RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

A qui profite la crise ? Ou comment prendre aux pauvres pour donner aux riches....

Il suffit de regarder les grands titres des journaux pour lire qu’un vent de panique s’empare du monde, le monde de la finance perd chaque jour de l’argent au lieu de gagner des sommes considérables.

Tous cela parce que quelques économistes ont décidé d’abaisser la notation de tel ou tel état jugé peu profitable aux financiers.

Il faut donc rassurer les investisseurs ce qui se traduit par la mise en place de mesures d’austérité afin de continuer d’engraisser les financiers. La seule variable d’ajustement pour les capitalistes est l’être humain dans ce que représente les valeurs conjuguées de son travail et de sa protection sociale (entendons par là sa retraite, sa santé, son assurance chômage..).

Rassurer les investisseurs veut donc dire garantir un maximum de profits à ceux qui ont déjà beaucoup d’argent et pour ce faire il faut tuer l’être humain à la tâche en revenant sur ses acquis sociaux. Ainsi il sera censé travailler toujours plus et plus longtemps (et vivre de moins en moins longtemps car il ne vivra sûrement pas 100 ans à ce rythme) dans le seul but d’assurer sa survie sans pouvoir se soigner quand il tombe malade.

Noam Chomsky nous faisait remarquer que lors de l’abolition de l’esclavage les partisans de ce dernier avaient pour argument que lorsqu’il louait la force de travail, ils en prenaient moins soin que s’ils la possédaient. Cette affirmation fut contredite par le fruit des luttes des travailleurs et la réglementation du travail qui en découla, mais la contre offensive est en marche et elle s’appelle crise. Elle implique que l’être humain soit soumis à la volonté du capital qui lui fera une véritable faveur en lui assurant temporairement sa survie.

La crise est pour le capital une façon de nous démontrer l’étendue de son pouvoir. Les solutions qu’on nous impose (dans un pays démocratique on ne propose pas en situation de crise) ne font que le renforcer.

Une révolution en France devait changer le cours des choses, mais finalement en quoi les choses ont elles progressé ?

Si auparavant il fallait s’acquitter d’un impôt pour assurer le train de vie fastueux des dirigeants il en est toujours ainsi, sauf qu’à celui ci s’est ajouté le bénéfice que doit tirer l’entreprise privée du travail de chacun.

Ali HAMNACHE

URL de cet article 14399
  

Même Thème
Le choix de la défaite - Les élites françaises dans les années 1930
Annie LACROIX-RIZ
Comment, pour préserver leur domination sociale, les élites économiques et politiques françaises firent le choix de la défaite. Un grand livre d’histoire se définit premièrement par la découverte et l’exploitation méthodique de documents assez nombreux pour permettre des recoupements, deuxièmement, par un point de vue qui structure l’enquête sur le passé (Annie Lacroix-Riz répond à Marc Bloch qui, avant d’être fusillé en 1944, s’interrogeait sur les intrigues menées entre 1933 et 1939 qui conduisirent à (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Le rôle d’un bon journaliste est de s’en prendre aux abus de pouvoir des puissants. Et lorsque cela arrive, la réaction est toujours violente.

Julian Assange

Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
40 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
23 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.