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Auteur : Erno RENONCOURT

Haïti, cet improbable pays !

Erno RENONCOURT

Un peuple meurt sous le poids de ses indigences, l'histoire d'une épopée, celle de Vertières, se gomme sous la pesanteur des impostures qui jalonnent l'existence de ceux et de celles qui ont hérité, des aïeux, l’indépendance. La légende des peuples n'est pas éternelle, elle s'estompe et tombe dans l'oubli, faute de dignité active et mobilisatrice. Vertières n'est qu'un mythe du passé, éclaboussé par l'échec d'un collectif dont ses représentants illustres n'ont pas assez d'honneur et de dignité pour transformer leur présent en une source d’exaltation capable de magnifier les épopées du passé. Ils se contentent de vivre dans les rêves d’ailleurs et de profiter de leurs petites accointances avec les anciens maîtres. Les peuples qui survivent dans la mémoire humaine relèvent bien haut la flamme de leur dignité pour réinventer les faits de gloire de leur passé. Quand ils sont impuissants, insignifiants, ils dérivent dans l’espace-temps comme d’indigentes épaves refusées par tous les ports d’escale.

De l’impuissance à l’insignifiance Entre corruption et misère, entre défaillance institutionnelle et instabilité, entre désespérance et envies d’ailleurs, entre terrorisme d’état et colère violente des masses, entre escroquerie et soumission, entre impunité et inertie, le chaos haïtien s’enlise et perpétue le drame et la détresse d’une population d’environ onze millions d’âmes. Preuve s’il en fallait que le nombre ne fait pas la puissance et qu’en situation de déficit d’intelligence, aussi nombreux qu’on puisse être, on sera toujours insignifiant. Onze millions de personnes qui se laissent terroriser par une poignée de médiocres et de corrompus, cela s’appelle de l’impuissance. Onze millions d’êtres humains qui se laissent réduire à l’état d’insignifiance absolue par une poignée de migrants dont la prospérité des affaires sur le temps semble conférer le statut particulier de nouveaux colons, cela s’appelle de l’insignifiance. Quand toute une collectivité, constituée de groupuscules sociaux dispersés, désarticulés, (...) Lire la suite »

De l’État de droit à l’État de passe-droit

Erno RENONCOURT

Cette lettre adressée au CORE GROUP, haut lieu de pouvoir réunissant en Haïti les ambassadeurs des puissantes missions diplomatiques, se veut un plaidoyer pour la raison, dans le chaos qui règne en Haiti depuis toujours et qui s'est intensifié depuis le 7 février 2019 par la colère légitime des masses.

Un plaidoyer pour la raison en guise de lettre ouverte au CORE GROUP D’un citoyen Haïtien Indigné Aux membres du CORE GROUP Port-au-Prince, le 16 février 2019, Chers Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques étrangères regroupés dans ce haut lieu de pouvoir qu’est le CORE GROUP, Je me permets de vous adresser ce message dont l’humilité et la détresse motivant l’intention ne cacheront point la digne colère et l’insolence de la tonalité. Vous m’excuserez si, pour le contexte, je ne sais pas faire usage de la langue de bois qui reste, dans votre monde diplomatique, la norme d’excellence. Je présume que vous comprenez que je souhaite réagir sur vos dernières prises de position concernant le chaos qui règne en Haiti. Chaos, du reste, provoqué essentiellement par l’incurie administrative, l’incompétence politique, l’institutionnalisation de la corruption, la misère économique, la détresse sociale, les postures et accointances mafieuses qui restent, à ce jour, les seuls résultats d’un pouvoir (...) Lire la suite »

