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Chaos dans le monde : un prélude à l’installation d’un nouveau système d’exploitation ?

Le chaos se répand dans le monde : l’affaire Epstein, la guerre en Ukraine, le conflit en Iran, les interventions américaines au Venezuela... Le chaos est souvent une destruction "créatrice", un prélude au changement.

Un principe supérieur d’exploitation, de domination et de contrôle

Notre hypothèse est que les sociétés humaines sont régies par un principe supérieur d’exploitation, de domination et de contrôle. L’application de ce principe suppose l’existence d’un système adaptable, capable d’évoluer en fonction des transformations structurelles des sociétés — transformations qui sont elles-mêmes le produit d’ajustements provoqués par le système lui-même.

La gestion des sociétés humaines s’effectue comme si elle était pilotée par une entité suprême. Dans les développements qui suivent, cette expression désignera le pilote, tandis que le terme système qualifiera la structure de gouvernance et son mode de fonctionnement.

L’entité suprême se situe au sommet de la pyramide. Elle détient la haute main sur la planification stratégique : elle détermine l’horizon à atteindre — en quelque sorte la fonction « objectif » à optimiser sous contraintes. Il s’agit principalement, mais pas exclusivement, de la maximisation du profit à n’importe quel prix.

Le système, quant à lui, assure la gestion opérationnelle et stratégique : il définit les priorités, concentre et canalise les ressources, renforce les opérations, et veille à ce que les agents soient focalisés sur la réalisation des objectifs fixés. Il agit pour saturer les contraintes existantes, mais aussi pour les redéfinir. À cette fin, il façonne en permanence les structures sociales afin de les rendre compatibles avec un nouveau modèle — ou une nouvelle variante systémique — qui sera imposé dès que les conditions apparaîtront favorables.

Les modèles se succèdent ainsi, en intensifiant à chaque cycle l’exploitation, la domination et le contrôle. La structure de gouvernance qui met en œuvre cette stratégie repose sur une hiérarchie pyramidale d’exécutants et de contrôleurs, ordonnancés selon les directives du système.

Le reset en marche : l’affaire Epstein comme levier de recomposition

La situation actuelle pourrait bien marquer le début d’un reset — un changement de modèle de domination, d’exploitation et de contrôle. L’affaire Epstein en constitue à la fois le révélateur et le levier.

Elle met en lumière l’existence d’une overclass transnationale évoluant dans des espaces séparés, retranchée dans des enclaves d’exception — îles privées, régimes fiscaux offshore, résidences multiples — et jouissant d’une impunité institutionnellement protégée pendant des décennies. Des experts indépendants des Nations Unies ont alerté sur des éléments troublants et crédibles d’abus sexuels systématiques et à grande échelle, de traite et d’exploitation de femmes et de filles, certains faits pouvant relever de qualifications aussi lourdes que l’esclavage sexuel, la torture ou des crimes contre l’humanité.

La publication de plus de 3 millions de documents, vidéos et images par le département de la Justice américain en janvier 2026 a éclaboussé des personnalités issues des sphères politique, économique, culturelle et royale sur plusieurs continents — le prince Andrew, l’ex-ministre français de la Culture Jack Lang, des membres de familles royales européennes, parmi bien d’autres. Ce faisant, elle a rendu publiquement illégitimes des pans entiers des anciennes élites : celles qui constituaient jusqu’ici les courroies de transmission du système.

L’éclatement de cette affaire servirait alors de levier pour écarter ces élites compromises et opérer une recomposition au sommet de la pyramide.

Les nouveaux agents du système : portrait d’une élite de remplacement

Le nouveau modèle qui se dessine n’aurait plus besoin de ces relais disqualifiés. Il leur substituerait des élites d’un nouveau type, dont le profil diffère sensiblement de celui de leurs prédécesseurs.

