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Auteur : Jimmy DALLEEDOO

Bienvenue dans l’ère du cyber-impérialisme

Jimmy DALLEEDOO

Ernesto Che Guevara l’affirmait : « Il faut tenir compte du fait que l’impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu’il faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l’impérialisme » (Créer deux, trois...de nombreux Vietnam, voilà le mot d’ordre). Ces mots du « Che » devraient être analysés d’une manière dialectique, car ils ne sont pas un appel à la guerre. Notre commandant était un expert de l’impérialisme ; il savait que les guerres impérialistes étaient inévitables : ses mots appelaient le prolétariat mondial à la résistance. Ernesto Guevara pointait l’exemple héroïque, la fougue combattante du prolétariat vietnamien qui résistait à l’agression de l’impérialisme Nord-Américain (les États-Unis). L’essence de l’impérialisme ne change pas avec les années, elle demeure identique. Mais l’impérialisme adopte nécessairement des aspects différents dans la forme : les données scientifiques sont un tremplin. Quel est la caractéristique principale de l’impérialisme au XXIème siècle ? C’est le cyberespace...

A) Sa naissance Lénine, annonçant les mots du révolutionnaire argentin, écrivait : « La base économique de l’impérialisme est le monopole. Ce monopole est capitaliste, c’est à dire né du capitalisme ; et, dans les conditions générales du capitalisme, de la production marchande, de la concurrence, il est en contradiction permanente et sans issue avec ces conditions générales ». Les phénomènes sociaux (ceux de la nature aussi) connaissent un état ininterrompu de développement : aucun phénomène n’est figé, fixe. L’impérialisme, ce stade suprême du capitalisme, n’a pas échappé à cette loi universelle. L’impérialisme du XXIème siècle diffère dans la forme, mais il est identique dans le fond : cruel, barbare, violent, il aggrave l’exploitation et l’oppression. Il n’y a de figé que l’abstraction du mouvement. Le développement intense de l’industrie et le processus de concentration de la production sont les éléments les plus importants du mode de production capitaliste. Ces processus sont liés au développement des forces (...) Lire la suite »

La CGT a-t-elle été débordée par le mouvement des gilets jaunes ou attend-elle le moment propice pour frapper fort ?

Jimmy DALLEEDOO

Le mouvement des gilets jaunes a semé un certain trouble social en quelques mois. Il révèle le caractère insupportable du mode de production capitaliste pour la classe ouvrière et les couches populaires : le capitalisme, ses moyens de production, sont au service d’une classe sociale déterminée et non au service du peuple travailleur. Le mouvement des gilets jaunes est une réponse à la violence sociale et de classe que le capital exerce sur le travail. Certaines centrales syndicales ont décidé de ne pas suivre ce mouvement car cela révélerait leur véritable orientation politique et idéologique : celle de la collaboration de classe.

1- Les causes sociales du mouvement des gilets jaunes A) Le mode de production capitaliste (stade impérialiste pour la France) est porteur de certaines contradictions antagonistes et inconciliables qu’il ne peut pas résorber : il s’écroulera sous le poids de ses propres contradictions. Nous parlons ici de la contradiction fondamentale entre le travail et le le capital : tu te mettras à genoux devant le capital ou tu chercheras des armes (idéologiques, économiques et politiques) pour te défendre face à lui, car tu représentes le travail. Exemple : tu travailles dans un restaurant et perçoit en salaire à peine de quoi payer ton loyer, nourrir tes enfants. Tu représentes le travail. Tes patrons sont les propriétaires des moyens de production (machines, outils et matières premières) et ils se noient dans les liasses de leurs billets de banques : ils représentent le capital. Tu voudrais changer ta vie, le fonctionnement inégal de ce « système », mais les outils de luttes légales en place (les (...) Lire la suite »
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Le petit article antifasciste

Jimmy DALLEEDOO

L’élection de Jair Bolsonaro a confirmé que le fascisme progressait dans le monde. Le président Macron a essayé de réhabiliter le maréchal Pétain (serviteur du fascisme) quelques jours après les élections au Brésil, comme par hasard. L’Europe possède aussi ses poulains fascistes : Orban, Le Pen, Salvini, ou Kaczynski, entre autres. Les grands médias du capital ne parlent pas de fascisme, mais de « dégagisme » ou « montée du populisme » : les grands médias via la télévision, la radio ou les journaux sont des armes de déconscientisation massives. Ces élections s’inscrivent dans la continuité d’un processus mené par la classe capitaliste : le capitalisme et le fascisme ne sont pas différents et sont liés comme le maître et son chien. Quelles sont alors les origines du fascisme ? Qu’est-ce que le social-fascisme ?

