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A propos de Dieudonné.

Je ne crois pas que Dieudonné soit judéophobe, homophobe, et autres gracieusetés dont on l’affuble... Mon point de vue "iconoclaste", est inspiré d’Erasme, l’humaniste : "Etre Guelfe au milieu des Gibelins, et être Gibelin au milieu des Guelfes"disait-il, mais mon humanisme revendique la justice sociale, avec l’idée que les Guelfes et les Gibelins, les partisans du Pape ou ceux de l’Empereur, en guerre l’un contre l’autre, rassemblent les exploiteurs et les exploités et que donc pour comprendre la guerre, pour rechercher la paix ; il faut démonter les camps.

QUE CHERCHE DIEUDONNÉ ?

Je crois que comme beaucoup d’artistes il est hypersensible, réactif , son travail le conduit à se vider de lui-même, d’être comme la page blanche sur laquelle s’inscrivent les signes,où les contenus remontent en forme.

A partir d’une indignation que nous partageons tous, le martyre du peuple palestinien, martyre qui est tout de même la poursuite d’une injustice colonialiste imposée à un peuple à qui l’on a fait payer l’extermination nazie européenne alors qu’il n’y était strictement pour rien, Dieudonné affirme que l’holocauste n’est en rien une justification de cette injustice, ce en quoi il a raison.

Oui mais voilà , comme tous les artistes Dieudonné tente une interpétation formelle de cette injustice et là il dérape. Un artiste se glisse dans un masque, un costume, des mots et ce personnage s’empare de lui. Dieudonné s’est un jour sur un plateau à scandale, ( celui de la dégradante émission de Fogel sur FR3 "on ne peut pas plaire à tout le monde", qui fonctionne par provocation) glissé dans un personnage, celui du juif orthodoxe faisant le salut hitlérien. Depuis il a été invité chez Ardisson pour renouveler sa prestation et devenir le guignol sur lequel on s’acharne, "le fils de Le pen" selon le mot de BHL. Et le petit monde médiatique s’est mis à bruisser Dieudonné est un "nazi"...

LE PERSONNAGE ....

Le personnage qu’avait choisi d’interpréter Dieudonné, le juif orthodoxe faisant le salut hitlérien prêtait à cette mystification médiatique, comme si un artiste en d’autres temps avait choisi d’interpréter le Juif déicide ou le Juif Suss avec un nez énorme et des doigts rapaces... Mais pour dire quoi ?

Quand j’ai vu Dieudonné incarner ce rôle j’ai pensé immédiatement à un personnage d’Ariane Mouchkine, Mephistopheles, celui de cet acteur allemand à la recherche d’une forme de lui-même qui peu à peu prend le masque nazi et se confond avec l’histrion qui au même moment galvanise les foules à Nuremberg...

Oui mais voilà , il y avait là un paradoxe, à l’inverse de son homologue allemand, Dieudonné n’était pas le personnage qu’il incarnait, il renvoyait cette forme insupportable à ceux qui acceptaient l’injustice.

Le personnage choisi, la caricature, était injuste pour décrire l’injustice. L’interprétation par le monde médiatique a fait le reste....

LE MASQUE PRÉTAIT A LA MYSTIFICATION....

Faire du Juif le coupable, le bouc émissaire, une fois de plus, du sionisme d’abord et de la politique d’extrême-droite de Sharon, c’était sur le plan historique faire bon marché des conditions réelles de naissance de cette folie sioniste. Celle-ci est née d’une répression terrible, d’une haine antisémite dans les pays de l’est européen, qu’il s’agisse de l’orthodoxie ou du catholicisme, l’invention du peuple "déicide" un pur mythe de haine, a rendu la vie impossible à cette minorité qui a subi progrom, humiliations. Le tout a été couronné par l’extermination nazie qui a prétendu exterminer non seulement les juifs, mais d’autres peuples considérés comme inférieurs, les tsiganes, les noirs et mêmes les slaves, simplement les uns avaient droit au statut d’esclaves, les autres devaient subir la solution finale, ils devaient être rayés de la terre. Et tout cela à travers une justification là encore mythique où étaient confondus un pseudo peuple aryen (en fait des Indiens basanés) avec la conversion aux premiers siècles du christianisme des Germains, Francs et autres Goths à une obédience du christianisme l’arianisme. On ne peut pas comprendre la situation dramatique des Juifs en Europe si on ne fait pas la critique radicale de la manière dont tous ces mythes qui ne reposent sur aucun fait historique (du peuple déicide à une race élue arienne, en passant par l’idée que les Juifs seraient originaires de Palestine) ont tenté de transformer une religion en race maudite pour donner aux peuples, eux-mêmes opprimés, des gens à haà r, pour les conforter autour de leurs oppresseurs. Selon le mot de Bebel, l’antisémitisme a été l’anti-capitalisme des imbéciles. Aujourd’hui les mêmes tentent d’en faire l’anti-impérialisme des imbéciles.

Il y a là un enjeu actuel, face à la montée des résistances face à un capitalisme, un imperialisme destructeur des êtres humains, l’extrême-droite sera toujours le leurre jeté par une classe dominante, les racismes un exutoire, un dévoiement sans danger pour le capital de la misère humaine.

Mais pour revenir à l’histoire, la plupart des Juifs ont répondu à ces vagues de répression successives par le départ dans d’autres pays, une minorité seulement s’est laissé entraîner dans le sionisme, l’idée d’un peuple sans terre pour une terre sans peuple. Idée complétement erronée et qui ne pouvait engendrer que des drames...

