RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Auteur : Manlio DINUCCI

Les États-Unis ressuscitent les missiles de Comiso

Manlio DINUCCI
Le Pentagone a annoncé avoir effectué le 18 août, dans le Pacifique, le test d’un missile de croisière (Cruise) avec base au sol. Lancé d’une plate-forme mobile sur l’île San Nicolas en Californie, il a frappé son objectif à plus de 500 km de distance. Les données recueillies dans le test – informe le Pentagone – serviront au “développement de futures capacités de missiles à moyenne portée”. S’étant retirés du Traité FNI de 1987 -qui avait éliminé tous les missiles nucléaires étasuniens et soviétiques à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km) avec base au sol, y compris les Cruise basés à Comiso (Sicile)- les EU donnent le feu vert à une nouvelle et dangereuse course aux armements nucléaires. Le lancement du premier missile de la catégorie auparavant interdite par le Trait FNI a été effectué à peine 16 jours après le retrait définitif des États-Unis du Traité, annoncé par le secrétaire d’état Mike Pompeo le 2 août. Ceci confirme que, tandis que le Traité FNI était encore en vigueur, les États-Unis réalisaient un (...) Lire la suite »

l’Union européenne dans la stratégie nucléaire du Pentagone (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Les ministres de la Défense de l’OTAN (pour l’Italie Elisabetta Trenta, M5S, pour la France, Florence Parly, LREM) ont été convoqués à Bruxelles les 26 et 27 juin pour approuver les nouvelles mesures de “dissuasion” contre la Russie, accusée sans aucune preuve d’avoir violé le traité FNI. En substance ils se mettront en rang derrière les États-Unis qui, en se retirant définitivement du Traité le 2 août, se préparent à déployer en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km) avec base à terre, analogues à ceux des années 80’ (les Pershing 2 et les Cruise) qui furent éliminés (avec les SS-20 soviétiques) par le Traité signé en 1987 par les présidents Gorbachev et Reagan. Les plus grandes puissances européennes, de plus en plus divisées à l’intérieur de l’Ue, se re-compactent dans l’OTAN sous commandement USA pour soutenir leurs intérêts stratégiques communs. Cette même Union européenne -dont 21 des 27 membres font partie de l’OTAN (comme en fait partie la Grand-Bretagne sortante de l’Ue)- (...) Lire la suite »

Qui sont les incendiaires de pétroliers ?

Manlio DINUCCI
Tandis que les États-Unis préparent une nouvelle escalade au Moyen-Orient, en accusant l’Iran d’attaquer les pétroliers dans le golfe d’Oman, le vice-premier ministre Matteo Salvini rencontre à Washington le secrétaire d’État Mike Pompeo, un des artisans de cette stratégie, en l’assurant que “l’Italie veut redevenir dans le continent européen le premier partenaire de la plus grande démocratie occidentale”. Ainsi accroche-t-il l’Italie à l’opération lancée par Washington. L’”incident du Golfe d’Oman”, casus belli contre l’Iran, calque “l’incident du Golfe du Tonkin” du 4 août 1964, utilisé comme casus belli pour bombarder le Nord Vietnam, accusé d’avoir attaqué un torpilleur USA (accusation qui s’est ensuite révélée fausse). Aujourd’hui une vidéo diffusée par Washington montre l’équipage d’une présumée vedette iranienne qui, en plein jour, décroche du flanc d’un pétrolier une mine non explosée pour effacer sa provenance (car la mine aurait porté l’inscription “made in Iran”). Avec ces “preuves”, qui constituent une (...) Lire la suite »

Le bras long du groupe Bilderberg

Manlio DINUCCI
Trois Italiens ont été invités cette année à la réunion du groupe Bilderberg, qui s’est tenue à Montreux en Suisse du 30 mai au 2 juin. Aux côtés de Lili Gruber, l’animatrice télévisée de La7, hôte désormais permanente du Bilderberg, a été invité un autre journaliste : Stefano Feltri, directeur-adjoint du Fatto Quotidiano dirigé par Marco Travaglio. Le “troisième homme” choisi par le Bilderberg est Matteo Renzi, sénateur du Partito Democratico, ancien président du Conseil. Le groupe Bilderberg, constitué en 1954, formellement par l’initiative d’”éminents citoyens” étasuniens et européens, fut en réalité créé par la Cia et par le service secret britannique MI6 pou soutenir l’OTAN contre l’URSS. Après la guerre froide, il a gardé ce même rôle en soutien de la stratégie EU/OTAN. À ses réunions sont invités chaque année, venant presque exclusivement d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, environ 130 représentants du monde politique, économique et militaire, des grands médias et des services secrets, qui formellement (...) Lire la suite »

Le navire d’assaut des nouveaux croisés (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
En présence du Chef de l’État Sergio Mattarella, du ministre de la Défense Elisabetta Trenta, du ministre du Développement économique Luigi Di Maio, et des plus hautes autorités militaires, a été lancé le 25 mai aux Chantiers de Castellammare di Stabia (Naples) le navire Trieste, construit par Fincantieri. C’est une unité amphibie multirôles et multifonctions de la Marine militaire italienne, défini par Trenta comme “parfaite synthèse de la capacité d’innovation technologique du Pays”. Avec une longueur de 214 mètres et une vitesse de 25 noeuds (46 km/h), il a un pont de vol long de 230 mètres pour le décollage d’hélicoptères, de chasseurs F-35B à décollage court et atterrissage vertical et convertibles V-22 Osprey. Il peut transporter dans son pont-garage des véhicules blindés sur 1200 mètres linéaires. Il a une rampe de lancement interne, longue de 50 mètres et large de 15, qui permet au navire d’opérer avec les plus modernes véhicules amphibies de l’OTAN. En termes techniques, c’est un navire destiné à (...) Lire la suite »

