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Auteur : John WIGHT

Caricaturer Assad permet d’éluder la réalité sur le terrain en Syrie. (RT)

John WIGHT
Les idéologues occidentaux soutiennent que le cœur du conflit en Syrie est le statut de Bachar Assad. Il n’en est rien. Et ils le savent très bien. Ceci étant dit, il n’est pas question d’oublier, encore moins de nier, que le président syrien n'a pas hésité à déclarer la guerre à une partie de son peuple après qu'il se soit soulevé contre son gouvernement dans une insurrection qui a attiré la sympathie et le soutien de forces extérieures. On ne peut pas non plus ignorer le fait que, du coup, il a été largement considéré comme un tyran et un dictateur, et qu’il a été méprisé et rejeté dans son propre pays comme ailleurs. Bien qu’aujourd’hui cela ait été effacé de l'histoire, il est arrivé la même chose à Abraham Lincoln autrefois. Lincoln était décrit comme un monstre par ses ennemis étasuniens et détesté à l'étranger, en particulier par l’établissement britannique que son honteux soutien à l'élite esclavagiste du sud des États-Unis entachera à jamais. Lincoln est aujourd'hui considéré comme le plus grand président (...) Lire la suite »

La paix dans la péninsule coréenne est bien la dernière chose que souhaite Washington

John WIGHT

C’est malgré Washington, et non grâce à ses efforts, que le processus de paix se poursuit dans la péninsule coréenne. En effet, vu l’importance militaire et stratégique de la Corée du Sud dans le projet global de domination mondiale de Washington, la paix et la réconciliation entre le Nord et le Sud sont sans doute la dernière chose que l’Empire souhaite.

La volonté et la détermination de Kim Jong-un de la Corée du Nord et de Moon Jae-in, le président de la Corée du Sud, de normaliser leurs relations sans se laisser décourager par les tentatives évidentes de l'administration Trump de saboter leurs efforts – menaces et insultes contre le dirigeant nord-coréen, conditions scandaleuses posées à Pyongyang pour la tenue des pourparlers, refus de participer au premier sommet de paix prévu à Singapour sous des prétextes fallacieux – témoignent du désir de réconciliation de leurs peuples respectifs après des décennies de conflits. Les faucons néoconservateurs étasuniens et autres partisans de la ligne dure Avec des néoconservateurs comme John Bolton, Mike Pompeo et Nikki Haley qui occupent des postes clés au sein de l'administration Trump, nous avons une Maison Blanche qui croit dur comme fer que la diplomatie c’est bon pour les mauviettes, et qu’une ligne dure et intransigeance doit remplacer la diplomatie étasunienne comme arbitre légitime des affaires (...) Lire la suite »

La frappe sur la Syrie : de l’impérialisme pur et dur

John WIGHT

"Les crimes s’empilent jusqu’à devenir invisibles" - Lorsque le dramaturge Bertolt Brecht a fait cette remarque, c’était dans les années 1930, à l’époque du fascisme et du colonialisme européen. Le monde était séparé entre les États puissants qui avaient accaparé la parole et ceux qui étaient forcés de les écouter et d’obéir. Cette époque a culminé dans la Seconde Guerre mondiale.

Hélas, aujourd'hui, les années 1930 sont de retour et les crimes s'accumulent à nouveau, au point qu’ils menacent de devenir invisibles. Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Yémen, Syrie (*), la liste est sans fin ; le dernier épisode de cette triste série est la frappe illégale de missiles déclenchée contre la Syrie par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France à Douma, dans la banlieue de Damas, à la suite d'une attaque chimique prétendument menée par les forces gouvernementales syriennes à la périphérie de Damas. Je dis prétendument parce qu'au moment de la rédaction du présent rapport, les inspecteurs de l'OIAC n’ont pas encore commencé leur enquête pour déterminer si une telle attaque s'est effectivement produite et, si oui, avec quelle substance chimique. Non seulement cette action militaire était illégale au regard du droit international, mais elle a été entreprise avant l’enquête que les inspecteurs de l'OIAC doivent mener dans un tel cas, conformément aux protocoles internationaux énoncés (...) Lire la suite »

Le châtiment de Julian Assange (Counterpunch)

John WIGHT
La dernière tentative de Julian Assange pour obtenir l'annulation de son mandat d'arrêt en Grande Bretagne a échoué ; au sein de ce qui apparaît comme l'un des exemples les plus flagrants et les plus cruels du système juridique britannique, utilisé comme un outil de persécution contre un homme dont l'unique crime est de dire la vérité au pouvoir. La juge qui a présidé l'audience et qui a sommairement rejeté l'affaire, est Lady Arbuthnot d'Edrom. Vous avez bien lu. Durant cette seconde décennie du 21ème siècle, le système juridique britannique est toujours dominé par le genre de personnes dont le programme du matin consiste à flageller le majordome. Lady Arbuthnot est aussi l'épouse de l'ancien Ministre délégué de la Défense, le conservateur lord James Arbuthnot, dont le père était le Major John Sinclair Wemyss Arbuthnot. Ces ridicules privilégiés du système et de la public school britanniques (l'éducation privée pour ceux qui ne connaissent pas les codes invraisemblables et impénétrables de l'élite (...) Lire la suite »