Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Á Toulouse, une foule immense pour Macron !

A TOULOUSE, UNE FOULE IMMENSE OVATIONNE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE E. MACRON A SA SORTIE DU CAPITOLE

(ben non, en fait !)

15h20. Quelques toulousains se calent derrière les barrières. Personne ne joue des coudes pour passer devant, pour le voir lui, l’Autre, celui qu’on ne voit qu’à la télé. Rarement en vrai. Je dois me tromper d’heure.

15h22. Il y a encore de la place au premier rang. Beaucoup. Bien moins de monde que pour la fête de la violette, le père Noël, le marathon, la course, le marché du samedi, les soldes, les manifs…

15h23. Si Justin Bieber se pointe place du cap, j’te d’is pas le barouf !

15h25. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de barrières protectrices que de spectateurs. Je regarde en l’air, plus d’oiseaux que de spectateurs ? Non, c’est exagéré.

15h30. Je scrute l’horloge du Capitole. Mon esprit s’évade. Ça doit faire une étrange impression d’en haut, tout ce vide. Je m’attends à un sursaut. Sûrement que les gens vont venir de toutes les rues adjacentes ovationner Jupiter, celui qui serre la main de Trump, la « bombe », l’homme "aux visions", le « dynamiteur », « la fusée », « le rempart », « l’électron libre », l’homme « seul face à l’histoire », comme titrait la presse mainstream… Quand même, c’est un événement la venue à Toulouse du Président de la République française, cinquième puissance mondiale, non ? Ma voisine s’en va avant qu’il n’arrive : « ce matin, y’avait du monde », parait-il. Mais cet après-midi : rien.

15h35. Je me fatigue. Tiraillé entre le désir de partir et la curiosité de voir comment le vide va se mouvoir.

A 15h40. Le talkie-walkie du policer posté derrière moi annonce la sortie du Président. Le voilà qui s’avance, E. Macron, entouré. Précédé d’une grosse caméra. Il lève la main pour saluer. Pas de mouvement de foule. De très timides applaudissements s’évaporent. La fan-zone est vide. Une image me revient en tête. De Gaulle au Capitole, au moment de la Libération. Il y avait le peuple bariolé des résistants, des forces progressistes. Là, au menu, c’est policiers, voiture blindée, policiers, grosses motos avec des gyrophares, policiers, vigiles, camions de policiers, oreillettes. Vue l’absence de monde leur présence est encore plus prégnante, presque étouffante. Sensation d’une République organisée pour la sécurité. Une police du vide présidentiel.

15h41. Ça sent la grisaille. Les derniers fans d’un chanteur has been. « Y’a pas beaucoup de monde » que je lance en partant. « Il va donner du boulot aux jeunes ! », rétorque une dame. « Il vient de licencier d’un trait, en un WE, près de 200 000 personnes ». Je parle des contrats aidés. La dame s’en va, pas étonnée de ma réponse. Presque résignée.

15h45. En me promenant en ville j’observe encore des policiers en civil, des men in black, des 1B, des camions de polices : rue saint-Rome, rue Alsace-Lorraine. Déjà l’impression d’un fin de règne. E. Macron c’est le « spasme du système » écrivait FrédéricLordon. Aujourd’hui, j’ai vu une foule sans spasme et je suis demandé si Emmanuel Macron n’avait déjà étouffé l’enthousiasme qui l’avait porté à la Présidence. Une popularité qui s’esclaffe comme une escalope de veau sur le carrelage.

18h18. Me reviennent en mémoire des citations du candidat et celles du président. Ceux qui ne sont rien. Les fainéants. Cette culture française qui n’existe pas. La France qu’il ne défendra pas contre l’Europe. Surgissent encore la somme de ses désastres : les APL, la casse du code du travail. Voilà qu’à ses passifs s’ajoutent ces additions, celle d’un vide symbole de son inconsistance, celle du mépris de classe.

URL de cet article 32305
   


Vous avez une minute ?

Washington contre Cuba.
Salim LAMRANI
WASHINGTON CONTRE CUBA - L’affaire des Cinq. Un demi-siècle de terrorisme, dirigé par Salim Lamrani. Edition le temps des cerises Textes de : Howard Zinn, Noam Chomsky, William Blum, Michael Parenti, Piero Gleijeses, Ignacio Ramonet, Leonard Weinglass, Wayne S. Smith, Saul Landau, Michael Steven Smith, James Petras, Jitendra Sharma, Ricardo Alarcon, Gianni Mina, Nadine Gordimer. « Les Etats-Unis n’ont jamais annexé Cuba, mais ils en ont fait une colonie virtuelle jusqu’à ce que, en janvier (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"cette cloture a été placée pour votre protection. Ne vous en approchez pas, ne tentez pas de la traverser ou nous vous tirerons dessus".

panneau (en anglais) accroché sur une cloture de fils de fer barbelés qui entoure la ville d’Abu Hishma (Irak)


Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
51 
Cuba - Tchernobyl : Lettre à Maria.
24 août 2006. Chère Maria, Je ne sais pas si mon nom vous dira quelque chose. A vrai dire, je ne crois pas vous avoir laissé un souvenir impérissable. C’est pourtant vous qui m’avez donné, au détour d’une seule phrase, une des plus belles leçons d’humanité qu’un homme puisse recevoir. Il y a déjà quelques années de cela mais, comme vous pouvez le constater, je n’ai pas oublié. Vous souvenez-vous, Maria, de cet occidental en visite sur votre île qui voulait vous poser quelques questions ? En réalité, et (...)
Retour sur l’étrange et persistante désinformation autour de « l’affaire » Julian Assange (le Fake News dans toute sa splendeur)
On ne le répétera jamais assez : pratiquement tout ce que les grands médias répètent à l’envi autour de « l’affaire » Julian Assange est incorrect. Et on a beau l’expliquer aux journalistes - lorsque l’occasion se présente - et ils ont beau hocher de la tête, rien n’y fait : ils persistent et signent, mus par une sorte d’incapacité à accepter le moindre écart d’une narrative pré-établie et apparemment immuable, même lorsqu’elle se révèle fausse. Il suffit pourtant d’un minimum de recherches, pas beaucoup, pour (...)
10 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.