Tout a été fait à partir de là pour provoquer dans la communauté juive dispersée dans la monde la solidarité autour de cette création et cela continue. Il est réclamé une solidarité inconditionnelle de la part de cette communauté y compris à l’injustice, à la défense d’un état théocratique dont les Juifs ont eu tout au long de leur histoire à souffrir. Autre chose est de trouver une solution politique au fait qu’un grand nombre de Juifs ont été installés sur cette terre et que désormais comme les Palestiniens ils prétendent y vivre. C’est une problème non théorique mais politique qui devra se résoudre par le dialogue et sur le principe qu’il n’y a pas de paix sans justice. Et quelle que soit notre haine de la judéophobie, il faut reconnaitre qu’israël est porteur d’une terrible injustice face au peuple palestinien et le drame de l’extermination ne la justifie en rien. Mais dans le même temps transformer tous les Juifs en citoyens de seconde zone dans leur propre pays en leur faisant assumer les péchés d’Israêl, comme le proposait la caricature de Dieudonné, est exactement la politique de Sharon et d’organisations comme le CRIF... Singuliérement en France.

La France est un pays qui présente une quadruple particularité :

- premièrement avoir le plus grand nombre de Juifs d’Europe,

- deuxiémement avoir le plus grand nombre de musulmans souvent issus d’anciennes colonies,

- troisiémement être non seulement un pays colonisateur mais prétendre maintenir sur le monde des relations de forme coloniale pour asseoir son rôle de grande puissance,

- quatriémement le faire dans une "relative" indépendance parfois
conflictuelle avec les États-Unis.

La France est donc à cause de toutes ces caractéristiques une cible privilégiée pour l’impérialisme des États-Unis dont le relais le plus évident est aujourd’hui Israêl. Il est tenté de diviser la République en communauté hétérogènes et antagonistes. Transformer les Juifs de faits en citoyens israëliens au nom de leur judéité, comme transformer les musulmans en terroristes islamistes, leur faire parodier la lutte des classes à l’échelle internationale voila une nouvelle mystification.

COMMENT LA HAINE ET L’IMBECILITÉ S’EMPARENT D’UNE "REPRÉSENTATION" :

Oui mais voilà c’était sans compter avec les alliés objectifs à l’oeuvre dans les médias. Entre ceux qui se sont mis à dénoncer "l’antisémite" Dieudonné et ceux qui, de vrais nazis, se sont mis à l’encourager à aller toujours plus loin... Plus personne n’entend ce que dit Dieudonné, on le pousse à devenir "le fils de Le Pen"....

Sont intervenus tous ces dangers publics des médias, le système de propagande et les politiciens serviles, qui jouent à la vertu anti-raciste pour mieux exaspérer les haines, faire de la judéophobie un super-racisme et qui de fait deviennent les principaux vecteurs d’une haine populaire qu’exaspère leur étalage complaisant dans les médias...

C’est du pain bêni, la preuve est faite pour eux que la judéophobie est partout et que celui qui dénonce la politique d’israêl est un hitlérien, le CRIF a trouvé là une illustration, sans parler de l’éternelle mouche du coche Bernard Heni Levy. Pour ceux qui veulent faire des banlieues le siège du fantisme intégriste et des victimes du chômage, du racisme ordinaire la nouvelle classe dangereuse, les ingrédients sont également là . Une poignée de nazillons qui rêve de rejouer les joies du troisième reich encense, entoure Dieudonné, en fait son drapeau, je pense aux disciples d’israêl Shamir qui se répandent dans une défense mortifère de l’artiste.

Face au tombereau de haine qui s’est déversé sur lui, Dieudonné s’aproprie un nouveau rôle, celui de dire tout haut ce que le populisme pense tout bas et non sans raison : pourquoi certains s’aproprient-ils le droit à la parole aux dépends d’autres. Tous les ingrédients de la haine raciale, la pire forme de la haine sociale se rassemblent... Qu’adviendra-t-il de Dieudonné, aura-t-il la force de résister à ce modelage collectif ? A ses "ennemis" et encore plus à ses "amis" ? L’avenir nous le dira...

J’ai rêvé d’un dialogue avec Dieudonné ou j’aurais pu lui dire : je comprends ce que tu cherches à dénoncer presque fraternellement... Comme si tu disais à ton ancien partenaire Elie Semoun :" Toi la victime, comme moi tu sais le racisme, son horreur, son imbécilité, pourquoi acceptes-tu de te transformer en bourreau ?" ... Certes Eli Semon qui joue les petits innocents avait hier une tête à claque de la petite peste qui a le beau rôle en assurant la promotion de son spectacle, mais un divorce ne justifie rien... Dieudonné politiquement tu vas à l’encontre de ton but...
Transformer un problème politique en un dialogue avec un partenaire, aimé, haï, n’est pas la bonne méthode pour aider à le résoudre...

Danielle Bleitrach, 21 février 2005.

COMMENTAIRES  

26/02/2005 20:10 par Anonyme

Quid de la pornographie vaticane dernière mouture sur l’IVG, pardon, le foetocide ?