1- Les bases idéologiques et philosophiques du fascisme Le social-fascisme est une porte d’entrée pour le fascisme : la classe ouvrière et les couches populaires sont ses cibles. La précarité est la conséquence de l’accumulation des richesses par une minorité exploiteuse : processus inévitable dans le mode de production capitaliste. En France, la précarité augmente et la colère populaire devient forte : les « gilets jaunes » sont une amorce. Le danger révolutionnaire progresse inévitablement et la dictature du capital montrera alors ses griffes. Le chien est enragé, il est baveux et prêt à en découdre. Le chien n’attaquera pas sans les ordres de son maître. Le chien enragé attend donc le signal de son maître, le bon moment grâce auquel il pourra réaliser ses désirs les plus sombres. Le maître, comprenez la classe capitaliste, fomentera, préparera, anticipera, ce moment « béni des dieux » au cours duquel il pourra enlever la muselière. La dictature du capital attend simplement que les conditions objectives (...) Lire la suite »

Les Communards de la Commune de Paris de 1871 ont été massacrés par le capital

Jimmy DALLEEDOO

Karl Marx disait : « la plus grande mesure sociale de la Commune de Paris fut son existence et son action ». Nous étions en 1871 et la colère ouvrière et populaire tonnait comme la foudre dans un ciel orageux. La bourgeoisie nationale se cachait, se lamentait, elle prit peur devant le soulèvement des exploités. Dès le départ, la classe ouvrière et populaire parisienne avait gagné devant ses exploiteurs et les grandes idées de la Commune s’étendait partout à travers la France. Les représentants du capital français et prussien organisèrent alors, de sang froid, le massacre de tous les Communards afin de conserver leurs privilèges. Les hommes, les femmes et les enfants furent massacrés au nom de la « démocratie ». En effet, les représentants du capital ne supportaient pas l’idée que des ouvriers en guenille puissent être élus, rendant ainsi non légitime les mandats expirés de Thiers et de ses sbires. La Commune avait démontré que l’émancipation de la classe ouvrière et populaire n’était pas une utopie, mais qu’elle était bien une possibilité, une nécessité qui trouverait toujours en face d’elle la barbarie et la violence que recèlent en eux-mêmes le capital et ses représentants.

1-Configuration sociale de la France de 1871 La France de 1871 est encore très agraire. La classe ouvrière et populaire représente à cette époque une force sociale très puissante. La paysannerie est l’un des éléments clefs de cette force sociale en mouvement. Léon Gambetta a proclamé la Troisième République le 4 septembre 1870, place de la Révolution à Paris (l’actuelle Place de la Concorde). Cette proclamation fut appuyée tout de même, par le peuple de France. Mais si le peuple de France avait soutenu la proclamation de la troisième République, c’est parce que la « République Sociale » avait été une revendication ferme du prolétariat et de la paysannerie rassemblée, conscientisée et organisée : quelles allaient être les conséquences de cette proclamation sur la base de ces revendications ? Les contradictions entre le capital et le travail ne faisaient qu’émerger à l’horizon... La France sortait des entrailles du Second Empire : Bonaparte avait échoué à Sedan. Du coup, la Prusse avait gagné et « le siège de (...) Lire la suite »

Le rapport Spinetta est égal au rapport des multinationales : quelles conséquences ?

Jimmy DALLEEDOO

Les monopoles (multinationales) se lèchent les babines en pensant au profit qu’ils vont amasser avec la casse des Chemins De Fers Français. L’Union européenne des monopoles a sonné le glas des services publics depuis longtemps mais, cette fois-ci, ils passent à la vitesse supérieure. Ce rapport n’est pas le début, mais la fin d’un processus de destruction de nos services public orchestrés par les monopoles, les différents gouvernements et l’Union européenne. D’une manière générale, ce rapport est aussi une attaque du capital contre le travail : et ce n’est pas terminé.

