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Auteur : Erno RENONCOURT
Haïti n’est qu’un grand cimetière de 11 millions d’âmes en sursis.

Pour une PoÉthique du changement profond !

Erno RENONCOURT

Comment porter l'innovation sociale dans un écosystème indigent, soumis à une précarité qui enlève toute dignité et toute humanité ? Comment empêcher l'érosion des contours et l'effondrement de l'ouvrage quand les digues ne tiennent plus ? Du constat au postulat de l'indigence, de l'effondrement au déracinement, il faut trouver les bonnes postures, les bonnes vibrations pour faire émerger une nouvelle écologie de valeurs et passer à l'intelligence.

Le Constat Le constat ne se discute plus. Tous les observateurs, disposant de ce minimum éthique permettant de supporter la vérité, sont unanimes à reconnaitre qu’Haïti est au fond du gouffre. La gouvernance publique, la gouvernance d’entreprise et la cohésion sociale sont en lambeaux. En observateur lucide, l’ex-président de la République Dominicaine, Leonel Fernandez, qui a été un acteur majeur dans la voie de la stabilité et du progrès de son pays, a déclaré, au début de ce mois d‘octobre, qu’Haïti est un pays totalement effondré sur les plans économique, social et politique. Cette chute vertigineuse dans les abysses, si elle ne date pas d’hier, a tout de même été accélérée depuis 2010. Elle était prévisible. Car les succès que nous célébrons ne sont que des enfumages qui ont réduit nos capacités rétroactives mais aussi prédictives. Obscurité totale. L’adaptation à une forme de médiocrité tranquille et confortable nous a donné l’illusion de la stabilité et du succès. Ainsi, sans repère, sans exigence de (...) Lire la suite »

La politique comme facteur expliqué de l’indigence !

Erno RENONCOURT

Nous portons le dissensus politique en affirmant haut et fort, que ce n'est pas la politique qui engendre l'indigence. L'offre politique dans n’importe quel pays est dimensionnée par la compétence des acteurs sociaux, la responsabilité des élites d'affaires, les postures professionnelles des universitaires et des cadres techniques, la confiance en la culture et ses liaisons avec la dignité humaine, la probité et l'intégrité des chercheurs, l'éthique des médias et l'engagement citoyen. Bref, l’offre politique est le reflet de la noblesse et de la grandeur de ceux qui sont dans la hiérarchie sociale. Plus ceux qui ont réussi sont humainement précaires et médiocres, plus l’offre politique sera indigente.

Prendre la mesure de l’indigence La détection, dans l’espace-temps social haïtien, du rayonnement indigent, nous donne un puissant moyen de mesurer son impact sur l’écosystème organisationnel et institutionnel. Dans tout écosystème dominé par l’irresponsabilité et l’impunité, la corruption et l’injustice, l’indigence s’accumule en couches épaisses sur les succès personnels. Une indigence palpable dans tout ce qui respire et bouge, dans tout ce qui s’érige et grouille. Pour peu que l’on prenne le temps de sortir de sa petite zone de confort médiocre pour voir le réel, au détour de chaque rue, dans le paysage décoré par les constructions anarchiques malgré leur modernité, dans les postures professionnelles recourbées et recroquevillées de la servilité, dans le regard des foules, ce qu’on découvre est indicible. Un VIDE terrifiant qu’aucun essai sociologique et qu’aucune statistique ne pourront jamais exprimer et quantifier. Un vide comme écho d’un gigantesque tohubohu humain. Ici, tout se tient dans un permanent (...) Lire la suite »
Haïti : des millions d’êtres pétris de talent ne survivent que par l’assistance humanitaire

Le paradoxe du rayonnement indigent

Erno RENONCOURT

Dans certaines sociétés, le contraste est exponentiellement saisissant dès qu’on cherche à mesurer la contribution des talents des individuels de leur membre dans la performance globale de leur écosystème. Pour s’en convaincre, il suffit de projeter la somme des compétences et des succès individuels sur les murs de la stabilité institutionnelle et de la cohésion sociale de leur pays. Et on ne peut qu'être interloqué, choqué et même révolté de ne trouver aucune trace d’intelligence, aucune empreinte de performance. Un vrai rayonnement obscur tient lieu de paradoxe : le rayon projeté par le regroupement de certains organismes vivants étincelants s’étale comme une ombre diffuse et confuse ! C'est à un tel phénomène qu'on assiste en Haïti.

