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Auteur : Liliane HELD-KHAWAM

La question de Monnaie pleine induit-elle le votant en erreur ?

Liliane HELD-KHAWAM

La Confédération helvétique est actuellement agitée par un débat d’importance, dont on ne dit pas un mot en France, sur la création de la monnaie. La question, soumise à référendum, est de savoir qui doit créer l’argent : les banques privées ou la banque nationale.

Ci-dessous une réflexion de Liliane Held-Khawam sur le sujet (larges extraits).

Le peuple suisse doit, le 10 juin 2018, répondre à cette question : « Acceptez-vous l’initiative populaire « Pour une monnaie à l’abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque nationale ! (Initiative Monnaie pleine) ? » Le oui à la question sous-entend que ce concept monétaire garantit la monnaie suisse et les avoirs bancaires d’une part, et d’autre part que l’ensemble des avoirs bancaires relèvent de la banque centrale. Le matériel de vote insiste aussi à dire que le oui à la question signifie que la BNS serait la seule à créer la monnaie suisse. De quels avoirs parle Monnaie pleine ? Monnaie pleine sous-entend qu’elle va faire en sorte que seule la BNS créera la monnaie, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Les avoirs bancaires, dont la monnaie est créée par les banques, sera transformée en avoirs sécurisés, car devenus monnaie centrale produite par la BNS. En lisant bien le texte de loi, vous découvrez : « (…) le jour de leur entrée en vigueur, toute la monnaie scripturale figurant (...) Lire la suite »

La BNS a besoin de vos capitaux LPP

Liliane HELD-KHAWAM
Le bilan de la BNS explose. Il explose principalement par son compte de virement aux banques. Les experts de la BNS ET de la Confédération nous ont longuement expliqué que cela ne coûtait rien puisque cet argent était créé par la BNS ex-nihilo. Ils veulent dire ainsi que c’est une simple écriture sans coûts que la BNS rajoute aux comptes de virement des banques. Nous disons depuis 2011 que cela est de la simple foutaise. Nous l’avons démontré à plusieurs reprises sur ce site en nous basant sur le bilan lui-même de la BNS. L’exemple simple est celui du financement du sauvetage de l’UBS en 2008. La BNS avait dû émettre des obligations à son nom propre pour récupérer en échange de l’argent pour renflouer par la suite le Stabfund créé conjointement avec UBS. Ceci est de l’emprunt. Des créances. Des dettes ! En parallèle, elle avait dû inscrire des opérations de SWAP sur devises avec d’autres banques centrales et mis /pris des titres en pension. TOUTES CES OPÉRATIONS : EMPRUNTS + SWAP+ PENSIONS DE TITRES (...) Lire la suite »

La récession européenne dévoilée par la consommation d’énergie

Liliane HELD-KHAWAM
Il est aisé de comprendre qu’énergie et économie évoluent ensemble. La production économique (sous toutes ses formes) est fortement dépendante de la consommation d’énergie. Par conséquent si une des composantes croît, l’autre devrait la suivre et vice versa. Si une baisse, l’autre aussi…. L’économiste Gaël Giraud. nous explique dans un excellent entretien rapporté par le journal du CNRS ceci : « Nos économies sont beaucoup plus dépendantes de l’énergie que les économistes « orthodoxes » ne veulent bien l’admettre« . Selon l’économiste, » lorsque la consommation d’énergie primaire augmente de 10 %, le PIB tend à croître de 6-7 % en moyenne, avec éventuellement un retard pouvant aller jusqu’à dix-huit mois« . Il poursuit en complétant la liste des variables nécessaires à la croissance. « L’énergie ne produit donc pas de la prospérité par magie : la technique, le capital et le travail lui sont complémentaires. C’est cette complémentarité qui, d’après mes travaux, est au cœur de la croissance économique que nous avons (...) Lire la suite »