16/05/2005 22:24 par Anonyme

Chère Danielle,

J’apprécie énormément le ton et l’intelligence de votre article. Vous avez su montrer que derrière le phénomène médiatique, il y avait un homme parfois maladroit, parfois de mauvaise foi, comme nous tous en somme.
J’ai par contre plus de mal avec votre analyse historique du conflit israélo-palestinien. Dire que l’état d’Israël est le résultat de siècles de persécution et de la Shoa, me paraît éminemment réducteur. Il est vrai que le vote de partition de la Palestine par L’ONU a été influencé par la Shoa et par bien d’autres considérations géopolitiques. N’oublions pas, par exemple, qu’alors, la France comme l’Angleterre étaient des puissances coloniales, que les USA et l’URSS avaient acquis, au sortir de la deuxième guerre mondiale, un nouveau rôle de superpuissance et qu’ils entendaient bien déplacer leurs pions sur l’échiquier mondial).
N’oublions pas non plus que le mandat anglais sur la Palestine prenait fin, non pas par une volonté subite de la puissance britannique de mettre fin à cet état de fait, mais parce que des combattants juifs menaient depuis des années une guerre d’indépendance. Je pense que le vote de l’ONU était indispensable et qu’avec ou sans, il y aurait eu le conflit que l’on connaît. Autant pour la Shoa.
Quant à l’aspiration du peuple juif à revenir en Israël (rappelons que la dénomination de Palestine fût octroyée à cette contrée par les romains), elle est plus que bi-millénaire. A mainte reprise d’importantes communautés juives se sont installée en Palestine.
Rappelons aussi que cette contrée n’a jamais été une nation où un pays pendant les 2000 ans d’absence des juifs.
Mon intention n’est pas de nier la souffrance de personnes qui ont sans doute beaucoup perdu lors de ce conflit. Mais je pense que cette région du monde est suffisamment troublée et qu’en tant qu’ « observateurs » extérieurs à ce conflit, notre premier devoir est d’être fidèle aux réalités historiques, surtout quand nos écrits sont amenés à être lus.

Cordialement

29/05/2005 04:54 par sarabe

Non, l’aspiration des juifs à revenir en Israel n’est pas "billénaire". En fait, c’était un projet nationaliste ultraminoritaire, qui l’est resté jusqu’à la fin de la deuxième guerre, et qui a "profité" d’un certain nombre de circonstances dont le soutien du gouvernement britannique qui cherchait à démanteler l’Empire Ottoman pour mettre la main sur la région et la montée des nationalismes "intégraux".

Les théoriciens sionistes reprenaient d’ailleurs (cf Nordau et dans une moindre mesure Herzl - qui était par contre violemment antisocialiste) les arguments racistes et concluaient que les juifs étaient et seraient inassimilables.

En fait, une foule d’historiens israeliens (entre autres) ont maintes fois démontré qu’Israel n’aurait jamais pu se constituer en État sans l’extermination des juifs d’Europe qui a donné une justification morale au projet sioniste, la "référence biblique" n’a jamais convaincu quiconque en dehors de quelques sionistes religieux. Aux yeux de nombreux juifs intellectuels, dont beaucoup étaient athées et souvent marxistes, l’idée était tout bonnement délirante.
A cela il faut ajouter le soutien inespéré de l’URSS.

Si la "justification biblique" a un sens pour l’intervenant du site, pourquoi les autochtones d’Amérique ne revendiqueraient-ils pas l’expulsion des Canadiens ou des Américains du continent nord-américain : ce continent est le leur, il fait partie de toutes leurs références culturelles et ils ne l’ont jamais quitté.

La référence à la Bible est donc une véritable imposture qui a gagné du terrain. Les gens qui font appel à des arguments religieux comme s’il s’agissait d’arguments "raisonnés" ne sont pas aptes à donner de leçons à quiconque et jouent avec de la dynamite.

Mes hommages.
Sarabé

01/06/2005 23:11 par Anonyme

« Non, l’aspiration des juifs à revenir en Israel n’est pas "billénaire" »

Le passage à l’acte non, l’aspiration oui. Cela devait se faire avec l’arrivée du messie (mais si !). Mais bon, ils en ont eu marre d’attendre. Probable que les bûchers, les pogroms, les conversions de force, les expropriations et autres petites mesquineries les ont un peu pressés.
.

« En fait, c’était un projet nationaliste ultraminoritaire, qui l’est resté jusqu’à la fin de la deuxième guerre, et qui a "profité" d’un certain nombre de circonstances dont le soutien du gouvernement britannique qui cherchait à démanteler l’Empire Ottoman pour mettre la main sur la région(…) »

Tellement minoritaire que les anglais de peur de déplaire aux arabes ont passé leur temps à imposer des quotas d’immigration aux juifs en les revoyant à la baisse d’année en année , tandis que pendant cette même période, la population arabe qui ne souffrait d’aucun quota, a plus que doublé, attirée qu’elle était par le regain d’activité économique générée par la communauté juive.
Pour information, l’immigration juive à commencée avant le démantèlement de l’empire ottoman.
Les anglais ont d’ailleurs proposé l’Ouganda comme patrie pour les juifs

>>(…)et la montée des nationalismes "intégraux"<<

lecture conseillée :
http://www.menapress.com/article.php?sid=1095

"(…)Les théoriciens sionistes reprenaient d’ailleurs (…) les arguments racistes et concluaient que les juifs étaient et seraient inassimilables."

Non les juifs, malgré leurs efforts, étaient toujours en but au rejet. Simple constat. L’assimilation même si ils y avaient crus, n’étaient pas possible. Rien de raciste dans ce constat.

« En fait, une foule d’historiens israeliens (entre autres) ont maintes fois démontré qu’Israel n’aurait jamais pu se constituer en État sans l’extermination des juifs d’Europe qui a donné une justification morale au projet sioniste »

Quels historiens ?
Cela a certainement pesé lors du vote de l’ONU. Surtout qu’il restait des centaines de milliers de réfugiés dont on ne savait que faire. Mais le pays existait déjà virtuellement avant le vote avec toutes ses institutions.