Plus restreintes en nombre, elles tirent leur légitimité non plus des institutions héritées — partis, États, universités, organisations multilatérales — mais de la maîtrise technologique et du capital numérique. Ce sont les techno-oligarques : Elon Musk, Peter Thiel, Marc Andreessen et leurs semblables, qui poussent activement à la destruction des anciennes structures de gouvernance pour les remplacer par les leurs. Leur montée en puissance n’est pas un hasard : elle s’inscrit dans une logique de retrait des élites de l’espace démocratique et de reconcentration du pouvoir dans un cercle très restreint.

Le nouveau modèle de contrôle ne repose plus sur la cooptation institutionnelle ou la corruption — le modèle Epstein. Il repose sur la maîtrise des algorithmes, des plateformes, des flux de données et des infrastructures numériques à l’échelle planétaire. L’intelligence artificielle y joue un rôle central : elle permet de se passer de millions d’agents intermédiaires — bureaucrates, managers, experts — en automatisant les fonctions de contrôle et d’optimisation autrefois dévolues à ces relais humains. C’est précisément la logique à l’œuvre dans des projets comme le DOGE (Department of Government Efficiency) de Musk : réduire drastiquement l’appareil d’État humain pour concentrer le pouvoir dans un cercle minimal, démultiplié par la machine.

Ces nouvelles élites sont par ailleurs plus diffuses géographiquement : potentiellement apatrides, elles opèrent depuis des juridictions choisies, avec des loyautés flottantes, sans ancrage fort dans un État-nation ou une institution multilatérale.

Le passage d’un modèle à l’autre ne serait alors pas une rupture, mais une intensification : exploitation, domination et contrôle — toujours — mais par d’autres mains et avec d’autres outils plus efficaces. La pyramide demeure mais elle est moins dense en matériel humain.

Trump : architecte, instrument ou passager du nouveau modèle ?

La question se pose naturellement : Donald Trump est-il un agent conscient du nouveau système, ou un instrument dont les nouvelles élites se sont servi pour accélérer la transition ? La réponse est plus complexe que ce que les apparences suggèrent.

En surface, Trump incarne le profil opposé des nouvelles élites : homme de l’ancien capitalisme — immobilier, médias, branding — il appartient à une génération dont le pouvoir repose sur le capital tangible et la célébrité, non sur la maîtrise algorithmique. Pourtant, les fonctions qu’il a remplies depuis son retour au pouvoir en 2025 correspondent précisément à celles d’un agent de transition du système.

Sa première fonction a été de détruire. En nommant Elon Musk à la tête du DOGE — le Département de l’Efficacité Gouvernementale — il a confié au principal représentant des nouvelles élites la mission de démanteler l’appareil d’État traditionnel. En quelques mois, des dizaines de milliers de fonctionnaires ont été licenciés, des agences entières supprimées, et la logique d’automatisation s’est substituée à celle de la gouvernance institutionnelle. Trump a ainsi fourni le mandat démocratique dont les techno-oligarques avaient besoin pour mener à bien leur programme.

Sa deuxième fonction a été d’accélérer la publication des fichiers Epstein. En ordonnant la mise en lumière de plus de 3 millions de documents en janvier 2026, il a fourni le levier permettant d’éliminer les anciennes élites compromises — jouant ainsi, consciemment ou non, un rôle central dans la recomposition au sommet de la pyramide.

Mais la relation Trump-Musk illustre aussi les tensions internes au processus de transition. Dès le printemps 2025, des frictions ont éclaté au grand jour : Musk a critiqué virulemment la loi budgétaire de Trump, la qualifiant « d’abomination », avant que Trump ne menace de supprimer les contrats fédéraux vitaux pour SpaceX et Tesla. Au paroxysme du conflit, Musk a même allégué publiquement que le nom de Trump figurait dans les fichiers Epstein non encore divulgués. Une réconciliation de façade a suivi à l’automne 2025, mais les observateurs la décrivent comme une trêve fragile entre deux hommes qui savent chacun à quel point ils peuvent se nuire mutuellement.

Cette tension révèle quelque chose d’essentiel : Trump n’est pas un agent fidèle du nouveau système. Il en est plutôt le marteau — utile pour détruire l’ancien ordre, mais potentiellement encombrant une fois cette tâche accomplie. Les nouvelles élites ont su se servir de lui, de sa popularité, de son mandat et de son goût pour la destruction créatrice. Mais elles n’ont pas besoin de lui pour construire ce qui vient après.

