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Auteur : Jeremy SALT

Israël aime et veut la guerre (The Palestine Chronicle)

Jeremy SALT

Que « la violence n’est pas la solution », combien de fois avons-nous entendu Tony Blair le dire ? Nous savons que la violence ne devrait pas être la voie à suivre, mais nous savons que c’est pourtant souvent le cas. Le « nous » de toute évidence n’inclut pas M. Blair, architecte d’une violence extrême au Moyen-Orient. L’histoire nous a appris que des états violents peuvent souvent ne laisser aux pacifistes d’autre recours que la violence pour empêcher [les violents] d’aller plus loin. C’est là le piège paradoxal du comportement humain : les violents peuvent en définitive imposer la violence aux pacifistes. (1)

On se ferait des illusions si l’on s’imaginait que ce stade n’a pas déjà été atteint ou presque atteint en ce qui concerne Israël ; nous ne devons pas écarter la mince possibilité que d’une façon ou d’une autre Israël revienne à la raison et fasse ce qu’il aurait pu faire il y a des décennies, à savoir faire la paix avec les Palestiniens et à travers eux avec les mondes arabe et musulman et, en fait, avec le monde en général, mais ceci semble peu probable. Les dirigeants sionistes savaient dès le départ que le seul moyen pour eux de s’approprier la Palestine c’était la guerre. Zeev Jabotinsky était franc à ce sujet, David Ben Gourion honnête seulement dans sa correspondance privée : ce n’est qu’au fil de l’épée et par le feu qu’Israël pouvait être créé en Palestine et s’étant engagé dans cette voie Israël ne s’en est jamais détourné. En sept décennies Israël a mené guerre après guerre : contre les Palestiniens, contre l’Égypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Tunisie, contre tout état , organisation ou individu se (...) Lire la suite »

Les États-Unis et Israël quittent l’UNESCO… Bon vent et bon débarras ! (The Palestine Chronicle)

Jeremy SALT

Main dans la main, les Etats-Unis et Israël ont décidé de quitter l’UNESCO. On ne pouvait rien espérer de mieux ! Deux états voyous dirigés par deux dangereux bouffons ! Deux États qui ont semé une violence inouïe au Moyen-Orient depuis l’implantation d’ « Israël » en Palestine. En plus de la Palestine, les Etats-Unis ont lancé des guerres génocidaires contre trois pays depuis 1990, l’Irak (deux fois), la Libye et la Syrie, et ils continuent de soutenir l’Arabie Saoudite dans sa guerre tout aussi génocidaire contre le Yémen.

Quant à Israël, vivre en permanence en dehors du droit international est une condition nécessaire à son existence. Ce pays aurait dû être exclu de l'ONU il y a longtemps, ou, au moins, suspendu jusqu' à ce qu'il change de comportement. Après tout, quel club continue d’accepter un adhérent qui n'obéit pas aux règles, qui a été mis en garde une fois, une, deux, trois, voire 50 fois, mais refuse toujours d'obéir aux règles ? Mais Israël n'a pas à modifier ses manières pour rester membre de la « communauté internationale » parce qu'un autre État qui ne respecte pas davantage les règles, ni même le droit international, les États-Unis, le protège à tous les niveaux et de toutes les manières, provoquant ainsi toujours plus de violence. L'UNESCO a fait de son mieux pour protéger le patrimoine culturel palestinien. Rien de ce qui n'est pas juif n’a d’intérêt pour les Sionistes et il y a si peu de traces juives en Palestine que la Palestine musulmane et chrétienne a été ravagée, pas une seule fois (1948) ou deux fois (...) Lire la suite »

La Turquie a des visées sur la Syrie : Une nouvelle guerre se prépare (Palestine Chronicle)

Jeremy SALT
Ankara. Pour la première fois sans doute dans l'histoire de la république turque, un gouvernement turc a adopté une politique de confrontation ouverte avec un autre pays qui ne l'avait en rien provoqué. Les citoyens de ce pays, la Syrie, sont sidérés. La Turquie a passé des années a réparer ses relations avec ses voisins en se prévalant d'une force douce mais profonde avec un objectif de "zéro problème". A tous les niveaux cette politique a été un succès. Il y a quelques mois, cependant, sous l'impact du soi disant "printemps arabe", cette politique a été virtuellement abandonnée en l'espace d'une nuit. Elle a fait place à des menaces, une agressivité belliqueuse et le soutien d'un groupe armé qui cherche à renverser un gouvernement avec qui la Turquie avait des relations amicales jusqu'à il y a encore très peu de temps. Le premier ministre turc et son ministre des affaires étrangères ont appelé le gouvernement syrien à "cesser la violence", mais ils n'ont pas parlé de la violence dont le gouvernement (...) Lire la suite »
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Vérités et mensonges en Syrie (The Palestine Chronicle)

Jeremy SALT

Avec une insurrection qui fonce vers la guerre civile en Syrie, il convient de mettre un frein à la propagande déversée par les grands médias occidentaux et acceptée sans réserves par beaucoup de gens qui devraient être mieux informés. Voici donc une série de positions à partir desquelles on peut discuter de ce qui se passe dans ce pays très important du Moyen Orient.

1 La Syrie est un Etat des mukhabarat (services de renseignements) depuis que le redouté Abd al Hamid ai Serraj a dirigé les services de renseignements, le deuxième bureau, dans les années 1950. Le régime autoritaire qui s'est mis en place à partir de la prise du pouvoir par Hafez el Assad en 1970 a écrasé impitoyablement toute dissidence. Selon les occasions, ce fut telle ou telle dissidence. L'omniprésence des mukhabarat est une des réalités déplaisantes de la vie en Syrie mais dans la mesure où ce pays est une cible privilégiée des assassinats ou de la subversion pratiqués par Israël et des services secrets occidentaux, et qu'il a aussi été attaqué militairement à plusieurs reprises, et qu'une vaste portion de son territoire est occupée et que ses ennemis cherchent constamment des possibilités de l'abattre, on peut difficilement soutenir qu'il peut se passer de mukhabarat. 2 Il est indubitable que la majorité des personnes qui manifestent en Syrie veulent une transition pacifique vers une forme (...) Lire la suite »