« la "référence biblique" n’a jamais convaincu quiconque en dehors de quelques sionistes religieux. Aux yeux de nombreux juifs intellectuels, dont beaucoup étaient athées et souvent marxistes, l’idée était tout bonnement délirante »

Ce qui explique mal que l’Ouganda ait été rejeté.

"Si la "justification biblique" a un sens pour l’intervenant du site, pourquoi les autochtones d’Amérique ne revendiqueraient-ils pas l’expulsion des Canadiens ou des Américains du continent nord-américain : ce continent est le leur, il fait partie de toutes leurs références culturelles et ils ne l’ont jamais quitté. "

Ils ne demandent que ça. Si c"˜était en leur pouvoir, ils le feraient

"La référence à la Bible est donc une véritable imposture qui a gagné du terrain. Les gens qui font appel à des arguments religieux comme s’il s’agissait d’arguments "raisonnés" ne sont pas aptes à donner de leçons à quiconque et jouent avec de la dynamite"

C’est une opinion qui en vaut une autre. Le ton employé en dit par contre long sur la tolérance et l "˜ouverture d’esprit de l’auteur et laisse donc planer un doute sur la validité de positions émanant d’une telle posture.

Cordialement

27/06/2005 23:37 par John

J’ai lu votre article, je suis tombé sur le site en recherchant autre chose...désolé.
J’ai lu aussi les interventions du forum et j’ai quelques remarques..
Je le dis en toute bonne fois, je ne comprends pas qu’une personne qui s’exprime aussi bien puisse nier certains faits !! C’est hallucinant...Je suis assez d’accord avec le dernier intervenant.
Ok la bible n’est pas forcément "validée" par tout le monde et on ne peut pas la prendre comme référence objective mais au point de nier l’histoire, ça me fait peur...
Premièrement les archéologues eux memes ont constaté l’existence des Hébreux en Israel depuis plus de 3000 ans ! Or petit rappel Hébreux = juifs...
et comment expliquer les noms des villes en Israel, nom à base araméen puis hébraïque, parfois repris en arabe (avec les conquetes arabes) mais toujours avec la meme base linguistique hébraique...bizarre non ? Que dire de l’épisode de "Massada" (Plusieurs centaines de familles juives ont du se suicider pour échapper à l’esclavage romain), retrouvé par les archéologues et le site peut se visiter en Israel sans aucun problème...ça se passait au temps des romains !!!
Deuxièmement, je suis juif (en espérant ne pas être taxé de partie pris, ce serait trop facile !), mes parents viennent de tunisie et d’algérie, mes grands parents viennent d’espagne et de Libye...et pour rappel que fait-vous de tous ces juifs qui habitaient en Iran, en Irak, en Syrie, au Liban, au Pakistan, en Egypte etc...d’où venez-ils à votre avis ?? De France, des USA ??lol...non seulement ils venaient de l’ancien Israel mais en plus ils ont été sorti et expulsé par toutes les conquêtes qui ont eu lieu..
Troisièmement, que faites vous des ruines du temple à Jérusalem ? Vous allez me dire que c’est un mur et une esplanade qui a été construite par les sionistes au début du siècle ? Vous n’êtes pas sérieux...Avez vous ne serais-ce une seule fois été en Israel ? Avez vous lu des livres sur l’exode des juifs durant l’histoire ?
Je me pose des questions...Autant l’on est d’accord sur le cas Dieudonné qui essaye de se faire mousser en surfant sur la polémique autant pour le reste je reste sans voix...
Ou du moins si, vous surfez vous aussi sur la polémique...
Enfin je pense qu’il faut rappeler des choses toutes simples : le partage de l’ancienne palestine en deux états à été refusé par les arabes et accepté par les juifs, Israel a subi 3 grandes guerres (parfois vite oublié : 6 pays contre 1 pays, ça laisse des traces dans la conscience israelienne...)Israel est une démocratie et grace à elle les palestiniens connaitront la démocratie, Israel compte a peu pres 18% de minorités dont 1 million d’arabes musulmans et chrétiens, des druzes des circassiens des Baha’is, etc..Les universités israeliennes sont remplis d’arabes israeliens (études qu’ils ne pourraient pas faire de l’autre coté des frontières). Etonnant pour un pays à qui l’ont prete une chasse aux étrangers (non juif) !!
Pour les personnes qui chercheraient à se documenter sur le moyen orient ya un bouquin fait par un journaliste français (Yves Azéroual), qui reprend l’histoire de la création de l’état d’Israel en ne parlant que des faits et qui les détaille dans "A t-on le droit de défendre Israel ?" édition Hachette Littératures...Vous allez y apprendre beaucoup de chose et beaucoup d’idées reçues vont tomber, notamment les plus idiotes !!

Merci pour votre ouverture au dialogue, c’est toujours une bonne chose...

28/06/2005 10:06 par Anonyme

- Sur le plan historique, nul ne songe à nier le fait qu’il y ait
eu des hébreux dans des temps historiques, mais la
reconstitution de l’histoire telle que la présente la bible
paraît aujourd’hui trés controversée. Je vous renvoie à un livre
passionnant "La bible dévoilée", par Israël Finkelstein et Neil
Asher Silberman. Bayard 2002. Israël Finkelstein dirige
l’institut d’achéologie de l’université de Tel Aviv. A la
lumière d’un travail rigoureux d’archéologues, ces deux auteurs
montrent un certain nombre d’"inventions", en particulier celui
du thème de l’exil qui n’a pas attendu l’intervention de Titus
pour être un thème central du judaïsme. Je vous conseille de le
lire... On peut dire que s’appuyant sur la bible, la religion
juive est dès le départ constitué autour d’un mythe celui de
l’exil et celui du retour.