1-Le rapport Spinetta et les monopoles Les principaux points du rapport s’orientent vers la fluidification du processus de monopolisation de tous les procès de production. En d’autres termes, les multinationales dévorent tout sur leur passage et ont relégué l’État bourgeois à l’époque de la hache de bronze et du rouet. D’ailleurs, c’est à la fin du XIXème siècle, après la crise du coton en Angleterre (le pays capitaliste le plus développé à cette époque) et en Europe, que la France est passée du capitalisme simple au degré suprême, c’est-à-dire au stade impérialiste. Les capitaux bancaires et les capitaux industriels monopolisés avaient fusionné et de cette union incestueuse est née la bête : une oligarchie financière et parasitaire. Ce n’était donc plus l’État qui contrôlait les monopoles (multinationales), mais les monopoles qui contrôlaient l’État. Ainsi, cette réforme ferroviaire finalisée par le rapport Spinetta marque un point de renforcement de cette oligarchie et donc de l’impérialisme. 2-Concurrence et (...) Lire la suite »

La prochaine révolution de la production sociale passera par l’intelligence artificielle : sommes-nous prêts ?

Jimmy DALLEEDOO
« A mesure que se développent le mode de production capitaliste et, avec lui, le volume de valeur et la durée du capital fixe investi, on voit la vie de l'industrie et du capital industriel se développer également dans chaque affaire particulière jusqu'à se prolonger de longues années, disons en moyenne dix ans. Mais si d'une part cette vie est prolongée par le développement du capital fixe, elle est abrégée, d'autre part, par le bouleversement constant des moyens de production qui s'intensifie constamment, lui aussi, avec le développement du mode de production capitaliste. Il entraîne par l'effet de l'usure morale, le changement des moyens de production, la nécessité de leur remplacement constant, bien avant qu'ils n'aient (pas) fait matériellement leur temps. On peut admettre que dans les branches les plus décisives de la grande industrie, ce cycle de vie s'étend présentement en moyenne sur dix ans. Du reste, la précision du chiffre n'a aucune (...) Lire la suite »

La bataille du rail continue : les cheminots ne lâcheront rien !

Jimmy DALLEEDOO

Il y a quelques années la SNCF était prestataire de service pour RFF (Réseau Ferré de France), ce dernier étant alors propriétaire du réseau ferré français. La SNCF a été déstructurée et une « nouvelle SNCF » est en cours de consolidation. En effet, la SNCF a été divisée en trois entités différentes : 1-SNCF mobilité 2-SNCF réseau 3- Epic de tête. L’ancien propriétaire du réseau ferré français, RFF donc, a été absorbé par l’entité SNCF réseau. Le premier problème se situe dans les conditions dans lesquelles RFF avait été absorbée. En effet, RFF était porteuse d’une dette s’élevant à plus de 50 milliards d’euros qui avait été contractée avec la création des différentes LGV (lignes à grande vitesse). Lors de la restructuration de la SNCF, cette dette n’a pas été effacée puisqu’elle a été répartie dans les trois entités ci-dessus présentées. Pour l’instant, ces trois entités sont englobées dans ce qu’on appelle le GPF (Groupe Public Ferroviaire) qui est lui-même dirigé par un comité central : le CC-GPF. Mais avec le processus de libéralisation nous assistons depuis quelques années à une véritable dérive de notre service public, une dérive qui deviendra de plus en plus insupportable pour les usagers. Le statut « Cheminots » est littéralement vidé de son contenu et les cheminots subissent des pressions psychiques énormes : comme tous les agents du service public.

Pourquoi les différents gouvernements (Gauche ou Droite) veulent-ils en finir avec notre service public ferroviaire ? La réponse à cette question qui est cadrée sur le plan national trouve ses réponses sur le plan international : le national et l’international sont des questions corrélatives. La France est un pays impérialiste doté d’un capital financier (toute-puissance des monopoles, c’est-à-dire des multinationales) particulièrement belliqueux. De plus, la France est intégrée dans l’Union Européenne qui est une coordination de plusieurs impérialismes : l’UE est une machine d’extraction de la plus-value à grande échelle. Comme tous les pays du monde, la nation impérialiste française est dotée d’une force de travail nationale qui est réalisatrice de plus-value, c’est-à-dire du profit capitaliste. Mais la force de travail publique, par exemple les cheminots, les postiers, EDF, la santé, etc., etc., n’est pas une force de travail réalisatrice de profits capitalistes, puisqu’elle exerce une mission de (...) Lire la suite »

Qu’est-ce qu’une classe sociale et quelles sont les classes antagonistes ?