Rand Corp : comment abattre la Russie (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Contraindre l’adversaire à s’étendre excessivement pour le déséquilibrer et l’abattre : ce n’est pas une prise de judo mais le plan contre la Russie élaboré par la Rand Corporation, le plus influent think tank étasunien qui, avec un staff de milliers d’experts, se présente comme la plus fiable source mondiale de renseignement et d’analyse politique pour les gouvernants des États-Unis et leurs alliés. La Rand Corp se vante d’avoir contribué à élaborer la stratégie à long terme qui permit aux États-Unis de sortir vainqueurs de la guerre froide, en contraignant l’Union Soviétique à consommer ses propres ressources économiques dans la confrontation stratégique. C’est de ce modèle que s’inspire le nouveau plan, “Overextending and Unbalancing Russia”, publié par la Rand. Selon ses analystes, la Russie reste un puissant adversaire des États-Unis dans certains domaines fondamentaux. Pour cela les EU doivent poursuivre, avec leurs alliés, une stratégie d’ensemble à long terme qui exploite ses vulnérabilités. Ainsi va-t-on (...) Lire la suite »

Opération conquête des esprits

Manlio DINUCCI

Le sens du sacrifice émeut. La Guerre peut en devenir admirable. Recette : (1) trouver un héros jeune et sympathique, (2) louer son dévouement et sa mort altruiste, (3) assurer qu’il s’agissait de défendre les bons face aux méchants, (4) taire les horreurs que l’on a commises. Cela marche encore et toujours.

Environ 5 000 enfants et adolescents de 212 classes ont participé, hier à Pise, à la “Journée de la Solidarité” en souvenir du major Nicola Ciardelli du Régiment de parachutistes (Foudre), tué le 27 avril 2006 dans un “terrible attentat” à Nassirya, pendant la "mission de paix” Antica Babilonia. La Journée, organisée chaque année par l’Association Nicola Ciardelli Onlus créée par sa famille, est devenue, grâce ou soutien déterminant de la Municipalité (d’abord dirigée par le PD, aujourd’hui par la Lega) le laboratoire d’une grande opération – à laquelle collabore un large arc d’organismes et associations – pour “sensibiliser les jeunes étudiants à l’importance de l’engagement de chacun envers la construction d’un avenir de Paix et de Solidarité”. L’exemple à suivre est “l’engagement consenti par Nicola en faveur des populations déchirées par les conflits, rencontrées à l’occasion des nombreuses missions auxquelles il avait participé”, pendant lesquelles il avait “touché du doigt la dévastation des guerres et les (...) Lire la suite »

La locomotive USA de la dépense militaire mondiale (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
La dépense militaire mondiale - selon les estimations du Sipri, le 29 avril - a dépassé les 1800 milliards de dollars en 2018, avec une augmentation en termes réels de 76% par rapport à 1998. Selon cette estimation, on dépense chaque minute dans le monde environ 3,5 millions de dollars en armes et armées. À la première place se trouvent les États-Unis avec une dépense en 2018 de 649 milliards. Ce chiffre représente le budget du Pentagone, comprenant les opérations guerrières à l’étranger, mais pas toute la dépense militaire étasunienne. S’y ajoutent en effet d’autres postes de caractère militaire. Le Département pour les anciens combattants, qui s’occupe des militaires à la retraite, a eu en 2018 un budget de 180 milliards de dollars. La Communauté d’intelligence, composée de 17 agences (dont la plus connue est la CIA), déclare un budget de 81,5 milliards, qui cependant n’est que la pointe de l’iceberg de la dépense réelle pour opérations secrètes. Le Département pour la sécurité de la patrie a dépensé en (...) Lire la suite »

Le “parti américain” dans les institutions UE (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
“La Russie ne peut plus être considérée comme un partenaire stratégique et l’Union européenne doit être prête à lui imposer d’ultérieures sanctions si elle continue à violer le droit international” : c’est ce qu’établit la résolution approuvée par le Parlement européen le 12 mars avec 402 voix pour, 163 contre et 89 abstentions. La résolution, présentée par la parlementaire lettone Sandra Kalniete, nie avant tout la légitimité des élections présidentielles en Russie, en les qualifiant de “non-démocratiques”, et en présentant ainsi le président Poutine comme un usurpateur. Elle accuse la Russie non seulement de “violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et de la Géorgie”, mais de l’”intervention en Syrie et de l’interférence dans des pays comme la Libye”, et, en Europe, d’interférence visant à influencer les élections et à attiser les tensions”. Elle accuse la Russie de “violation des accords de contrôle des armements”, en lui attribuant la responsabilité d’avoir fossoyé le Traité FNI. Elle l’accuse en outre d’ (...) Lire la suite »
12 

Washington, la raison de la force

Manlio DINUCCI
Il y a deux semaines Washington a couronné président du Venezuela Juan Guaidó, bien que celui-ci n’ait même pas participé aux élections présidentielles, et a déclaré illégitime le président Maduro, régulièrement élu, en pré-annonçant sa déportation à Guantanamo. La semaine dernière Washington a annoncé la suspension du Traité FNI, en en attribuant la responsabilité à la Russie, et a ainsi ouvert une phase encore plus dangereuse de la course aux armements nucléaires. Cette semaine Washington accomplit un nouveau pas : demain 6 février, l’Otan sous commandement USA s’élargit ultérieurement, avec la signature du protocole d’adhésion de la Macédoine du Nord comme 30ème membre. Nous ne savons pas quel autre pas fera Washington la semaine prochaine, mais nous savons quelle est la direction : une succession de plus en plus rapide d’actes de force par lesquels les USA et les autres puissances de l’Occident essaient de garder la prédominance unipolaire dans un monde qui est en train de devenir multipolaire. Cette (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 220