Autre chose est le fait que les fameux exils, y compris celui
après l’intervention des romains en 67, touche peu la population
autochtone composée de paysans sédentaires ou nomades. Et je
suis tout à fait d’accord avec la conclusion de Maxime Rodinson :
"la population autochtone a toute chance d’être les
Palestiniens" (ce terme de palestine a été imposé par l’empereur
Hadrien).

Prenons le seul témoignage historique avéré celui de Joseph
Flavius,il montre que les chrétiens étaient comme les zélotes,
les saduccéens et autres des courants politico-religieux en
Palestine, que les uns étaient des partisans radicaux de la
lutte contre les romains à la manière dont le serait aujourd’hui
le Hamas, alors que d’autres toujours selon Flavius Joseph
étaient plus "raisonnables"et parmi eux les chrétiens. Flavius
Joseph qui a choisi "la collaboration" considère comme des fous
furieux les gens de Massada. Le siège de Jérusalem est une
donnée historique, "les modérés" sont partis et trois factions
rivales se battent entre elles et pour s’affaiblir mutuellement
vont jusqu’à détruire les vivres. On peut éprouver de la
sympathie pour ces exaltés comme pour les gens de Massada, mais
ils ne représentent pas plus la grande masse de la population
que les Cathares luttant à Montségur. Il n’y a pas eu transfert
massif de population, mais comme dans l’exil baylonien, un petit
groupe qui est déporté. La population autochtone reste sur place
et une bonne partie d’entre elle se convertira utérieurement à 
l’Islam, une autre restera juive et quand les croisés arrivent à 
Jérusalem, ils les trouvent vivant en bonne intelligence et se
mettent d’ailleurs à massacrer les Juifs.

La diaspora juive relève d’une toute autre réalité. Celle d’une
conversion massive au monothéisme, quand on connait l’histoire
du premier siècle et la totale confusion qui régnait entre
chrétiens et Juifs avant l’intervention de Saint Paul, les
conversions massives d’un monothéisme qui ne différenciait en
rien juifs et chrétiens prêchant dans les mêmes synagogues.

Donc la population de la diaspora est dans son immense majorité
également autochtone et il faut beaucoup de temps (après les
Carolingiens, la naissance des royaumes chrétiens cherchant à 
unifier leur population autour de la même religion que leurs
souverains) pour que l’on constate des quartiers et cimetières
séparés. Ce qui se passe en espagne avec les rois trés
catholiques et Torquemada (lui même d’une famille de
"convertis") est tout à fait exemplaire, une sorte de
paroxysme...

Vous parlez du Maghreb, mais savez-vous qu’il y a eu des
conversions entières de tribus et "des principautés juives",
comme d’ailleurs dans le Caucase. Bref, selon beaucoup
d’historien dont Maxime Rodinson, les juifs de la diaspora n’ont
pas pour ancêtres les hébreux. Donc le fameux "retour" en
palestine n’a aucun sens sur ce plan... Il a d’ailleurs existé
mais à des doses tout à fait marginales sans aucune mesure avec
l’exode massif d’abord à Salonique, puis en Amérique.

Sur le plan religieux ce retour ne se justifie pas plus, puisque
selon la bible il sera celui des "nations" vers le vrai Dieu...

Donc il serait temps de ne plus s’inventer de mythes et de partir
de la réalité politique telle qu’elle est pour chercher une
solution politique.

Danielle Bleitrach

02/03/2006 20:35 par Anonyme

OUI TU A RAISONS DE RAPPELER CELA . J EN NE MARRE QUE L ON DISE QUE LES JUIFS NON PAS DE TERRE .POURTENT JSUIS FRANCAIS DORIGINE MAGREBE.MARRE AUSSI DE DIRE QUIL NY A PAS D AMITIE ENTRE ARABE ET ISRAELIEN.ENFIN A MORT LA HAINE.MODZAR.OUBION PAS ABRAHAM

18/02/2008 12:21 par vieilledame

les scientifiques actuellement sont à peu près tous d’accord pour penser que nous venons tous d’Afrique : est-ce que cela nous donne un droit sur cette terre ? bien sûr que non (même si elle est très attirante et a un sous-sol très intéressant ! )

Et les Etats Unis, historiquement, à qui appartiennent-ils ?

Et l’Australie ?

La justification historique ne tient pas la route ! OU alors, il y a du déménagement dans l’air si chaque humain doit revenir sur la terre de ses ancêtres !

07/08/2005 00:00 par Anonyme

Le mouvement diasporique des juifs se fait dans le sillage arabe. Pour ce qui est du retour, les Ottomans autoriseront effectivement des familles juives expulsées d’Espagne à s’installer en Palestine. Mais ce mouvement de retour n’a jamais concerné que quelques poignées de familles (sépharades) jusqu’aux temps modernes. Ce sont d’ailleurs les juifs sépharades qui ont représenté le judaisme en Europe de l’Ouest jusqu’à leur déclin contemporain de la "reconquista". La question de l’origine hébraique des juifs ashkenazes reste posée. En effet, pour les historiens et les démographes, l’énorme (et soudaine) concentration de juifs en Europe de l’Est demeure un phénomène inexpliqué (sauf thèse khazare).

