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Auteur : Mark WEISBROT

Les sanctions économiques en tant que punition collective : le cas du Venezuela (Center for Economic and Policy Research)

Mark WEISBROT, Jeffrey SACHS
Note du Traducteur : voici la traduction (partielle) du rapport du CEPR. Les lecteurs sont invités à consulter l'original pour les notes, références et sources mentionnées. Sommaire Cet article examine certains des impacts les plus importants des sanctions économiques imposées au Venezuela par le gouvernement américain depuis août 2017. Il constate que la plupart des conséquences de ces sanctions n'ont pas été ressenties par le gouvernement, mais par la population civile. Les sanctions ont réduit l'apport calorique de la population, augmenté les maladies et la mortalité (tant chez les adultes que chez les nourrissons) et déplacé des millions de Vénézuéliens qui ont fui le pays en raison de l'aggravation de la dépression économique et de l'hyperinflation. Ils ont exacerbé la crise économique du Venezuela et rendu presque impossible la stabilisation de l'économie, ce qui a contribué à la surmortalité. Tous les impacts ont touché en priorité les Vénezueliens les plus pauvres et les plus vulnérables. (...) Lire la suite »

Accord FMI-Argentine : La politique de « l’austérité expansionniste » fonctionnera-t-elle ? (CEPR)

Mark WEISBROT, Lara MERLING

Depuis juillet 2018, le Fonds monétaires international (FMI) a versé à l’Argentine plus de 20 milliards de dollars sur un total de 56,3 milliards de dollars de prêts. Le gouvernement argentin est aujourd’hui le principal bénéficiaire des fonds du Compte des ressources générales (CRG) du FMI. L’objet du présent rapport est d’examiner dans quelle mesure les politiques convenues par le FMI et le gouvernement argentin dans l’Accord de confirmation (AC) de juin dernier sont censées provoquer une reprise économique, et si elles ont des chances de réussir.

PRÉSENTATION DU RAPPORT : Programme du FMI en Argentine : son efficacité mise en doute dans un nouveau rapport. Les prévisions du FMI pour une reprise économique rapide se sont déjà montré inefficaces par le passé. Washington, DC (décembre 2018) - Un nouveau rapport du Center for Economic and Policy Research (CEPR) examine le programme du FMI pour l’Argentine approuve en juin dernier (révise en octobre) et souligne des signaux de danger à venir. Le document, co-rédigé par l’économiste et codirecteur du CEPR Mark Weisbrot et l’économiste Lara Merling, conclut que les plans du FMI visant à « rétablir la confiance du marche », fondés sur l’austérité budgétaire et monétaire, ont peu de chances de réussir. « En octobre, le FMI et le gouvernement argentin ont décidé de doubler la réduction du déficit et de resserrer la politique monétaire, après que l’économie eut connu des résultats bien pires que ce qui avait été prévu en juin », signale Mark Weisbrot. « Mais peut-être devraient-ils reconsidérer ce qui s’est mal (...) Lire la suite »

D’abord l’ALENA, ensuite le mur : comment les Etats-Unis ont joué au pompier-pyromane avec le Mexique (The Sacramento Bee)

Mark WEISBROT
Il est peu probable que le président Trump puisse accomplir son rêve de forcer le Mexique a payer pour le mur le long de la frontière au sud des Etats-Unis. S’il est construit, ce seront sûrement les contribuables étasuniens qui paieront la facture, estimée a près de 50 milliards de dollars. Mais il est intéressant de se pencher préalablement sur les relations économiques entre le Mexique et les Etats-Unis afin de comprendre comment l’immigration en provenance du voisin du sud est devenue un sujet à part entière dans la politique américaine au point d’être utilisé à son avantage par un personnage comme Trump. L’ALENA (l’Accord de Libre Echange Nord-Américain) [1] est un bon point de départ. Alors que de plus en plus de personnes ont commencé à se rendre compte que ces accords trompeusement labellisés « de libre échange » ont causé du tord à des millions de travailleurs étasuniens, il est encore commun d’entendre dire autant à gauche qu’à droite que l’ALENA a été bénéfique pour le Mexique. Pourtant, cette (...) Lire la suite »

Etats-Unis : Les services de renseignement demandent aux Américains de leur « faire confiance les yeux fermés » (The Hill)