D’éloquence et de lumière

Erno RENONCOURT
S'esclaffer de RIRE pour ne pas s'étouffer est une thérapie efficace quand on subit l'inertie d'un écosystème indigent. Le rire étant signe de générosité d'âme et d'intelligence quand il cherche à échapper à l'impuissance et à la bêtise. Ainsi, entre Reliance et Intelligence, entre Résonance et Insolence (RIRE), tout vibre d’éloquence et tout rayonne de lumière. Comme autant d'échos de RIREs étincelants venant rappeler que certaines éloquences laissent rythmer dans l’espace des vibrations d'insolence qui aident à se retrouver pour se regrouper par-delà l'obscurité. Alors, ivres d'intelligente colère, les mots deviennent des marqueurs d'humanité qui révèlent la lumière des âmes. Mais, nul ne peut briller pour autrui, s'il n'est pas lui-même illuminé de l'intérieur. Cette nouvelle résonance dissidente est une invitation pour que chacun se laisse enflammer par l’engagement de quelques mots qui disent, avec humilité, la valeur des hommes voulant se (...) Lire la suite »

Plaidoyer pour rendre au peuple (haïtien) sa dignité

Erno RENONCOURT

Un regard cinglant et rigoureux pour diagnostiquer le vide éthique qui prend possession d'Haïti et conduit les groupes sociaux et culturels à préférer la tranquillité de leurs accointances. Un appel humaniste pour faire retentir l'urgence d'un engagement citoyen pour une prise en charge collective. Loin des enfumages politiques, Loin des impostures militantes. Une utopie citoyenne à nourrir pour forcer le passage dans l'obscurité, hors de l'indigence qui donne la main à l'impuissance pour faire la fête.

Écouter le bruit de l’indigence du monde Une réelle angoisse existentielle est en train de prendre possession des couches populaires, et même des classes moyennes, un peu partout dans le monde. La réalité de l’indigence, qui se répand à coup de misères, de bas salaires, de précarités, de médiocrités, de corruption et de soumission, menace d’embraser la planète en allumant de multiples foyers de contestation. Même les places fortes des grandes capitales occidentales, constituées par les puissances économiques mondiales, ne sont guère à l’abri. Voir Paris, haut lieu de culture, symbole du luxe et de l’opulence, qui gronde et laisse éclater ses accents de colère, est révélateur de cette angoisse sociale. Et comme en commune imposture démocratique, le système et ses anges gardiens ont déployé leur arsenal répressif pour intimider et mater la rébellion. Au pays autoproclamé des droits de l'homme, on interdit aussi les manifestations ; on met en joue et gaze des lycéens ; on bouscule, matraque, traine et marche sur (...) Lire la suite »

Pourquoi les génies intellectuels (en Haïti) se soumettent-ils devant les incompétents riches et puissants ?

Erno RENONCOURT

Comment définir l'intelligence, dans un pays où la bêtise déshumanise au nom d'une indigente précarité qui dicte les règles d'une âpre lutte pour la survie ? Nul doute ne peut encore subsister, c'est par cette ardente volonté de se rendre disponible et de projeter les feux de sa lumière plus loin que soi.... Là où le regard doit radicalement changer de perspectives pour aider à transformer la vie, et permettre à ceux qui sont dans le noir, de s'approprier une certaine dignité pour rester ou redevenir humains.

Quand l’incompétence des médiocres fait la réussite des génies Dans un texte savant, étalant une docte connaissance des expériences psychologiques, dont certaines menées à l'Université Cornell, un brillant économiste haïtien a publié une tribune dans le quotidien Le Nouvelliste pour demander : « Pourquoi des incompétents se prennent-ils pour des génies ? ». L’auteur a mis à nu l’arrogante posture de ces personnes incompétentes qui croient pourtant tout savoir. En se croyant doués et en voulant en mettre plein la vue à tout le monde, ils ne font, pourtant, qu’indisposer le monde par leur ignorance. Il faut saluer cette écriture maitrisée, ponctuée de savantes références, nourrie d’expériences académiquement attestées, par laquelle l’auteur nous a fait voyager dans l’univers psychologique de ceux et celles qui vivent dans cette « supériorité illusoire » pour compenser leur évidente médiocrité. Il faut s'empresser de dire, parce qu'on regrette que l'intelligence de l'auteur ne lui ait pas suggéré de rappeler, que si (...) Lire la suite »

Comment danser le pétro en volte-face ?