Jimmy DALLEEDOO
Les classes antagonistes sont la classe bourgeoise et le prolétariat en contradiction inconciliable. La négation de l’affirmation doit nécessairement détruire ce qui l’a engendrée, atteignant la négation de la négation, créant une nouvelle société. Il en résulte qu’il ne peut pas y avoir d’Etat intermédiaire entre l’Etat bourgeois et l’Etat prolétarien. L’Etat prolétarien, de par un processus déterminé et dans une période non définie, s’éteindra, dans le même temps que s’éteindront les contradictions de classes antagonistes, afin de laisser la place au communisme. Nier cela, c’est nier le marxisme-léninisme et donc abandonner la classe ouvrière et le prolétariat. La dictature du prolétariat est la seule réponse possible à la dictature bourgeoise et cela ne peut se réaliser que par la révolution socialiste, sans étape intermédiaire. Le révisionnisme est l’ennemi du progressisme. Le parti de la classe ouvrière doit être progressiste et guider la classe vers son émancipation. Le progressisme du parti de la classe, doit (...) Lire la suite »

Le point de convergence se situe dans le syndicalisme révolutionnaire

Jimmy DALLEEDOO

Un second et dernier extrait de mon livre "L'évangile de la philosophie et de la révolution" publié chez Edilivre : disponible en format papier et numérique. ce chapitre analyse la question syndicale et notamment le syndicalisme révolutionnaire : comment créer un syndicalisme révolutionnaire de classe ? Passage d'actualité, car la CGT et d'autres organisations ont appelé à un "front social" et à réamorcer la lutte contre la loi travail...

Chapitre 8 1) Le point de convergence se situe dans le syndicalisme révolutionnaire La lutte syndicale est le point de rencontre de tous les révolutionnaires. Quelles que soient leurs tendances politiques, ils convergent vers la lutte pour la défense des salariés. Objectivement le front des révolutionnaires de différentes tendances existe déjà. Le syndicalisme est normalement une force pour les ouvriers à l’intérieur des entreprises. Le syndicalisme doit être un outil de défense de classe féroce pour contrer les attaques contre les ouvriers provenant de la classe capitaliste. L’outil syndical devra donc être un prolongement de la lutte de classe, mais à l’intérieur de toutes les entreprises. En France, il fut une époque où les ouvriers avaient un syndicalisme de classe puissant et féroce contre la classe capitaliste : c’était l’époque où le PCF était puissant, il était alors un parti de masse et trouvait une résonance dans la classe ouvrière. Le syndicalisme était alors le prolongement de ce PCF fort à (...) Lire la suite »

L’évangile de la philosophie et de la révolution

Jimmy DALLEEDOO

Ci-dessous un extrait de mon livre "L'évangile de la philosophie et de la révolution" publié chez Edilivre. Comment faire la révolution au XXIe siècle ? Quelle est la méthode ? La philosophie a-t-elle un rôle ? Et, si oui, quelle philosophie ?

Chapitre 4 1) L’État et la rotation du capital Un des éléments principaux du capitalisme est sans aucun doute la puissance des capitaux en mouvement. En effet, comme les phénomènes de la nature, les capitaux ne sont pas une chose figée, mais qui se meut et se développe. Il faut alors plusieurs éléments pour que ce mouvement puisse se faire. Le capitalisme achète la force de travail de la classe ouvrière. Le capital se présente un peu comme la graine qui engendre un poirier. En effet, sans cette graine le poirier ne peut pas exister : sans le capital et la force de travail de la classe ouvrière, le capitalisme ne peut pas exister. La classe possédante, exploitera ainsi une classe dominée et dépossédée de tous les moyens de productions. Tout devient marchandise dans le capitalisme. La force de travail vendue aux capitalistes est aussi une marchandise. Ces marchandises qui seront créées dans ce système capitaliste, seront ensuite soumises à la loi du libre-échange, dans laquelle la valeur de ces (...) Lire la suite »
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