Auteur Bernard GENSANE

Le Sarkophage n° 30

Bernard GENSANE
Exit Sarkozy, mais pas exit le sarkozysme, craint lucidement Le Sarkophage. Ce n’est qu’un début, continuons le combat, lance Paul Ariès dans son éditorial : « Le mandat collectif du Sarkophage depuis le 14 juillet 2007 est à moitié rempli : nous avons contribué à sortir le sortant, sans jamais rien céder sur l’essentiel. Notre conviction que la victoire de Sarkozy en 2007 était d’abord la conséquence d’une gauche défaite, incapable de marier le rouge et le vert. Sarkozy a été battu. (…)
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Éric Dupont-Moretti : "Condamné à plaider"

Bernard GENSANE
Il a un physique de videur de boîte de nuit. Un visage triste. De mains trop fines pour un corps de déménageur. Il est toujours mal rasé. Il sera bientôt chauve. Parce que ce ch’ti d’origine italienne est profondément humain, il est une des figures les plus attachantes du barreau français. Il ne cache pas sa tendance à la déprime. Il rame, il souffre. Comme les comédiens de boulevard en tournée, des villes de France il ne connaît que les hôtels et ses lieux de travail. Il a décidé de devenir (…)

Le Monde Diplomatique , juin 2012

Bernard GENSANE
L’éditorial de Serge Halimi est consacré à la radicalisation : « La révolte des étudiants québécois le démontre à son tour : les politiques « austéritaires » ne peuvent plus être imposées sans méthodes autoritaires. Lorsque le gouvernement libéral (centriste) de M. Jean Charest a décidé d’augmenter de 75 % en cinq ans les frais d’inscription à l’université, plus du tiers des étudiants de la province se sont mis en grève ; le 18 mai dernier, les droits d’association et de manifestation ont (…)

Poésie et révolution (9)

Bernard GENSANE
Eugène Pottier. Sur le portrait (http://nad.b3-everquest.pagesperso-orange.fr/Eugene_pottier.jpg), son regard porte loin et fort. On sent que, quand il tient la plume, il n’a pas peur. A 14 ans, il travaille douze heures par jour dans l’atelier de son père. Il compose sa première chanson à cette époque : " Vive la liberté " . Un peu plus tard, " Il est bien temps que chacun ait sa part " . Il participe à la révolution de 1848. Il adhère à la preière Association (…)

Pourquoi Alain Badiou ne vote plus

Bernard GENSANE
Comme bien d’autres, en 1968, Alain Badiou se fait voler sa victoire. Le grand mouvement de Mai débouche sur l’élection d’une assemblée massivement de droite puis, en 1969, sur le second tour d’une élection présidentielle mettant en scène deux candidats de droite. Badiou pense alors que « si organiser des élections est un moyen essentiel de casser la puissance des révoltes, c’est que les élections sont un traquenard redoutable bien plus qu’un rite débonnaire. » Plus prosaïquement : « (…)
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Madame Trierweiler, calmez-vous !

Bernard GENSANE
Dans le dernier numéro du Canard Enchaîné, je lis ceci : Valérie ne badine pas « Thomas, l’aîné des quatre enfants du couple Royal-Hollande. » Pour avoir écrit ces mots, la semaine dernière dans un article de Paris Match, la journaliste Mariana Grépinet a reçu un SMS incendiaire de sa consoeur Valérie Trierweiler : « Thomas, c’est le fils de l’ex-couple Royal-Hollande. A quoi joues-tu ? » Désolé, Madame Trierweiler, et c’est un divorcé qui a des enfants de - comme on disait (…)

Je me souviens (d’un certain quinquennat)

Bernard GENSANE
Rue 89, qui a souvent de bonnes initiatives, a demandé à ses lecteurs de twitter sur le souvenir le plus marquant du quinquennat du kleiner Mann. Le cahier des charges étant le suivant : « vous vous projetez mentalement en 2032 : vous vous souvenez alors de cette période lointaine et ses étrangetés ; vous racontez un souvenir oublié du quinquennat de Nicolas Sarkozy en commençant par« Je me souviens » ; vous gardez le même ton que Perec (pas de vomissements rageurs donc). » On a déjà eu (…)

Le Monde Diplomatique, mai 2012

Bernard GENSANE
En ce joli mois de mai, le Monde Diplomatique est à la hauteur des enjeux politiques français. Un numéro vraiment remarquable. Dans son éditorial, Serge Halimi appelle de ses voeux une « nouvelle donne » : Le changement, c’est maintenant… Encouragé par sa victoire électorale, le chef de l’Etat impose sa volonté au gouverneur de la banque centrale, institue un contrôle des changes et annonce qu’il va nationaliser un secteur-clé de l’économie bradé au privé treize ans plus tôt. Deux membres (…)