Mark WEISBROT
Si la première victime de la guerre est bien la vérité, comme nous le rappelle le vieil adage, force est de constater que la première victime de la Nouvelle Guerre Froide est l’ironie. Nos plus aguerris journalistes n’ont pas l’air d’avoir repéré l’ironie Orwéllienne du Sénateur John McCain demandant au directeur National du Renseignement (Director of National Intelligence, DNI) James Clapper si Julian Assange avait une quelconque crédibilité, durant l’audition de vendredi dernier au Sénat. Assange a maintenu que les emails –hackés oui fuités- du Parti Démocrate ne venait pas du gouvernement russe, ou d’un quelconque autre gouvernement. Comme nous le savons déjà, Clapper a menti au Congrès au sujet d’une sérieuse violation des droits constitutionnels de millions d’américains. Ce mensonge est un délit pour lequel il aurait d‘ailleurs pu être poursuivi. En mars 2013, Clapper a menti en répondant « Non monsieur » à la question : « Est-ce que la NSA collecte un quelconque type d’information sur des millions, ou (...) Lire la suite »

L’ONG Human Rights Watch est-elle trop alignée avec la politique étrangère des Etats-Unis ?

Mark WEISBROT

HRW a ignoré la répression des régimes proches de Washington et rejeté les critiques –notamment de la part de prix Nobel– sur ses conflits d’intérêts.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme sont supposées défendre des principes universels tels que l’état de droit ou la liberté face à la répression d’Etat. Mais lorsqu’elles ont leur siège aux Etats-Unis et se rapprochent de son gouvernement, elles se retrouvent parfois alignées avec la politique extérieure de ce pays. Cette situation entache leur crédibilité et peut causer du tort à la cause des droits de l’homme. De récents événements en Amérique latine ont remis cette question sous le feu des projecteurs. Le 29 août, le sénat brésilien a démis de ses fonctions la présidente élue, Dilma Roussef, bien que le procureur fédéral en charge du dossier ait déterminé que les procédures comptables pour lesquelles elle était mise en cause ne constituaient pas un délit. De plus, des transcriptions d’appels téléphoniques réalisés entre des hommes politiques responsables du processus de destitution qui ont fuité [dans la presse] ont révélé comment ils essayaient de se débarrasser de Dilma afin de se protéger pour (...) Lire la suite »

Clinton ou Trump ? Quel serait le pire président américain pour l’Amérique latine ? (Ultimas Noticias)

Mark WEISBROT

« Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis continueront de jouer un rôle négatif dans la région… » : Mark Weisbrot

Durant une interview concédée au journaliste Abby Martin, le président équatorien Rafael Correa avait déclaré que l’Amérique latine se porterait mieux si Trump gagnait les prochaines élections présidentielles américaines en novembre. De façon très courtoise et diplomatique, il n’a pas manqué de reconnaître les aspects positifs concernant Hillary Clinton, et il a terminé son intervention en déclarant que pour le bien des Etats-Unis et du monde, il espérait que ce soit elle la gagnante. Mais M. Correa, qui en tant que président a un très bon bilan du point de vue de l’amélioration du niveau de vie de ses compatriotes et de la mise en place de réformes progressistes, a un très haut niveau d’études et est très intelligent. Il a beaucoup appris des expériences régionales sous les gestions de Bush et d’Obama. Il est donc intéressant de prendre en compte ses affirmations car il mentionne des aspects importants de la politique des Etats-Unis en Amérique latine. En résumé, d’après Weisbrot les Etats-Unis continueront (...) Lire la suite »

Une politique de non-intervention des Etats-Unis au Venezuela serait un changement bienvenu (The New York Times)

Mark WEISBROT

Cet article a été publié par le New York Times en espagnol le 8 juillet 2016, dans le cadre d’un débat présentant deux visions sur la position des Etats-Unis par rapport à la situation au Venezuela. Cet article de Mark Weisbrot était suivi du texte de Ricardo Hausmann (professeur en développement économique et directeur du Centre pour le Développement International de la Faculté Kennedy de Harvard) intitulé "Le Venezuela a besoin de l’aide internationale pour se relever".