La Commission française des Finances travaille avec les lobbies bancaires. Vidéo

Liliane HELD-KHAWAM
La corporatocratie est une réalité. Le peuple suisse et ses médias ont par exemple pris l’habitude de voir UBS tenir le haut du pavé dans des affaires délictueuses internationales tout en participant à la vie politique, économique et financière de la Suisse. Un mélange des plus détestables mais qui ne fait plus réagir personne. Il n’en va pas de même en France où un Sénateur Eric Bocquet – vidéo ci-dessous – réagit vivement et fermement, le 6 février 2017, à la découverte des membres auditionnés par la Commission des finances (Mme Marie-Anne Barbat Layani, directrice générale de la Fédération bancaires française (FBF), M. Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext N.V., M. Jean-Louis Laurens, ambassadeur de la gestion d'actifs français à l'international, M. Jean-Frédéric de Leusse, président du directoire d'UBS France, M. René Proglio, directeur général de Morgan Stanley France, Mme Odile Renaud-Basso, directrice générale du Trésor). Y sont surreprésentées les banques globales internationales, dont (...) Lire la suite »

France : Vous devez transmettre vos données biométriques…

Liliane HELD-KHAWAM
Pour votre sécurité, vos données personnelles et biométriques seront numérisées et stockées. Mais où donc ? Le 9 février 2017, un arrêté a été émis en France par le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques. Il s’agit de l’application qui autorise la « création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux pièces d’identité »(décret n° 2016-1460 du 28 octobre 2016). Sont concernés votre passeport et votre carte d’identité. Ces pièces d’identité deviennent des TES pour »Titres électroniques sécurisés ». Grâce à ce dispositif signé par le directeur des libertés et des affaires juridiques, l’ensemble de la population sera répertoriée dans un fichier supposé sécurisé.... Mais plus important encore que le fichier lui-même, c’est le passage en force de la mise en place d’outils liberticides, où la liberté de disposer de son corps, qui supposerait le refus de la transmission de ses empreintes digitales ou de la photographie de son visage, n’est plus possible ! Il est piquant de constater que la (...) Lire la suite »

La corporatocratie éclipse la démocratie.

Liliane HELD-KHAWAM
Un Conseil fédéral sous le signe de l’éclipse ou de la disparition. Photo prémonitoire ou informatrice de la fin de l’Etat traditionnel souverain, dirigé par une Constitution ? Lorsque la démocratie dépérit, cela revient à admettre que de nouvelles entités – pouvant être commerciales et privées- sont potentiellement en train de récupérer les pouvoirs et l’autorité qui reviennent au pays concerné. Le concept qui est lové au cœur de cette problématique est celui de la « souveraineté« . En voici une définition : « La souveraineté est le principe de l’autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d’exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple. La souveraineté nationale caractérise l’indépendance de l’État-nation par rapport à d’autres États ou à des instances internationales, hormis pour les autorités que cet état a librement accepté de céder (Cf. fédéralisme). » Historiquement, la souveraineté a pu être détenue par différents (...) Lire la suite »

La Suisse, une SA en devenir…

Liliane HELD-KHAWAM
Un Etat ne peut prétendre à l’appellation d' »Etat de droit » s’il n’arrive -ou ne veut-plus faire respecter sa Constitution. Dans une démocratie basée sur l’Etat de droit, aucune entité, individuelle ou commerciale, n’a de passe-droit en matière de non-respect de la législation. Nous avons ici dénoncé à plusieurs reprises la violation constitutionnelle de la création monétaire qui selon la Constitution devrait relever exclusivement de la Banque nationale. L’article 99 de la Constitution dit clairement dans son alinéa 1 : « 1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération ; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération. » Or, les représentants de la Confédération et la banque centrale jouent sur les mots depuis de nombreuses années. Grâce à l’appellation « battre monnaie » de la Constitution, les autorités suisses ont attribué l’exclusivité de la création monétaire de numéraires (papiers, piécettes) à la banque centrale. Mais pas la (...) Lire la suite »
Lynchage politico-médiatique. Pourquoi maintenant ?

