer les revendications oromo. Cette option est vite apparu caduque, d’autant plus que les EU, en coopération avec leurs soldats régionaux saoudo-emiratis, n’appréciaient point cette politique de la chaise musicale en imposant un homme de main au cœur du pouvoir éthiopien. L’élite tigre ne soupçonnais point celui-ci car il pouvait s’échapper avec le soutien des puissants alliés aux mains de ses créateurs. Comme un homme d’une plus grande marge de manœuvres une fois au commande de l’Etat mais plutôt convaincus de pouvoir le manipuler et le contrôler comme ils l’ont fait avec le bureaucrate Desalegn depuis le décès du défunt Mêlés mais aussi ayant la ferme garantie de detenir déjà l’essentiel du pouvoir dans l’armée et les services de renseignement. En vain, le pion s’est métamorphosé en quelques semaines, échappant à ceux qui l’ont mis sur l’orbite du pouvoir. Par conséquent, les choses se sont accélérées lorsque le premier ministre se lance vers des choix politiques inquiétantes, complètement en contradiction avec l’agenda politique mis sur pied par l’élite dirigeant tigreen. La reprise de Baumé à l’Erythrée en conformité avec les accords d’Alger de 2000, le retour vers une politique de parrainage arabo-EU, son entende avec l’Égypte sur le barrage de la "renaissance" et enfin son regard craintive vis-a-vis de la Chine bouleverse complètement la donne régionale. Ces choix ne reste pas sans réaction des dures du régime qui ne tardèrent point à les faire savoir par un attentat à la grenade le jour de la manifestation de soutien à la politique du premier ministre Ahmed Abiy majoritairement bondé par les membres de sa communauté oromo. Enfin, sa rapide visite à Asmarra ainsi sa volonté de faire transiter comme auparavant les marchandises éthiopiennes vers l’Erythrée, ses distances vis à vis de la Chine et de Djibouti ne pourrait-elle pas être interpréter par l’influence croissante de l’OTAN et des États arabes sur le nouveau pouvoir éthiopien ?

En somme, quels leçons retirer du basculement des systèmes d’alliances dans la corne d’Afrique ? La réponse réside dans la gesticulation du premier ministre éthiopien, à savoir une tendance des yeux doux vers les pays arabes et surtout de l’oncle Sam. Alors quel sera dans ce cas, la réaction de l’empire du milieu contre les menaces de plus en plus pressant contre ses intérêts et ses investissements ?

Moussa Ali

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