La meilleure chose que pourrait faire le gouvernement des Etats-Unis par rapport à ce qui se passe au Venezuela serait de ne plus intervenir, et ce indépendamment des résultats politiques. Lors de ces 15 dernières années, Washington a occasionné de gros dégâts au Venezuela avec sa stratégie acharnée de "changement de régime". Le mois de mars dernier, le président Obama a déclaré une nouvelle fois, de façon irrationnelle, que le Venezuela représentait une "menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis", élargissant les sanctions économiques contre ce pays. Même si ces sanctions ont une portée limitée, leurs conséquences sont importantes au niveau des prises de décisions pour les investissements, car les investisseurs savent très bien ce qui arrive habituellement aux pays qui sont dans la ligne de mire de Washington en tant que " menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis". Les sanctions, tout comme la pression (...) Lire la suite »

En voulant isoler le Venezuela, Obama s’isole en Amérique latine. (Boston Globe)

Mark WEISBROT, Oliver STONE
Le Gouvernement de Bush eut l’intention politique d’essayer d’isoler le Venezuela de ses voisins, mais, au lieu de cela, sa stratégie eut pour résultat d’isoler Washington. Le Président Obama, lors de sa première rencontre avec les leaders du continent, à Trinidad en 2009, promit un renouveau dans les relations. Pourtant aujourd’hui, son gouvernement se retrouve encore plus isolé que celui de son prédécesseur, et en grande partie pour les mêmes raisons. Un exemple qui démontre clairement cela, fut le vote très peu équilibré qui eut lieu à l’Organisation des Etats Américains (OEA) au sujet du Venezuela le 7 Mars dernier. Vingt neuf des trente deux pays non seulement rejetèrent l’intention de Washington de faire intervenir l’OEA au Venezuela, mais en plus, approuvèrent une résolution dans laquelle ils exprimaient leur solidarité avec le Gouvernement de Nicolas Maduro. Difficile de concevoir une déroute plus absolue que celle-ci, pour une institution en laquelle le gouvernement des Etats-Unis a encore un (...) Lire la suite »
La rhétorique de John Kerry est déconnectée de la réalité sur le terrain, où la vie continue - même sur les barricades

La vérité sur le Venezuela : une révolte des classes aisées, pas une « campagne de terreur » (The Guardian)

Mark WEISBROT
Les images forgent la réalité et octroient un pouvoir à télévision et aux vidéos et même aux photos qui peuvent s'enfoncer profondément dans la conscience des gens sans même qu'ils s'en rendent compte. Moi aussi j'ai pensé que j'étais à l'abri de ces représentations répétitives du Venezuela comme un état défaillant pris dans les affres d'une révolte populaire. Mais je ne m'attendais pas à ce que j'ai vu à Caracas ce mois-ci : combien peu de la vie quotidienne semble être affectée par les manifestations et combien la normalité prévalait dans la grande majorité de la ville. Moi aussi, j'avais été happé par les images des médias. De grands médias ont déjà indiqué que les pauvres du Venezuela n'ont pas rejoint les protestations de l'opposition de droite, mais c'est un euphémisme : ce ne sont pas seulement les pauvres qui s'abstiennent - à Caracas, c'est pratiquement tout le monde à l'exception de quelques zones riches comme Altamira, où de petits groupes de manifestants se livrent à des batailles nocturnes avec les (...) Lire la suite »

Venezuela : l’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu (The Guardian-UK)

Thierry DERONNE, Mark WEISBROT

Les hausses continues du salaire et du pouvoir d’achat au Venezuela, conjuguées à l’explosion démographique urbaine – des milliers de familles populaires emménageant dans les logements construits par le gouvernement – ont fait exploser la consommation. Comme la production nationale n’a pas crû assez vite pour répondre à la demande, les intermédiaires privés en profitent pour gonfler les prix de biens importés à moindres frais… grâce au dollar préférentiel que leur accorde l’État – et l’opposition pour tenter de retourner la population contre le gouvernement (variante du scénario chilien qui avait préludé au renversement de Salvador Allende).

Un kiosque à Caracas, novembre 2013 : “pillage pour de la nourriture” “malgré le bond des achats publics, la pénurie continue”, “l’essence au compte-goutte”… Comme au Chili en 1973, la plupart des médias vénézuéliens, relayés par les médias internationaux tentent de susciter la panique en annonçant ou en inventant des pénuries. La grande différence est qu’au Venezuela l’offre reste très abondante, les pénuries relatives – on trouve la plupart des aliments dans les magasins – et que le gouvernement Maduro puise dans la crise téléguidée par le secteur privé et ses alliés colombiens et états-uniens “un moyen d’accélérer la révolution”. Pour pallier les besoins de certains produits, le président bolivarien a obtenu l’appui immédiat de ses partenaires du MERCOSUR tels que le Brésil. Avec l’appui de la population, le gouvernement inspecte et le cas échéant prend le contrôle des entreprises privées et des chaînes commerciales qui ont augmenté artificiellement les prix ou accaparé des produits. Caracas, 9 novembre 2013. (...) Lire la suite »
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