C’est là un cas d’espèce qui intéresserait la physique quantique. Imaginez des particules étincelantes de lumière qui deviennent obscures quand elles se regroupent pour former un faisceau convergent ! Imaginez des photons de lumière qui, en s’assemblant, rayonnent d’obscurité ! Cette étrangeté scientifique pourrait aisément porter le nom de paradoxe du rayonnement obscur ! On pourrait penser qu’un tel phénomène, s’il n’est pas du tout improbable, reste quand même très rare à observer. Sauf, si on se met à dériver dans l’espace intersidéral qui est, du reste, peuplé de bizarreries cosmiques et de mystères stellaires. Alors là, on pourrait bien, en explorant les zones sombres de l’univers, dans le vide intersidéral, découvrir les trous noirs peuplés d’étoiles qui meurent sous le poids de leur énergie sombre. Pourtant, Il en est ainsi de certaines sociétés qui se désagrègent à perte de valeurs et d’humanité en diffusant uniformément dans l’espace-temps de leur écosystème un rayonnement indigent. Cela n’a rien de (...) Lire la suite »

Le rapport détourné ou les non-dits du scandale Petro Caribe

Erno RENONCOURT
De l‘indigence à la résilience ! Une fois de plus, Haïti est projetée dans la lumière des évènements internationaux par l’enfumage d’un foisonnant fumier qui génère par récurrence les flammes d’une sourde précarité et d’une permanente instabilité. Le feuilleton Petro Caribe vient confirmer un certain postulat de l’indigence. Entendez par là un cycle destructeur, porté tantôt par des ondes cycloniques, tantôt par des ondes sismiques et constamment par des ondes politiques. Un cycle chaotique, exploité à profit par les élites locales pour leur succès économique et par les acteurs internationaux pour l’expérimentation de leurs projets douteux portés par une expertise sinon rompue à l’escroquerie du moins frappée d’obsolescence. Ainsi, dans une impuissance totale, plus de onze millions d’âmes subissent la violence d’un ordre de choses qui, pour déshumanisant qu’il soit ne conduit pas à la révolte qu’on devait attendre dans des conditions normales de dignité, d’engagement citoyenne véritable et de conscience politique. (...) Lire la suite »

La quadrature du temps et de la méthode

Erno RENONCOURT

L'épistémologie nous a appris qu'on ne progresse pas avec ses certitudes pas plus en répétant des activités verrouillées sur des solutions toutes faites. Le progrès et l'innovation sociale ne se conjuguent qu'au temps de la prise de risque et par l’éloignement des zones de confort pour se confronter sans cesse aux incertitudes d'un contexte social qui ne délivre ses causes et ses structures qu'à ceux qui prennent le temps de comprendre pour construire la reliance et trouver les stratégies optimales pour l'action intelligente. L’échec de certains projets, malgré la renommée des agences qui les portent, malgré l’expertise et les milliards qui les supportent, sera toujours dicté et acté, tant qu’ils se limiteront aux activités du prêt à opérationnaliser conçu comme modèle de développement à reproduire dans les pays du sud. L'échec de ce modèle s’explique par un paradoxe qu'on peut désigner sous le nom de la quadrature du temps et de la méthode pour gérer l'urgence. Expertise indigente : Mode d'emploi.

Le postulat de l’action intelligente : de la méthode et du temps Il est méthodologiquement admis qu’aucune action efficiente ne peut être apportée par l’homme, comme réponse opportune, aux problèmes auxquels il est confronté, que par une réflexion intelligente inscrite dans la durée. Le postulat de l’action intelligente suppose un effort dans le temps et par la méthode pour transformer les problèmes en des études de CAS afin de faire émerger la reliance propre à l’intelligence. L’action s’inscrit comme couronnement d’une réflexion porteuse de connaissance par ses succès ou par ses expériences. C’est d’ailleurs ce que nous apprend l’économie de la connaissance : la connaissance ne peut être produite que là où on prend le temps d’agir avec attention. Un enseignement rassurant, matérialisé par l’équation dite flux de la connaissance : φ(k) ∝ At. Nous faisons l’hypothèse fortement probable que « l’action avec attention » ne peut être, dans ce contexte, que l’action guidée par la réflexion intelligente et la méthode. (...) Lire la suite »

Haïti, cet improbable pays !