La destruction de la classe politique dirigeante a commencé.

Liliane HELD-KHAWAM

Nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle phase de la mise en place du nouveau système mondial (cf notre dossier sur la réorganisation du monde). La destruction de la classe politique traditionnelle semble enclenchée. Le nouveau système n’en a plus que faire et le fait savoir. Elle est devenue inutile et non recyclable au vu de son efficacité plutôt limitée.

Les nouveaux patrons de la planète que sont les dirigeants de la haute finance vont la donner en pâture aux peuples après l’avoir copieusement utilisée comme interface.La classe politique, aidée des médias dominants, a longtemps tenté de masquer les réels décideurs : la haute finance. Nous entrons actuellement dans la phase de son lynchage. Et la chose sera d’autant plus aisée que les Etats ont d’ores et déjà été vampirisés (informations sensibles comprises) et les peuples appauvris, désecurisés, trahis et remplis de colère. L’heure est donc aux scandales. Et certains doivent trembler à l’idée de voir des pratiques, pour ne pas dire magouilles, longtemps admises par leur caste étalées sur la place publique. Le fait est que le haut de la pyramide des organisations républicaines a été largement gangréné par la corruption, les conflits d’intérêts et autres copinages avec les détenteurs du grand capital transnational. La puissance de feu financière des uns a fait oublier à ces représentants de la démocratie (...) Lire la suite »
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Le journalisme suisse en danger

Liliane HELD-KHAWAM

Lukas Hässig, journaliste financier d’investigation accusé de concurrence déloyale et d’atteinte à la personnalité par Crédit Suisse. Plainte reçue par le tribunal de Commerce (ZH)

Les 72 millions de primes offertes à Daniel Vasella en échange d’une clause de non concurrence, c’était déjà lui. Lui, c’est Lukas Hässig. Un talentueux journaliste qui cumule de nombreuses années dans le monde des médias. Lukas Hässig a un défaut : il dénonce les iniquités du monde de la Paradeplatz, la place des grandes banques (BNS incluse). D’ailleurs son site s’appelle insideparadeplatz.ch. Coup de tonnerre en novembre 2015. Le Crédit Suisse porte plainte contre Lukas Hässig pour concurrence déloyale. 24 heures précise : « La plainte pour concurrence déloyale et atteinte à la personnalité, déposée par Credit Suisse (CS) contre le site d’information Inside Paradeplatz et son propriétaire, le journaliste financier Lukas Hässig, est toujours maintenue. Une semaine après l’avoir reçue au début de novembre, le Tribunal de commerce du canton de Zurich était entré en matière et avait même revu à la hausse la valeur litigieuse de 100 000 francs, à au moins un demi-million. Trois articles sont incriminés (Le CS (...) Lire la suite »

Les Etats-Unis ont phagocyté la place financière suisse. Le nouveau paradis fiscal favori de la planète : les Etats-Unis !

Liliane HELD-KHAWAM
Voici un article édité par Bloomberg qui dénonce les pratiques fiscales américaines. On y apprend que les capitaux quittent la Suisse pour aller retrouver un havre de paix avec des conditions meilleures que ce que la Suisse offrait. Mais cette nouvelle qui entérine la mise à mort de la place financière suisse nous interpelle à au moins deux niveaux : La politique de Eveline Widmer-Schlumpf qui a désossé la place financière suisse et qui a provoqué une hémorragie massive des capitaux. En 2013, nous dénoncions sa manière de négocier et d’accorder des chèques en blanc aux grandes banques et aux Etats-Unis sans aucune contrepartie. Nous écrivions : « Les Etats-Unis, qui défendent leur industrie financière, le savent bien. Côté suisse, on sacrifie toute une industrie de pointe pour quelques brebis galeuses ». (2013) Le silence du directoire de la BNS au sujet de l’exode massif des capitaux d’une part et la rengaine du franc fort comme leitmotiv alors même que la place financière suisse est abandonnée. Il (...) Lire la suite »
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