Erno RENONCOURT

Dans le tumulte des revendications qui modulent le tempo de l’été qui s’en va, il y a des voix qui s'élèvent pour bousculer les silences des metteurs en scène de l’indigence ; mais il y a aussi celles, en contre voix, qui résonnent, à basse voix, de toutes les faussetés médiatiques. Voix centenaires, voix littéraires, voix mercenaires et voix sanguinaires, toutes cherchent désormais des voies intermédiaires. On eût dit que les voies vénales, si prospères, le long desquelles, elles retentissaient sont devenues trop chargées d'affaires potentiellement pénales. Ce qui suggère des volte-face à mille temps. Mais, à danser le pétro sur un rythme aussi périlleux, on risque bien des faux pas.

Des voies de l’indigence aux voix du silence Dans le tumulte des revendications qui résonnent et modulent le tempo de l’été qui s’en va, on se rappellera longtemps de ces voix remplies de dignité et de courage, qui sont venues, sur fond de Petro Challenge, bousculer les silences des metteurs en scène de l’indigence. Des femmes et des hommes, dont les yeux brillent de mille étés, et les voix hurlent de lourdes hostilités, veulent épouser à bras le corps, la cause de la justice sociale pour une nouvelle république. Leurs revendications ne sont pas dirigées contre des personnes et, vraisemblablement, la motivation politique n’est pas encore là. L’onde de choc n’est que citoyenne et retentit d’une noble exigence : l’imputabilité, l’exemplarité, la responsabilité et la redevabilité comme nouvelles postures du leadership national devant conduire à une Haïti régénérée. Mais, de l’autre côté de la rive, tout semble aller de travers. Les contrariétés s’enchainent et la guerre des gangs se déchaine. Que de (...) Lire la suite »

Mobilisation PetroCaribe 2.0 : Fulgurance virtuelle ou résurgence citoyenne ?

Erno RENONCOURT
L'enfumage parlementaire Il n’y a pas encore longtemps, les stratèges, promoteurs et bénéficiaires de la corruption, évoluant sur la scène haïtienne, croyaient avoir gagné la bataille de PetroCaribe. Au vrai, préjugeant de l’inertie collective et de la roublardise de l’intelligence haïtienne, ils n’avaient pas tort. Et pour cause, ils avaient mobilisé des ressources non négligeables et exercé des pressions considérables pour intimer les plus entêtés et faire en sorte que le dossier soit enterré. En haut lieu, il y a eu une manifeste volonté d’enfumer la vérité sur plus de trois milliards de dollars, tirés du programme dénommé Petrocaribe, mis en place par le Venezuela pour soutenir les efforts de développement des pays de l’Amérique Latine et de la Caraïbe. On se rappelle qu’à plusieurs reprises, le président haïtien, Jovenel Moïse, assurant la continuité du régime responsable de la majeure partie de cette corruption, s’était prononcé contre le suivi de ce dossier en arguant qu’il s’agissait de persécutions (...) Lire la suite »

Un État fossoyeur jusqu’au bout de l’indigence

Erno RENONCOURT

De nombreuses erreurs de casting se produisent ces derniers jours au sommet de l'État haïtien. Loin d'être hasardeuses, elles sont profondément révélatrices et dénotent que la médiocrité qui a pris le pouvoir en Haïti est en train de se transformer en un monstre hideux qui, déshumanisant tout, ne sait plus jusqu'où s'arrêter dans l'horreur. C'est désormais un État fossoyeur qui prend forme et émerge. Poussé par les basses eaux de la médiocrité des élites, irrigué et canalisé par l'expertise internationale, il dérive à tout va, nu dans ses haillons et gluant dans sa pestilence, jusqu’au bout de l'indigence.