Erno RENONCOURT

Un peuple meurt sous le poids de ses indigences, l'histoire d'une épopée, celle de Vertières, se gomme sous la pesanteur des impostures qui jalonnent l'existence de ceux et de celles qui ont hérité, des aïeux, l’indépendance. La légende des peuples n'est pas éternelle, elle s'estompe et tombe dans l'oubli, faute de dignité active et mobilisatrice. Vertières n'est qu'un mythe du passé, éclaboussé par l'échec d'un collectif dont ses représentants illustres n'ont pas assez d'honneur et de dignité pour transformer leur présent en une source d’exaltation capable de magnifier les épopées du passé. Ils se contentent de vivre dans les rêves d’ailleurs et de profiter de leurs petites accointances avec les anciens maîtres. Les peuples qui survivent dans la mémoire humaine relèvent bien haut la flamme de leur dignité pour réinventer les faits de gloire de leur passé. Quand ils sont impuissants, insignifiants, ils dérivent dans l’espace-temps comme d’indigentes épaves refusées par tous les ports d’escale.

De l’impuissance à l’insignifiance Entre corruption et misère, entre défaillance institutionnelle et instabilité, entre désespérance et envies d’ailleurs, entre terrorisme d’état et colère violente des masses, entre escroquerie et soumission, entre impunité et inertie, le chaos haïtien s’enlise et perpétue le drame et la détresse d’une population d’environ onze millions d’âmes. Preuve s’il en fallait que le nombre ne fait pas la puissance et qu’en situation de déficit d’intelligence, aussi nombreux qu’on puisse être, on sera toujours insignifiant. Onze millions de personnes qui se laissent terroriser par une poignée de médiocres et de corrompus, cela s’appelle de l’impuissance. Onze millions d’êtres humains qui se laissent réduire à l’état d’insignifiance absolue par une poignée de migrants dont la prospérité des affaires sur le temps semble conférer le statut particulier de nouveaux colons, cela s’appelle de l’insignifiance. Quand toute une collectivité, constituée de groupuscules sociaux dispersés, désarticulés, (...) Lire la suite »

De l’État de droit à l’État de passe-droit

Erno RENONCOURT

Cette lettre adressée au CORE GROUP, haut lieu de pouvoir réunissant en Haïti les ambassadeurs des puissantes missions diplomatiques, se veut un plaidoyer pour la raison, dans le chaos qui règne en Haiti depuis toujours et qui s'est intensifié depuis le 7 février 2019 par la colère légitime des masses.

Un plaidoyer pour la raison en guise de lettre ouverte au CORE GROUP D’un citoyen Haïtien Indigné Aux membres du CORE GROUP Port-au-Prince, le 16 février 2019, Chers Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques étrangères regroupés dans ce haut lieu de pouvoir qu’est le CORE GROUP, Je me permets de vous adresser ce message dont l’humilité et la détresse motivant l’intention ne cacheront point la digne colère et l’insolence de la tonalité. Vous m’excuserez si, pour le contexte, je ne sais pas faire usage de la langue de bois qui reste, dans votre monde diplomatique, la norme d’excellence. Je présume que vous comprenez que je souhaite réagir sur vos dernières prises de position concernant le chaos qui règne en Haiti. Chaos, du reste, provoqué essentiellement par l’incurie administrative, l’incompétence politique, l’institutionnalisation de la corruption, la misère économique, la détresse sociale, les postures et accointances mafieuses qui restent, à ce jour, les seuls résultats d’un pouvoir (...) Lire la suite »