Dans le cadre de notre hypothèse, Trump serait ainsi un agent objectif du changement de modèle : qu’il en soit conscient ou non, ses actions accélèrent la transition vers un système de domination plus concentré, plus automatisé et plus opaque. Ce qui, dans la logique systémique qui est la nôtre, revient au même.

Poutine : concurrent extérieur ou modèle alternatif de domination ?

Si Trump est un agent de transition interne au système occidental, Poutine occupe une position radicalement différente : celle d’un concurrent extérieur qui ne conteste pas le principe de domination, mais revendique le droit d’en être un pôle à part entière.

Depuis son discours de Munich en 2007, Poutine ne rejette pas l’idée d’un ordre mondial hiérarchisé. Il conteste le monopole occidental sur cet ordre. La multipolarité qu’il promeut n’est pas l’absence de domination — c’est la redistribution de la domination entre plusieurs pôles souverains. En d’autres termes, Poutine partage le principe fondateur de notre hypothèse ; il en dispute simplement la gouvernance.
Son modèle de contrôle est cependant structurellement différent de celui des techno-oligarques. Là où ces derniers misent sur un capitalisme algorithmique apatride, Poutine incarne un capitalisme d’État autoritaire et souverainiste, fondé sur la maîtrise des ressources naturelles, de l’armée et de l’information. Sa vision s’inspire davantage de la notion de « grands espaces » — un ordre mondial organisé autour de quelques États-civilisations disposant d’une souveraineté réelle — que d’un réseau d’élites apatrides piloté par des plateformes numériques.

Dans ce contexte, la guerre en Ukraine joue un double rôle. Pour Poutine, elle est un acte de réaffirmation de la souveraineté russe et de contestation de l’ordre libéral occidental. Mais dans la logique systémique de notre hypothèse, elle est aussi un puissant accélérateur du chaos : elle épuise les institutions multilatérales, fragilise l’Europe, détourne les ressources et crée exactement les conditions d’instabilité dans lesquelles un nouveau modèle peut s’imposer — qu’il soit celui de Musk ou celui de Moscou.

La relation Poutine-Trump est à cet égard révélatrice. Le rapprochement américano-russe de 2025, illustré par le sommet de l’Alaska, et le plan de paix américain sur l’Ukraine qui reprenait l’essentiel des exigences de Moscou, suggèrent une convergence tactique entre deux acteurs qui partagent le goût pour les hommes forts et la méfiance envers les institutions multilatérales. Mais cette convergence masque une compétition de fond : le modèle étatique et territorial de Poutine est structurellement incompatible avec le modèle algorithmique et apatride des techno-oligarques qui entourent Trump.

Poutine n’est donc ni un agent du nouveau système, ni un résistant au principe de domination. Il est le représentant d’un modèle concurrent qui se bat pour occuper une place dans le prochain ordre mondial. La question ouverte est celle-ci : le reset en cours aboutira-t-il à un nouveau modèle unique — celui des techno-oligarques — ou à une confrontation durable entre plusieurs formes de domination, dont celle que Poutine incarne ?

Conclusion : les questions qui dérangent

Si notre hypothèse est juste, le reset en cours est-il une libération — ou simplement une mue ? Le système se défait-il de ses anciennes peaux pour se réinstaller sous une forme plus concentrée, plus automatisée, plus difficile à identifier et à contester ? La pyramide s’effondre-t-elle vraiment — ou se resserre-t-elle simplement ?

Le spectacle de la chute des anciennes élites — la révélation des crimes d’Epstein, la disgrâce des figures institutionnelles, le démantèlement ostentatoire des bureaucraties — est-il une victoire pour ceux qui en ont été les premières victimes ? Ou sommes-nous en train de confondre la recomposition du pouvoir avec sa dissolution ?