Ce n’est pas non plus parce que le retour à Jerusalem est une référence dans les textes religieux juifs que l’identité juive au travers les âges s’y résume. Il serait plus juste de parler d’identités au pluriel, de contradictions et de processus.

Mais revenons à Israel. Les Anglais ont été soutenus par les Arabes dans leur guerre contre l’Empire ottoman, les Arabes voulant se défaire de la tutelle ottomane (on peut difficilement supposer qu’ils aient soutenu les Anglais pour tomber sous leur tutelle). Or, la diplomatie anglaise a été outrageusement favorable aux sionistes à des moments décisifs, contrairement à ce qui est affirmé par notre ami sur le site. Et la France, pour ses intérêts propres, n’a pas non plus été tellement favorable aux Arabes à la chute de l’Empire ottoman. Mais il n’y avait pas de monolithisme sur la question au sein du gouvernement anglais, et il n’aurait pu en être autrement, d’autant que l’élite juive d’Europe de l’Ouest elle-même était dans l’ensemble opposée au projet sioniste, sans parler des juifs orthodoxes qui y étaient, eux, violemment opposés. Quant aux ouvriers juifs (de l’Est) ils étaient massivement attirés par les mouvements socialistes ou orthodoxes.

Les Anglais ont très vite été conscients du caractère potentiellement explosif de la montée du mouvement nationaliste arabe, et une question importante qui se posait pour eux était aussi de savoir ce qu’ils pouvaient "investir" en Palestine pour "défendre les juifs", à un moment de crise économique en Europe.

En tous cas, si les Arabes ont compris très vite que l’augmentation constante du nombre d’immigrants juifs sur le territoire palestinien signifiait à plus ou moins brève échéance qu’ils deviendraient minoritaires ou seraient expulsés, les sionistes, tout en étant convaincus que les juifs étaient voués à s’assimiler ou à souffrir en Occident parce qu’ils formaient une minorité, s’attendaient à ce que l’armée britannique les protègent contre les agressions et incursions arabes. Il est certain qu’en Palestine, certains changements structurels précèdent l’immigration massive des juifs en Palestine et suscitent déjà des résistances, mais ces changements structurels ont aussi été accélérés par les achats de terres au détriment de la population arabe la plus pauvre, tout bonnement dépossédée de ses moyens de subsistance. En outre, les différences salariales (les juifs employés recevant un maigre salaire mais trois fois plus élevé que le salaire arabe) et l’interdiction pour les donneurs d’ouvrage d’embaucher de la main-d’oeuvre arabe, dont on reconnaît qu’elle est plus compétente dans le secteur agricole, ne pouvaient qu’intensifier les tensions entre les deux communautés, sans parler du fait que les nouveaux arrivants ne parlent pas la langue et ne se mêlent pratiquement pas à la population locale.

Ces grands facteurs ont contribué à la résistance des Palestiniens arabes : la misère des plus pauvres, l’absence de contact linguistique et le sentiment de l’élite arabe d’avoir été flouée par les Anglais. En outre, si une partie des politiques anglais étaient acquis au sionisme (courant théologique dont les chrétiens conservateurs sont les héritiers), il faut aussi se souvenir que le mouvement de refus de l’immigration juive n’était pas uniquement le fait des Arabes d’origine musulmane, mais également des Arabes chrétiens (à la direction de l’OLP, on retrouve un mélange d’Arabes chrétiens et d’Arabes musulmans), ce qui n’arrangeait pas les affaires des Anglais. (D’ailleurs, Freud, qui avait été sollicité pour son soutien au sionisme, se refuse à condamner les "exactions" arabes, car il pensait qu’il était très dangereux de créer un État dans un lieu de convergence des trois religions si chargé d’histoire (Cf Prophet Outcasts).

Herzl a eu l’idée de négocier auprès de l’Empire ottoman la location de la Palestine. L’Empire ottoman était endetté, et il pensait pouvoir obtenir cette autorisation en proposant, en contrepartie, des sommes qui aideraient l’Empire ottoman à régler ses dettes (c’était d’ailleurs un pari risqué, car de l’argent, il n’en avait pas).

L’Empire ottoman désintégré (le vent tourne en faveur de l’Angleterre et de la France contre l’Allemagne, les juifs participent à la guerre contre l’Empire ottoman allié à l’Allemagne en formant des bataillons juifs au sein de l’armée anglaise et les sionistes tiennent leur congrès non plus en Allemagne mais en Angleterre) c’est auprès du gouvernement britannique que les sionistes négocient le sort du futur État juif. A l’époque, sauf exception, il n’était pas question pour les sionistes de négocier avec les Arabes, pas plus que les Arabes (élite) n’étaient disposés à négocier avec eux.

En ce qui a trait à l’intérêt réel des populations de l’Est à l’époque (pour celle de l’Ouest, j’ose espérer que la question est réglée) pour le "retour à Jerusalem", les chiffres parlent d’eux-mêmes : un pour cent des juifs de l’Est choisissent le futur État tandis que le reste opte pour New York et ce, jusqu’à la fermeture des frontières américaines en 1924 (soit entre 1880 et 1924). L’État d’Israel sera à nouveau confronté à la même difficulté d’attirer des immigrants juifs en Israel, avec les juifs russes, qui bifurquent en grand nombre vers New York, le Canada et l’Europe. A la chute du régime soviétique, les dirigeants israeliens eux-mêmes indiquent au gouvernement américain que l’immigration des juifs russes aux États-Unis ne se justifie plus.