D’éloquence et de lumière

Erno RENONCOURT
S'esclaffer de RIRE pour ne pas s'étouffer est une thérapie efficace quand on subit l'inertie d'un écosystème indigent. Le rire étant signe de générosité d'âme et d'intelligence quand il cherche à échapper à l'impuissance et à la bêtise. Ainsi, entre Reliance et Intelligence, entre Résonance et Insolence (RIRE), tout vibre d’éloquence et tout rayonne de lumière. Comme autant d'échos de RIREs étincelants venant rappeler que certaines éloquences laissent rythmer dans l’espace des vibrations d'insolence qui aident à se retrouver pour se regrouper par-delà l'obscurité. Alors, ivres d'intelligente colère, les mots deviennent des marqueurs d'humanité qui révèlent la lumière des âmes. Mais, nul ne peut briller pour autrui, s'il n'est pas lui-même illuminé de l'intérieur. Cette nouvelle résonance dissidente est une invitation pour que chacun se laisse enflammer par l’engagement de quelques mots qui disent, avec humilité, la valeur des hommes voulant se (...) Lire la suite »

Plaidoyer pour rendre au peuple (haïtien) sa dignité

Erno RENONCOURT

Un regard cinglant et rigoureux pour diagnostiquer le vide éthique qui prend possession d'Haïti et conduit les groupes sociaux et culturels à préférer la tranquillité de leurs accointances. Un appel humaniste pour faire retentir l'urgence d'un engagement citoyen pour une prise en charge collective. Loin des enfumages politiques, Loin des impostures militantes. Une utopie citoyenne à nourrir pour forcer le passage dans l'obscurité, hors de l'indigence qui donne la main à l'impuissance pour faire la fête.

Écouter le bruit de l’indigence du monde Une réelle angoisse existentielle est en train de prendre possession des couches populaires, et même des classes moyennes, un peu partout dans le monde. La réalité de l’indigence, qui se répand à coup de misères, de bas salaires, de précarités, de médiocrités, de corruption et de soumission, menace d’embraser la planète en allumant de multiples foyers de contestation. Même les places fortes des grandes capitales occidentales, constituées par les puissances économiques mondiales, ne sont guère à l’abri. Voir Paris, haut lieu de culture, symbole du luxe et de l’opulence, qui gronde et laisse éclater ses accents de colère, est révélateur de cette angoisse sociale. Et comme en commune imposture démocratique, le système et ses anges gardiens ont déployé leur arsenal répressif pour intimider et mater la rébellion. Au pays autoproclamé des droits de l'homme, on interdit aussi les manifestations ; on met en joue et gaze des lycéens ; on bouscule, matraque, traine et marche sur (...) Lire la suite »

Pourquoi les génies intellectuels (en Haïti) se soumettent-ils devant les incompétents riches et puissants ?

Erno RENONCOURT

Comment définir l'intelligence, dans un pays où la bêtise déshumanise au nom d'une indigente précarité qui dicte les règles d'une âpre lutte pour la survie ? Nul doute ne peut encore subsister, c'est par cette ardente volonté de se rendre disponible et de projeter les feux de sa lumière plus loin que soi.... Là où le regard doit radicalement changer de perspectives pour aider à transformer la vie, et permettre à ceux qui sont dans le noir, de s'approprier une certaine dignité pour rester ou redevenir humains.

Quand l’incompétence des médiocres fait la réussite des génies Dans un texte savant, étalant une docte connaissance des expériences psychologiques, dont certaines menées à l'Université Cornell, un brillant économiste haïtien a publié une tribune dans le quotidien Le Nouvelliste pour demander : « Pourquoi des incompétents se prennent-ils pour des génies ? ». L’auteur a mis à nu l’arrogante posture de ces personnes incompétentes qui croient pourtant tout savoir. En se croyant doués et en voulant en mettre plein la vue à tout le monde, ils ne font, pourtant, qu’indisposer le monde par leur ignorance. Il faut saluer cette écriture maitrisée, ponctuée de savantes références, nourrie d’expériences académiquement attestées, par laquelle l’auteur nous a fait voyager dans l’univers psychologique de ceux et celles qui vivent dans cette « supériorité illusoire » pour compenser leur évidente médiocrité. Il faut s'empresser de dire, parce qu'on regrette que l'intelligence de l'auteur ne lui ait pas suggéré de rappeler, que si (...) Lire la suite »
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