Et si les nouvelles élites — plus restreintes, plus opaques, adossées à des outils de contrôle sans précédent historique — étaient précisément plus dangereuses que celles qu’elles remplacent, pour la raison même qu’elles sont moins visibles ?

Trump a servi de marteau. Musk construit les fondations. Poutine revendique son propre chantier. Mais qui tient le plan d’architecte ? Et au service de quel horizon ?

Le chaos actuel est réel. Mais derrière lui se profile une question plus profonde : assistons-nous à la naissance d’un nouveau modèle de domination unique et planétaire — algorithmique, concentré, invisible — ou à l’émergence d’un monde multipolaire où plusieurs formes de domination se disputent l’hégémonie ? Dans les deux cas, l’exploitation, la domination et le contrôle demeurent le principe organisateur. Seuls les visages changent.

Et finalement : si comprendre la mécanique du système ne suffit pas à s’en affranchir — est-ce au moins, dans les circonstances présentes, la forme la plus élémentaire de résistance ?

Bernard CONTE

 https://blog-conte.blogspot.com/2026/02/le-monde-en-ebullition-prelude-un.html

COMMENTAIRES  

02/03/2026 19:07 par RV

Un nouvel OS ou de nouveaux OS sans mentionner une seule fois la Chine ?

Y a qu’eqchose qui cloche la-d’dans
j’y retourne immédiatement(*)

* (Boris Vian)

02/03/2026 20:59 par phil

Aah, ça faisait longtemsp qu’on n’avait pas eu une bonne plâtrée d’élucubrations sur le GS... ça fait du bien !

03/03/2026 09:01 par diogène

@ RV

"Un nouvel OS ou de nouveaux OS sans mentionner une seule fois la Chine ?"

- ni Israël
- ni Netanyahu
- ni Gaza
- ni la p^ropriété privée des moyens de production
ni la lutte des classes,
etc.

de toute façon, il s’agit d’une idéologie usée, finaliste, niant l’hisoire... de la science-fiction, quoi !

03/03/2026 10:41 par Palamède Singouin

En 15 ans, la Russie a assisté les bras ballants à la destruction de son allié lybien, a fini par laisser tomber la Syrie, se contente pour le moment d’assister aux tentatives de mise au pas du Venezuela et de l’Iran sans autres réactions que verbales, est empêtrée en Ukraine dans une guerre qu’elle est sur le point de gagner depuis 3 ans mais qui se poursuit.

Le "grand reset" ne paraît pas s’annoncer pour elle sous les meilleurs auspices !

La Chine, dont les approvisionnements énergétiques sont gravement compromis au Venezuela et en Iran, sera tôt ou tard obligée de réagir. Même si les aventures militaires loin de ses frontières ne sont pas dans ses traditions.

03/03/2026 12:25 par Francesc Pougault

sur toute la terre, depuis l’apparition de l’humanité, les minorités possédantes ont exploité, méprisé, massacré les majorités travailleuses. Monsieur Conte découvre la soupe à l’ail.

03/03/2026 14:54 par diogène

@ Francesc Pougault

La notion de "destruction créatrice" évoquée sans référence au début de l’article est un poncif éculé inventé par Schumpeter. Elle n’est pas synonyme de guerre, ni de reste, mais d’innovations remplaçant des technologies obsolètes, ce qui forcerait les "investisseurs" à injecter des fonds dans de nouvelles productions, mettant sur la paille (momentanément parait-il...) les salariés
des entreprises concernées.
L’a-priori implicite de cette théorie est qu’il n’existe pas d’économie autre que capitaliste, ce qui signifierait que le premier homo sapiens serait apparu avec un livret A à la caisse d’épargne.
Pendant qu’on parle de lui, justement, il faut admettre, si on n’est pas créationniste, que sapiens est apparu il y a environ 300 000 ans.
Alors, quand vous dites que "depuis l’apparition de l’humanité, les minorités possédantes ont exploité, méprisé, massacré les majorités travailleuses", il faudrait relativiser. Les "classes possédantes" sont apparues a néolithique, il y a environ 10 000 ans, avec le développement de l’agriculture et de l’élevage liés à la notion (abstraite, en fait) de propriété des terres cultivées et du cheptel (d’où vient le mot capital).
On peut même imaginer que, pendant un certain temps, cette propriété était collective, mais on n’en sait rien. Quoi qu’il en soit, l’humanité a existé pendant 290 000 ans sans "destruction créatrice" et peut-être même sans exploitation, comme on le voyait encore au début du 20ème siècle chez les peuples chasseurs qui existaient encore et dont les petit-enfants sont aujourd’hui pilotes de chasse ou traders à Wall-Street.