Bon nombre d’historiens conviennent que pour les Peres fondateurs (d’Israel), Ben Gourion en tête, le sionisme ne devait pas sa force aux souffrances et aux discriminations, mais à la volonté de parer aux risques de disparition de l’identité juive, c’est à dire non pas à la destruction physique des juifs (l’ampleur de horreur nazie n’est entrevue par personne, pas même par Herzl pourtant profondément pessimiste - cette lecture fait partie du dogme, mais malheureusement elle est erronée) mais au risque de l’assimilation inévitable, attribuable, selon les sionistes, à une multiplcité de facteurs : l’envie des locaux liée à la réussite évidente des juifs et à leur hégémonie dans certains secteurs au nombre, à la pauvreté et à la différence culturelle des nouveaux immigrants de l’Est, mais aussi à l’émancipation, à l’attrait des ouvriers et des intellectuels pour le socialisme, au désir conscient d’assimilation d’une partie des juifs qui conçoivent une nouvelle forme de citoyenneté sous un régime libéral, etc.

La création d’Israel a eu des répercussions non seulement, bien entendu, très directes sur les rapports entre les peuples arabes et européens, mais également des conséquences plus que paradoxales pour les juifs eux-mêmes en Israel et ailleurs. Entre autres : a) la quasidisparition de toute référence à l’histoire sépharade, étroitement liée à la culture arabe ou une forme d’oubli ou d’occultation(en Israel on évite toute allusion au fait que juifs et arabes de Palestine se sont battus côte à côte contre les croisés) avec pour corollaire la difficile intégration des juifs sépharades en Israel b) l’éradication volontaire de la culture yiddish par le jeune État d’Israel qui interdit officiellement tout usage public du yiddish (rappel signifié par la police aux troupes de théâtre et aux musiciens), pour ne citer que quelques exemples.

Autre conséquence, la tendance de plus en plus marquée partout mais sous l’influence considérable des militants sionistes américains à trafiquer l’histoire, à la réécrire, à calomnier et à traquer les dissidents.

Quand un représentant d’une revue culturelle juive française se permet de reprocher à Jean Ferrat de n’avoir pas parlé suffisamment des juifs dans Nuit et Brouillard, ou quand on en vient à traîner devant les tribunaux quelqu’un comme Edgar Morin, il est temps de se confronter à l’histoire telle qu’elle est et non telle qu’on la fantasme.
Sarabé

25/12/2005 23:03 par Anonyme

J’ai attentivement lu les différents articles de ce forum, et je dirai simplement ceci : dans la plupart des interventions, je relève beaucoup de demi-vérités, beaucoup de "demi-faussetés", pas mal de langue de bois, et aussi, l’a priori de refuser à un groupe le désir de rechercher ou de garder son "identité" (mot très à la mode aujourd’hui), alors qu’on l’accepte pour d’autres...

J’ai lu aussi "la bible dévoilée" (le mot dévoilé est d’ailleurs une mauvaise traduction de l’anglais : c’est plutôt "déterrée"), et les conclusions des auteurs ne vont pas du tout vers la négation de l’état dont ils sont citoyens ; je ne cherche à attaquer personne, et le drame que vit le peuple palestinien ne peut laisser personne indifférent ; mais, pour juger sereinement d’une question tellement compliquée, il faut avoir des connaissances sérieuses et non superficielles, et ne pas se contenter d’opinions à l’emporte-pièce : le sionisme, etc. ; mais le sionisme lui-même est tellement complexe...et il y a des sionismes, pas un sionisme ; et, sous le terme "antisionisme", brandi à tort et à travers, n’y aurait-t-il pas parfois comme un sentiment caché, un peu moins avouable ?
Davyco

