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Auteur : Frédéric VIVAS

Vous avez dit laïcité ? Partie III/III : Constats et préconisations

Frédéric VIVAS
L’EXCEPTION PRESIDENTIELLE La loi institue une différence entre le privé et le citoyen. La personne et la fonction. « Comme Benoît XVI, je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique, spirituel, religieux de son histoire commet un crime contre sa culture » ; « C’est par le baptême de Clovis que la France est devenue Fille aînée de l’Eglise » ; « Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes » ; « Arracher la racine (...) c’est affaiblir le ciment de l’identité nationale » (1). Ces propos sont tenus par un président en exercice ! Qui définit donc les principes de « l’identité nationale » ? Hier Nicolas Sarkozy se proclamait « catholique de tradition et de cœur », et sa pratique de Président faisant allégeance à l’ordre religieux, par ses discours et ses actes. En se rendant à l’office, il piétinait les principes de la laïcité dont il était l’héritier. Et les autres ? L’histoire de France nous rappelle que la République gagne en liberté à se tenir à distance d’avec les saints Sièges. Les débats (...) Lire la suite »

Vous avez dit laïcité ? Partie II/III : essai de définition et incidences

Frédéric VIVAS
ESSAI DE DÉFINITION La laïcité est pour Ferdinand Buisson (1) « un néologisme nécessaire ». Elle serait une exception française que nous serions les seuls à comprendre disent ses détracteurs. Il est des exceptions, comme des révolutions, dont on peut sans rougir soutenir les principes. Pour Jean-Michel Ducomte, c’est même « le résultat d’un combat engagé afin d’affranchir l’homme des contraintes du principe d’autorité ». (2) La laïcité vise à ne pas mettre de « bâillon à l’esprit humain » (3), selon le mot de Victor Hugo à propos de la loi Falloux. Le terme est à la foi « un terme et un concept »(4). Du grec Laos, « commun, du peuple », il s’oppose à Klêrikos, le clerc. Il signifie « ce qui n’est pas ecclésiastique et appartient au monde profane »(5). D’une manière plus extensive, laïc désigne un peuple unit, indivisible. Pour Alain Rey, le terme de laïciser définit « les processus par lequel les institutions, dont l’enseignement, se sont dégagées, en France, de l’emprise de l’église ». Pour Jean Jaurès, « Si (...) Lire la suite »

Vous avez dit laïcité ? Partie I/III : débats et éléments d’histoire

Frédéric VIVAS

LE DEBAT DE LA LAÏCITE
Aujourd’hui, nous dit-on, dans les hôpitaux, les cabinets médicaux, certaines malades refusent les soins sous des motifs prétendument religieux : là parce que leur croyance interdit la transfusion sanguine, ici parce qu’un médecin de sexe masculin soigne une femme, là encore parce que la malade refuse de se dévoiler, ici parce que son mari le lui interdit. A l’école, certains jeunes affichent leurs préférences religieuses par un foulard, des croix, une inscription sur un tee-shirt.

La loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 (1) ne serait que mollement appliquée. Quelquefois, les organisations confessionnelles remettent en cause les programmes de l’Education Nationale. Les assauts répétés contre les enseignements d’histoire et de géographie s’ajoutent aux attaques à l’endroit des sciences jugées trop critiques. De leurs côtés, les institutions d’Etat ne sont pas en reste. Ainsi, tous les dimanches matin, le service public propose un espace confessionnel à diverses religions ou philosophies déistes. Y-a-t-il de la place pour l’expression athée ou laïque ? En décembre 2007, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, se faisait nommer, à Rome, « Chanoine honoraire de Latran ». Il s’en va prier, en la paroisse du Vatican, habillé du manteau de la République française. Le 11 février 2005 Jean Paul II n’affirmait-il pas aux évêques de France que la séparation Eglise-Etat avait été un événement « traumatisant » et « douloureux » (2) ? « Saint » Nicolas viendrait-il combler les espérances (...) Lire la suite »

« Marine Le Pen amène le pire » (*)

Maxime VIVAS, Frédéric VIVAS
(*) Anagramme imparfaite cueillie sur Internet. Ce livre (publié par les éditions Golias) est une compilation de documents révélateurs de l’analogie entre le FN d’hier et celui d’aujourd’hui. Y sont démontrées la difficulté pour Marine Le Pen, malgré les habiletés tribuniciennes, à se dépouiller des oripeaux paternels les plus exécrables, la distorsion entre le discours du FN ripoliné et son programme, entre son programme et ses objectifs. Sont mis en relief le fiasco du FN dans les villes qu’il a gérées naguère et les nombreuses condamnations par la Justice de dirigeants et d’élus du parti « Tête haute et mains propres ». Au début de l'année en faisant un appel à votre générosité, nous vous annoncions deux projets. Le premier était celui du soutien du Grand Soir à une publication utile en cette année d'élections (et après aussi). Ce projet s'est concrétisé et, dans quelques jours, on trouvera en librairie un livre où sera mentionnée notre participation à ce premier tirage. Ainsi, LGS élargit le champ dans (...) Lire la suite »
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