03/03/2026 20:04 par RV

@ diogène
Je vais reconsidérer mon premier commentaire qui était épidermique et donc à coté de la plaque.

Bernard Conte mentionne que son hypothèse est que les sociétés humaines sont régies par un principe supérieur d’exploitation, de domination et de contrôle. Je me demande bien pourquoi il se refuse le mot capitalisme et fait appel à une hypothétique "entité suprême" alors que deux lignes plus loin il nous dit qu’il s’agit principalement, mais pas exclusivement, de la maximisation du profit à n’importe quel prix.

Ses considérations sur l’affaire Epstein sont pertinentes mais on ne pourrait y voir qu’une n-ième adaptation du capitalisme, qu’il qualifie lui de recomposition.

Historiquement le capitalisme a connu plusieurs phases majeures :
. d’abord le capitalisme agraire, fondé sur la propriété terrienne et les enclosures au XVIe–XVIIIe siècles,
. puis le capitalisme industriel avec la révolution industrielle et l’exploitation ouvrière jusqu’au milieu du XIXe siècle
. puis le capitalisme monopoliste, marqué par les trusts, les banques et la crise de 1929
. puis le capitalisme keynésien après 1945, combinant État-providence et consommation de masse jusqu’aux chocs pétroliers des années 1970.
. puis à partir des années 1980, le capitalisme néolibéral se caractérise par la dérégulation, la financiarisation et la mondialisation jusqu’à la crise des subprimes en 2008.
. puis à partir des années 2010, le capitalisme numérique et les plateformes dominent l’économie,
. enfin aujourd’hui un capitalisme apatride, où les élites transnationales et les réseaux privés semblent se substituer aux États.

Donc oui la conclusion en forme d’interrogation de Bernard Conte semble pertinente :

assistons-nous à la naissance d’un nouveau modèle de domination unique et planétaire — algorithmique, concentré, invisible — ou à l’émergence d’un monde multipolaire où plusieurs formes de domination se disputent l’hégémonie ?

Comme nous sommes dans l’entre-deux il est difficile de savoir si ce dernier stade du capitalisme l’emportera, si il avortera face à la voie choisie par les BRICS ou si une cohabitation conflictuelle pourrait s’installer.

04/03/2026 09:18 par sylvain

Pas inintéressant, mais on sent que l’hypothèse de base qui pose une dialectique nouvelle (pilote, système) n’a pas été assez poussée. Elle est posée puis comme abandonnée.
Un fait : ce n’est pas trump qui a demandé la publication des fichiers Epstein, il s’y est radicalement opposé, c’est le congrès qui l’a forcé à les publier

04/03/2026 10:21 par Palamède Singouin

Une actualisation intéressante de la dialectique marxiste par Frederic Lordon :

https://blog.mondediplo.net/marx-va-avoir-raison-ia-et-lutte-des-classes

18/03/2026 16:20 par Bernard Conte

Mise au point. Mon texte fait référence à l’ouvrage que je suis en passe d’achever. Pour moi le système de domination, d’exploitation et de contrôle est « vieux comme le monde ». Il n’a pas débuté avec le capitalisme privé ou d’État. Par exemple, l’esclavagisme (outil) est bien antérieur et son abandon a été principalement dicté par une rentabilité insuffisante à un moment donné (https://lamenparle.hypotheses.org/995). Il est vrai que je n’ai pas développé l’analyse de l’entité suprême, mais vu la dimension limitée d’un article, je n’étais pas en mesure de détailler ce point-là. Ce sera le cas dans l’ouvrage à venir.

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