12/10/2006 19:06 par gouns

J’ai le sentiment que certaines interventions sont complètement marquées du seau et de l’ignorance et de l’arrogance coloniale. Comment quelqu’un d’apparemmenr raffiné peut -il se permettre d’écrire sans rire" ce pays n’a jamais été une nation" Donc on en conclut qu’il est peuplé de fantômes, colonisable c’est bien là toute la morgue hautaine européenne. C’était une partie d’un tout, un état historique qui lui a sacrément existé sous des noms différents et même bien avant que ces nomades dénommés Hébreux (ceux qui passent ) ne pointent le bout de leur nez au pays des cananéens( société déjà structurée et bien organisée en principautés concurrentes vers 2600 av J.C. Mais bon, qu’ils s’appellent Jordaniens, Libanais, Syriens, Palestiniens ils ont toujours fait partie de la même entité culturelle et parfois étatique : la région syrienne dans l’empire ottoman et leurs ancêtres inventèrent les 3 modernisations : agriculture, écriture alphabétque 14 siècles av.JC à Ugarit, sédentarisation (Jéricho : peuplement organisé un des plus vieux au monde au moins 3000 avJ.C., Damas plus ancienne capitale au monde) Les Hébreux se fixent au plus ancien vers 1700 avant J.C dans cette région en provenance du sud/est du croissant fertile.Par ailleurs vous confondez Hébreux, juifs et Israéliens. Normal car cette histoire est encore mal connue par contre nous sommes sûrs que les fouilles entreprises en 1990 ont montré que les premiers Israélites qui deviendont juifs avec le royaume éponyme de Judée trés longtemps après n’apparaissent qu’à partir de 1200 av. J.-C et s’installent progressivement sur les hautes terres de Canaan. Ils sont eux mêmes Cananéens et n’ont encore rien à voir avec les juifs.A cette date cette terre n’est certainementpas vide et surtout pas la partie côtière (vide de vestiges israélites mais bien plus riche au plan agricole)Bref on pourrait reprendre toutes vos assertions une à une et je pourrais modestement vous apporter des éléments déterminants que vous semblez ignorer. Juste en forme de provocation sachez cela ’Arafat (paix à son âme )et tous les Palestiniens avaient certainement beaucoup plus de ’sang Hébreu’(je n’aime pas trop parler de sang mais c’est une image) dans les veines que 95% des israéliens de souche centre asiatique (Kazars),slaves, germaniques, berbère, arabes du sud etc et que vous mêmes si vous vous réclamez des Hébreux. En termes clairs parce que les juifs sont normaux il n’y a pas continuité historique déterminante entre les anciens Hébreux (dont la plupart se convertiront aux différentes religions y compris Islam ) et les fidèles de la religion juive qui sont tous issus de conversion évidemment. Les comptoirs commerciaux juifs au Maghreb développeront dans cette région le judaïsme chez les berbères comme ailleurs
L’essentiel est qu’il est absolument interdit de chasser un peuple de son pays quel qu’il soit.Combien même les Palestiniens auraient été des chasseurs cueilleurs comme les Indiens d’Amérique, comme ceux d’Amazonie aujourd’hui qu’il est inadmissible de leur voler leur terre et de les chasser sous prétexte qu’ils n’ont pas accepté un ’partage’ décidé à New York 10000km de chez eux. La non existance d’un Etat cela donne t-il des droits sur une terre , le fait qu’elle ne soit pas organisée en Etat ? L’Auvergne au motif qu’elle n’a jamais été organisée en Etat indépendant est elle colonisable pout autant ? C’est bien ça qui me confirme une fois de plus le fondement colonial et stupide du sionisme. Mais bon politiquement la vie est faite de choix mais comprenez que tout en recherchant une solution qui accorde à toutes ces populations une égale chance de vie dans cette région( ma préférence va à 1 Etat palestinien viable sur les territoires de 67 mais sinon un etat bi national)jamais nous n’accepterons, pour nous et pour la morale des peuples, pour tous ceux qui ont souffert et qui continuent , y compris pour tous les martyrs des camps d’extermination nazis,pour tous nos frères qui continuent de rêver au retour dans les camps de réfugiés qu’ils ne veulent quitter que pour rentrer au pays, jamais dis je nous n’accepterons cette injustice coloniale où l’Europe s’est servi d’une population martyr, juive pour en opprimer une autre, arabe.(J’ajoute que je suis pour le droit au retour des Maghrébins juifs en Afrique du nord s’ils le souhaitent et qu’il est hors de question de chasser les Israéliens qui acceptent de vivre à égalité avec les Palestiniens). Le seul titre de propriété sur une terre est le rapport que l’on veut entretenir avec les autres il n’est pas dans la force brutale, il n’est pas dans sa propriété effective.Free Palestine est le seul mot d’ordre juste car excusez nous mais l’Etat d’Israël est pour nous comme l’Etat d’Apartheid en Afrique du sud. La libération sera pour tous ou pour personne car le rapport colonial enserre également les Israéliens qui courrent à leur perte dans ce contexte.

gouns

13/10/2006 12:30 par Manessis Antoine

il y a une ambiguité dans tes propos, et pas seulement les tiens.
Es tu pour l’existence d’Israel ?
Cette question est centrale, surtout si l’on se bat pour l’existence d’ un état palestinien viable.
La réponse, à mon avis, doit être oui sans jouer sur les mots....Or je trouve que, certains, à gauche (je pense à la vraie gauche) ne sont plus trés clars sur ce sujet essentiel.
J’ai été réconforté par la position commune de plus de 60 partis communistes qui ont, eux, été trés clairs sur ce point.( voire sur notre blog : prcf-38.over-blog.net )
les progressistes doivent être sans l’ombre d’une ambiguité sur ce point.

12/10/2006 19:08 par gouns

Et vive Danielle !

Gouns

18/02/2008 12:14 par vieilledame

"Rappelons aussi que cette contrée n’a jamais été une nation où un pays pendant les 2000 ans d’absence des juifs."
voilà une phrase qui montre d’où parle le commentateur !

On dirait que le pays a attendu sagement qu’ils reviennent en faisant bien attention de ne pas être un pays, et de n’être peuplé, euh par qui déjà  ? par personne ? il n’y avait pas d’agriculteurs ? pas d’habitants ? pas d’éleveurs sur ce territoire ?

C’est incroyable où peut mener le déni de la réalité !

22/06/2005 01:55 par elie

Bonjour Danielle.

Cette citation d’Erasme est en exergue d’un livre de Margolin.

Il s’agit hélas d’être ’ceci pour les cela’ et pas ’ceci au milieu des cela’.

Pas caméléon, mais transgresseur, au mieux transfuge, au pire traitre.

Merci de citer correctement mes mails perso.

Parce que vous êtes almost perfect.

a.l.

22/06/2005 10:38 par danielle Bleitrach

dont acte !!! "almost" me suffit amplement... Nobody is perfect... Il faut toujours laisser place à la contradiction sans laquelle il n’y a pas de mouvement. Mais il faut éviter l’erreur, ou l’insuffisance dans la citation, qui elle n’ouvre sur rien...
DB

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