Le casting des corrompus Depuis les violents évènements qui ont accompagné l’annonce (depuis suspendue) de la hausse des prix du carburant, sur injonction du FMI, Haïti connait une crise larvée qui révèle de béantes fissures dans la machine administrative de l’État. Alors que l’État démocratique, renforcé et stabilisé par plus de 30 ans de mission d’expertise des nations Unies, et de projets du PNUD, de l’Union Européenne et de l’USAID, devait être au service de la population, on découvre stupéfait, à travers des dénonciations publiques entre sénateurs qui s’accusent mutuellement de vol et de détournement de fonds, qu’il n’est qu’une machine programmée pour voler, pour corrompre et pour entretenir la criminalité. En effet, le 17 juillet dernier, sur les ondes d’une station de radio de la capitale, le président du Sénat de la république a accusé formellement un sénateur de l’opposition d’avoir utilisé, pour ses fins personnelles, une génératrice initialement destinée à la population de son département. (...) Lire la suite »

Du feu et des cendres pour épaissir l’enfumage politique

Erno RENONCOURT

Un immense volcan vient d'embraser Haïti les 6 et 7 juillet 2018. Aux quatre coins du pays de nombreux foyers de feu dégagent de longues colonnes de fumée qui viennent épaissir l'enfumage des politiques conduites par le pouvoir d'essence macoute soutenu, à bras le corps, par la comunauté internationale depuis 2011. Des mesures inflationnistes sur le carburant prises par le gouvernement, en échange d'un hypothétique prêt de 95 millions de dollars du FMI, ont mis le feu à la poudrière. À l'heure des premiers bilans, il est utile de demander qui assumera les responsabilités ? Comment un pouvoir qui a dilapidé quelque 3 milliards de dollars de PetroCaribe en 3 ans avec l'aide de la communauté internationale peut-il s'aliéner la colère du peuple pour si peu ? Suffira-t-il aussi d'abandonner ces mesures pour que tout rentre dans l'ordre ? Ne faudra-t-il pas que les décideurs assument la responsabilité des conséquences de leur décision et démissionnent pour donner un semblant de normalité à ce pays combien déjà martyrisé ?

Une logistique mobilisant d’énormes ressources financières et politiques Les événements qui se sont déroulés durant ces derniers jours doivent interpeller les Haïtiens tant par leur violence inouïe, témoignant au demeurant de la vulnérabilité dans laquelle le pays baigne, que par l’incompétence et l’irresponsabilité des décideurs politiques et de leurs sponsors nationaux et internationaux. Il y a une grande majorité qui se retrouve victime d’une double médiocrité exercée comme pression au sommet et à la base de la pyramide sociale. Mais leur accommodement, leur silence et leur opportunisme les rendent davantage complices de la médiocrité de ceux d’en haut, alors qu'ils devraient œuvrer dans la résistance pour contribuer à desserrer l’étreinte par l’émancipation de ceux d’en bas. Beaucoup de choses seront dites par d’autres, et sans doute avec plus d’acuité, ce n’est pas nécessaire d’en rajouter. Nous nous contenterons de relever deux choses dans ce qui s’est passé en Haïti entre les 6 et 7 juillet 2018 ; et (...) Lire la suite »

De l’entre soi à la soumission : fondement psychologique de l’échec collectif haïtien.

Erno RENONCOURT
La grande escroquerie Internationale, qui s'active à dépecer les peuples du SUD, a transformé une certaine hardiesse combative "GrennNanBounda" en 2004 (avoir des couilles) pour renverser le pouvoir Lavalas en une détresse spirituelle dite "LespriNanBounda" (être zombifié) pour maintenir le pays dans une indigence profitable à ceux qui sont en transit en Haïti et qui ne possèdent 98% des richesses nationales. Certaines attitudes comportementales traduisent cette détresse spirituelle et expliquent en partie l’échec collectif qui imprime son rythme et sa tonalité à toute la société haïtienne. Aujourd’hui, la réalité socio-politique haïtienne s’apparente à une scène dominée par des acteurs officiant dans une espèce de comédie des ratés. Elle offre, au regard, le spectacle d’un tableau de contrastes saisissants où des images se défilent, s’alternent, s’entrechoquent, se juxtaposent, se superposent ou se mélangent selon qu’on l’observe de loin ou de près. Il est cependant un fait qui caractérise ces contrastes : Une (...) Lire la suite »
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